Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Déclaration du CA d’ATTAC du 19 avril 2008

Déclaration du CA d’ATTAC du 19 avril 2008

Texte complet sur : http://www.france.attac.org/spip.php?article8412

Le Conseil d’administration d’Attac s’est réuni le 19 avril 2008, avec en toile de fond un monde qui n’en finit pas de pâtir des conséquences des multiples crises qui le secouent. Particulièrement préoccupante est la situation alimentaire mondiale marquée par ce que la presse a appelé « les émeutes de la faim », qui sont en réalité une juste révolte contre la situation infligée aux plus pauvres.

La situation en Afrique
C’est dans ce contexte que le CA a ouvert une discussion sur l’Afrique, introduite par Nestor Bidadanure et Anne Marchand, membres du groupe « Afrique » d’Attac, et par Djilali Benamrane, membre du CA. En de nombreux pays et régions du continent africain, pour la plupart victimes pendant deux décennies des plans d’ajustement structurel, des mouvements sociaux témoignent de la vitalité des résistances au néolibéralisme. En particulier, les mouvements de femmes portent une grande part des luttes actuelles pour les droits à l’alimentation, à la culture, etc. L’Afrique, qui fut historiquement ravagée par l’esclavage, puis par le pillage des matières premières, continue aujourd’hui d’être convoitée pour ses richesses ou pour sa main-d’œuvre. Les séquelles du colonialisme n’ont pas disparu et, loin d’avoir le caractère ethnique que lui prêtent les observateurs occidentaux, les conflits armés très violents qui s’y déroulent encore sont fondamentalement de type politique, dans lesquels les enjeux économiques et stratégiques sont occultés au profit d’une instrumentalisation des différences culturelles.

Attac trouve dans la situation africaine toutes les raisons de son combat altermondialiste : l’autonomie des peuples pour construire leur propre développement, l’annulation de la dette qui étrangle les pays les plus pauvres, l’exigence de démocratie face aux pouvoirs dictatoriaux et corrompus ou face aux nouvelles classes possédantes pressées de rejoindre l’élite mondiale. Le CA a décidé d’œuvrer pour que la participation de représentants de mouvements africains aux évènements et rassemblements altermondialistes soit mieux assurée à l’avenir. Dans le cadre du groupe de travail commun avec la Confédération paysanne sur la souveraineté alimentaire, la définition de politiques agricoles permettant à tous de se nourrir, sans dumping extérieur, concerne l’Afrique au premier chef. Le CA veillera à une meilleure visibilité des questions africaines sur les outils de communication, dont internet, et appelle à un renforcement des liens entre les comités locaux et les mouvements africains. (…)

Les commentaires sont fermés.