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Parachutes argentés…

 

sortons-casino.gifNous avons appris ce matin (27/11/08), grâce au journal Le Parisien, qu’il s’en passait des belles à la Société générale. Suite à l’accumulation des pertes de ses traders, la banque a voulu licencier cinq d’entre eux, jugés coupables d’avoir pris des positions hasardeuses, de n’avoir pas su gérer leur portefeuille et de n’avoir pas averti les autorités supérieures de leur situation. Mais quatre de ces aventureux traders n’ont pas supporté la chose, et ont sans doute menacé la banque de plaintes devant les prud’hommes ou autres actions ternissant l’image de marque de la Société générale, déjà bien entamée par l’affaire Kerviel.

Et donc, il paraîtrait que c’est courant dans ce genre d’affaires, la banque a accordé aux quatre traders, en échange de leur silence, des indemnités s’élevant à plus de deux millions d’euros, soit, au bas mot et en moyenne, plus de 500 000 euros à chacun, somme s’ajoutant aux indemnités de licenciement proprement dites. À la seule condition que « les parties s’engagent à ne pas révéler le contenu du présent accord à des tiers ». Visiblement, c’est raté !

Pour sa défense, la Société générale a déclaré que les indemnités versées représentaient « moins de six mois de salaire (fixe, commissions et arriérés de bonus) pour chacun des licenciés ». Nul besoin de calculette pour se rendre compte que, si ces chiffres sont vrais, chacun des traders gagnait près de 85 000 euros par mois. De quoi rendre jaloux le président de la République, ainsi que la plupart des stars du tennis et du football. Quant aux guichetiers de la banque, n’en parlons pas…

Le fait peut paraître anecdotique, dans ce déluge de milliards sous lequel nous sommes submergés presque chaque jour. Il ne l’est pourtant pas lorsqu’on pense aux chômeurs et à tous les travailleurs dont le salaire a bien du mal à dépasser le seuil du SMIC. Ne serait-il pas temps de nationaliser les banques ?

 

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