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50 milliards la plus grosse fraude de Wall street

sortons-casino.gifOn croyait avoir tout  vu depuis quelques mois dans le monde de la finance. Mais ce qui vient d’être découvert  dépasse l’entendement et l’imagination. L’arrestation de Bernard (« Bernie ») Madoff pour une fraude de $ 50 milliards continue à poser des questions sur l’absence de réglementation  du secteur des hedge funds.

De quoi s’agit-il ? D’un système pourtant bien connu aux Etats-Unis, le « Ponzi scheme » qui consiste à recueillir des fonds de nouveaux investisseurs pour les distribuer… aux anciens. Je pense que le terme le plus courant utilise en français est la « cavalerie ». Là où l’investisseur croit que son argent fructifie et lui apporte des rendements, il sert en fait à alimenter cette roue infernale de la fraude. Ce petit jeu a une fin : la culbute.La fraude a été commise par une personne qui est une des gloires de Wall Street, puisqu’il a même été Président du Conseil d’Administration du NASDAQ, dont il a développé les activités de cotations auprès des sociétés de haute technologie. C’est à cette époque, où je cherchais à attirer les mêmes sociétés au NYSE, que je l’ai rencontré à plusieurs reprises.

Aujourd’hui, il a 70 ans et a convoqué, mercredi dernier ses enfants et ses proches collaborateurs pour leur avouer ce qu’il avait fait, sachant qu’il allait être arrêté incessamment. «  Je suis fini, je n’ai plus rien, tout ceci n’était qu’une fraude » aurait-il dit.

Mais il est impossible qu’il ait pu agir seul. Cette fraude se faisait a travers un fonds qui lui-même investissait en « hedge funds » et s’est etalee sur vingt ans. C’est la raison pour laquelle cette activité a échappé à toute forme de réglementation. Les tentatives de la SEC de réglementer cette activité en 2007 s’étaient heurtées a un jugement d’appel auprès d’un tribunal de Washington qui a donne raison aux gestionnaires de hedge funds, par ailleurs grands financiers du système politique.

On se demande cependant comment les commissaires aux comptes ont pu approuver ses comptes ou se laisser berner pour des montants de cette ampleur. Mais comme toujours, ce sont les investisseurs qui vont payer la facture. Selon les mots d’Arthur Levitt, un ancien Président de la SEC, « ils ne retrouveront pas un penny ». 

http://finance.blog.lemonde.fr/

 

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