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Le protectionnisme et le contrôle des changes conduisent-ils à la guerre ?

 

rubon1.jpgJacques Sapir poursuit son analyse de la crise systémique dans laquelle est plongé le monde dans un article intitulé "Le protectionnisme et le contrôle des changes conduisent-ils à la guerre ? Leçons des années 1930 pour comprendre la crise actuelle".

On y lira, entre autres, de nombreuses données statistiques qu’il est toujours bon de rappeler ; par exemple, alors même que le déficit public a tellement été vilipendé, l’observation que, en 2006, le déficit des ménages et des entreprises étaient beaucoup plus important que le déficit public : près de 3 fois aux États-Unis et près de 5 fois en Grande Bretagne et en Espagne ! En France le rapport était inférieur à deux.

Il développe au fil de son papier une idée relativement simple, à savoir que la régulation -des changes, des échanges, de l’endettement...- n’est rien d’autre, dans les faits, que la mise en place de protections contre la prédation exercée par les propriétaires du capital, en particulier sur les salaires. Cette protection ne peut guère passer que par des espaces géographiques où ce type de contrôle peut s’exercer ; elle suppose donc une volonté publique opposée à cette prédation et en particulier celle exercée à travers, et grâce à, la politique étasunienne.

Même si ce n’est pas une conclusion formulée par Jacques Sapir, on peut conclure que certaines discussions qui ont cours, en certains cénacles, pour réclamer un "protectionnisme" national pour s’opposer à une dérive de l’Union européenne sont quelque peu byzantines dans la mesure où les gouvernements nationaux -et tout particulièrement celui de la France- participent très activement à cette déflation salariale. Que la politique européenne soit détestable ne fait aucun doute mais la troquer, ici et maintenant, contre une politique française ne serait rien d’autre que de tomber de Charybde en Scylla.

La suite de cet article sur : http://www.france.attac.org/spip.php?article9378

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