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  • A propos de la crise des « subprimes »

    Avant la soirée avec Gérard Duménil,, voici le compte-rendu d'une intervention de Jean-Marie Harribey pendant l'Assemblée générale d'Attac Québec de novembre 2007 sur la crise du crédit immobilier aux Etats-Unis.

    Intervention de Jean-Marie Harribey à l’Assemblée Générale d’Attac Québec en novembre 2007. Il commence par cette affirmation : le capitalisme actuel a telle-ment exacerbé sa dynamique (qui est de toujours produire plus de rendement et de plus en plus vite) qu'il est devenu morti-fère. A l’appui de cette affirmation :

    La crise des subprimes
    Dans le capitalisme actuel, la recherche de rendements très élevés à court terme empêche de plus en plus l'investissement à long terme et mène le capitalisme de crise en crise. Celle que l'on a appelée « crise des subprimes » n'étant que la der-nière en date, mais très révélatrice de la vraie nature du capitalisme néolibéral ré-cent. Ce capitalisme sans projet et morti-fère - qui marchandise tout à la recherche de rendements rapides et élevés - est générateur de profondes inégalités. Mais ce n'est pas tant ce fossé grandissant qu'il veut nous montrer que l'absurdité de ce capitalisme de financiarisation devenu incontrôlable et incontrôlé et qui appelle à des transformations globales.
    La crise des subprimes montre l'engre-nage et les conséquences de cette dyna-mique. Elle trouve son origine (aux États-Unis) dans des crédits accordés à des ménages fortement endettés ou peu sol-vables qui espéraient revendre plus cher en profitant de la flambée de l'immobilier. Ces hypothèques, transformées en pro-duits financiers par les banques sur ce marché dit de subprimes, furent acquises par des fonds en recourant eux-mêmes au crédit, contribuant ainsi à la formation de la bulle spéculative. Le relèvement des taux d'intérêt - en mettant les ménages em-prunteurs dans l'impossibilité de payer les intérêts et plus encore de rembourser le capital - et l'effondrement de la bulle im-mobilière (pourtant appréhendée) provo-quaient la panique des fonds spéculatifs qui voulaient tous liquider des titres dont plus personne ne voulait.
    Cette crise montre « l'exacerbation des contradictions de la mondialisation finan-cière ». Depuis que la liberté totale de cir-culer a été accordée aux capitaux, les cri-ses se répètent. Mais, quoi que fassent les Banques centrales, le remède se trans-forme en poison à cause des mutations du capitalisme : exigences croissantes de rentabilité, mais surtout affectation princi-pale des profits qui sont destinés prioritai-rement à servir les dividendes des action-naires. Ce que nous appelons « crise », n'est que le symptôme de ce néolibéralisme qui privilégie l'affectation spéculative des profits dans la finance en donnant l'illusion d'engendrer de la richesse en dehors de la réalité matérielle. Illusion bien sûr, puisque, faut-il le rappeler, seul le travail humain crée de la richesse. Avec pour conséquence que ce capitalisme, de plus en plus financiarisé, engendre des déla-brements sociaux de toute sorte.

    Compte-rendu de l’intervention de J.M Harribey réalisé par Monique Jeanmart d’Attac Québec

  • Soirée-débat d'Attac Poitiers

    - Lundi 10 décembre à 20 h 30 : "Crédit immobilier aux Etats-Unis : la crise de trop ? Quelques vérités sur la crise financière", avec Gérard Duménil, salle Timbaud, Maison du peuple à Poitiers. (Attac Poitiers)