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  • Attac : Séminaire sur le Moyen-Orient

    Séminaire sur le Moyen-Orient

    Le samedi 24 mai de 9 h 30 à 18 h 30 au siège d’Attac 66-72, rue Marceau, 93100 Montreuil

    Dans le cadre de séminaires ouverts à tous les adhérents et sympathisants (*), Attac poursuit ses réflexions sur la situation mondiale. Après celui concernant l’Amérique latine, un séminaire sur la situation au Moyen-Orient est organisé le samedi 24 mai. Cette initiative s’inscrit dans la démarche de paix qui est l’un des axes majeurs du mouvement altermondialiste. Le Moyen-Orient est aujourd’hui une région où se concentrent nombre de contradictions et de conflits dont dépendent l’avenir des peuples qui y vivent et aussi celui du monde.

    9h30-12h30 : Interventions des puissances dominantes au Moyen-Orient : Bernard RAVENEL (historien, président de l’Association France-Palestine Solidarité)
    - Mouvements sociaux dans la région et actualités libanaises : Elisabeth LONGUENESSE (sociologue et arabisante, membre du conseil scientifique d’Attac France, rédactrice en chef de la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée)

    12h30-14h : Pause repas
    14h00-16h00 : Le conflit israélo-palestinien : Denis SIEFFERT (journaliste, directeur de Politis) ; Michèle SIBONY (Vice-présidente de l’Union juive française pour la paix), Bahija OUAZZANI (Fédération des Tunisiens de la Citoyenneté des Deux Rives)

    16h-16h30 : pause

    16h30-18h30 : Le contexte iranien : Alain GRESH (journaliste, rédacteur en chef du Monde Diplomatique - à confirmer) ; Bernard RAVENEL (historien, président de l’Association France-Palestine Solidarité)

    Siège d’Attac : 66-72, rue Marceau Bâtiment A 3e étage (au fond de la cour) 93100 Montreuil-sous-Bois Métros : Robespierre (9), Bérault (1), ou RER Vincennes
    (*) Merci de vous inscrire par mail à l'adresse attacfr@attac.org

  • Attac Infos dans la Vienne N° 83 Avril-Mai 2008

    En fichier joint, les infos d'Attac dans la Vienne, N° 83 d'avril-mai 2008

    Attac N°83 Avril-Mai.pdf

  • Premiers éléments d’une contre-expertise du rapport Attali

    INTERVENTIONS. (Par Liêm Hoang-Ngoc, Maître de conférences à l’Université de Paris I, chercheur au Centre d’économie de la Sorbonne (CNRS - UMR 81 74). Co-auteur de la « Contre-expertise du rapport Attali », La Forge, 24 janvier, 2008)

    Jacques Attali nous invite à considérer en bloc la cohérence de son rapport. L’analyse synthétique qui suit relève ce défi, et s’attelle à présenter sommairement les premiers éléments d’une contre-expertise. 7 février 2008.
    En 316 propositions, le rapport Attali décline sous forme de mode d’emploi les grandes « réformes structurelles » recommandées par de nombreux rapports publiés au cours de la période récente, notamment les rapports Minc, Boissonnat, Virville, Camdessus ou encore le rapport de suivi du « programme national pour l’emploi » remis régulièrement, en application de la stratégie de Lisbonne renouvelée de 2005 à la Commission européenne en application des « Lignes directrices intégrées pour la croissance et l’emploi ».
    Prises isolément, il est toujours possible de discuter certaines de ces propositions. Mais Jacques Attali nous invite à considérer en bloc la cohérence de son rapport. L’analyse synthétique qui suit relève ce défi, en épargnant donc au lecteur le commentaire de texte citation par citation, et s’attelle à présenter sommairement les premiers éléments d’une contre-expertise.

    La suite de cet article sur le site de la revue Mouvements :

    http://www.mouvements.info/spip.php?article253

  • Eléments de couacologie (Michel Husson)

    Eléments de couacologie (Michel Husson, Politis n°1002, 15 mai 2008)

    Après le bling bling, la mode médiatique est passée à la dénonciation des couacs gouvernementaux. Sarkozy a lui-même reconnu des erreurs de communication et il vient de nommer un Délégué Interministériel à la Communication. Tout cela est évidemment assez dérisoire, et il serait temps de procéder à une analyse matérialiste du couac. Car il ne s’agit pas de maladresses, mais de symptômes du fait que Sarkozy et son 
gouvernement sont dans une véritable impasse.
    Tout peut se ramener à cette équation budgétaire implacable : quand on a baissé les impôts et que l’on veut réduire le déficit, il n’y a qu’une solution, c’est de couper dans les dépenses publiques. Et cela devient d’autant plus urgent que la conjoncture économique va durcir toutes les contraintes. Les dépenses vont continuer à peu près sur leur lancée, mais les recettes fiscales vont immédiatement baisser, à proportion du ralentissement de l’activité économique.
    Résultat : la France va flirter avec les fameux 3 % de déficit, comme le souligne la Commission européenne dans ses dernières prévisions. Cela fait désordre à quelques semaines de la présidence française de l’Union européenne.
    Le gouvernement doit donc absolument, dans l’urgence voire dans la panique, freiner les dépenses publiques. Mais il se trouve confronté à deux difficultés. La première pourrait être appelée « effet bout de chandelle » : pour économiser quelques dizaines ou centaines de millions d’euros, c’est-à-dire pas grand-chose, il faut prendre des mesures parfaitement illégitimes d’un point de vue social.
    On pourrait même construire un 
indicateur quantifiant cet effet en comparant le nombre de points perdus dans les sondages pour un million d’euro économisé. Le niveau très élevé de ce ratio d’ « insupportabilité » fonde une théorie matérialiste du couac. Un bon exemple est celui de la carte SNCF familles nombreuses : pour grappiller quelques sous (à l’échelle du déficit) le gouvernement risquait de se mettre à dos une bonne partie de la population, et il a 
donc dû renoncer à ce projet grandiose.
    Même chose pour le non remplacement des départs à la retraite dans la fonction publique. Un calcul à la louche montre qu’il faut environ 40 000 postes non remplacés pour « gagner » un milliard d’euros. Si on voulait éponger le déficit total - qui atteint aujourd’hui 60 milliards - il faudrait donc supprimer plus de deux millions de postes de fonctionnaires !
    Ce passage à la limite rend perceptible la seconde difficulté, que l’on 
pourrait appeler l’effet « baudruche » (ou encore effet Attali) et que l’on pourrait énoncer ainsi : les réformes de structure, cela n’existe pas.
    Le grand postulat de la RGPP (révision générale des politiques publiques) est pourtant que l’on peut « maîtriser et rationaliser les dépenses publiques tout en améliorant la qualité des politiques publiques ». Cela peut s’appliquer à quelques rares secteurs de l’administration, mais prétendre que l’on peut améliorer la qualité de l’enseignement, de la santé, de la justice, etc. en « maîtrisant » sévèrement les effectifs est une vaste fumisterie qui ne convainc d’ailleurs plus grand monde.
    Le mouvement des lycéens est un indicateur avancé d’une prise de conscience beaucoup plus diffuse et large, qui va dorénavant se manifester par des réactions immédiates et brutales aux prochains essais de raclage de fonds de tiroir. Car le gouvernement est condamné à ce genre de subterfuges : on essaie de moins rembourser les binoclards, de faire payer la redevance télé aux vieux, de transvaser la prime pour l’emploi sur le RSA, etc. Il faut donc s’attendre à une longue série de mesures, des plus mesquines aux plus immondes, pour compenser les largesses démesurées faites à une minorité de profiteurs.
    Certes, Christine Lagarde annonce qu’elle va s’attaquer aux niches fiscales ... après les avoir agrandies avec son fameux paquet. Pour avoir une petite idée de la méthode, il suffit de rappeler que la délégation nationale de lutte contre la fraude créée récemment par Eric Woerth s’est fixée comme cible prioritaire la fraude aux prestations sociales (300 millions d’euros de fraude constatée en 2007) alors que la fraude fiscale représente, selon le Conseil des prélèvements obligatoires, entre 28 et 40 milliards d'euros.
    Si l’on ajoute à toutes ces petitesses le couac fondateur sur le pouvoir d’achat, on mesure l’absolue rigidité de classe de ce gouvernement. Il n’est même pas capable de simuler un minimum d’équité, et donc de concocter un plan de rigueur vendable, qui aurait les apparences d’une répartition pas trop injuste.
    Les rodomontades lamentables de Sarkozy qui voulait chercher la croissance « avec les dents » ont explosé en vol, et son grandiloquent « projet de civilisation » a tourné en eau de boudin, aussi vite qu’il a dégringolé dans les sondages.
    Il nous reste donc à préparer le « Grand Couac ».

  • Pétition : Le service public est notre richesse,

    Le service public est notre richesse, Mobilisons-nous !

    150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à accroître l’efficacité de l’action publique, c'est mieux mettre en œuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
    Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l’activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l'exercice effectif des droits.
    L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.

    Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.
    Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.

    Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire. »
    Nous ne l’acceptons pas !
    Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :
    Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.

    Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents.
    Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.

    Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.
    Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l’Etat et des collectivités locales et la place des agents publics.

    Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.

    http://service-public-notre-richesse.fr/