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  • Quelques nouvelles du Blog d'Attac dans la Vienne :

    Quelques nouvelles du Blog d'Attac dans la Vienne :

    Avec le cap des 100 "notes" mises sur le blog depuis octobre, ci-dessous quelques statistiques intéressantes sur sa fréquentation pendant le mois de mai en forte augmentation par rapport à avril :

    rubon1.jpgVisiteurs uniques : 274
    Visites : 539
    Pages : 944
    Pages par jour (Moy / Max) : 30/62
    Visites par jour (Moy / Max) : 17/40

    Et la fréquentation continue d'augmenter depuis le début du mois de juin.

  • L’accord européen sur le temps de travail

    L’accord européen sur le temps de travail n’est pas un « compromis », c’est une régression http://www.france.attac.org/spip.php?article8659

    Sous couvert de resserrer les règles autorisant les salariés à travailler plus de 48 heures par semaine, les États membres de l’Union européenne, à cause notamment du changement d’attitude de la France avec l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy, viennent de porter un nouveau coup à l’encadrement de la durée du travail dans l’Union. Attac condamne cet accord, qui constituerait une grave régression si le Parlement européen l’entérinait.
    La directive 93-104 du 23 novembre 1993 permettait au Royaume-Uni de déroger à la durée du travail fixée dans l’UE à 48 heures hebdomadaires. Une clause de la directive prévoyait de réexaminer cette dérogation en 2003. Depuis cette date, le Royaume-Uni bloquait toute discussion concernant ce sujet, mais le soutien discret de la délégation française aura eu raison d’un consensus assez général souhaitant supprimer du texte la notion d’opting out, qui ouvre la possibilité de travailler au-delà de cette limite.
    C’est en fait le contraire qui a été décidé le 9 juin par le Conseil des ministres chargés du travail : le maintien et la consolidation de la dérogation offerte aux employés de travailler « s’ils le veulent » jusqu’à 60, voire 65 heures par semaine à titre individuel, plafond qui pourra encore être dépassé dans le cadre de conventions collectives d’entreprises.

    rubon1.jpgPar ailleurs, la notion de « durée du travail » a été revue dans un sens restrictif, avec la définition de « périodes de garde inactives » qui ne pourront plus être considérées comme temps de travail.
    Cette dernière mesure doit être considérée avec attention. Deux arrêts de la Cour de justice des Communautés européennes stipulaient que le temps de garde doit être intégralement calculé comme temps de travail, et les personnels hospitaliers particulièrement, soumis à des dépassement d’horaires fréquents et répétitifs au rythme des interventions médicales, s’appuyaient sur ce droit pour en obtenir compensation. La nouvelle définition les priverait de cette possibilité.

    D’autres dispositions dangereuses sont prévues : l’une, qui était au départ positive, prévoit dès le premier jour de travail un même traitement entre intérimaires et employés permanents, sauf si les partenaires sociaux concluent un accord national sur un « délai de grâce » supérieur, ce qui est le cas au Royaume-Uni. Une autre entend augmenter la durée pendant laquelle est calculée la moyenne de 48 heures hebdomadaires.
    Le gouvernement Fillon prétend que les dispositions dérogatoires demandées par le Royaume-Uni, mais acceptées et applicables dans toute l’Union, n’influenceront pas la politique française sur le droit du travail. Pourtant, les projets proposés par le ministre Xavier Bertrand prévoient que des accords dérogatoires puissent remettre en cause au cas par cas les majorations d’heures supplémentaires et les durées maximales de travail, un opt out à la française qui entre parfaitement dans le cadre du compromis du 9 juin.
    Si ce compromis était validé par le Parlement européen, car il s’agit d’un sujet entrant dans le cadre de la codécision, et ce à l'encontre de la volonté des organisations syndicales dont la CES, ces remises en cause, dans un contexte de marché du travail de plus en plus déréglementé, pèseraient gravement sur la réduction du temps de travail, l'hygiène et la sécurité, droits auxquels les salariés sont particulièrement attachés.

    Attac France, Montreuil, le 11 juin 2008

  • Le rôle de l'OMC dans la crise alimentaire mondiale

    Le rôle de l'OMC dans la crise alimentaire mondiale : le cas du Japon excédaire.
    (AFP: Vendredi, 23 Mai 2008)

    Producteur excédentaire de riz et obligé, en plus, d'en importer en vertu d'accords internationaux, (ceux de l'OMC) le Japon est assis sur un abondant stock inutilisé dont il ne sait que faire. L'actuelle crise alimentaire mondiale constitue une excellente occasion de s'en délester.
    Le prix du riz dans le monde a explosé ces derniers mois, passant de 375 dollars la tonne en décembre à 1.100 dollars la tonne en avril, selon les calculs de l'organisation américaine Center for Global Development (CGD).
    Cela n'émeut guère le consommateur au Japon, où le riz est hors de prix depuis des décennies. Les prix de vente y dépassent allègrement les 2.000 dollars la tonne sans alternative possible pour le consommateur, subventions massives et droits de douane prohibitifs verrouillant jalousement le marché.

    "Le marché japonais du riz est largement indépendant du marché international", note Kyohei Morita, analyste chez Barclays Capital à Tokyo. Les Japonais aiment à appeler leur pays "mizuho no kuni", ou "pays du riz abondant". Les myriades de petites fermes rizicoles, souvent familiales, qui tapissent le paysage de l'archipel jouent un grand rôle dans l'imaginaire, la culture et bien sûr la gastronomie nationale, mais aussi dans la vie politique: les paysans sont un des soutiens traditionnels du Parti libéral-démocrate, la formation de droite au pouvoir depuis un demi-siècle.
    Ces petites exploitations, inefficaces économiquement, ne survivent que parce qu'elles sont soutenues à bout de bras par l'Etat. Et ce alors même que 40% des rizières japonaises sont actuellement inexploitées et que la consommation nationale de riz ne cesse de décliner, de plus en plus de Japonais lui préférant les pâtes, le pain et autres mets occidentaux.
    Selon le ministère de l'Agriculture, le Japon a produit 8,71 millions de tonnes de riz en 2007, dont seule une quantité infime a été exportée.

    A cela s'ajoutent les 770.000 tonnes que le pays, longtemps totalement fermé au riz étranger, est désormais obligé d'importer chaque année, essentiellement des Etats-Unis, de Thaïlande et du Vietnam, pour garantir un "accès minimal" à son marché en vertu des règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
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    Ces importations n'atterrissent en fait jamais sur les étals des supermarchés. "Le riz thaïlandais est inadapté à la cuisine japonaise. Quant au riz californien, il est similaire au riz japonais. Mais pour protéger les fermiers, le gouvernement leur a promis que le riz importé ne sera jamais utilisé pour la consommation directe", explique Nobuhiro Suzuki, professeur en sciences agronomiques à l'Université de Tokyo.
    De ce fait, quelque 2,3 millions de tonnes de riz sont actuellement stockées par l'Etat dans une dizaine d'immenses hangars réfrigérés. Un million de tonnes proviennent des excédents nationaux. Le reste est constitué de riz importé.
    Alors que de nombreux pays producteurs de riz redoutent actuellement une famine, Tokyo a exprimé son désir de revendre une partie de ses stocks, qui risquent autrement de finir jetés en pâture aux animaux.

    "Le monde est confronté à une pénurie de riz mais il existe d'énormes surplus au Japon", constate le professeur Suzuki. "Le gouvernement ne sait que faire de ce riz importé, surtout du riz thaïlandais. Le réexpédier vers des pays tiers est donc une très bonne idée", estime-t-il.
    Le Japon a annoncé son intention de vendre d'urgence 200.000 tonnes de riz aux Philippines, et 20.000 autres tonnes à cinq pays d'Afrique.
    Quant aux Etats-Unis, ils envisagent d'autoriser le Japon à revendre à des pays tiers le riz qu'il leur achète. En vertu des règles de l'OMC, un pays ne peut en effet réexporter du riz que si l'exportateur initial donne son accord.

    "Réexporter ce riz dans le cadre de l'aide au développement est une aubaine pour le Japon", commente le professeur Suzuki, en soulignant les avantages diplomatiques que Tokyo peut tirer de sa "générosité".

  • Le peuple irlandais a rejeté par référendum le traité de Lisbonne

    rubon1040-3fa77.jpg Le 12 juin, le peuple irlandais a rejeté par référendum le traité de Lisbonne

    Attac demande aux différents gouvernements européens de respecter sa décision souveraine. Il serait catastrophique que les gouvernements européens tournent encore une fois le dos à l’expression populaire. Ce résultat, tout comme ceux du 29 mai 2005 en France et du 1er juin 2005 aux Pays-Bas, apporte la preuve que la construction européenne actuelle manque totalement de légitimité populaire.
    Au sein de l’Union européenne, les Irlandais sont les seuls à avoir eu le droit de se prononcer par référendum. Les Français en ont été privés par la décision du président de la République de faire ratifier le traité par voie parlementaire. Pourtant, de l’avis même de ses rédacteurs, ce texte est la copie conforme de celui qui avait été rejeté en 2005. Il renforce encore un peu plus l’orientation néolibérale de l’Union européenne.

    Le résultat du référendum en Irlande doit être l’occasion d’un grand débat public sur la construction européenne. Le réseau des Attac d’Europe demande qu’un nouveau traité européen soit élaboré par une assemblée élue directement par les citoyens et adopté par référendum dans chaque État membre. Nous voulons une Europe démocratique, répondant aux exigences sociales, écologiques et de solidarité avec les pays du Sud. L’avenir de l’Europe ne peut pas se construire dans le dos des peuples mais dans le respect de leurs aspirations et de leur volonté.

    Attac France,
    Montreuil, le 13/06/2008

  • Les tambours battants… et 79 jours

    Les tambours battants, c'est le nom d'une compagnie de théâtre en cours de contact pour la fin de l'année. Pour le moment, on n'en dit pas plus.

    « 79 jours » nous plonge directement au cœur de l’enfer libéral et s’attarde sur la façon dont les firmes transnationales refaçonnent le monde en imposant un modèle unique, via les organisations internationales, comme l’OMC, le FMI ou la Banque Mondiale.
    L’image de la quatrième guerre mondiale semble tout à fait appropriée quand on voit les dégâts que le libéralisme sauvage cause à travers le monde, et qui se comptent en milliers de morts. Nous avons donc choisi d’adopter ce cadre en l’appliquant presque au pied de la lettre et, en même temps, d'assumer le cynisme ingénu de ces gens qui prétendent travailler pour le bien être de l'humanité... (et qui le pensent peut être même vraiment). En découle un résultat paradoxal, à la fois burlesque et violent…

    En 79 jours, nous allons donc faire le tour du conflit, chaque escale donnant lieu à une nouvelle séquence.

    79affiche3.jpgQUELQUE PART ENTRE THEATRE ET CONCERT
    Le spectacle alterne scènes jouées, chansons et scènes où le texte est interprété d’une manière proche du slam, sur le rythme de la musique. D’autres séquences se présentent sous formes de lectures de textes ou sous forme chorégraphiée. Bref, un joyeux foutoir mélangeant des tas de disciplines différentes (théâtre, danse, musique, texte, vidéo, etc.)
    Trois musiciens en live jouent d’instruments aussi variés que guitare (électrique et acoustique), saxophone, accordéon, percussions diverses, toy-piano, etc.

    http://tambours.battants.free.fr/pages/rue/rue02.htm