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  • États-Unis : la fin d’un modèle

    rubon1.jpgMichel Husson, économiste membre du Conseil scientifique d’Attac-France, poursuit les analyses produites à propos de la crise, notamment aux États-Unis. On lira à cet égard « Séminaire du Conseil scientifique sur la crise financière » dans La Lettre 14.
    Il vient de publier dans La Brêche, « États-Unis : la fin d’un modèle ».
    Il y démontre que c’est la consommation des riches qui a nourri la croissance. Il conclut « toute l’analyse [...] conduit à établir une sorte de théorème : puisque le déficit US s’explique en dernière instance par la surconsommation des riches, le déséquilibre extérieur ne peut être résorbé que si est mis un terme à l’énorme détournement de richesse dont ils bénéficient. En d’autres termes, la crise bancaire débouche sur une crise sociale, et sur une remise en cause de la mondialisation libérale ».
    Article complet (13 pages) avec le PDF ci-dessous.
    usbrech3.pdf

  • Total aggrave son cas

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    Les Amis de la Terre, membre fondateur d’Attac-France, a lancé le 16 mai 2008, en association avec la Fédération internationales de Droits de l’Homme et Attac-France, la campagne « Total aggrave son cas »
    Alors que Total tient aujourd’hui son assemblée générale à Paris, les Amis de la Terre, en partenariat avec ATTAC et la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, lancent la campagne "Total aggrave son cas" sur la base d’un rapport approfondi, afin de pousser le groupe pétrolier à améliorer ses pratiques environnementales et sociales. Simultanément, ils demandent aux pouvoirs publics de lancer un travail au niveau européen sur la responsabilité des multinationales.
    La nouvelle campagne des Amis de la Terre s’appuie sur le rapport Total, la mise en examen qui analyse les impacts environnementaux et sociaux des activités de Total, 4ème groupe pétrolier mondial. Ses conclusions sont accablantes : alors que la première entreprise française se revendique souvent parangon de vertu en termes de développement durable, l’analyse de la réalité montre qu’elle aggrave ses impacts sociaux et environnementaux et se prépare à faire pire encore.

    Dans sept domaines dont l’environnement, le climat, les droits humains ou la corruption, les performances de Total sont médiocres, voire mauvaises. Gwenael Wasse, chargé de la campagne Responsabilité des entreprises aux Amis de la Terre, constate : « En 2007 la production éolienne du groupe n’a représenté que 22,2 Gwh, soit 0,0015 % de sa production fossile en termes énergétiques. C’est négligeable alors que le groupe a produit 4,7 millions de tonnes de charbon la même année, soit 2 % de cette même production ! ». En termes d’investissements les chiffres sont tout aussi accablants, malgré le peu de données publiées par Total : pour quelques dizaines de millions d’euros estimés investis jusqu’à présent dans l’énergie solaire depuis deux décennies, environ un milliard d’euros par an seront investis dans les prochaines années dans les sables bitumineux au Canada, dont l’exploitation est pourtant unanimement considérée comme une catastrophe climatique et écologique mondiale.

    Gwenael Wasse analyse : « Total se donne beaucoup de mal pour restaurer son image écornée par les scandales de l’Erika ou d’AZF. Le groupe veut faire croire qu’il prend en compte les impératifs du développement durable, mais l’analyse de la réalité montre qu’il s’agit surtout de communication. En 2008, Total reste un groupe pétrolier archaïque et opaque, qui viole régulièrement la loi, investit des milliards d’euros dans des projets dangereux et polluants comme Kashagan au Kazakhstan, soutient financièrement la dictature birmane, et dont le Directeur général est deux fois mis en examen pour des affaires de corruption ».

    Les Amis de la Terre formulent donc des recommandations à l’usage du groupe Total, des pouvoirs publics et d’autres parties prenantes afin de les pousser à mettre un terme à ces abus. L’une d’elles, relative à la responsabilité juridique des maisons-mères vis-à-vis de leurs filiales, s’inscrit dans les engagements du Grenelle de l’environnement. Alors que la France présidera l’Union européenne au second semestre 2008, il est nécessaire qu’elle pousse au renforcement du cadre juridique français, européen et international, actuellement très peu contraignant en ce qui concerne la responsabilité sociale et environnementale des entreprises.

    Contact presse ; Caroline Prak, les Amis de la Terre (01 48 51 32 22 / 06 86 41 53 43)
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  • Livre : « Avec les paysans du monde »

    paysans.jpg« AVEC LES PAYSANS DU MONDE »

    Il s’agit d’une vingtaine d’articles rassemblés en un seul volume. Les auteurs sont des spécialistes connus : soit Français (Jean-Pierre Berlan, Bernard Roux, Marc Dufumier, Jean-Yves Martin ou François de Ravignan etc...), soit venant de tous les continents (Vandana Shiva, Anastase Hategekimana, Mae Wan Ho, Maria-Caridad Cruz etc...). Ces articles illustrent les multiples facettes, historiques et contemporaines, de la guerre du capitalisme contre les paysans, ainsi que des mouvements sociaux qui s’organisent, à l’échelle internationale, pour la réhabilitation des approches paysannes de la mise en valeur des territoires.

    Dans sa présentation , Marc Ollivier rappelle les raisons de cette publication : « Les paysans, qu’ils soient éleveurs ou agriculteurs, ont assuré la survie de l’humanité depuis 10 000 ans sans mettre en péril son environnement. Depuis la révolution néolithique, pendant des milliers d’années, ils ont constitué l’immense majorité des êtres humains et produit la base matérielle de toutes les sociétés structurées en classes, dans des conditions souvent très dures, mais durables à l’échelle planétaire. Cependant, depuis environ cinq siècles, ils sont partout les principales victimes des massacres et des violences liés à l’expansion du capitalisme sous toutes ses formes : commerciale, militaire pour la conquête des marchés, coloniale pour celle des matières premières, financière pour l’exploitation de leurs forces de travail.

    La fin de l'article sur : http://www.france.attac.org/spip.php?article8625

  • Agenda d'Attac dans la Vienne - 04 juin 2008

    Agenda d'Attac dans la Vienne - 04 juin 2008


    - Jeudi 5 juin à 20 h 30 : "J’ai (très) mal au travail" : Projection du film documentaire de Jean Michel Carré suivie d’un débat avec le réalisateur. Au Théâtre de Poitiers.
    - Mardi 10 juin : réunion mensuelles du comité local d'Attac Poitiers qui changera de trésorier à cette occasion. Nous convoquons donc une Assemblée Générale extraordinaire suivie d'une AG ordinaire. Merci de faire l'effort de venir à cette réunion. Seront également abordés nos nombreux projets pour 2008-2009. A 20 h 15, salle Timbaud.
    - Mercredi 11 juin : prochaine réunion d'Attac Châtellerault, salle Camille Pagé à 20h30.
    - Jeudi 12 juin : prochaine réunion d'Attac Montmorillon, MJC à 20 h.
    - Vendredi 13 juin : Aux « 400 coups » soirée organisée par "Culture pour tous" et Attac Châtellerault. Projection du film de Marcel Trillat : le silence dans la vallée qui traite de la fermeture des dernières forges de Nouzonville dans les Ardennes. Projection suivi d’un débat avec Marcel Trillat et Jean-Pierre Jallais (ancien secrétaire régional de la CGT Poitou Charentes).
    Des nouvelles de la compagnie La Tribouille (suite)
    De nouvelles dates sont maintenant retenues :
    - le jeudi 11 et le vendredi 12 décembre en essayant de faire une séance pour les scolaires l'après midi du jeudi à 14 h 30 en présentant plutôt le premier volet de la pièce de la compagnie : "Le paradoxe de l'Erika" (présentée lors de l'Université d'été d'Attac à Poitiers en 2005)
    Réservez dès aujourd'hui vos soirées (!)

  • Attac : déjà 10 ans !

    917727273.2.gifLe 3 juin 1998 était publiée la plateforme d’Attac, qui donnait naissance à l’association altermondialiste et faisait suite à l’éditorial d’Ignacio Ramonet paru en décembre 1997 dans le Monde diplomatique. Cet éditorial, intitulé “Désarmer les marchés”, avait été rédigé en pleine crise financière. Dix ans plus tard, c’est au cœur d’une crise encore plus grave qu’Attac fête son anniversaire.
    Rien n’a changé, serait-on tenté de dire, et pourtant si : ce néolibéralisme tant vanté autrefois apparaît aujourd’hui dépouillé de ses oripeaux, discrédité au même titre que le G8, l’OMC, le FMI ou la Banque mondiale, qui ont apporté au monde injustices, misères et famines. Les analyses d’Attac, en France et dans bien d’autres pays, ont contribué à démonter les rouages d’un système d’autant plus redoutable qu’il prétendait n’avoir face à lui aucune alternative.

    Nos adversaires ont dans l’ensemble passé cette décennie dans la dénégation, refusant de voir l’évidence des désastres - financier, social ou écologique - qui se profilaient à l’horizon. Pendant ce temps, Attac décrivait les formes des crises à venir et proposait les manières de fonctionner autrement.

    Mouvement d’éducation populaire tourné vers l’action, l’association a formé en dix ans des milliers de citoyens qui ont eux-mêmes fait connaître autour d’eux le vrai visage du capitalisme financier. Attac a semé des graines qui ont peu à peu germé et donné leurs premiers fruits. Certes, le combat est difficile et sera encore long, très long sans doute, mais, au bout de dix ans, le slogan qui a accompagné la naissance d’Attac n’a rien perdu de sa vérité et de l’espoir dont il est porteur : “Il s’agit tout simplement de se réapproprier ensemble l’avenir de notre monde.”