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  • L'Argentine met fin à la retraite par capitalisation

    rubon1.jpgBUENOS AIRES (Reuters) - La présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner a signé mardi un projet de loi transférant à l'Etat la totalité de l'épargne-retraite des Argentins et marquant la fin de sa gestion privée par des fonds de pension.

    Dans un communiqué, le gouvernement souligne que cette décision "élimine le régime actuel de (retraite par) capitalisation, qui sera progressivement remplacé par un régime de répartition (public)".
    Ce plan, ajoute le gouvernement, "signifie la fin du système en échec" des retraites privées.
    L'épargne-retraite, qui représente quelque 30 milliards de dollars, est actuellement géré par des fonds privés créés en 1994 lors de la vague de privatisation des systèmes de pension lancée par de nombreux pays d'Amérique latine.
    Le projet de loi va désormais être examiné par le Congrès, où les alliés de Fernandez sont majoritaires. Le gouvernement justifie son projet par la nécessité de protéger l'épargne des Argentins contre les turbulences des marchés financiers mondiaux.
    "Le système des AFJP (ndlr, les fonds de pension privés) n'a pas bénéficié aux futurs retraités et a également gravement nui aux comptes publics", expliquait dans la journée le secrétaire général adjoint du gouvernement, Juan Manuel Abal Medina, interrogé par l'agence de presse Telam. "Avec le nouveau système de retraite que nous annoncerons aujourd'hui, le gouvernement soldera définitivement l'héritage des années 1990."
    Les détracteurs du projet gouvernemental estiment que l'administration Kirchner cherche seulement à s'assurer le contrôle de fonds supplémentaires en prévision d'un exercice budgétaire qui s'annonce délicat.

    Plus tôt dans la journée, un juge fédéral argentin avait interdit pour sept jours aux administrateurs des dix fonds de pension d'exercer à la Bourse de Buenos Aires, selon un document de justice obtenu par Reuters.
    Le parquet fédéral avait demandé à un tribunal d'enquêter sur les fonds qu'il soupçonnait de vendre illégalement des obligations d'État avant l'annonce attendue par le gouvernement d'un plan de reprise de l'épargne retraite des Argentins.
    La perspective de ce projet de loi avait fait trébucher mardi les marchés actions et obligations argentins, ainsi que le peso. Les dix fonds de pension sont les principaux investisseurs institutionnels du pays.

    Walter Bianchi et Helen Popper, version française Gilles Guillaume et Henri-Pierre André

    La Tribune, 23/10/2008

  • Conférence sur la crise financière de Frédéric Lordon

    nordsud.jpgIntéressante conférence (21 mn) de Frédéric Lordon,  économiste, (CEPREMAP) membre de Raisons d'Agir.

    A voir sur le site : http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1107

  • Mondialisation de la prostitution : une atteinte à la dignité humaine

    prostitution-2.jpg

    La prostitution revêt aujourd’hui dans son organisation des formes directement inspirées par la mondialisation financière. La logique néolibérale a trouvé dans le système prostitutionnel un « secteur » privilégié où se déployer, qui génère d’énormes profits : trafiquer les êtres humains d’Asie, d’Afrique ou d’Europe et les prostituer procure beaucoup de bénéfices pour peu d’investissements. Cette mondialisation-là, qui n’épargne aucun pays, illustre le processus de la marchandisation généralisée, à laquelle n’est mise aucune limite. C’est dans ce contexte que quelques pays ont choisi de légaliser et réglementer la prostitution : aux Pays-Bas ou en Allemagne, elle est considérée comme une banale "prestation de service". Est-ce là une voie à suivre ? C’est oublier la violence qui est faite aux femmes, et au-delà d’elles l’atteinte qui est portée à la dignité humaine. Est-on prêt à renoncer au respect des droits humains ? 

    Collection : les petits Libres, (Ed. Les 1001 nuits) 3 €

  • "Désarmer les marchés financiers !"

     

    sortons-casino.gif15 octobre 2008 :
    Déclaration commune et lancement de la campagne des Attac d’Europe.

    "Désarmer les marchés financiers !". 
    À la fondation d’Attac, en 1998, ce slogan se détachait sur fond de krach financier en Asie du sud-est. Aujourd’hui, le monde riche est au milieu de la crise la plus grave depuis la Grande Dépression de 1929.

    Cette crise est systémique : c’est la structure et les mécanismes du système lui-même qui sont en cause. La mondialisation libérale et la fiction des marchés autorégulés sont en échec.

    Répondre à cette crise ne saurait se limiter à moraliser le capitalisme, ou à désigner des coupables parmi les acteurs des marchés financiers.

    Répondre à cette crise exige de sortir du néolibéralisme et de mettre fin à l’emprise de la finance sur l’ensemble de la société.

     

    La suite sur le site d'Attac France : http://www.france.attac.org/

     

  • Supprimer les paradis fiscaux ? Il serait temps

    rubon1.jpg« Les trous noirs comme les centres offshore ne doivent plus exister... Leur disparition doit être le prélude à une "refondation" du système financier international », a déclaré hier François Fillon devant l’Assemblée nationale. Le Premier ministre reprenait ici l’idée de Dominique Strauss-Kahn qui, en tant que président du FMI, suggère de « pourchasser et faire disparaître les paradis fiscaux ». Cette idée était déjà présente dans le discours de Toulon de Nicolas Sarkozy qui avait déclaré « Il faudra bien se poser des questions qui fâchent, comme celle des paradis fiscaux », et avait également été évoquée la semaine dernière par Eric Woerth pour qui « On ne peut pas accepter qu’il y ait des paradis fiscaux en Europe ».
    Attac France s’étonne que ce ralliement à l’une des demandes majeures du mouvement altermondialiste depuis dix ans ait dû attendre qu’une catastrophe financière intervienne. Ne serait-ce pas parce qu’officiellement, selon le Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (GAFI), il n’existerait plus de paradis fiscaux dans le monde et que la déclaration du gouvernement français ne l’engagerait à rien ? Or, hélas, les paradis se comptent par dizaines, et nombre d’entre eux sont en Europe ou aux portes de celle-ci. Les personnes et entreprises dont les fortunes sont exilées dans ces pays ont largement bénéficié de la spéculation et de la financiarisation qui nous ont conduits à la crise actuelle. A-t-on entendu le gouvernement leur demander une contribution pour éponger la casse sociale qui résultera de la crise ? Cela supposerait qu’il renonce à sa politique néolibérale et, notamment, à sa politique fiscale et à son bouclier fiscal.

    Dans ce contexte, Attac exprime sa volonté de voir interdire le plus rapidement possible les paradis fiscaux, en commençant par :
    fermer toutes les filiales des banques dans ces pays et, le cas échéant, leurs sièges sociaux, sous peine d’être exclues du dispositif étatique d’aide décidé par l’Union européenne ;
    interdire tous les flux financiers en provenance ou à destination des paradis fiscaux ;
    entamer des poursuites judiciaires contre toutes les institutions, personnes morales et physiques impliquées dans l’affaire de la fraude fiscale au Liechtenstein.

    Enfin, la remise en cause des paradis fiscaux prendra son véritable sens lorsque l’Union européenne aura abrogé les articles de ses traités qui interdisent de contrôler le mouvement des capitaux.

    Communiqué Attac France : http://www.france.attac.org/spip.php?article9068
    Montreuil, le 17 octobre 2008