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  • Sauver les banques ou couvrir un système absurde ?

     

    rubon1061.pngDécidément, la crise est une bonne école pour comprendre comment l’économie marche. Beaucoup s’étonnaient ces derniers mois quand nous étions quelques-uns à dire qu’il fallait rester prudent devant l’annonce des pertes des banques et autres institutions spéculatrices : les 4,9 milliards d’euros de pertes de la Société générale par ci, les 751 millions des Caisses d’épargne par là devaient être regardés avec circonspection. Même étonnement quand on évoquait Marx et Keynes qui avaient parfaitement compris la nature fictive de la capitalisation boursière et donc que le krach boursier ne faisait s’évanouir que la fiction et non pas une richesse réelle.

    Avec l’approfondissement de la crise, ce sont les banquiers eux-mêmes qui se lâchent et finissent par reconnaître ce que, bien sûr, pas un livre de théorie financière ni aucun livre d’économie bien-pensant n’envisage. Ainsi, une semaine après que la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a annoncé avoir subi des pertes en 2008, Augustin de Romanet, son directeur général, déclare dans un entretien au Monde (19 décembre 2008) : « Nos résultats sont bons. Ils traduisent une bonne gestion et des choix pertinents. Mais, à cause des règles comptables, la baisse de la Bourse – notamment celle de l’action Dexia – devrait affecter nos comptes alors même que nous n’avons pas vendu nos titres. »

    Cette phrase devrait figurer en tête de tous les cours de finance savante enseignée dans toutes les universités et grandes écoles pépinières de spéculateurs qui ne savent pas ce qu’ils font. Comment le sauraient-ils puisque les normes comptables inventées pour faire apparaître plus de profit qu’il ne peut en exister sont absurdes ? Je me trompe, ce ne sont pas les normes qui sont absurdes, c’est le système qu’elles servent.

    Jean-Marie Harribey

     

  • Le plan climat-énergie de l'Union européenne :

     

    rubon1.jpgLe plan climat-énergie de l'Union européenne : 
    une régression déguisée en progrès


    http://www.france.attac.org/spip.php?article9355

    La rencontre de l’ONU à Poznan et le Conseil européen de Bruxelles qui viennent de s’achever laissent un goût amer. D’un côté comme de l’autre, les décisions prises sont minimes au regard des urgences et des enjeux climatiques du XXIe siècle.
    - À Poznan, rien n’a été prévu pour grossir le Fonds d’adaptation destiné à aider les pays du Sud  à surmonter le choc du changement de climat, rien non plus pour compenser la dette écologique du Nord à l’égard du Sud et assurer l’équité des efforts à accomplir contre l’effet de serre.
    - À Bruxelles, le plan énergie-climat qui était censé préparer l’Union européenne à s’engager dans le « trois fois 20 % » (de réduction des gaz à effet de serre, d’économies d’énergie et de part des énergies renouvelables dans le total de l’énergie) est ramené bien en deçà des ambitions initiales pourtant insuffisantes. Sous la pression des industriels et de certains pays, de multiples dérogations et arrangements ont été consentis.  Ainsi, la fin de l’attribution gratuite des quotas de CO2 a été repoussée à 2020 pour la production d’électricité à base de charbon. Les sites émetteurs de gaz à effet de serre exposés à la concurrence seront largement exemptés d’obligations. Globalement, la plus grande partie de l’industrie européenne est exemptée d’achat de droits.
     
    Et, au lieu de l’inciter à réaliser des efforts sur place, la possibilité lui est offerte d’obtenir à moindre coût des équivalents de réduction d’émissions de CO2, jusqu’à hauteur des deux tiers des objectifs, en investissant dans les pays pauvres. Un tel mécanisme dit de « développement propre » risque d’être un mécanisme de spéculation apparemment propre.

    De façon générale, le choix, tant en Europe que dans le monde, est de ne pas contrecarrer les règles de compétitivité et de confier au marché le soin de mieux réguler l’écologie. Alors que la finance internationale vient de montrer son aptitude à plonger le monde dans une crise majeure, les gouvernements créent les conditions pour que le marché prenne en otage l’avenir du climat et de la vie sur la planète.

    Des associations du monde entier, dont Attac, regroupées dans le réseau « Climate justice now ! », présentes à Poznan, continueront de se mobiliser pour faire entendre dès maintenant l’urgence de l’action et les exigences de justice sociale et parvenir à stabiliser les changements climatiques, en réduisant d’au moins 50% les émissions dans le monde et de 80% dans les pays riches d’ici 2050. (www.climatjustice.org).

    Attac France, Montreuil, le 15 décembre 2008

     

  • 50 milliards la plus grosse fraude de Wall street

    sortons-casino.gifOn croyait avoir tout  vu depuis quelques mois dans le monde de la finance. Mais ce qui vient d’être découvert  dépasse l’entendement et l’imagination. L’arrestation de Bernard (« Bernie ») Madoff pour une fraude de $ 50 milliards continue à poser des questions sur l’absence de réglementation  du secteur des hedge funds.

    De quoi s’agit-il ? D’un système pourtant bien connu aux Etats-Unis, le « Ponzi scheme » qui consiste à recueillir des fonds de nouveaux investisseurs pour les distribuer… aux anciens. Je pense que le terme le plus courant utilise en français est la « cavalerie ». Là où l’investisseur croit que son argent fructifie et lui apporte des rendements, il sert en fait à alimenter cette roue infernale de la fraude. Ce petit jeu a une fin : la culbute.La fraude a été commise par une personne qui est une des gloires de Wall Street, puisqu’il a même été Président du Conseil d’Administration du NASDAQ, dont il a développé les activités de cotations auprès des sociétés de haute technologie. C’est à cette époque, où je cherchais à attirer les mêmes sociétés au NYSE, que je l’ai rencontré à plusieurs reprises.

    Aujourd’hui, il a 70 ans et a convoqué, mercredi dernier ses enfants et ses proches collaborateurs pour leur avouer ce qu’il avait fait, sachant qu’il allait être arrêté incessamment. «  Je suis fini, je n’ai plus rien, tout ceci n’était qu’une fraude » aurait-il dit.

    Mais il est impossible qu’il ait pu agir seul. Cette fraude se faisait a travers un fonds qui lui-même investissait en « hedge funds » et s’est etalee sur vingt ans. C’est la raison pour laquelle cette activité a échappé à toute forme de réglementation. Les tentatives de la SEC de réglementer cette activité en 2007 s’étaient heurtées a un jugement d’appel auprès d’un tribunal de Washington qui a donne raison aux gestionnaires de hedge funds, par ailleurs grands financiers du système politique.

    On se demande cependant comment les commissaires aux comptes ont pu approuver ses comptes ou se laisser berner pour des montants de cette ampleur. Mais comme toujours, ce sont les investisseurs qui vont payer la facture. Selon les mots d’Arthur Levitt, un ancien Président de la SEC, « ils ne retrouveront pas un penny ». 

    http://finance.blog.lemonde.fr/

     

  • Attac Infos rapides : Agenda

     

    rubon1.jpg- Mardi 9 décembre : 20 h 15, réunion mensuelle d'Attac Poitiers, Maison du peuple, salle Timbaud (rue Saint Paul)

    - Jeudi 11 décembre : « Le paradoxe de l'Erika » : à 14 h 30 (pour les scolaires) à 20 h (séance tous publics)

    - Vendredi 12 décembre : « Le radeau de la monnaie » à 20 h

    Les tarifs sont de : 5 euros (étudiants, stagiaires en formation et chômeurs)  8 euros (tarif adhérent : Cemea + Attac)  10 euros (tarif plein) et 15 euros les 2 spectacles. 

    Réservez vos place, il n'y en aura pas pour tout le monde. Tél : 05 49 01 05 89


    - Rassemblement Vendredi 19 décembre à partir de 8h 45 place du palais de Justice de Poitiers.

    En soutien à Jacques Pasquier, responsable de la Confédération Paysanne. Pour avoir refusé un prélèvement d'ADN en vue du fichage sur le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques, il est convoqué par la "Chambre des appels correctionnels de la cour d'appel". Lors du jugement de première instance le Tribunal l'a relaxé au regard des dispositions prévues à l'article 8 de la Convention européenne des Droits de l'Homme ; le Procureur général a fait appel de ce premier jugement, ce qui nous amène à ce nouveau rassemblement.

     

  • Le mouvement altermondialiste et la crise de la mondialisation

    rubon1.jpgGustave Massiah, président du CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement) et membre du Conseil scientifique d’Attac-France, publie un article intitulé "Le mouvement altermondialiste et la crise de la mondialisation". 
    Gus Massiah, militant actif du mouvement altermondialiste dès avant même sa naissance, montre que la convergence des combats pour "un autre monde" de nombreux mouvements constitue partout ce qu’il dénomme "un mouvement des mouvements". 
    Le capitalisme néolibéral est en crise profonde, pour autant la suite n’est pas écrite quel que soit le discrédit qui pèse sur lui. Dans l’état actuel du monde, l’altermondialisme doit s’appuyer sur l’ONU, qui, à l’encontre des autres "instances" internationales jouit de la légitimité qui repose sur le principe "un pays une voix". 
    Gus Massiah montre que la crise actuelle présente bien des dangers mais aussi autant d’opportunités. Parmi celles-ci, il signale notamment la réapparition de l’exigence de la régulation publique, celle d’une autre répartition des richesses et de rapports Nord-Sud totalement différents et hors du colonialisme, celle aussi de la démocratie. 
    Il note enfin que l’altermondialisme a tout à gagner à éviter que ne se forment des alliances entre néo libéraux et néo keynésiens qui seraient une manière de freiner, voire de faire obstacle, aux opportunités évoquées. 

     

    La suite de cet article sur le site d'ATTAC France : http://france.attac.org/spip.php?article9287