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  • Joseph Stiglitz : « Capitalist Fools »

     

    rubon1061.pngDans un article qu’il date de janvier 2009, (attention c'est sur le site de Vanity Fair !!!)  (http://www.vanityfair.com/magazine/2009/01/stiglitz200901?currentPage=1) le "Nobel" mondialement connu explique que le monde va entrer dans une période particulièrement dangereuse au cours de laquelle il va falloir prendre des mesures. Or, écrit-il, pour ne pas se tromper il faut déterminer avec précision les fautes fondamentales qui ont conduit à la crise actuelle ; il en dénombre cinq.

    • Licenciement, en 1987, de Paul Volker comme président de la Réserve fédérale pour le remplacer par Alan Greenspan qui, sur instruction de Ronald Reagan, a ouvert à fond le robinet monétaire mais n’a pas respecté la seconde mission de la Banque centrale, celle de régulateur. Greanspan a présidé à deux bulles financières : nouvelles technologies (2000-2001) et immobilière. Il avait pourtant les moyens de s’y opposer. JES note que les banques ont non seulement parié gros à travers les prêts qu’elles ont consentis mais aussi à travers les dérivés. Greanspan a laissé faire.
    • Destruction des barrages : le coût de la philosophie de la dérégulation se fera encore sentir dans les années à venir. Il dénonce l’abrogation, en 1999 du "Glass-Steagle-Act", en vigueur depuis 1933 sous Roosevelt. Cette disposition législative imposait une stricte séparation (mur de verre) entre banque d’affaires et banque de dépôts. A cette dérégulation fondamentale sont venus s’ajouter de nombreux verrous que l’on a fait sauter et, tout particulièrement, le ratio d’endettement des banques.
    • La pose des sangsues. L’administration Bush entreprit les fameuses réductions d’impôt des plus riches que l’on sait. Or dans ces circonstances, la Banque centrale ouvrit davantage encore le robinet du crédit qui conduisit l’Amérique à vivre à crédit, précisément
    • La comédie du chiffre. JES dénonce les scandales divers (Enron, etc.) qui se sont produits avec la complicité active des organes de contrôle et des agences de notation.
    • La saignée. Et c’est, le 3 octobre 2008, le coup de grâce, donné par l’administration Bush et la Banque centrale, grâce à la garantie d’État donnée aux turpitudes bancaires. JES conclue que chacune de ces fautes repose sur un postulat central : les marchés sont auto-régulateurs et l’intervention publique doit être minimale.

    Il est très instructif de lire, sous la plume d’un haut représentant de l’établissement économique, pareille condamnation des vingt dernières années. Toutefois on remarquera que la critique de JES, pour vigoureuse qu’elle soit, a pour point nodal la réglementation insuffisante et inadaptée. La critique est incontestable mais quelque peu insuffisante si la conclusion qui s’impose n’est pas tirée.
    En effet, pourquoi, au bout du compte ces cinq erreurs commises depuis vingt ans ? Par incompétence ?
    On sait bien que non, la raison fondamentale tient bien à la volonté de satisfaire les propriétaires du capital qui se sont attribués, ces 20 dernières années, au sein des 15 pays les plus riches de l’OCDE, plus de 10 points de la valeur ajoutée par le travail. On pourra, outre les divers articles publiés dans La lettre sur le sujet, se reporter au rapport de l’OCDE 2008 intitulé "Croissance et inégalités", et notamment au graphique particulièrement instructif à cet égard. On ne peut que saluer les apports importants de JES en matière économique et le chemin parcouru par lui. Néanmoins on ne peut totalement s’enlever de l’idée que son absence, aujourd’hui, de critique du système lui-même n’est peut-être pas sans rapport avec toutes les décennies qu’il a passées à ne pas dénoncer ledit système. Après tout, il a quand même été pendant plus de cinq ans, de 1995 à 2000, le chef des économistes du Président Clinton puis de la Banque Mondiale !

     

  • Attac France communique : Halte à la guerre contre les Palestiniens, halte à l’occupation de leur territoire

    palestine02.jpgAttac condamne la " guerre sans limites " faite au peuple palestinien depuis tant d’années. L’association avait d’ailleurs signé à Porto Alegre l’Appel des mouvements sociaux qui portait condamnation de cette politique. Dans la situation actuelle, alors qu’Israël multiplie ses attaques, bombarde massivement les camps de réfugiés, les mosquées et les universités, provoquant des massacres de centaines d’innocents, une intervention internationale pour briser l’engrenage meurtrier s’impose. Il faut mettre fin à cette situation où la folle fuite en avant du gouvernement israélien et les exactions commises par l’armée d’un Etat qui se veut de droit ne peuvent que provoquer colère, désespoir et haines inextinguibles. Au Proche-Orient comme ailleurs, seul le respect du droit international peut permettre de sortir de l’impasse. Et les résolutions de l’ONU sont claires : retour aux frontières de 1967, retrait total israélien des territoires occupés, création d’un État palestinien ayant Jérusalem-Est comme capitale, et coexistant en paix avec l’État d’Israël. La sécurité de tous doit être garantie internationalement. C’est à cette condition qu’une démocratie pourra être construite en Palestine et que, de part et d’autre de la frontière entre les deux États, la paix, la laïcité, le respect des droits humains, particulièrement ceux des femmes, et l’égalité sociale constitueront des objectifs politiques de premier plan." Afin de stopper l’intervention armée israélienne et d’aboutir à une paix juste et durable, Attac soutient les manifestations de solidarité à la population de Gaza.

    A Poitiers, à l'initiative du comité poitevin France Palestine :
    A l'issue du rassemblement du 6 janvier devant la Préfecture, il est décidé :
    - de maintenir "le point vigilance" quotidien à 18 heures devant le cinéma Le Théâtre
    - un nouveau rassemblement samedi 10 janvier à 15 heures devant le Palais de justice
    - suivi d'un "meeting" à 16h30 salle Thimbaud de la Maison du Peuple, rue Saint Paul selon le déroulement suivant :
        - présentation par chaque organisation de son point de vue (en 10 minutes maxi par organisation)
        - débat
        - élaboration des actions à venir
  • HOPITAL de RUFFEC : TOUCHE PAS A MON HOSTO !

    TOUCHE PAS A MON HOSTO (Association SOUTIENS en URGENCE à la VIE de l’HOPITAL) Bassin de RUFFEC BP 19 – 16700  

    Une soirée exceptionnelle …  Réservez-votre soirée …

     Mardi 6 janvier à  20 heures à La Canopée à RUFFEC, à l’initiative de «  Touche pas à mon Hosto, Hôpital de RUFFEC, Association Soutiens en Urgence » ; Jacques COTTA présentera son dernier film, (non encore sorti sur les écrans) animera un débat et dédicacera ses derniers ouvrages : "Dans le secret de … L’accès aux soins en danger !"

     « Là où les services ferment, ce sont souvent les risques vitaux qui augmentent pour une population qui n’a pas le choix. (Extrait du film de Jacques COTTA, journaliste à France 2)

    Jacques COTTA est journaliste réalisateur et producteur à la Télévision. (France 2) Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages :

    L’illusion plurielle. Pourquoi la gauche n’est plus la gauche.

    - 7 millions de travailleurs pauvres, la face cachée des temps modernes (Fayard 2006)

    - Riches et presque décomplexés  (Fayard 2008)

    Le film sera précédé des dernières actualités sur l’hôpital de RUFFEC. L’avenir de votre santé, un éclairage documenté à voir absolument, une soirée à ne pas manquer.

    Covoiturage possible au départ de Poitiers.

  • Le protectionnisme et le contrôle des changes conduisent-ils à la guerre ?

     

    rubon1.jpgJacques Sapir poursuit son analyse de la crise systémique dans laquelle est plongé le monde dans un article intitulé "Le protectionnisme et le contrôle des changes conduisent-ils à la guerre ? Leçons des années 1930 pour comprendre la crise actuelle".

    On y lira, entre autres, de nombreuses données statistiques qu’il est toujours bon de rappeler ; par exemple, alors même que le déficit public a tellement été vilipendé, l’observation que, en 2006, le déficit des ménages et des entreprises étaient beaucoup plus important que le déficit public : près de 3 fois aux États-Unis et près de 5 fois en Grande Bretagne et en Espagne ! En France le rapport était inférieur à deux.

    Il développe au fil de son papier une idée relativement simple, à savoir que la régulation -des changes, des échanges, de l’endettement...- n’est rien d’autre, dans les faits, que la mise en place de protections contre la prédation exercée par les propriétaires du capital, en particulier sur les salaires. Cette protection ne peut guère passer que par des espaces géographiques où ce type de contrôle peut s’exercer ; elle suppose donc une volonté publique opposée à cette prédation et en particulier celle exercée à travers, et grâce à, la politique étasunienne.

    Même si ce n’est pas une conclusion formulée par Jacques Sapir, on peut conclure que certaines discussions qui ont cours, en certains cénacles, pour réclamer un "protectionnisme" national pour s’opposer à une dérive de l’Union européenne sont quelque peu byzantines dans la mesure où les gouvernements nationaux -et tout particulièrement celui de la France- participent très activement à cette déflation salariale. Que la politique européenne soit détestable ne fait aucun doute mais la troquer, ici et maintenant, contre une politique française ne serait rien d’autre que de tomber de Charybde en Scylla.

    La suite de cet article sur : http://www.france.attac.org/spip.php?article9378