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CA d'Attac France - Page 2

  • Initiative citoyenne pour l'eau

    Water_FR.pngLa Confédération Européenne des Syndicats des Services Publics (EPCU) vient d'initier la 1ère Initiative Citoyenne Européenne (ICE).
     
    Elle est intitulée « L’eau : un droit humain » et doit recueillir pour être prise en compte 1 million de signatures émanant d'au moins sept pays avec des quotas minima de signatures affectés à chacun de ces sept pays.
     
    À ce jour plus de 1.100.000 signatures ont été recueillies ... mais seulement 2.000 pour la France alors que le quota qui lui est affecté en exige 55.500.
     
    Le texte de l’ICE est le résultat de compromis entre syndicats européens et milite pour le droit à l'eau en défendant les services publics face à la montée de la concurrence et du marché.
     
    Dans le prolongement de la CNCL du 9 février 2013 où s'est tenu un atelier Eau qui a validé cette demande, le CA d'Attac France appelle ses adhérents à signer et faire signer massivement cette pétition en se rendant sur le lien : http://www.right2water.eu/fr/node/45/#que.

  • Notre-Dame des Landes : Déclaration du Conseil d'administration d'Attac France

    Notre-Dame-des-Landes est devenue le symbole d’un refus : celui d’une politique d’aménagement du territoire héritée du siècle passé, qui préfère la destruction et le bétonnage des terres fertiles à la promotion de la relocalisation de la production agricole et des échanges ; celui de la croyance que la sortie de crise se fera par le développement de transports et d’infrastructures inutiles et imposées, dévoreuses d'énergies fossiles et donc prédatrices de l'environnement, plutôt que par la conversion écologique de nos sociétés. C'est également un lieu où s’expérimentent des pratiques alternatives.

    C'est pourquoi, et en raison du caractère hexagonal que prend cette lutte, Notre-Dame-des-Landes devient un lieu de convergence des combats contre les dérèglements climatiques, pour préserver les terres cultivées, pour relocaliser les productions, pour réduire notre empreinte écologique et sortir des logiques productivistes et prédatrices.

    Attac France s'est résolument engagée au côté des habitants et paysans de la zone et estime que la construction d'un vaste mouvement de soutien est essentielle. L'unité la plus large est indispensable pour obtenir le retrait de ce projet. Pour cela, le conseil d'administration d'Attac France appelle ses adhérents et comités locaux à :

    • soutenir la résistance locale de l'ACIPA et des zadistes, qui construisent des habitations ou occupent celles de la zone d'aménagement du projet d'aéroport, par un soutien matériel ou en se rendant sur place.

    • créer partout des comités de soutien ou renforcer ceux déjà existants1 et participer les 15 et 16 décembre au week-end des comités de soutien à Notre-Dame-des-Landes (voir l'appel ci-dessous).

    • multiplier immédiatement les initiatives de soutien partout en France, dans le cadre des comités NDDL, pour populariser la résistance locale, pour exprimer le refus de la politique gouvernementale et de la répression de ces derniers jours (voir le dernier message de l'AG ci-dessous). Ce soutien peut, notamment, s'exprimer en interpellant Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls lors de leurs déplacements partout en France. Il peut également s’orienter vers la dénonciation du rôle de Vinci et l'interpénétration du public et du privé.

    • élargir au maximum le soutien en développant la convergence avec toutes les organisations locales qui mènent des actions contre des projets nuisibles découlant de la même logique productiviste.

    Attac France considère que la conférence gouvernementale sur la transition énergétique n'est qu'une mascarade et le restera tant que les forces de l'ordre (sic!) n'auront pas quitté les abords de Notre-Dame-des-Landes.

    Pour démontrer aux partisans de l'aéroport que notre lutte s'inscrit dans la durée et qu'elle se poursuivra tant que le projet ne sera pas définitivement stoppé, nous soutenons l'idée d'un nouveau rassemblement de très grande ampleur qui serait appelé par l'ACIPA et les zadistes (CFmessage de l'AG) et invitons les comités NDDL à s'emparer de cette idée dès à présent.

    Les sites https://zad.nadir.org/ et http://acipa.free.fr/ vous fournissent un maximum d'informations tant sur les argumentaires, les récits des combats sur place que sur les comités de soutien déjà existants.

    Attac France, le 30 novembre 2012


  • Contre le Traité et les politiques d'austérité : nos propositions d'action pour faire monter la résistance européenne

    Logo Attac.jpgL’austérité généralisée écrase les peuples en Europe au prétexte de « rassurer les marchés » et de payer une dette qui n’est pas la leur. Le Pacte budgétaire, véritable traité d'austérité adopté par le sommet européen le 2 mars, veut franchir une nouvelle étape. Il prétend instaurer un contrôle draconien des budgets nationaux et des sanctions automatiques qui aggraveraient les dérives antisociales et antidémocratiques de l'Union. Cette camisole de force bloquerait durablement toute perspective de transition écologique, qui supposera au contraire d'énormes investissements publics. Ce traité et ses conséquences renforceront le recours à des boucs émissaires, au grand bénéfice des courants xénophobes et autoritaires.

    Des initiatives se multiplient en France et en Europe pour s'opposer à l'austérité et reconstruire des solidarités européennes dans les luttes. Dans cette perspective, Attac s'est jointe aux mobilisations syndicales européennes du 29 février et participe à la semaine d'action contre l'austérité du 5 au 12 mars avec les comités pour l'audit citoyen de la dette (www.audit-citoyen.org). Attac a été à l'initiative d'une délégation internationale de mouvements sociaux européens qui s'est rendue en Grèce les 27 et 28 février pour tisser des liens de solidarité avec la résistance du peuple grec.

    Le 31 mars, dans le cadre de l'appel associatif « Libérons les élections » (www.crid.asso.fr/spip.php?breve136), les collectifs locaux d'audit citoyen mèneront des actions symboliques autour du thème « libérons-nous des chaînes de la dette » : partout en France, les citoyens sont appelés à occuper l'espace public devant les agences des banques, responsables et bénéficiaires de la crise et de la dette, en brandissant des chaînes représentant le carcan de cette dette publique ainsi que les outils pour les briser.

    Attac soutient l'appel des Indignés pour une journée mondiale d'action le 12 mai (www.youtube.com/watch?v=8y3zO4bs244). A l'appel des mouvements sociaux allemands, et en particulier d'Attac Allemagne, nous participerons à une grande manifestation européenne contre l'austérité le 19 mai à Francfort devant la Banque centrale européenne, initiative précédée d'actions de blocage et d'encerclement le 18 : notre objectif est la participation de milliers de manifestants français pour concrétiser ces solidarités européennes que l'austérité est en train de détruire.

    Concernant le Pacte budgétaire, comme l'a déclaré le Collectif national pour l'audit citoyen,  « sa ratification ne peut pas être le fait d’une représentation parlementaire soumise à la pression des marchés. L’adoption du Pacte budgétaire marquerait un recul décisif de la démocratie en France et en Europe : nous exigeons un vrai débat démocratique sur la dette publique, les alternatives à l’austérité et une nouvelle construction européenne. Les peuples doivent être consultés sur une décision qui engage aussi lourdement leur avenir ».
    C'est pourquoi en France un référendum est indispensable. Attac s'est adressée aux candidats à l'élection présidentielle pour leur demander de se prononcer sur ce point (www.france.attac.org/articles/attac-sadresse-aux-candidats-lelection-presidentielle-quelle-democratie-proposez-vous), nous attendons les réponses avant le 15 mars. Mais Nicolas Sarkozy comme François Hollande ont déjà fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas un référendum. Nous proposons au Collectif pour l'audit citoyen et à toutes les organisations intéressées d'exiger des candidats à la présidentielle l'organisation d'un vaste débat démocratique sur le Pacte budgétaire, conclu par  un référendum. A cet effet nous proposerons, entre autres initiatives d'interpellation, une lettre ouverte à signer massivement dès le résultat du second tour. Nous proposons aussi d'annoncer qu'au cas où le nouveau président s'y refuserait, le mouvement social et citoyen organisera lui-même ce débat et le couronnera par un référendum d'initiative citoyenne en septembre ou octobre 2012. Nous n'accepterons pas que le débat soit confisqué.

    Déclaration du CA du 3 mars 2012

    Attac France, le 9 mars 2012

  • Nous ne paierons pas leur dette ! Nous voulons une vraie démocratie !

    Déclaration du Conseil d’administration d’Attac France,  décembre 2011 
     
    Logo Attac.jpgLe contre-G20 a réuni 10.000 personnes à Nice du 1er au 4 novembre  autour du slogan : « Les peuples d’abord, pas la finance ». Associations, syndicats, mouvements des Indignés, venus de nombreux pays, ont tenu pendant 3 jours un Forum des peuples où se sont succédés débats et actions, pour affirmer le refus de payer la dette et l'exigence d'une vraie démocratie. L'AG d'Attac, qui s'est tenue à Rennes les 26 et 27 novembre, a planché sur notre feuille de route pour les mois qui viennent, dont voici les principaux éléments.
    La dette publique est le produit des cadeaux fiscaux faits aux plus riches, d'une crise provoquée par la finance dérégulée et de l’essoufflement d’un modèle productiviste que la fuite dans l’endettement ne pouvait sauver. Mais pour ne pas faire payer les responsables ni ouvrir la voie vers une transition sociale et écologique, gouvernements, Union européenne et FMI imposent des plans successifs d'austérité drastiques, à la fois inefficaces et injustes. Pour sortir de la crise, il n’y aurait pas d’autres choix que de rassurer les marchés financiers, en coupant dans les politiques sociales et écologiques. Le débat et l’exercice démocratique deviennent alors inutiles, ou sont même considérés comme dangereux comme l’ont montré les évènements récents, en Grèce et ailleurs. Nos actions des prochains mois visent à porter haut et fort ces exigences: nous ne voulons pas payer leur dette, nous voulons une vraie démocratie.
    - A l'initiative d'Attac, le comité audit citoyen de la dette lancé lors du contre-G20 réunit de nombreuses organisations associatives et syndicales et des citoyens. Il vise à sensibiliser les citoyens sur les origines et les conséquences de la dette, pour construire un vaste débat démocratique et proposer des alternatives à l'austérité. Des collectifs locaux se mettent en place dans de nombreuses localités. La commission « Dette-austérité » dette-austerite@list.attac.org  travaillera à la coordination des initiatives d'Attac dans la résistance à l'austérité. Le 15 janvier, Attac organise avec Médiapart une grande conférence « Dette et démocratie » à Paris pour débattre des alternatives à la confiscation de la démocratie, organisée par les oligarchies financières et politiques sous couvert du remboursement de la dette. À l'issue de cette conférence, et en lien avec l'initiative d'audit citoyen, nous poursuivrons notre démarche d'interpellation des candidats à l'élection présidentielle.
    - Alors que Merkel et Sarkozy veulent éloigner encore un peu plus la construction européenne de la démocratie en imposant un fédéralisme autoritaire contre la volonté des peuples, Attac agit notamment avec son réseau d'Attac Europe pour contribuer au rapprochement des mobilisations nationales contre l'austérité et à la construction de mobilisations européennes.
    - Suite à l'interpellation citoyenne des banques menée avec les Amis de la Terre, et au Tribunal des banques, nous allons poursuivre les initiatives contre le pouvoir des banques et de la finance, contre les nuisances sociales et environnementales dont elles sont responsables, et pour une réappropriation démocratique du système financier. La commission « Banques » banques@list.attac.org travaillera à des actions ciblées, multipliées localement, en lien avec l'audit citoyen des finances locales, où les prêts toxiques pèsent souvent lourdement sur les collectivités.
    - Dans ce contexte d’austérité accrue, nous souhaitons renforcer notre soutien aux luttes contre la précarité, contre l’exclusion et contre les inégalités hommes-femmes et pour le droit au logement.
    - le mouvement des Indignés, même s'il est embryonnaire en France, représente une nouveauté majeure sur la scène politique internationale, car il porte des aspirations radicales à l'égalité et à la démocratie, contre la confiscation des pouvoirs et des richesses par les oligarchies. Nous devons être attentifs à son développement et aux aspirations qu'il exprime, répondre à ses sollicitations tout en respectant son indépendance et favoriser les synergies entre les différents mouvements sociaux.
     
    La crise financière prend un tour de plus en plus aigu, et la crise écologique ne cesse de s'aggraver du fait de l'inaction dramatique des gouvernants, d’une accélération des prélèvements et emprunts sur la nature, sans remboursement possible. La dette écologique, qui s’ajoute à la dette sociale, est une vraie bombe à retardement, qui creuse le fossé entre les pays riches et les pays pauvres, entre les plus nantis qui usent sans compter et ceux qui n’ont plus accès aux biens communs fondamentaux. Pour une réappropriation citoyenne du bien commun qu’est l’eau et contre sa marchandisation par les multinationales, nous sommes engagés, avec notre comité local de Marseille, dans la préparation du Forum alternatif mondial de l’eau du 14 au 17 mars prochains. En juin, Rio +20, 20 ans après le sommet de la Terre de Rio, sera l’occasion pour nous d’affirmer notre opposition à un mode développement destructeur et à la croissance verte, qui ne peuvent que perpétuer un capitalisme en crise et conforter la toute-puissance des marchés.
    Dans ce contexte d'une crise globale qui peut dégénérer en catastrophe à tout moment, les mouvements de résistance sociale et citoyenne, ceux qui sont engagés dans des expériences de transition, nous encouragent à redoubler d'efforts pour construire les convergences, les visions et les pratiques alternatives indispensables. Renforcer Attac est une nécessité absolue: quel autre outil avons-nous aujourd'hui pour rassembler et innover,  par delà les différences légitimes entre mouvements, hors de tout enjeu électoraliste ?
    Nous devons montrer qu'un autre monde est réellement possible, non seulement par nos analyses critiques mais aussi par notre capacité d'action et d'innovation, et par notre fonctionnement interne qui doit se mettre au diapason des aspirations démocratiques portées par les mouvements actuels. Il s'agit de continuer à s’inscrire dans le mouvement social et citoyen, en gardant confiance dans notre pouvoir d'agir, ensemble, afin de changer radicalement ce système, qui est en train d’effacer les derniers restes d’une démocratie pourtant déjà bien vide.

  • G20 Finance à Washington : du bruit pour rien

    Logo Attac.jpgAu G20 des 15 et 16 avril, à Washington, les ministres des finances ont mis en scène des avancées très limitées dans la gouvernance économique mondiale. La "méthode ouverte de coordination" (MOC) expérimentée depuis dix ans par l'Union européenne dans le domaine social, avec le succès qu'on connaît, s'exerce désormais au plan mondial. Les dirigeants consacrent leur énergie à élaborer des "indicateurs de déséquilibres excessifs" qui permettront ensuite de montrer du doigt les mauvais élèves. Aucun mécanisme contraignant, hormis ceux qui renforcent l'austérité, ne leur sera cependant imposé pour redresser la barre.

    Les questions sociales restent totalement hors du radar du G20 : l'emploi, le chômage, les inégalités sont  absents des critères adoptés à Washington. Certes, concernant les indicateurs économiques et financiers, l'approche du G20 est moins aveugle que celle qui prévaut en Europe. Dans l'Union, seuls les pays déficitaires sont montrés du doigt : l'Allemagne, qui impose ses excédents commerciaux au reste de l'Union, est supposée "vertueuse". Le poids des États-Unis (lourdement déficitaires) dans le G20 empêche qu'une telle aberration y soit reproduite. La Chine, le Japon et l'Allemagne sont eux aussi - implicitement pour le moment - désignés comme coupables des déséquilibres mondiaux du fait de leurs politiques commerciales agressives.

    Mais pour qu'une démarche coopérative de résolution des déséquilibres mondiaux ait une chance d'aboutir, il faudrait aussi que les États-Unis acceptent une remise en cause de l'hégémonie du dollar, ce qui est loin d'être le cas. Il faudrait enfin et surtout que le G20 s'attaque sérieusement à la domination de la finance, qui se délecte de jouer au yo-yo avec les monnaies et les matières premières, dont les matières premières agricoles.

    De ce point de vue, le bilan est désastreux. La taxation des transactions financières - soi-disant une priorité de la présidence française du G20 - ne figure même plus dans les conclusions du sommet de Washington. Les paradis fiscaux offrent toujours leurs services impunément aux spéculateurs et fraudeurs du monde entier, permettant aux grandes entreprises de continuer à générer des dividendes en croissance en détournant la fiscalité.
    La "lutte contre la volatilité des cours des matières premières" se limite à demander plus de transparence sur les marchés dérivés de produits agricoles (ou marchés à terme). L'hypothèse d'un plafonnement des positions de certains spéculateurs (mesure adoptée l'an dernier aux États-Unis) est évoquée mais repoussée au prochain G20. Des mesures qui, même si elles étaient adoptées, ne réduiraient que marginalement les fluctuations des cours.

    Les marchés à terme de produits agricoles sont supposés protéger les producteurs contre les fluctuations de prix. Cible des spéculateurs, ces marchés sont maintenant une des causes de la volatilité des prix. Il faut les réguler drastiquement, mais également leur faire perdre leur raison d'être, en restaurant une forte régulation des marchés agricoles, notamment par des politiques de stocks et de prix garantis. Ce qui suppose de remettre en cause les accords de l'OMC, à l'inverse de ce qui est prôné chaque année par le G20.

    Une coalition française et internationale d'organisations et de syndicats prépare la venue du G20 à Cannes en novembre 2011, après celle du G8 à Deauville en mai. Il s'agira de faire entendre aux dirigeants de la planète les exigences des citoyens du monde entier, afin de faire passer "les peuples avant la finance".

    Attac France, Paris, le 18 avril 2011