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CA d'Attac France - Page 3

  • Sur la révolution libyenne et l'intervention de la coalition

    Logo Attac.jpgAprès avoir été brutalement agressés entre le 17 et le 19 février (6000 tués par balles, des milliers de blessés) les manifestants libyens ont été contraints d’utiliser les armes prises aux troupes de Khadafi pour se défendre. Ils ont libéré les villes de l’est du pays où l’armée a rejoint les insurgés (BenGhazi, El Beida, Tobrouk).

    A Tripoli, et dans sa région, où se concentrent les forces de Kadhafi, renforcées par beaucoup de mercenaires, les insurgés et la population ont été sauvagement réprimés.

    Les insurgés libyens ont constitué le conseil national de transition de 31 membres. Il a été rejoint par les militaires, policiers, diplomates, ministres, chefs de tribus, intellectuels choqués par la répression de Kadhafi. A la demande des Etats-Unis, de la France et de la Grande Bretagne, le conseil de sécurité de l'ONU a adopté la résolution 1973 (par 10 voix pour, 0 contre et 5 abstentions) pour empêcher la prise de Benghazi par les troupes de Kadhafi.

    Ce dernier a dès le début de l’insurrection choisi la logique de guerre contre son propre peuple. Il a menacé les manifestants, dans un discours tragi-comique maintenant devenu célèbre : « Nous irons vous rechercher mètre par mètre, maison par maison, jusqu'à la moindre ruelle... jusque dans vos placards. Il n'y aura pas de grâce et nous serons sans pitié ». C'est lui qui a fait appel à des mercenaires étrangers pour tuer son peuple. Rappelons que Kadhafi est le seul dirigeant arabe qui a condamné publiquement le peuple tunisien pour avoir chassé son dictateur Ben Ali, décrit comme le meilleur dirigeant que la Tunisie pouvait trouver.

    Aussi la situation libyenne dépasse le cadre du conflit purement interne.

    Le CNT a donc demandé une aide militaire et politique pour mettre fin à l'asymétrie militaire, pour protéger les populations, meurtries par les bombardements de l'artillerie de Kadhafi, pour éviter un massacre annoncé.

    En même temps le CNT a clairement affirmé qu’il refusait toute présence de soldats étrangers sur le sol libyen. Il refuse de laisser Kadhafi quitter la Libye sans garantie qu’il soit jugé par une cour internationale ou libyenne. En outre cette résolution 1973 ouvre une enquête pour crimes contre l’humanité contre Kadhafi et d’autres responsables des massacres et gèle leurs actifs. Par là même le CNT signifie clairement que ce n'est pas l'intervention militaire qui instaurera la démocratie mais les Libyens eux-mêmes, comme les Tunisiens et les Egyptiens sont en train de le faire dans leurs pays.

    Nous soutenons le peuple libyen insurgé, mais nous n’avons aucune confiance dans les intentions et les déclarations de nos gouvernements. Bien au contraire, nous condamnons la duplicité des gouvernements occidentaux, qui après avoir armé et collaboré avec le régime de Khadafi, ont été contraints tardivement d’intervenir sous la pression médiatique des images des massacres. Par l'intervention de leurs aviations, ils tentent de faire oublier leurs turpitudes passées et de se replacer pour continuer à bénéficier du pétrole et des ressources libyennes.Alors que la France s'est totalement discréditée dans tous les autres pays de la région où des révolutions démocratiques sont en cours, nous ne pouvons accorder aucun crédit aux déclarations de Nicolas Sarkozy, bien plus intéressé à tenter de restaurer son image sur la scène internationale qu'à soutenir les peuples en lutte.

    Nous ne faisons pas non plus confiance à la Ligue arabe, qui est d’abord un conglomérat de régimes dictatoriaux, et dont les réunions sont des rituels creux d'autosatisfaction et de soutien mutuel sur le dos de leurs peuples.

    Nous sommes donc attentifs aux manoeuvres que les gouvernements pourront entreprendre pour déposséder le peuple libyen de son droit à déterminer lui-même son avenir. Nous restons vigilants sur l’escalade de guerre, et sur tous les dévoiements possibles de la résolution 1973 votée par le Conseil de sécurité de l'ONU. Nous condamnons le fait que le commandement de l'intervention aérienne soit transféré aux instances de l'OTAN. Nous souhaitons que le plus rapidement possible les armes se taisent, que le peuple lybien puisse exprimer ses choix politiques en toute indépendance. Nous nous élevons contre toute tentative d’imposer à l’insurrection libyenne des contreparties, par exemple en termes de contrôle des migrations, de concessions sur la souveraineté du pays et sur ses ressources pétrolières

    Nous assurons les insurgés libyens de notre soutien politique dans leur lutte pour les libertés, la démocratie et l'intégrité du pays. Les insurgés doivent pouvoir poursuivre leur combat par les moyens qui leur semblent appropriés jusqu’à être en mesure de décider démocratiquement de leur avenir.

    L'appréciation sur la nature de l'intervention et sur l'effet des bombardements fait débat au sein d'Attac et de son conseil d'administration. Nous sommes pris entre la crainte d'une confiscation de la révolution libyenne, la réaction légitime de méfiance envers les puissances impérialistes et l'OTAN, et la nécessité qu'il y avait de stopper l'écrasement de la jeune révolution libyenne par le déséquilibre des armements au profit du dictateur Khadafi. Nous allons poursuivre ce débat, notamment en organisant un séminaire ouvert à des acteurs des révolutions arabes en cours.

    Le CA d'Attac le 31 mars 2011

  • Tout faire pour gagner : urgence absolue

    rubon1.jpgLa lutte contre la réforme des retraites est à un tournant. Le succès de la journée du 7 octobre rend la victoire possible dans la partie de bras de fer engagée entre ce gouvernement au service des privilégiés et le reste de la société.

    Le combat contre la réforme Woerth-Sarkoky rejoint le cœur de l’action d’Attac : la lutte contre la domination de la finance, mais pour le partage des richesses, et pour la démocratie. La mobilisation en France constitue aujourd’hui un maillon-clé de la riposte aux politiques d’attaques sociales et d’austérité menées partout en Europe, alors que se préparent en Espagne et en Grèce des grèves générales pour le 29 septembre. 
    Nous croyons qu’une mobilisation de grande ampleur peut faire reculer le gouvernement.
    Quel rôle actif peut jouer Attac dans une situation où l’épreuve de force devient nécessaire et inévitable ?
    La période actuelle de débat parlementaire nous permet d’occuper l’espace public avec nos explications et contre-propositions jusqu’à la nouvelle journée de grève interprofessionnelle du 23 septembre. Il s’agit de contribuer à ce que, quel que soit le vote de l’Assemblée nationale le 15 septembre, cette nouvelle journée d’action soit à la hauteur de l’enjeu. 
     Nous savons que de nombreux comités locaux ont déjà pris des initiatives, souvent au sein de collectifs unitaires. Le CA appelle à les multiplier, dans tous les lieux publics, gares, marchés, centres commerciaux, places centrales, devant les mairies, pour faire comprendre au plus grand nombre qu’une autre réforme, plus solidaire, est possible.

     Des actions sont déjà prévues pour préparer le 23, à l’initiative des syndicats ou du Collectif national : 
     le 15 septembre, des rassemblements partout en France le jour du vote en première lecture de la loi à l’Assemblée nationale ; 
     le 20 septembre, la distribution d’un tract du Collectif appelant à la manifestation du 23 septembre (disponible très prochainement sur le site du Collectif) ; 
     le week-end des 18 et 19 septembre doit également être un moment fort pour multiplier les actions.
    Un kit de "La roue des privilèges" (sketch monté à Paris par Attac lors de la manifestation du 7 et retransmis sur Là-bas si j’y suis le 10 septembre) est déjà disponible sur le site d’Attac.
    Il est important que les CL fassent part de leurs initiatives sur la liste Retraites d’Attac et signalent les actions des collectifs sur le site http://exigences-citoyennes-retrait... ( pavé à gauche de la page )

    La journée d’action du 23 septembre 2010 est cruciale dans la période actuelle. Elle doit dépasser l’ampleur du 7 pour apporter un nouveau camouflet au gouvernement. Attac doit contribuer à sa réussite.

    La victoire est possible. 
    Travailler plus pour gagner moins et rassurer les actionnaires et les spéculateurs ?
    Pour nous c’est non !

     Le Conseil d’administration d’Attac

  • Déclaration du CA d'Attac : 24 août 2010

    rubon1.jpgLa crise sociale a pris une ampleur nouvelle ces derniers mois, avec la multiplication des plans d'austérité en Europe. Mais des résistances se construisent et Attac y contribue en mettant en avant une idée simple : les citoyens, salariés, chômeurs, retraités, n'ont pas à payer une crise provoquée par les dérives organisées de l'industrie financière. D'où l'importance à la fois de participer de façon unitaire à la résistance contre la réforme des retraites et d'imposer la construction d'alternatives pour désarmer la finance. Ainsi, Attac prépare avec d'autres organisations le lancement d'un Observatoire des banques et s'apprête à organiser des actions symboliques fortes en lien avec les Attac d'Europe pour dénoncer les pratiques bancaires.

    La réforme des retraites est un choix de société. La révélation accablante des liens intimes entre le ministre Woerth et la plus grande fortune de France l'illustre clairement: cette politique vise avant tout à préserver les privilèges d'une infime minorité. Mis en grave difficulté, le gouvernement fait diversion en franchissant un pas inquiétant dans la stigmatisation des immigrés et des Roms. Une riposte unitaire rapide a été impulsée par la Ligue des Droits de l'Homme à laquelle Attac participera pleinement, dès les manifestations du 4 septembre « contre la politique du pilori ».

    Mettre en échec la réforme des retraites pourrait aussi enrayer la diversion raciste cyniquement organisée par le pouvoir. C'est dans ce sens que nous engageons les comités locaux à multiplier les actions, à participer partout en France aux manifestations du 7 septembre et aux actions initiées par le collectif Attac-Copernic, dont les Lundis au Soleil et le meeting du 8 septembre à Paris. C'est dans ce sens que nous proposons à nos partenaires l'organisation début octobre d'une grande votation citoyenne, organisée le plus unitairement possible, pour exprimer le refus populaire de la réforme des retraites.

    La crise révèle également l'impasse dans laquelle se trouve l'Union européenne. Depuis la victoire contre le Traité constitutionnel européen en 2005, Attac n'a cessé de travailler à des propositions fortes pour refonder une Europe solidaire, démocratique et écologique[1]. La crise a réactivé ces débats et montré l'urgence du remplacement complet du système monétaire et financier actuel, prédateur et foncièrement nuisible, par un système profondément démocratisé. Pour agir ensemble face à la crise et aux plans d’austérité, le Forum social européen appelle à une journée de mobilisation le 29 septembre, en appui à l'appel des syndicats européens. Les Attac d'Europe s'emploieront à renforcer la convergence des mouvements sociaux européens. C'est dans cette perspective que nous organiserons ensemble l'université d'été européenne d'Attac en 2011 à Freiburg en Allemagne.

    La crise n’est pas qu’européenne, mais d’abord mondiale. Elle amène, plus que jamais, à construire le mouvement altermondialiste à ce niveau. Celui-ci a pris une ampleur nouvelle avec la mobilisation pour la justice climatique au sommet de Copenhague en décembre 2009, qui se poursuivra à Cancun en novembre 2010 : Attac s'y engage pour promouvoir une articulation étroite entre les réponses aux crises écologique, sociale et de civilisation. Nous participerons activement au prochain Forum social mondial à Dakar en février 2011, en lien avec le réseau des Attac d'Afrique. Ce sera l'occasion de préparer au niveau international des échéances clés : le G8 et le G20, organisés en France en 2011 et avec lesquels Nicolas Sarkozy espère redorer son blason. Attac est d'ores et déjà à l'initiative, avec le CRID, d'un processus de préparation large qui doit contribuer, par une vaste mobilisation altermondialiste aux niveaux international, national et local, à démontrer l'illégitimité de ces instances et à faire émerger les alternatives citoyennes face à la crise.

    Le CA s’est également penché sur l’organisation de la prochaine Assemblée générale d'Attac en novembre 2010. Il a constaté que le processus actuel de soumission par des adhérents de résolutions à l'Assemblée générale n’est pas satisfaisant : selon les statuts et le règlement intérieur, le CA décide, sans critères préétablis de façon claire, quels projets seront ou non soumis au vote de l'AG, alors même qu'aucune mise en débat contradictoire de ces projets n'est organisée. Ce processus pose des problèmes de qualité démocratique des procédures aboutissant à un vote des adhérents. Le CA a déjà commencé à réfléchir à des modalités plus démocratiques de préparation et de déroulement des Assemblées générales. Cette réflexion sera poursuivie pour aboutir à des améliorations en 2011.

    L'acuité de la question européenne s'est exprimée dans plusieurs projets de résolutions rédigés par des adhérents. Quelle stratégie adopter et quelles initiatives prendre pour construire un mouvement social européen et une autre Europe ? Quelles articulations entre luttes et initiatives nationales et européennes ? Afin de clarifier les points d'accord et de désaccord, de les trancher si nécessaire et de rechercher les compromis dynamiques possibles, le CA a décidé d'engager Attac dans un débat approfondi sur les alternatives à l'actuelle Union européenne, notamment en matière économique et monétaire. Ce débat, qui commencera dès la rentrée 2010 avec notamment une journée d’étude organisée le 2 octobre, débouchera sur des actions de campagne et une ou plusieurs résolutions soumises au vote de l'ensemble des adhérents en 2011.

    Enfin, les forces vives d'Attac, ce sont en premier lieu ses comités locaux et adhérents. Le CA a réalisé en 2010 un travail spécifique d'appui aux comités locaux dans la relance et le suivi des adhésions. Ce travail, nos campagnes et sans doute une visibilité retrouvée dans l'espace public nous permettent, pour la première fois depuis 2003, de prévoir en 2010 une augmentation du nombre d'adhérents, ce qui augure de meilleures perspectives pour la suite. Les succès, cette année encore, de l'Université citoyenne comme de l'Altervillage, montrent l'importance de l'éducation populaire, du débat sur les voies d'émancipation face aux crises et aux multiples formes de domination, ainsi que la nécessité de relier nos luttes et nos campagnes aux expériences alternatives concrètes.

    Déclaration du Conseil d'administration d'Attac, 24 Août 2010


    [1] cf. le Manifeste d'Attac, le livre “L'Europe à quitte ou double”, les Dix Principes des Attac d'Europe pour un Traité Démocratique et les déclarations communes des Attac d’Europe...
  • Attac dans la période électorale

    rubon1.jpgNous souhaitons vous informer de la décision prise par le Conseil d’administration du 21 février 2009 et confirmée par celui du 21 mars 2009 concernant l’attitude d’Attac à l’égard des partis politiques pendant la période préparatoire aux élections européennes qui va s’ouvrir prochainement.
    Bien qu’attentive aux évolutions du champ partidaire, Attac n’entend pas participer aux diverses tentatives de recomposition des partis politiques existants ou à l’émergence de partis nouveaux, ni aux alliances électorales que ceux-ci peuvent nouer.
    En conséquence, Attac ne participera pas aux réunions publiques dont l’objectif se situerait dans l’une ou l’autre des perspectives précédentes.
    Dans le cas où Attac serait invitée par un ou plusieurs partis à exprimer ses analyses et propositions lors des réunions publiques qu’ils organisent sur des thèmes correspondant aux objectifs d'Attac, la réponse serait positive sous deux conditions : Attac n’apparaîtrait pas comme co-organisatrice de ces réunions et, bien entendu, ne soutiendrait pas le ou lesdits partis.
    Ces dispositions visent trois objectifs : participer pleinement au débat public pour situer les enjeux fondamentaux de la lutte contre la crise systémique du capitalisme à laquelle l’Union européenne a amplement contribué ; interpeller les partis politiques et leurs candidats aux élections européennes sur leurs propositions et en leur soumettant les nôtres, tant lors des initiatives publiques qu’ils prendront que lors de celles que nous prendrons nous-mêmes ; préserver l’autonomie de pensée et d’action d’Attac.

    Enfin, sachant combien la question de la relation d’Attac avec la sphère politique a toujours été délicate à gérer, le Conseil d’administration demande à toutes celles et à tous ceux qui seront amenés à s’exprimer pendant cette période électorale de veiller scrupuleusement à bien distinguer les situations où ils le font ès qualité (administrateurs, co-présidents, présidents d’honneur, conseillers scientifiques...) parce qu’ils ont reçu un mandat d’Attac et celles où ils le font à titre personnel, sans se référer à Attac dans ce dernier cas. Ces précautions permettront de compléter celles plus anciennes, mais toujours valables, établissant l’incompatibilité entre l’exercice de responsabilités publiques dans les partis ou la candidature à des élections d’un côté et l’exercice de responsabilités au sein d’Attac France de l'autre.
    Nous espérons ainsi que les conditions de l’approfondissement de notre réflexion sur la place d’Attac seront garanties le mieux possible.

    Amicalement.

    Aurélie Trouvé et Jean-Marie Harribey

  • Appel à une mobilisation du 14 au 22 juin pour dénoncer la spéculation !

    Le néolibéralisme tue, ça suffit !

    http://www.france.attac.org/spip.php?article8560
    La crise des subprimes a jeté hors de leurs maisons des millions d’Américains des États-Unis, et a engendré la crise financière la plus grave depuis celle qui avait précédé la grande dépression de 1929. L’explosion des prix des matières premières et des céréales aggrave des situations déjà désastreuses pour les plus fragiles, au Nord comme au Sud, jusqu’à provoquer une crise alimentaire et faire renaître des émeutes de la faim. Et, pendant ce temps, la crise écologique s’accentue tous les jours un peu plus.

    Derrière ces crises globales se cache un système : le néolibéralisme avec le culte du profit, et ses instruments, les marchés financiers et la spéculation. La brutalité de ce système en plein développement depuis vingt-cinq ans éclate au grand jour. À l’heure où les chefs d’État ou de gouvernement de l’Union européenne se réuniront, et à la veille du prochain G8, nous dirons : « Ça suffit, ce système n’est plus supportable. »

    Dans la semaine du 14 au 22 juin, autour de la réunion du Conseil européen, nous nous rassemblerons devant les symboles du pouvoir devenu suprême : le pouvoir économique et financier, et notamment la Bourse de Paris, le 19 juin.
    Nous montrerons par la dérision l’indécence du système actuel. Nous organiserons une grande foire à la spéculation, SPECULAND, où nous invitons tous les citoyens à venir inventer, pour les dénoncer aussitôt, les marchés spéculatifs du futur (voir le texte ci-joint).

    Nous affirmerons notre exigence d’un autre monde possible et indispensable, en invitant toutes les organisations porteuses d’alternatives concrètes au système néolibéral à venir tenir des stands de présentation.

    Nous affirmerons l’urgence de premières mesures de rupture avec ce système qui menace aujourd’hui la survie de l’humanité, notamment :
    1) Taxe d’urgence de 10% supplémentaires sur les revenus financiers afin de :
    dégager les ressources nécessaires immédiatement pour desserrer l’étau de la faim ;
    tuer dans l’œuf tout embryon de spéculation avant qu’elle ne dégénère.
    2) Encadrement très strict de la liberté de circulation des capitaux en Europe.
    3) Suppression des paradis fiscaux.
    4) Contrôle politique démocratique de la Banque centrale européenne.
    5) Mise sous contrôle public des banques et autres institutions financières pour interdire la titrisation et casser la spéculation sur les produits dérivés.
    Nous invitons d’ici là les citoyens à signer massivement la pétition « Spéculation et crises : ça suffit ! », soutenue par de nombreuses organisations en Europe, http://www.stop-finance.org

    Cette initiative du 19 juin sera suivie le 21 juin d’un séminaire à Paris sur la crise financière, ses conséquences et les propositions alternatives. Organisé par les initiateurs de la pétition « Spéculation et crises : ça suffit ! » et par Attac, il est ouvert à tous et sera un moment d’approfondissement de nos analyses et de nos solutions.

    Voir toutes les informations bientôt sur http://speculand.attac.org

    Attac France, Montreuil, le 23 mai 2008