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Financiarisation - Page 8

  • La Troïka dynamite le casino … et le peuple chypriote

    Logo Attac.jpgLe nouveau plan de « sauvetage » de Chypre dépasse en brutalité tout ce que l’Union avait déjà imposé aux pays du Sud européen.

    Certes, le gouvernement chypriote et la Troïka ont renoncé à taxer les petits déposants, et le sort réservé aux gros clients des banques chypriotes – qui perdront une bonne part de leurs avoirs financiers - ne mérite pas de larmes. Mais le plan, imposé par un ultimatum sans précédent de la BCE, épargne les banques européennes, en particulier la BCE, qui ont pourtant accompagné Chypre et ses banques dans l’édification d’un paradis offshore en zone euro. Le nouveau plan de l’Eurogroupe, visant à restructurer les deux principales banques, permet à la Troïka de se dispenser du vote du Parlement chypriote. Et ce sera la population chypriote qui paiera le plus lourd tribut à l’effondrement programmé de son économie.

    Pour la première fois de l’histoire de la zone euro, la Banque centrale européenne a imposé ses vues à un pays souverain en le menaçant explicitement de l’expulser de la zone euro. Ce précédent est d’une extrême gravité.

    Le 19 mars le Parlement chypriote avait refusé le plan concocté par son gouvernement conservateur et la Troïka. Dans un communiqué du 21 mars la BCE adressait un ultimatum au Parlement de Chypre : si vous n’acceptez pas notre plan avant le lundi 25 mars nous coupons la ligne de crédits d’urgence qui maintient à flot vos banques. La faillite des banques et l’interruption des prêts aurait conduit l’État chypriote à devoir les recapitaliser par ses propres moyens, probablement en sortant de l’euro pour recréer une monnaie nationale.

    Bien sûr, le système bancaire chypriote était un refuge pour des oligarques, pas seulement russes, à la recherche d’une fiscalité complaisante. Mais l’Union européenne n’avait jamais vraiment trouvé à y redire, au nom de la concurrence (fiscale) libre et non faussée. La taxation des dépôts supérieurs à 100 000 euros, en soi plutôt une bonne idée, va provoquer une fuite des capitaux et un effondrement de l’économie chypriote, trop dépendante de ses banques. Cette mesure va aussi accélérer la fuite des capitaux qui a déjà commencé depuis les autres pays du Sud européen vers l’Allemagne, la Suisse, le Luxembourg… La crise va s’aggraver, et la sortie de Chypre de la zone euro pourrait n’être que retardée de quelques mois.

    Quand le commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn, déclare qu’il « fera tout son possible pour alléger les conséquences sociales » de ce plan, il se moque ouvertement du monde. La Commission ne fait rigoureusement rien pour aider les peuples des pays en difficulté, bien au contraire, puisqu’elle continue à leur imposer des programmes d’austérité sans fin destinés à satisfaire les marchés financiers.

    A Chypre comme ailleurs en Europe, il faudrait pourtant de toute urgence des financements massifs appuyés par la Banque centrale européenne pour enclencher la transition énergétique et créer des emplois. Avec une annulation de la dette et une socialisation des banques, il serait ainsi possible de refonder la zone euro et lui redonner un avenir*… Tout à l’inverse des diktats de la Troïka, qui au-delà de Chypre, visent clairement à décourager tout velléité des peuples grecs, portugais ou espagnols de relever la tête.

    Attac France, le 25 mars 2013


    Ces alternatives progressistes aux diktats de la Troïka sont portées par Attac et de nombreuses organisations syndicales, associatives et réseaux européens participant à la préparation d’un Alter Sommet des mouvements sociaux les 7 et 8 juin à Athènes. Pour en savoir plus :http://www.france.attac.org/articles/construisons-ensemble-une-campagne-de-terrain-pour-une-autre-europe


  • Réforme bancaire : Attac décontamine la finance toxique !

    Alors que les sénateurs français s’apprêtent à leur tour à adopter en première lecture une réforme bancaire au rabais, Attac a mené, mardi 19 mars, une action de décontamination devant le Sénat pour dénoncer la finance toxique*. 

    En effet, spéculation, bonus, stock-options, trading haute fréquence, ventes à découvert, paradis fiscaux, hegde funds, dark pools... forment un cocktail explosif de produits financiers hautement toxiques qui déstabilisent les États (comme le montre la situation àChypre*), nuisent à la santé de notre société et empêchent tout financement de la transition écologique.

    C'est ce qu'Attac a voulu rappeler à l'ensemble des parlementaires français qui se contentent d'amendements à la marge du projet de loi proposé par le gouvernement. Dominique Plihon, nouveau porte-parole d'Attac France* estime « qu'en abdiquant aussi rapidement devant le pouvoir des banques et de la finance, les parlementaires s'interdisent toute marge de manœuvre pour sortir durablement de la crise ». Nos élus choisissent ainsi de condamner les moins fortunés des français-es à subir l'austérité, les licenciements et de nouvelles « réformes » toujours plus injustes comme celle du marché du travail.
     
    Pour attirer leur attention sur cette erreur politique majeure, Attac fera parvenir à chaque parlementaire un exemplaire de ses « 20 mesures pour une véritable réforme bancaire », car, selon Dominique Plihon, nous avons besoin « de mesures bien plus ambitieuses pour mettre le système bancaire au service de l’ensemble des citoyens et le faire contribuer à la reconversion sociale et écologique de nos économies ».
     
    Attac entend également multiplier ce type d'action partout en France pour dénoncer les véritables fauteurs de crise et mobiliser toujours plus de personnes dans son combat pour désarmer les marchés financiers.

    Attac France, le 20 mars 2012

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  • Chypre : les oligarques européens doivent payer

    Logo Attac.jpgChypre connaît une crise bancaire à l'échelle irlandaise ou islandaise: un systeme bancaire en faillite, dont l'Union européenne exige le sauvetage par les contribuables. L'Irlande et l'Islande avaient pris des décisions radicalement opposées, l'une favorable aux banques, l'autre aux citoyens. Chypre prend une troisième voie qui sera riche d'enseignements.

    L'Irlande avait obei à l'UE et reporté la totalité des dettes de ses banques sur les citoyens pour éviter des pertes aux autres banques européennes. Elle a connu une explosion du chômage et les Irlandais ont recommencé à émigrer.

    L'Islande, elle, sous la pression des mouvements sociaux et manifestations citoyennes, a refusé d'endosser les pertes de ses banques. Bravant l'UE et  le FMI, elle a laissé ses banques faire faillite en préservant les petits et moyens déposants.  Ce sont les clients etrangers attires par des taux d'interet eleves et les creanciers des banques qui ont subi les pertes. L'Islande connaît aujourd'hui une bien meilleure situation économique, et la Cour de justice de l'AELE (association européenne de libre-échange) a validé juridiquement sa décision.

    En finançant le sauvetage de ses banques par un prélèvement progressif sur les avoirs bancaires, Chypre innove radicalement. L'objectif de la Commission, poussée par le gouvernement allemand, est double: faire payer les oligarques russes [1] - on ne peut pas le regretter - et épargner les oligarques européens, c'est-à-dire les actionnaires des banques européennes, qui ont imprudemment prêté aux banques chypriotes.

    Cette décision est évidemment inacceptable pour les petits et moyens déposants, spoliés pour une affaire qu'ils ne comprennent pas et dans laquelle ils n'ont aucune responsabilité. Ils doivent être exonérés d'une mesure qui ne doit toucher que les plus riches. Elle est egalement inacceptable du fait qu'une nouvelle fois, les creanciers imprudents sont sauves par l'argent du public.

    En revanche, que l'Union européenne valide une taxe exceptionnelle et progressive sur les grandes fortunes pour rembourser la dette des banques constitue un précédent très intéressant. Il est donc possible de faire payer les riches par une méthode ô combien expéditive, un prélèvement direct voté par le Parlement sur les avoirs bancaires, y compris les produits financiers.

    Le réseau des Attac d'Europe demande depuis plusieurs mois la mise en place d'une taxation exceptionnelle sur les grandes fortunes pour réduire les besoins de financement des Etats. Le précèdent chypriote, avec toutes ses limites, montre qu'il suffit d'une volonté politique.

    Attac France, 18 mars 2013

  • Toutes et tous devant le Sénat le 12 mars !

    Logo Attac.jpgCette information est d'abord destinée aux adhérentEs d'Attac de Paris, Ile de France, mais si vous êtes dans les parages le 12 mars, n'hésitez pas ! 

     
    Le projet de loi de réforme bancaire présenté par le gouvernement n'est pas à la hauteur. Il est nécessaire d'aller bien au delà pour que les banques et la finance soient mises au service d'un véritable projet de transformation sociale et écologique des nos économies. Il est de notre responsabilité collective de porter le débat public sur le sujet.
     
    Pour cela, nous vous donnons rendez-vous mardi 12 mars à partir de 18h devant le Sénat pour participer à une action symbolique à l'occasion de la remise du rapport Attac France "20 mesures pour une véritable réforme bancaire". L'action se déroulera au moment de l'examen du projet de loi de réforme bancaire par la commission des finances du Sénat.
     
    Il s'agira d'une action "symbolique" et très visuelle autour du thèm"finance toxique" ou chacun-e pourra participer. Elle sera déclarée en préfecture sous forme de rassemblement. Nous avons besoin d'au moins une cinquantaine de personnes. La participation est ouverte aux adhérent-e-s et sympathisant-e-s d'Attac. N'hésitez pas à en parler autour de vous à vos proches et ami-e-s pour qui ce sera l'occasion de re-découvrir Attac...
     
    Nous vous ferons parvenir plus de détails sur l'action la semaine prochaine et un apéro de préparation du matériel est prévu vendredi 8 mars entre 18h et 20h au siège d'Attac France. Si vous souhaitez participez ou en savoir plus, vous pouvez contacter Wilfried : wilfried@attac.org // 01 56 06 43 64.
     
    Marquez le rendez-vous en gras dans votre agenda,
    Toutes et tous devant le Sénat le 12 mars !

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  • La dette justifie t'elle l'austérité ?

    Logo Attac.jpgATTAC Châtellerault vous invite à une réunion débat avec Esther JEFFERS, économiste "atterrée", (membre du conseil scientifique d'ATTAC) sur le thème : "La dette justifie-t-elle l'austérité ?" :

    Jeudi 21 février 2013 à 20 h 30, salle Camille Pagé à Châtellerault