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OGM - Page 2

  • Attac Infos rapides 2 janvier 2012

    Dans votre agenda :

    Mercredi 4 janvier à 20 h 30 au TAP Cinéma : Projection du film "Tous au Larzac", de Christian Rouhaud, suivi d’un échange en présence du réalisateur. Débat animé par Bruno Riondet (secrétariat régional des Alternatifs)

    La transition énergétique ? Du 3 janvier au 28 janvier - A la salle d'exposition du bar culturel le plan B [30-32 boulevard du Grand Cerf, Poitiers] Horaires : MARDI - MERCREDI : 18H - 24H / JEUDI - VENDREDI - SAMEDI : 18H-2H. Vernissage le 5 janvier 2012 - à 20 h 00

    Répondre aux besoins énergétiques de tous, lutter contre les changements climatiques et sortir des énergies sales c'est techniquement possible, et indispensable ! Greenpeace Poitiers propose une exposition sur la nécessaire transition énergétique. Cette transition repose sur deux piliers essentiels : la réduction de notre consommation d’énergie et le développement des énergies renouvelables. Elle est la seule voie possible pour se débarrasser des énergies sales et dangereuses comme le nucléaire et le pétrole. Sortir de l'impasse est vital et possible, sans revenir à la bougie !

    - Jeudi 12 janvier à 20 h : "Les OGM encore d'actualité ?" conférence-débat salle Jouhaux (la grande salle) à la Maison du Peuple, avec Jacques Testart, Pierre-Henri Gouyon et Stéphane Hessel. Soirée libre et ouverte à tous. A l'initiative du collectif régional de Vigilance OGM.

    Le lendemain vendredi 13 janvier à 9 h, procès des faucheurs volontaires au Tribunal de Poitiers.

     Collectif.OGM.invitation Conférence 12 janvier 2012.pdf


  • Un coup de main pour les abeilles…

    OGM.gifJuste avant de basculer en 2012, allez faire un tour sur le site http://www.ogm-abeille.org/ pour signer la pétition pour la protection des apiculteurs et des consommateurs face au lobby des OGM.

  • Bactéries synthétiques pour fabriquer des protéines

    OGM.gif

    Article d'Eric MEUNIER, Inf’Ogm, octobre 2011

    Une bactérie disposant d’un code génétique en partie synthétique a été mise au point par une équipe internationale de chercheurs. Cette bactérie possède un génome dont un des quatre éléments de base est un composant de synthèse. L’ADN normal se compose en effet de quatre bases : l’Adénine, la Guanine, la Cytosine et la Thymine. Les chercheurs ont travaillé avec la bactérie Escherichia coli K12 qui exige que lui soit fournie de la thymine car elle est incapable de la synthétiser elle-même. Après une mise en culture de cette bactérie dans des milieux contenant de la thymine en quantité décroissante et un substitut de synthèse (chloro-uracile) en quantité croissante, les chercheurs ont fini par sélectionner des bactéries Escherichia coli K12 capables d’utiliser le chloro-uracile à la place de la thymine. A noter que les chercheurs ont également enregistré la présence de « nombreuses mutations » dont le rôle dans cette adaptation reste à établir [1].

    Les scientifiques travaillant sur ce projet sont issus de l’Institut de Biologie de Berlin, du Commissariat à l’Energie Atomique (IG/Genoscope – Évry), du CNRS, de l’Université d’Évry, de l’Université Catholique de Leuven (Belgique) et de l’entreprise états-unienne Heurisko. Selon Philippe Marlière, Président d’Heurisko, « ces travaux constituent une avancée importante de la xénobiologie, une branche émergente de la biologie synthétique [qui vise à concevoir des organismes « non naturels dotés de capacités métaboliques optimisées pour l’élaboration de modes alternatifs de synthèse »] ». L’idée des scientifiques est de mettre au point des organismes permettant de synthétiser des produits chimiques en quantités industrielles. Et pour déjà parer aux problèmes que de tels organismes pourraient poser en cas de dissémination dans la nature, les chercheurs ont retenu l’option de les rendre dépendant de composants n’existant pas à l’état naturel. Ainsi, cette bactérie Escherichia coli K12 ne pourrait subsister dans la nature puisqu’elle n’y trouverait pas de chloro-uracile. Philippe Marlière précise d’ailleurs que l’approche adoptée est le meilleur moyen de mettre en œuvre le « principe de précaution dans les biotechnologies sans ralentir le progrès industriel », précisant que « ça n’est pas forcément vrai que c’est dangereux » [2]. Mais, nous permettrons-nous de rajouter, pas forcément faux non plus...
    Le présent travail s’inscrit dans ce qui est couramment appelé biologie de synthèse (bio-briques, cellules synthétiques, cellules minimales...). Les scientifiques adoptent l’approche qui est de travailler en fonction d’un lien direct et instantané entre recherche et débouchés commerciaux. Ce qui les amène à limiter leur capacité d’interrogation quant aux risques potentiels associés à leurs travaux. L’affirmation que pour une telle bactérie utilisant une base de synthèse, « ce n’est pas forcément vrai que c’est dangereux » illustre le paradigme technoscientifique dans lequel les chercheurs évoluent.

    [1http://www.genoscope.fr/spip/28-jui.... L’article est paru dans une revue allemande : « Chemical Evolution of a Bacterium’s Genome » Marlière P. et al., Angewandte Chemie, Volume 123, Issue 31, pages 7247–7252, July 25, 2011

    [2]  http://m.futura-sciences.com/2071/s...

  • Quelles garanties apportées par les signes de qualité ?

    OGM.gifColloque 23 novembre 2011 (Aire de Poitou-Charentes, Les Ruralies 79 230 Vouillé)

    Quelles garanties apportées par les signes de qualité ? 

    Nutritionnelles - Gustatives - Sanitaires - Environnementales 

     Programme de la journée : 

    - 9 h 30 : accueil / présentation de la journée : Collectif et personnalité du Conseil Régional

    - 9 h 45 : intervention de l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité). Laurence Guichard. Présentation des labels officiels et engagement des cahiers des charges. 

    10 h 30 : Présentation des produits signés Poitou-Charentes : l’IRQUA Poitou-Charentes (Institut Régional de Qualité Agroalimentaire) 

    - 11 h : Point sur la réglementation : Brigitte Bonnet de l'IRQUA. Non OGM / Sans OGM / étiquetage des produits transformés. 

    - 11 h 15 : alimentation / santé et pesticides : Philppe Desbrosses, docteur en environnement, membre du CRIIGEN : Comité de Recherche et d’Information Indépendantes sur le génie Génétique

    - 12 h : Échanges

    - 12 h 45 : repas 

    - 14 h 15 : Présentation par Philippe Demaison du réseau InPACT (Initiatives Pour une Agriculture Citoyenne et Territoriale) : Enjeu des circuits courts (exemple de la volaille). Où est la qualité ? - Quelles conséquences économiques et / ou environnementales ? 

    - 15 h : Ateliers (20 à 30 mn d’exposé puis échanges) 

    1 - Comment conduire un appel d’offre et rédiger un cahier des charges : 

    Exemple du service restauration des écoles primaires d’Angoulême par le responsable des achats : Claude Agard ; animation : Catherine Julan de la Mission Régionale Nutrition et Santé. 

    2 - Mise en place d’un contrat entre collectivités et groupe de producteurs : Exemple du CIVAM Montmorillonnais (Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le milieu rural) Animation : Laurence Rouher. 

    - 16 h 15 : Restitution des ateliers 

    Conclusion de la journée : par un membre du collectif

    - 17 h (environ) : Fin de la journée

     Colloque 23 novembre 2011.pdf

  • Monsanto poursuivi pour "biopiraterie" par l'Inde

    L'Autorité indienne de la biodiversité a annoncé, le 11 août, qu'elle allait engager des poursuites judiciaires à l'encontre du semencier américain Monsanto pour avoir mis au point une aubergine génétiquement modifiée à partir de variétés locales sans en avoir demandé l'autorisation.

    C'est la première fois, en Inde, qu'une entreprise va être poursuivie pour acte de "biopiraterie", une infraction passible de trois années d'emprisonnement.
    Monsanto, son partenaire indien Mahyco et plusieurs universités indiennes s'étaient associés en 2005 pour mener les recherches, avec l'appui de l'agence américaine de développement Usaid, favorable aux organismes génétiquement modifiés (OGM).

    MORATOIRE RECONDUIT EN 2011

    Une dizaine de variétés existant dans les régions du Karnataka et du Tamil Nadu, parmi les 2 500 que compte le pays, avaient été utilisées pour mettre au point cette première aubergine génétiquement modifiée, destinée à être commercialisée en Inde.

    Or, contrairement à ce qu'exige la loi sur la biodiversité votée en 2002, aucune autorisation n'avait été demandée pour utiliser des variétés locales. Les agriculteurs auraient dû notamment être consultés afin de négocier une éventuelle participation aux bénéfices tirés de l'exploitation commerciale de l'aubergine. "Monsanto était parfaitement au courant de la législation et l'a volontairement ignorée", estime Leo Saldanha, directeur de l'organisation de défense de l'environnement Environment Support Group, qui a saisi l'Autorité indienne de la biodiversité de ce cas de biopiraterie.

    Contacté par Le Monde, Monsanto s'est refusé à tout commentaire. D'après l'hebdomadaire India Today, le semencier rejetterait toute responsabilité, tout en accusant ses partenaires indiens de ne pas avoir demandé les autorisations nécessaires. Mahyco, dont Monsanto est actionnaire à hauteur de 26 %, a indiqué qu'il s'était contenté de fournir le gène de transformation. L'accusation de biopiraterie est un nouveau coup dur pour Monsanto, et risque de freiner le développement de ses activités en Inde.

    Le moratoire décrété en février 2010, par le ministre indien de l'environnement, sur la commercialisation des aubergines génétiquement modifiées a été reconduit cette année. Et sa levée ne semble pas à l'ordre du jour. A l'époque, le Comité de consultation de génie génétique avait pourtant émis un avis favorable à la commercialisation de l'aubergine.

    Les opposants aux OGM espèrent que Monsanto ne sera pas autorisé à mener des recherches sur les oignons génétiquement modifiés, comme l'entreprise en a fait la demande au mois de juin.

    L'Inde, qui abrite 7,8 % des espèces animales et végétales de la planète sur seulement 2,5 % des terres émergées, est très exposée aux risques de biopiraterie. Le sujet y est particulièrement sensible depuis qu'en 1997, des paysans du nord du pays avaient violemment protesté contre le brevetage, par le semencier américain RiceTec, d'une variété de riz basmati appelée "kasmati".

    VICTOIRE DES OPPOSANTS AUX OGM

    Afin de disposer de tous les éléments nécessaires, le gouvernement a démarré un projet pharaonique de recensement du savoir-faire en matière de médecine traditionnelle : 200 000 traitements – y compris les postures de yoga – ont déjà été répertoriés. Des centaines de scientifiques épluchent les traités anciens de médecine ayurvédique pour y recenser les vertus déjà éprouvées de fruits ou de plantes médicinales.

    Cette "bibliothèque numérique du savoir traditionnel", qui compte 30 millions de pages et a été traduite en cinq langues, a déjà permis d'annuler de nombreux brevets. Celui déposé par une université américaine sur le curcuma pour ses vertus dans la lutte contre le cancer a été annulé à la suite d'une plainte du gouvernement indien. Et la demande de brevet déposée en 2007 par le laboratoire pharmaceutique chinois Livzon, auprès de l'Union européenne, sur la menthe et l'Andrographis (échinacée d'Inde), utilisées notamment comme traitement contre la grippe aviaire, a été rejetée.

    Mais aucune de ces organisations n'avait été poursuivie en justice. "Il aura fallu six ans à l'Autorité nationale de biodiversité pour engager les poursuites", regrette Leo Saldanha. Après avoir enquêté sur une éventuelle infraction commise par Monsanto et ses partenaires, l'Environment Support Group avait donné l'alerte en février 2010. "Il faut que l'Autorité nationale accélère et multiplie les enquêtes pour lutter contre les cas de biopiraterie", insiste le directeur de l'organisation non gouvernementale.

    Cette action en justice contre Monsanto constitue une victoire pour les opposants aux OGM. Seule la culture du coton génétiquement modifié est actuellement autorisée en Inde. Elle a propulsé le pays au rang de deuxième producteur mondial, devant les Etats-Unis. Mais ces nouvelles semences, coûteuses, sont accusées de ruiner les producteurs les plus fragiles.

    L'aubergine, très présente dans l'alimentation quotidienne partout dans le pays, est aussi utilisée comme offrande religieuse. Dans le temple d'Udupi, dans le sud de l'Inde, les fidèles du dieu Krishna s'étaient ainsi violemment opposés à la commercialisation de l'aubergine génétiquement modifiée. Ils craignaient de susciter la colère de leur divinité en lui offrant des légumes "impurs".

    Julien Bouissou, Le Monde du 18 août 2011