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OGM - Page 4

  • Journée de soutien" au chercheur Gilles E. Seralini

    … qui a osé défier les données sanitaires de Monsanto sur les OGM et sur le Round Up....

    - Mardi 23 novembre 2010, procès en diffamation qu'il a dû faire à l'encontre de ses "chers" collègues chercheurs qui ont attaqué publiquement ses travaux et ses conclusions.
    De Angoulême et de Poitiers (9h33) départ en TGV n° 8420, avec des membres du Collectif contre les OGM, qui comprend aussi Attac Charente, pour passer la journée à l'Ile de la Cité à Paris, et suivre le procès.
    Retour avec le TGV 8479, 19h45, de Paris Montparnasse. Ca sera une belle journée militante pour une recherche "citoyenne" et indépendante !
    Si vous êtes intéressés, contactez Pierre Nibaudeau,  pierre.nibaudeau@orange.fr
  • Aux Etats-Unis, du colza transgénique prend la clé des champs

    OGM.gifDeux millions d'hectares de colza transgénique sont cultivés aux Etats-Unis. Il était inévitable que des plants prennent la clé des champs, pour se propager hors des zones cultivées. Le phénomène avait déjà été étudié, en champs ou en parcelles expérimentales, en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie et en France.

    Il vient seulement d'être documenté aux Etats-Unis, mais il y apparaît particulièrement spectaculaire : 86 % des plants de colza collectés au bord des routes du Dakota du Nord par une équipe dirigée par Cynthia Sagers, de l'université de l'Arkansas, se sont révélés être porteurs d'au moins un gène conférant une capacité de résistance à un herbicide total.

    L'équipe, qui présentait ses résultats vendredi 6 août, a parcouru 5 400 kilomètres de routes, avec un arrêt tous les 8 kilomètres, pour examiner une bande de 50 mètres carrés sur les bas-côtés et y compter les plants de colza.

    "DOUBLE RÉSISTANCE"

    Deux de ces plants revenus à l'état "sauvage" portaient chacun deux gènes de protection contre le glyfosate (herbicide que l'on trouve dans le Roundup commercialisé par Monsanto), mais aussi contre le glufosinate, un herbicide produit notamment par Bayer.

    Or un tel colza "double résistance" n'existe pas dans le commerce. Cela signifie que des croisements dans la nature ont "inventé" un nouvel OGM.

    Ces découvertes, qui ne surprennent pas les spécialistes, ne sont pas de bonnes nouvelles. Le colza conventionnel disperse facilement ses graines et a tendance à faire des repousses, ce qui est un inconvénient pour la rotation des cultures – il est vrai moins pratiquée aux Etats-Unis qu'en Europe.

    "On peut alors considérer le colza lui-même comme une mauvaise herbe", note le biologiste Pierre-Henri Gouyon. Sa forme transgénique aurait plus de latitude encore pour coloniser d'autres territoires, surtout là où glyfosate et glufosinate tuent les plantes concurrentes.

    Mais il y a plus préoccupant : le colza peut s'hybrider naturellement avec une dizaine de mauvaises herbes présentes sur le sol américain. Il paraît inévitable que des croisements confèrent à ces indésirables une protection contre les herbicides. Ces considérations avaient conduit, en 2003, la Commission du génie biomoléculaire à donner un avis défavorable à la culture de colza transgénique en France.

    "La multiplication des formes de résistance aux herbicides, tant dans les champs cultivés qu'en dehors, va devenir problématique pour les agriculteurs, prévient Cynthia Sagers. Parce que le contrôle de ces mauvaises herbes demandera l'utilisation d'une combinaison d'herbicides."

    Hervé Morin, Le Monde du 10.08.10

  • OGM : la Commission européenne aux mains des multinationales

    rubon1.jpgNiant les risques sanitaires et de destruction de la biodiversité, la Commission européenne a de nouveau cédé aux pressions des multinationales Pioneer, Monsanto et Syngenta.

    Le 29 juin les ministres de l’agriculture européens n’ont pu se mettre d’accord à la majorité qualifiée pour autoriser ou interdire la commercialisation dans l’Union européenne de maïs OGM. Le 28 juillet la Commission européenne a décidé d’autoriser pour dix ans la commercialisation de six maïs et de renouveler celle du MON810 de Monsanto, maïs utilisables pour l’alimentation humaine et animale. Elle profite ainsi d'une règle absurde et anti-démocratique qui, lorsque les Etats-membres n'arrivent à dégager une majorité qualifiée, donne le dernier mot à la Commission européenne, qui n'a de compte à rendre à aucun électeur.

    Cette décision devrait entraîner une circulation encore bien plus importante des produits transgéniques au sein de l’Union européenne. En 2009, la responsable de l'évaluation des OGM à l'Agence européenne de sécurité des aliments, Mme Renckens, a rejoint la société Syngenta, avant même que ne soit écoulé le délai de deux ans requis pour éviter la confusion d'intérêts. On peut légitimement se poser des questions sur les raisons qui ont poussé Monsieur Barroso et le Commissaire européen à la santé Monsieur Dalli à céder aux pressions des lobbies agro-industriels.

    ATTAC s’oppose pour de multiples raisons à la diffusion en agriculture des produits transgéniques : évaluation totalement insuffisante des risques sanitaires et environnementaux, main-mise renforcée sur le marché des semences, qui menace directement l'autonomie des paysans et la biodiversité cultivée… La décision de la Commission européenne se heurte à l'opinion des citoyens européens, qui refusent en grande majorité les OGM et réclament une agriculture paysanne de qualité.

    ATTAC continuera de se battre, avec la Coordination européenne Via Campesina, avec le mouvement des faucheurs volontaires et l'ensemble du mouvement alteramondialiste, pour bloquer la diffusion des OGM et inscrire cette mobilisation dans le débat sur la PAC 2013, pour une agriculture européenne durable qui garantisse un revenu équitable à tous les agriculteurs et qui respecte la souveraineté alimentaire.

    Communiqué d'Attac France, Paris, le 28 juillet 2010

  • OGM : la Commission présente officiellement ses plans

    Le 13 juillet 2010, le commissaire européen à la Santé, John Dalli, commentait en conférence de presse les options retenues par le collège des commissaires sur le dossier OGM. La volonté affichée par la Commission est d’accroître la liberté des États d’interdire la culture des PGM, mais pour les ONG européennes, c’est davantage un déblocage de l’épineux dossier des autorisations à la culture qui est recherché.

    Plus de pouvoirs aux États ou statu quo ?

    « Le système basé sur la science existe, existait et existera toujours » annonce John Dalli. Il ne s’agit donc pas de modifier la procédure européenne actuelle d’autorisation des OGM. Mais le commissaire à la santé déclare vouloir, une fois les OGM autorisés, « accorder aux États membres la liberté de restreindre ou d’interdire la culture des OGM ». Or, dans les faits, il apparaît que les propositions de la Commission ne modifient pas sensiblement le pouvoir des Etats sur la culture. Voyons le détail.

    Le collège des commissaires a adopté deux mesures. Premièrement, il remplace la recommandation sur les lignes directrices sur la coexistence, de 2003, par une nouvelle recommandation « plus souple ». Les anciennes lignes directrices, prises en application de la directive 2001/18 sur les OGM, étaient en effet assez restrictives mais comme toute recommandation, elles n’étaient pas contraignantes et les États pouvaient déjà prendre des mesures plus restrictives sans être inquiétés par des poursuites devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) (l’Autriche, la Hongrie ou la Bulgarie appliquent déjà des règles de coexistence très strictes). La nouvelle recommandation n’est pas d’avantage contraignante.

    La suite sur le site Infogm : http://www.infogm.org/spip.php?article4501

  • OGM : BAYER condamné à payer des dommages-intérêts

    OGM.gifUne deuxième bonne nouvelle sur le front des OGM :

    après la victoire historique du Conseil Général du Gers, http://www.lelotenaction.org/rubrique,ogm-une-victoire-historique,504042.html le communiqué du CRII GEN reçu ce matin, fait état de la comdamnation de la société Bayer, par la cour fédérale de St Louis (USA), à verser deux millions de dollars de dédommagement à deux agriculteurs dont la récolte de riz avait été contaminée par des variétés génétiquement modifiées de dollars. Un coup dur pour Bayer et un avertissement fort lancé à l'Union Européenne, au moment ou les demande d'autorisation d'importation de ce riz Bayer sont sur les bureaux des responsables européens.

    2 millions de dédommagement

    « Nous demandons à l'UE de n'accorder aucune autorisation d'importation à ce riz » La Cour fédérale de Saint Louis (Missouri) a accordé près de deux millions de dollars de dédommagement à deux agriculteurs dont la récolte de riz avait été contaminée par des variétés génétiquement modifiées de la société BAYER CropScience. Cette procédure est considérée comme un ballon d'essai par environ 3000 cultivateurs de riz des états du Missouri, Alabama, Arkansas, Texas et Mississipi qui ont été confronté au même problème. Selon Johnny Hunter, l'un des deux plaignants : « C'est un grand succès pour les agriculteurs américains, qui ont été les victimes de la contamination par Liberty Link. J'espère, que grâce à ce jugement la société BAYER sera contrainte de mettre fin à ses essais irresponsables ». Les jurés ont considéré que BAYER avait fait preuve de négligence, ce qui les a conduits à répondre positivement aux demandes de dédommagement de Hunter. Pour Adam Levitt, l'un des avocats des plaignants, BAYER risque de payer plusieurs centaines de millions de dollars. Le prochain procès est prévu en janvier prochain. En 2006, le riz long OGM Liberty Link 601, qui résiste au glufosinate, un herbicide hautement toxique, était apparu sur le marché, bien qu'une autorisation d'exploitation n'ait encore été accordée nulle part dans le monde. 30% de la récolte étatsunienne étant contaminés, l'UE et le Japon stoppèrent toutes les importations de riz en provenance des USA. Selon une étude de Greenpeace, les agriculteurs eurent à faire face à des pertes d'1,2 milliards. C'est suite à des essais de plein champ effectués par BAYER et la Louisiana State University il y a quelques années, que des croisements aux conséquences fatales ont eu lieu. Philipp Mimkes de la Coordination contre les méfaits de BAYER (CBG) déclare : « Nous saluons la décision du tribunal de St Louis et demandons à BAYER de dédommager immédiatement tous les agriculteurs victimes de la contamination par le riz Liberty Link. D'autre part, nous demandons à l'UE de n'accorder aucune autorisation d'importation à ce riz, car elle doit prendre en compte les risques écologiques et sociaux dans les pays où ce riz est susceptible d'être cultivé. » La culture de riz GM mène immanquablement à une contamination et à la disparition des variétés de riz traditionnelles, ce qui va de pair avec une augmentation des nuisibles et une utilisation accrue de pesticides dangereux.
    Dès 2003, le groupe BAYER a demandé à l'UE d'autoriser l'importation pour la variété Liberty Link 62. Cette demande a été plusieurs fois rejetée par le conseil des ministres, mais elle est toujours d'actualité car elle n'a jamais été retirée.

    Traduction : Edith Meyer