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Web - Page 7

  • Le réseau social d'Attac est en ligne !

    Logo Attac.jpghttp://community.attac.org/fr/blogposts/le-r%C3%A9seau-social-est-en-ligne-0

    Vous trouverez sur community.attac.org la version béta du réseau social attac enfin mise en ligne. Ce site est notre lieu pour échanger, débattre, s'informer entre militants et sympathisants d'attac à travers le monde.

    Vous pourrez sur ce site :

    - Créer un blog

    - Partager des liens

    - Publier des images, et à terme d'autres contenus multimédias (vidéos, audio)

    - Créer des groupes pour organiser les contenus de votre groupe national, votre comité local ou de votre groupe thématique.

    - Bénéficier d'un espace wiki au sein des groupes ou pour vous même

    - Promouvoir vos évènements

    - Suivre les groupes et les personnes qui vous intéressent, et votre page d'accueil vous permettra alors de suivre leurs actualités au fil de l'eau.

    - Tagguer vos contenus afin qu'ils puissent être retrouvés

    - promouvoir le contenu des autres membres de la communauté, à l'aide du bouton "partager" (si nous avions utilisé "j'aime", nous aurions eu quelques ennuis avec facebook!)

    - prendre connaissance des informations relatives à la vie interne d'attac france sur le groupe : http://community.attac.org/fr/groups/5.

    Voici quelques informations pour la prise en main du site :

    - Si vous avez des questions, aller sur le groupe "support" dont vous serez automatiquement membres à votre première connexion. Vous pourrez poser vos questions sur la page d'accueil, parcourir le wiki de l'aide, qui contient une première page de prise en main

    - Si vous le pouvez, privilégier votre vrai nom comme nom d'utilisateur pour que les membres puissent vous retrouver.

    - A part les billets de blogs qui seront importés prochainement, il n'a pas été possible de transférer dans des délais raisonnables le contenu de l'ancien réseau social. Nous nous excusons de ce problème. Vous pourrez toutefois sans problème le faire manuellement. Ca peut être l'occasion de faire le ménage et de ne garder que ce qui est à jour sur votre groupe !

    - Merci de garder à l'esprit que ce site est encore en version béta. Il peut toujours y avoir des bugs qui perdurent. Les développeurs qui travaillent sur le site font de leur mieux pour les corriger. Si vous en trouvez, merci de les signaler dans le groupesupport.

     
  • En Islande, dans la rue, avec (même) des drapeaux d'Attac !

    banques bis.gifUne vidéo sur la rentrée politique islandaise et une grosse manifestation pour faire pression sur le gouvernement. Le sort de l'assemblée constituante qui travaille depuis des mois est en jeu. Ça gronde, ça proteste et la femme du président de la République est même allée rejoindre les manifestants : surprenant !

    http://www.youtube.com/watch?v=EWVd15gh-WU

  • La lettre des atterrés n°3

    Les "Economistes atterrés" ont publié cette semaine leurs deux premières notes : une note sur la crise irlandaise signée par Benjamin CORIAT, et une note sur la crise de l'euro, signée par Henri STERDYNIAK. Un communiqué de presse accompagnait ces deux publications. Nous continuons ainsi à alimenter le débat sur la crise actuelle, comme nous avons commencé à le faire à travers notre manifeste, signé par plus de 2 780 personnes à ce jour.

    Vous trouverez ces 3 textes en lien ci dessous.

    La crise irlandaise, Emblème et symbole de la finance dérégulée. ->http://atterres.org/?q=la-crise-irlandaise-embl%C3%A8me-et-symbole-de-la-finance-d%C3%A9r%C3%A9gul%C3%A9e

    Crise de la zone euro : Les jeux des marchés financiers et l’aveuglement des institutions européennes conduisent à la catastrophe. Il est urgent de changer d’Europe. -> http://atterres.org/?q=crise-de-la-zone-euro%C2%A0-les-jeux-des-march%C3...

    Crise de la zone Euro : Il est urgent de changer d’Europe ; Il est urgent de desserrer l’étau des marchés financiers -> http://atterres.org/?q=crise-de-la-zone-euro-il-est-urgent-de-changer-d%...

  • Des dépenses militaires dans la plus grande discrétion

    Sur le blog de Philippe Leymarie (http://blog.mondediplo.net/2010-10-07-Des-depenses-militaires-dans-la-plus-grande) retour sur les dépenses élyséennes en matière de transport (!) sur les nouvelles dépenses pour moderniser notre (très chère) dissuasion nucléaire et sur Dassault…

    Cadeau pour Dassault

    Encore plus fort : le « chèque-cadeau », ou en tout cas la belle rallonge accordée tout récemment au groupe Dassault. Pour assurer à l’avionneur un plan de charge minimal, en l’absence de tout succès de la vente à l’export du chasseur Rafale, le ministère français de la défense anticipe ses propres acquisitions, pour un coût supplémentaire de 800 millions : la préparation de la loi de finances 2011 a contraint le ministère à admettre ce tour de passe-passe, mais personne ne souhaite s’étendre sur le sujet, et surtout pas Le Figaro...

    Ainsi, une commande de 11 appareils par an sera inscrite au budget entre 2011 et 2013 : au lieu des 22 chasseurs qu’il était prévu d’acquérir sur l’ensemble de cette période, 33 seront livrés, soit 11 machines de plus que prévu initialement. Mais le ministère, dont les crédits sont en baisse, va devoir du coup retarder d’autres programmes, qui étaient sur les rails pour les prochains budgets, comme la rénovation des Mirage 2000D, la commande des ravitailleurs multirôles MRTT, ou le financement des programmes de drones.

    Dassault assure que ces Rafale auraient été commandés de toute façon par l’armée de l’air française, et qu’il s’agit simplement – avec ce « décalage » – de sauvegarder la chaîne de production, et donc un savoir-faire. Reste que le soutien de l’Etat français à cet avionneur unique, monopoliste, dont l’activité militaire repose sur la seule commande publique, apparaît comme un coup de pouce de plus au groupe privé Dassault.

    Serge Dassault, son patron, est aussi sénateur UMP, et possède notamment le quotidien gouvernemental Le Figaro. Il s’apprête, apparemment – avec la bénédiction, voire sur commande de l’Elysée – à prendre possession du quotidien populaire Le Parisien.

     

  • Nous vivons plus qu’une convergence de crises,…

    … l’effondrement est déjà là »

    Par Agnès Rousseaux (13 septembre 2010)

    Crise après crise, le système capitaliste semble perdurer. Spéculation financière, dégâts environnementaux et inégalités mondiales repartent de plus belle. Et pourtant…

    Pour Geneviève Azam, économiste et co-présidente du conseil scientifique d’Attac, les illusions d’un monde aux ressources infinies et à la croissance illimitée sont tombées. Le modèle capitaliste n’est plus porteur de rêves. Un nouveau rapport au monde émerge, aux contours encore incertains. Réussira-t-il à opérer la transition vers un « postcapitalisme civilisé » ? Entretien avec l’auteure du livre « Le temps du monde fini ».

    Basta ! : La succession des crises – financière, sociale, écologique... – n’entraînent toujours pas de changements radicaux au sein du système capitaliste. Faut-il attendre son effondrement total pour que ce modèle soit remis en question ?

    L’effondrement est déjà là. Nous vivons plus qu’une crise, plus qu’une convergence des crises, mais l’imbrication de toutes les crises. Des émeutes de la faim viennent de nouveau d’éclater au Mozambique. Un tel événement est quasiment impensable dans nos sociétés ! Ces émeutes sont le résultat d’un modèle agricole productiviste et de la spéculation sur les produits agricoles, sur les terres, donc du système financier. C’est également une conséquence de la crise écologique, avec le réchauffement climatique, et de la crise énergétique, avec le développement des agrocarburants pour remplacer le pétrole. Chaque manifestation de l’effondrement que nous vivons combine toutes ces crises.

    Nous nous acharnons à repousser toute limite. C’est, selon vous, ce qui caractérise deux siècles d’histoire économique. Sentez-vous une prise de conscience de la rareté, voire de la finitude, de nos ressources et des limites intrinsèques à notre planète ?

    Si on fait l’hypothèse que le capital technique peut se substituer indéfiniment au capital naturel, il n’existe effectivement aucune limite. La pensée économique reste prisonnière de cette hypothèse, et de celle de la réversibilité du temps, du possible retour en arrière. La crise écologique montre au contraire que des phénomènes irréversibles, que des destructions définitives sont à l’œuvre. Depuis une vingtaine d’années, les mouvements sociaux ont pris conscience de ces limites. Une expertise citoyenne s’est peu à peu construite sur l’énergie, les semences ou le climat, démontant l’illusion que la technique pourrait remplacer ce qui est détruit.

    Les théories économiques oublient la nature. Quand elle est prise en compte, on parle « d’externalités ». On lui attribue un prix comme s’il existait une mesure commune entre nature et marchandises. Cela me gêne. Fixer un prix laisse penser qu’une compensation est possible, qu’il suffit de payer. Certaines dégradations sont irréversibles, et payer ne remplacera jamais les pertes. Parler d’externalités est aussi très révélateur, comme si c’était juste quelque chose de regrettable. C’est le processus lui-même qui doit être modifié et pas simplement ses effets « regrettables ».

    Ne risque-t-on pas de s’enfermer dans une gestion économique de la crise écologique, avec, par exemple, le « marché des droits à polluer » ou le principe pollueur-payeur ?

    Donner un prix à des pollutions traduit une prise de conscience. Il est logique que ceux qui abiment l’espace public pour des motifs de rentabilité privée soient redevables. Mais comment fixer ce prix ? Aujourd’hui, on nous répond : « par le marché ». Après le marché des droits à polluer pour le climat, la mise en place d’un marché de la biodiversité, avec des droits de compensation et des « mécanismes de développement vert », est à l’ordre du jour. Ce sera sur la table de la prochaine conférence sur la biodiversité au Japon, en octobre. Un tel « marché » induit la possibilité de détruire la biodiversité quelque part à condition de la remplacer ailleurs. Il se met déjà en place. La Caisse des dépôts a créé une filiale pour gérer ce genre de titres. On commercialise la nature dans ce qu’elle a de plus essentiel, le vivant et la biodiversité. Difficile d’aller plus loin.

    Quant au principe pollueur-payeur, je souhaite que BP paye pour tous les dégâts occasionnés aux États-Unis. Mais s’il existe des dégâts écologiques, il y a aussi des crimes écologiques. Quand, au nom de la rentabilité, on ne prend pas toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des installations, des personnes et de la biodiversité, c’est un crime contre l’humanité. Ce problème ne relève pas du champ économique, de compensations financières, mais du droit.

    Le temps du « monde fini » est aussi, selon vous, celui de la « perte d’un monde commun »... Qu’entendez-vous par là ?

    La gestion de la rareté se fait par l’augmentation de la concurrence, qui est de plus en plus féroce. Cela menace la possibilité de définir collectivement des règles, fondées sur la liberté et la justice, la possibilité d’un monde commun. La philosophe Hannah Arendt parle du triomphe de l’animal laborans. Le productivisme réduit les hommes « à des travailleurs dans une société sans travail ». On ne produit plus d’objets durables. Pour une grande majorité de personnes, le sens du travail consiste désormais à entretenir le rythme biologique, la consommation, la machine humaine. Le travail consume les êtres. Dès lors que les individus sont centrés sur la production de leur propre espace vital, de leur propre survie, le monde commun à l’autre tend à disparaître. La conception néo-libérale d’un être totalement tourné sur lui-même, auto-suffisant, narcissique, « libre », accélère ce processus.

    La suite de cet entretien de Geneviève Azam sur le site de Basta :

    http://www.bastamag.net/article1174.html