27.07.2009

Pour une justice écologique…

… libérons le climat des marchés financiers
brochure.gifAttac a fait de l’urgence climatique et de la justice climatique une de ses priorités de campagne et d’éducation populaire. Cette brochure s’inscrit dans la continuité de ses travaux et de ses combats et s’attache à montrer et expliciter les enjeux du financement du changement climatique, enjeux écologiques, économiques, sociaux et politiques. C’est une démarche essentielle pour s’approprier des débats qui ne peuvent être laissés seulement à des experts et pour pouvoir conjuguer écologie et solidarité, écologie et justice, écologie et démocratie. Il serait suicidaire d’oublier que la question climatique, devenue une des priorités planétaires incontestables, est d’abord et avant tout le fruit d’alertes et de travaux remarquables de la communauté scientifique académique au premier chef, mais aussi de travaux permanents de contre-expertises indépendantes et citoyennes contrebalançant les discours des gouvernements et des transnationales de tous les secteurs peu enclins à remettre à plat nos modèles de développement.
Les comités locaux peuvent passer commandes dès à présent, en indiquant "brochure climat" dans le sujet du mail, à l’adresseattacfr@attac.org. La brochure est vendue aux comités 1€ l’unité, frais de port compris. La commande doit être d’un minimum de 20 brochures. Cette brochure est semblable à celles déjà parues sur la santé, l’eau et l’électricité, elle est au format A5 et compte 36 pages.

Arrivée du Tour de France des paradis fiscaux dimanche à Paris

rubon1.jpgDimanche 26 Juillet, une île paradisiaque avec chaises longues et palmiers géants a été installée sur le Parvis de l’Hôtel de Ville.

 

Des fraudeuses et fraudeurs en maillots de bains et chemises à fleurs y ont distribué plus de 10 000 faux billets de 100 euros.

Après Monaco, Andorre, la Suisse et Annecy, Attac et ses partenaires de la plateforme Paradis fiscaux et judiciaires (www.argentsale.org) ont achevé leur Tour de France de la sensibilisation et de l’information sur les paradis fiscaux.

Rendez-vous est pris pour la rentrée en septembre, pour attaquer le sprint final pour la suppression des paradis fiscaux !

 

- Photos de l’action à Paris le 26 juillet

- Le faux billet de 100€La revue de presse actualisée le 24 juillet

- Le rapport Attac : De la fin des paradis fiscaux aux taxes globales

 

 

18.07.2009

Université citoyenne d’Attac France Août 2009

UE_affiche2009.gifLa crise financière et ses conséquences sociales, notamment en termes d’emploi, montrent l’impasse et les dangers de la finance dérégulée et du néolibéralisme. Alors que nos dirigeants, le G20 en tête, parlent de refonder le système, la période actuelle fournit une opportunité de proposer de véritables alternatives. Bâtir une société plus juste, plus démocratique, plus solidaire et plus respectueuse de l’environnement.

Dans un tel projet, que faire du capitalisme ? C’est la question centrale qu’Attac vous invite à débattre lors de sa dixième université d’été qui se tiendra au Palais des congrès d’Arles du 21 au 25 août.

Le lien avec le programme (au 2 juillet) : http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1139

14.07.2009

Raconte-moi la crise

Comment expliquer la crise du capitalisme alors que tous les médias, tous les commentateurs, tous les professeurs d’université de renom, tous les théoriciens du marché et de la finance, ou peu s’en faut, se répandent en discours mystificateurs ?
En ne lâchant pas d’un pouce le débat théorique, Jean-Marie Harribey élabore des outils pédagogiques populaires à l’image des travaux qu’il a menés depuis 1998 au sein d’Attac.

Le lecteur trouvera des textes alliant l’analyse et la dérision, qui sont de petits essais socio-économiques, écrits sur le vif des mouvements sociaux de ces dernières années. Souvent sur un modèle parodique, il a fait appel à des classiques de la littérature populaire qui en disent plus long que beaucoup de savants traités. Par exemple, lors de la lutte des jeunes contre le projet du gouvernement de créer un « contrat première embauche » au motif qu’il fallait « changer de modèle social », l’auteur « utilise » Le Petit Prince pour écrire : « Dessine-moi un modèle. » Le lecteur reconnaîtra aussi La Fontaine, Corneille, Molière, Cervantès, Hugo et quelques autres sources... Ce faisant, Jean-Marie Harribey rappelle que le capitalisme du XXe et du XXIe siècles a miné les deux piliers sur lesquels il repose : l’exploitation de la force de travail et celle de la nature. Crise sociale et crise écologique sont au cœur des crises – à première vue financières, en réalité globales – que connaît le capitalisme depuis les années 1980.
La conclusion donne la parole aux deux grands économistes qui déjà en leur temps avaient compris ce qu’était le capitalisme. Marx et Keynes avaient vu en quoi la logique du profit est une logique sacrificielle puisque les humains et la nature étaient condamnés à n’être que des instruments.

Jean-Marie Harribey, Raconte-moi la crise, aux éditions Le Bord de l’eau.

EDF : les raisons inavoués…

Sur le site Mediapart cette analyse au vitriol de la situation d'EDF. Prenez un peu de temps pour lire ce texte, c'est édifiant.

Le début de l'article ci-après et en pièce jointe en pdf.

 

 

07.07.2009

Le tour de France…

 

logo_attac.gif… des paradis fiscaux

Les paradis fiscaux par les fiscaux qu’ils procurent à leurs clients, mais aussi par le secret bancaire et l’immunité judiciaire qu’ils assurent, jouent un rôle essentiel dans la mondialisation des activités financières criminelles.

Cette année les organisateurs du "Tour de France" ont eu la bonne idée de le faire partir de Monaco avec des étapes à Andorre et en Suisse, trois paradis fiscaux.

Attac et d’autres partenaires se mobilisent.

Les infos en ligne sur : http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique31

Le RSA, ça sert à ça

logo_attac.gif"Le RSA, ça sert à ça", c’est le leitmotiv de la propagande gouvernementale : un homme marié, père de 4 enfants, cariste payé au SMIC avoue ne pas « s’en sortir financièrement ». (Diantre, est-ce possible ?!). Solution miracle : le RSA. L’opération marketing de Martin Hirsch est largement diffusée pour l’entrée en vigueur du « Revenu de Solidarité Active » qui, à partir du 1er juin 2009 a remplacé le RMI (pour 1 200 000 personnes) et l’Allocation de Parent Isolé (pour 400 000 personnes). Avec les travailleurs pauvres, ce sont quelques 3,5 millions de personnes qui sont concernées.

Le RSA "plancher" ou "socle", c’est le RMI en pire. Les misérables minima sociaux ne sont pas augmentés (454 euros maximum pour une personne seule, 675 pour un couple) et le RSA risque d’entraîner la perte de l’exonération de taxe d’habitation, de la CMU et de la gratuité des transports. Discrimination illégale, en sont exclus, les moins de 25 ans et les immigrés en situation régulière, qui doivent justifier d’au moins 5 ans de travail. Le RMI était un DROIT à un revenu qui pouvait prendre en compte des questions de santé ou de logement. Le RSA oblige les anciens Rmistes et les femmes élevant seules leurs enfants à s’inscrire dans des parcours contraints de formations, souvent bidons, ou de miettes d’emploi précaires. En cas de refus de l’ "Offre Raisonnable d’Emploi" ou d’absence à une convocation du contrôle renforcé, (deux rendez-vous individuels ou collectifs hebdomadaires, à minima, sont prévus), c’est la radiation et plus aucun revenu ! La charité, d’accord, mais seulement pour les bons pauvres !« Le RSA, ça sert à ça ! »

Le "RSA plafond", trappe à précarité : Présenté comme une incitation à reprendre un emploi, il est attribué aux travailleurs pauvres, dont le revenu est au maximum de 1,05 SMIC pour une personne seule et de 1,8 SMIC pour un couple avec deux enfants. 38% des revenus professionnels sont alors déduits de la prestation. Exemple : avec un ¾ temps, soit 771 €/ mois, ce RSA s’élèvera donc à 400,07- (38% de 771 €) soit 101 € pour le revenu total fabuleux de 101 + 771 = 872 €. Mais le RSA se substitue aux mesures qui existaient déjà : ("Prime Pour l’Emploi", cumul pendant 3 mois du RMI avec le revenu d’une reprise d’emploi, …). Pour une catégorie des travailleurs pauvres (environ 1/5eme n’avaient pas droit à la PPE), le RSA pourrait cependant représenter un avantage en terme de revenus. Enfin, … pas de quoi sortir de la pauvreté monétaire quand même !
Avec le RSA, les "assistés" auront donc droit à une carotte de 1,5 milliard d’€, pour les inciter à ramasser des miettes de boulots précaires. Grâce au bouclier fiscal, cette nouvelle « prime pour l’emploi », ne sera pas financée par les plus grosses fortunes. Mais les travailleurs pauvres n’auront plus droit à l’ancienne "Prime Pour l’Emploi", d’un montant de 4,5 milliards d’€ (en 2006). Pour les entreprises, en revanche, "l’activation des dépenses passives" est une manne d’une autre échelle : 65 milliards d’€ d’aides publiques dont, pour 2008, 32 milliards d’€ rien qu’en allègements de "charges" ou exonérations de cotisations Qui sont les assistés ? 
"Socle" ou "plafond", le RSA soumet son "bénéficiaire" à une déclaration détaillée qui passe au crible sa situation et qui alimente un énorme fichier. A renouveler tous les trois mois, elle est bien plus poussée que la traditionnelle déclaration d’impôt. Le document de 6 pages, non seulement, fait montre d’un contrôle social hautement intensifié, mais il scrute au plus près la solidarité familiale, associative voire amicale. N’y aurait-il pas quelques économies sur un livret d’épargne ? L’examen du "train de vie des Rmistes" est étendu à l’API et à tous les travailleurs pauvres. C’est un rapprochement avec le système Hartz IV allemand : tout chômeur recevant sur son compte bancaire un cadeau ou une aide de sa famille se voit suspendre son allocation à hauteur du montant perçu. « Le RSA, ça sert à ça » ! Vanté comme la panacée de la « lutte contre la pauvreté et les inégalités », le RSA remet en question le SMIC, ce "frein à l’emploi", qui ne serait pas « un moyen efficace pour [les] réduire », selon le rapport Cahuc, Cette et Zylbenberg. Dans le cadre de la « réforme » prochaine du SMIC, souhaitée par Sarkozy et dont on a tout à craindre, les opposants au SMIC, souhaitent « s’appuyer sur des mesures fiscales et des prestations sociales ciblées, plutôt que sur un salaire minimum élevé et uniforme ». (Les smicards apprécieront le qualificatif "élevé" de leur salaire) En clair : Il s’agit bien de transférer encore plus une partie de la rémunération salariale des entreprises… vers la collectivité. « Le RSA, ça sert à ça » ! Droit du Travail. L’obligation d’inscription à Pôle Emploi, le chantage à la misère, les radiations vont permettre d’imposer tous les contrats précaires et bidons que le service de l’emploi possède dans ses tiroirs. A Marseille, le RSA sert déjà à se débarrasser du CDI : pour le nettoyage de ses foyers, Adoma (ex-Sonacotra) a livré le marché à des régies de quartier chargées de l’insertion. Résultat : des salaires deux fois moindres, et 40 salariés spécialisés dans le nettoyage, en CDI depuis de nombreuses années, se retrouvent « mutants » du droit social, ni salariés ni chômeurs, sans droits reconnus. « Le RSA, ça sert à ça » ! Huit millions de personnes vivaient déjà sous le seuil de pauvreté, en France, en 2006 (INSEE) soit 13,2 % de la population avec moins de 880 euros par mois. L’explosion du chômage aggrave encore cette situation et le RSA ne fait qu’institutionnaliser la précarité. Pourtant, la misère et la pauvreté ne sont pas des fatalités. Avec les Associations de chômeurs et précaires, Attac revendique le droit fondamental, pour tous et toutes, avec ou sans emploi, à un revenu garanti permettant de vivre dignement, en mettant le développement humain au cœur de l’économie.

Gérard Régnier, juin 2009

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