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Luttes sociales

  • Des abeilles attaquent le siège de Bayer - Monsanto

    Attac.pngCe jeudi 14 mars, des dizaines de militant·e·s d’Attac déguisé·e·s en abeilles se sont rassemblé·e·s devant le siège de Bayer-Monsanto et y ont installé une scène de « crime écologique ». Cette action intervient à la veille des mobilisations pour la justice climatique (« grève mondiale des jeunes pour le climat » vendredi 15 mars et « marches pour la justice sociale et climatique » le 16 mars). Son objectif : dénoncer les impacts désastreux et irréversibles de Bayer-Monsanto sur l’environnement, la nature, le vivant et appeler à une mobilisation massive les 15 et 16 mars.

    Les militant·e·s ont recouvert d’une peinture non-toxique aux couleurs évoquant du miel les vitrines du bâtiment à l’aide d’extincteurs, et déversé des conteneurs de mélasse sur le trottoir. Devant cette scène, des grandes silhouettes cartonnées, symbolisaient les victimes quotidiennes de Bayer-Monsanto : abeilles, papillons, arbres, êtres humains, lombrics, ...

    Malgré l’état d’urgence écologique et climatique actuel, Bayer-Monsanto continue de détruire la biodiversité en bénéficiant d’une large impunité obtenue grâce à la complicité des États et son lobbying féroce. Le dernier rapport du GIEC publié à l’automne 2018 pointait l’impact du changement climatique sur la biodiversité : deux fois plus d’espèces seront mises en danger au cas où le réchauffement climatique dépasse les 2°C par rapport à une situation où il est contenu en-deçà de 1,5°C. Bayer-Monsanto ne fait qu’accentuer cette destruction par la production massive de produits dangereux pour la vie et la biodiversité.

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    Les actes criminels des entreprises et la complicité ou l’inaction des États ne peuvent rester impunis.
    L’action des militant·e·s d’Attac visait à dénoncer un système économique et agroalimentaire soutenu par Bayer-Monsanto et les gouvernements, qui empoisonne nos assiettes, notre air, nos sols et notre planète au profit de puissants industriels et au détriment des paysans et de la majorité de la population.

    Pour Annick Coupé, secrétaire générale d’Attac : « l’impunité dont bénéficie Bayer-Monsanto illustre le double discours du gouvernement. D’une part il n’a cessé de reculer sur l’interdiction du glyphosate : la promesse de son interdiction demeure non inscrite dans la loi et témoigne du poids considérable des lobbys pour bloquer toute réglementation ambitieuse. D’autre part cette entreprise participe directement au financement de la campagne de l’ALDE (le groupe auquel sont rattachés les députés LREM au Parlement européen), ce qui laisse entrevoir de sérieux doutes quant à la réelle volonté du gouvernement de vouloir interdire le glyphosate. »

    Notre action vise à cibler les vrais responsables des dérèglements climatiques. « Fin du monde, fin du mois. Mêmes coupables, même combat ! »

    Communiqué du 14 mars 2019

  • 8 mars, 15h40 : l’heure des comptes

    Mobilisation internationale pour les droits des femmes (7 mars 2019)

    Cette année, la Journée internationale pour les Droits des Femmes est placée sous le signe de l’égalité salariale et du pouvoir d’achat.

    Les femmes gagnent toujours 26% de moins que les hommes, du fait du travail à temps partiel (30 % des femmes), des retards (ou absence) de déroulement de carrière, de la dévalorisation des métiers en majorité féminisés (santé, sociale, éducation, tertiaire…), de la part variable de la rémunération, de la discrimination inexpliquée, et de la diminution des femmes dans les métiers scientifiques.

    15 h 40, c’est donc tous les jours l’heure à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement.

    C’est pourquoi 37 associations féministes et syndicats appellent à cesser le travail à 15 h 40 le vendredi 8 mars 2019.

    Chaîne humaine à Toulouse, changement de nom des places à Nancy, défilé avec batucada à Marseille, marches dans les cités à Nanterre, Strasbourg et Villefranche… à Paris un rassemblement est prévu Place de la République à 15 h 40.

    Attac est signataire de cette initiative et se joindra aux rassemblements prévus partout en France.

    Comment agir le 8 ?
    ► En me mettant en grève à 15 h 40 ou toute la journée.

    ► En donnant RDV à mes collègues à 15 h 40 dans la cafétéria.

    ► En portant un foulard violet (le symbole international du féminisme !)

    ► En rejoignant les rassemblements prévus dans toute la France les 8 et 9 mars ou en organisant le mien si rien n’est prévu près de chez vous !

    ► En postant des photos des rassemblements avec le hashtag #8mars15h40 sur les réseaux sociaux et dans le fil WhatsApp dédié.

    On se retrouve où ?
    ► Rejoignez les actions, rassemblements et marches déjà prévues dans votre ville les 8 et 9 mars (et déclarez les vôtres si elles ne sont pas annoncées !)

    ► L’événement Facebook parisien (listant les autres événements en France) du 8 mars et du 9 mars

    Ensemble, nous sommes une force immense !

    Vous trouverez toutes les informations utiles pour vous impliquer dans cet événement sur le site https://8mars15h40.fr/

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  • Grève lycéenne et étudiante pour le climat : une mobilisation réussie, un État qui réprime

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    Après une Assemblée Générale tenue le 8 février à l’Université de Jussieu, à Paris, le premier appel à la mobilisation de la jeunesse pour le climat avive l’espoir. Préparé en quelques jours, le rassemblement devant le Ministère de la Transition Écologique a réuni le 15 février plusieurs centaines de lycéen·ne·s et d’étudiant·e·s, dans la lignée d’autres manifestations en France et à l’international.

    Dans la perspective du grand appel à la grève pour le climat du 15 mars prochain, ce premier succès est de bon augure. « Il n’y a pas de planète B », « nous sommes la nature qui se défend », « sauvez un arbre, mangez un lobbyiste », « le capitalisme ne sera jamais vert », « révolution écologiste radicale et sans frontière », « vendredi vert, samedi jaune »… les pancartes donnaient le ton d’un rassemblement joyeux et déterminé, n’accordant aucune confiance aux discours lénifiants de la Secrétaire d’État à la Transition Écologique, Brune Poirson, qui est venue déclarer devant la foule pacifiste mais pas dupe : « Derrière ces portes, contrairement peut-être à ce que certains peuvent penser, vous n’avez pas d’adversaires, mais des alliés ».

    Or, quelques dizaines de minutes plus tard, alors que le calme était toujours installé, une nasse policière s’est refermée sur les manifestant·e·s, pendant plus de trois heures. Insultes envers les lycéen·ne·s, destruction du matériel militant, fouilles, contrôles d’identité systématiques, jusqu’aux propos scandaleux de quelques gradés assurant qu’ils avaient « tous les droits » et proférant diverses menaces à des jeunes manifestant·e·s qui ne demandaient qu’à rentrer chez eux ! Bel exemple d’une politique de maintien de l’ordre qui ne fait qu’attiser la colère.

    Derrière un discours de façade, le gouvernement envoie un message clair à une jeunesse qui s’inquiète pour son avenir : on ne veut pas de vous dans la rue, rentrez chez vous et ne revenez plus. C’est toutefois sans compter sur la détermination des lycéen·ne·s et étudiant·e·s qui se sont donnés rendez-vous dès la semaine prochaine.

    Attac dénonce cette répression préventive, salue le calme et la détermination des manifestant·e·s et appelle à amplifier les luttes collectives pour la justice sociale et climatique.

    Communiqué Attac du 16 février 2019.

  • Lettre aux français·e·s : Macron se moque de nous !

    Attac.pngRetrouvez la réaction en vidéo de Raphaël Pradeau, porte-parole d'Attac, suite à la publication de la « lettre aux français » d'Emmanuel Macron.
    Vous pouvez la retrouver :

  • Solidarité des universitaires, des intellectuels et des artistes avec les Gilets Jaunes !

    La présente pétition est ouverte à la signature de toutes les citoyennes et tous les citoyens qui en approuvent les termes et les idées.

    Nous ne serons pas les chiens de garde de l'État !

    Solidarité des universitaires, des intellectuels et des artistes avec les Gilets Jaunes !


    Qui aurait cru qu'un gilet suffirait à ébranler l'État ?


    Nous assistons depuis deux mois à un mouvement populaire de grande ampleur soutenu par une grande partie des Français. Ce mouvement a pris le gilet jaune comme symbole. Ce gilet de sauvetage qui signale le danger est devenu un cri de ralliement contre la casse sociale en marche : "ne nous écrasez pas" ! Il permet de rendre visibles ceux qui restent d'ordinaire invisibles. En occupant pacifiquement des ronds-points, les Gilets Jaunes s'inspirent à leur manière des occupations d'usines de Juin 36 et de Mai 68, et de mouvements de contestation plus récents comme les Printemps arabes, les Indignés espagnols ou Occupy aux USA.
    Le mouvement des Gilets Jaunes a montré à nouveau que, face à un pouvoir prêt à tout pour imposer ses "réformes", seule la lutte permet de gagner : occuper, bloquer, manifester, toucher les lieux sensibles de l'État, de l'économie, de la finance. Tisser des liens, inventer des solidarités, s'organiser pour tenir, fédérer les colères, rechercher des convergences, créer de nouvelles formes de résistance, penser de nouvelles manières de faire de la politique.


    Confronté à ce mouvement, l'État a choisi la voie de la répression policière et judiciaire. Il envisage désormais de ficher les manifestants pour pouvoir procéder à des interpellations préventives. Alors que les armes employées par la police ont déjà entraîné blessures et mutilations chez des dizaines de manifestants, de nouvelles consignes d'"extrême fermeté" viennent d'être données aux préfets et aux procureurs. Pour justifier cette politique de confrontation brutale, les autorités s'efforcent par tous les moyens de discréditer les Gilets Jaunes. Ainsi, Emmanuel Macron les a stigmatisés comme une "foule haineuse" qui serait à la fois xénophobe, homophobe et antisémite… L'État peut compter sur la complicité de certains médias qui montent en épingle le moindre incident pour faire passer les Gilets Jaunes pour des racistes et des fascistes. Il peut également compter sur ses chiens de garde, ces intellectuels médiatiques qui se sont empressés de les dénoncer comme des "barbares" et des "gilets bruns". L'un d'eux vient même de féliciter la police pour avoir "sauvé la République" !


    Beaucoup d'universitaires, d'intellectuels (enseignants, chercheurs, etc.) et d'artistes s'en sont tenus jusqu'à maintenant à un silence prudent, y compris ceux qui affichent leur sympathie pour la gauche et l'extrême-gauche. Sans doute parce que ce mouvement échappe aux catégories habituelles du jugement politique – imprévisible, inclassable, comme Mai 68 en son temps, comme tout événement historique digne de ce nom. Certains ont pris position en faveur de ce mouvement populaire, mais leur parole est ignorée par les médias dominants. C'est ce silence que nous voulons contribuer à briser, en affirmant publiquement notre solidarité avec les Gilets Jaunes et en appelant les intellectuels, les universitaires et les artistes à les rejoindre.


    Il s'agit certes d'un mouvement hétérogène, traversé de multiples contradictions, et qui fait l'objet de tentatives d'infiltration et de récupération de la part de l'extrême-droite. Il importe de demeurer vigilants face à toute dérive complotiste, raciste ou homophobe. Mais ces dérapages restent le fait d'une petite minorité et ne peuvent en aucun cas servir de prétexte pour déconsidérer l'ensemble des Gilets Jaunes. Tout en condamnant sans réserve les menaces de mort envers des élus ou envers des Gilets Jaunes accusés de "trahison", nous contestons l'usage indifférencié du terme violence qui confond les violences physiques contre les personnes, qui sont inacceptables, et les dégradations de biens (voitures brûlées, vitrines brisées ou porte de ministère enfoncée…) qui accompagnent toujours les soulèvements populaires. Sans oublier que, comme l'écrivait Brecht, On dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent / Mais on ne dit jamais rien de la violence / Des rives qui l’enserrent.


    Le mouvement des Gilets Jaunes est né d'une exigence d'égalité et de justice, d'une protestation contre la destruction du "modèle social français" et la précarisation de larges couches de la population, encore accélérées par les réformes d'inspiration néo-libérale menées au pas de charge et sans concertation par Emmanuel Macron. Ce mouvement témoigne d'une demande de reconnaissance, de la volonté d'être écouté et respecté, face à l'arrogance méprisante d'un gouvernement de technocrates qui se jugent "trop intelligents, trop subtils" pour être compris par un peuple d'"illettrés", de gens "qui ne sont rien".


    En partant d'une révolte anti-fiscale, le mouvement des Gilets Jaunes a connu une politisation rapide qui s'est effectuée en dehors de tous les partis. On a assisté à l'émergence de revendications radicales portant sur les institutions et l'exercice du pouvoir. En se référant aux traditions historiques de la Révolution française (cahiers de doléances, appel à des États Généraux, "marche des femmes"…), les Gilets Jaunes ont réveillé l'idée de citoyenneté active fondée sur la compétence du peuple. On commettrait une grave erreur en condamnant comme "populistes" ou réactionnaires leur revendication de "référendum d'initiative citoyenne" ou l'appel des Gilets Jaunes de Commercy à créer partout des "comités populaires" de citoyens et à les fédérer dans une "assemblée des assemblées". L’exigence d’une expression directe de la volonté populaire, la revendication d'un contrôle des élus par leurs électeurs qui les soumettrait à un mandat impératif et révocable : tout cela appartient à la tradition démocratique et révolutionnaire, depuis les Sans-Culottes, la Révolution de 1848 et les Communards jusqu'aux Conseils ouvriers du XX° siècle.Le refus de toute délégation de pouvoir qui caractérise la plupart des Gilets Jaunes s'inscrit dans la même tradition, celle de la démocratie radicale et libertaire, ravivée par la mémoire des révoltes trahies.
    Aujourd'hui, le mouvement des Gilets Jaunes est à la croisée des chemins. Même s'il ne doit pas être surestimé, le risque existe que l'extrême-droite arrive à lui imposer son orientation autoritaire, haineuse et xénophobe. C'est la responsabilité historique de la gauche de ne pas lui laisser le champ libre.
    Pour toutes ces raisons, nous appelons les universitaires, les intellectuels et les artistes fidèles aux idéaux d'émancipation à soutenir activement les Gilets Jaunes, à relayer leurs revendications et à les rejoindre dans la lutte.


    Liste des premiers signataires sur le site : https://www.change.org/p/le-peuple-solidarit%C3%A9-des-universitaires-des-intellectuels-et-des-artistes-avec-les-gilets-jauneshttps://www.change.org/p/le-peuple-solidarit%C3%A9-des-universitaires-des-intellectuels-et-des-artistes-avec-les-gilets-jaunes