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Ecologie

  • One Planet Summit - Nouveau rapport Attac : « La finance verte est-elle vraiment verte ? »

    A l’occasion du One Planet Summit organisé par Emmanuel Macron le 12 décembre, Attac France publie un nouveau rapport intitulé « La finance verte est-elle vraiment verte ? ». L’analyse du fonctionnement du marché des obligations vertes montre que ce nouvel instrument financier n’apporte pas assez de garantie et ne permet pas d’exclure le financement de projets qui ne sont pas climato-compatibles. Nous appelons les pouvoirs publics à réguler en urgence le marché et à agir pour rendre l’ensemble du marché obligataire mondial « vert ».

    « Mettre la finance publique et privée au service de l’action climat », telle est l’ambition affichée par Emmanuel Macron pour le One Planet Summit organisé ce mardi 12 décembre, deux ans jours pour jour après l’Accord de Paris validé lors de la COP 21. Compte tenu de la faiblesse persistante des financements internationaux, régionaux et nationaux en faveur de la transition écologique et des politiques de lutte contre les dérèglements climatiques, l’enjeu est de taille.

    Le rapport qu’Attac France publie analyse le cas spécifique des obligations vertes et des obligations climat, un marché souvent présenté comme l’exemple le plus abouti du « verdissement de la finance ». Rappelant d’abord que ce marché, bien qu’en croissance exponentielle, ne représente que 0,1% du marché obligataire mondial, soit une goutte d’eau au milieu d’un océan de finance « non verte », le rapport montre toutes les limites des dispositifs volontaires et non contraignants qui prétendent organiser ce nouveau marché.

    « L’absence de définition claire et précise de ce qu’une obligation verte peut et ne peut pas financer empêche de distinguer celles qui sont compatibles avec l’environnement ou le climat de celles qui ne le sont pas » affirme Maxime Combes, auteur du rapport. « Les obligations vertes levées par la multinationale de l’énergie Engie pour des projets écologiquement et socialement controversés en Amazonie, par Mexico pour construire un nouvel aéroport, par la multinationale pétrolière Repsol pour prolonger la durée de vie de ses raffineries et usines chimiques ou encore par la Pologne pour se payer à peu de frais une opération de greenwahing étatique, illustrent parfaitement les faiblesses intrinsèques du marché des obligations vertes », poursuit-il.

    Attac France appelle donc les pouvoirs publics à réguler en urgence le secteur et à suivre les préconisations du rapport : mise en œuvre d’un standard européen garanti par le régulateur public, prise en compte de la qualité de l’émetteur pour éviter les opérations de greenwashing, exclusion d’un certain nombre de secteurs (énergies fossiles, nucléaire, grands barrages, incinérateurs, etc) et introduction de dispositifs de transparence, vérification et sanction sont le minimum exigible pour parler de « finance verte ».

    « Shifting the trillions » affirment les pouvoirs publics et les acteurs financiers pour expliquer que les nouveaux instruments de la finance verte, dont les obligations vertes, seraient en mesure de financer la transition énergétique mondiale. A l’heure où les investissements mondiaux dans les énergies fossiles sont encore trois fois plus importants que ceux dans les énergies renouvelables, l’enjeu n’est pourtant pas de promouvoir un tout petit marché des obligations vertes, mais bien de rendre l’ensemble du marché obligataire mondial climato-compatible : on en est malheureusement très loin.

    Désireux de « faire de Paris la capitale de la finance verte et durable », Emmanuel Macron, le gouvernement et la place financière de Paris ont donc du pain sur la planche : pas un euro de plus pour les énergies du passé, tel est le message que nous délivrerons, avec de nombreuses autres organisations mobilisées face à l’urgence climatique, ce mardi 12 décembre matin.

    Communiqué Attac du 8 décembre

     

    Rapport en fichier PDF : rapport finance vertevf.pdf

  • Après la manifestation de Coussay les bois

    Après la manifestation contre le projet de "ferme-usine" à Coussay les bois : une vidéo pour se faire une idée de cette initiative du samedi 20 janvier : https://vimeo.com/153083516

    Le film dure environ 8 mn.

  • Alternatiba : de Poitiers à Châtellerault

    Petit film de l'étape entre Poitiers et Châtellerault à l'adresse : https://vimeo.com/139780595

    TOUR DE FRANCE ALTERNATIBA. Etape Poitiers-Châtellerault
    5600 km pour le Climat !

    Lundi dernier 14 septembre j'ai eu l'immense joie de faire l'étape Poitiers-Châtellerault du TOUR DE FRANCE ALTERNATIBA avec mon vélo et ma caméra
    Ambroise

    En selle 6 minutes pour le Climat !

     

     

  • Notre Dame des Landes : La CGT préfère le maintien de l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique

    Sur le dossier de NDDL, une prise de position de la CGT qui constitue un point d'appui supplémentaire pour les opposants au projet. 

    A lire en fichier joint, l'article de Ouest France sur la question : nddl_cgt.pdf

  • Paris2015 : Genève ne sauvera pas la mise !

    Logo Attac.jpgGenève (Suisse) accueille une nouvelle session de négociations de la Convention cadre de l’ONU sur les changements climatiques du 8 au 13 février.

    Objectif affiché : obtenir un texte « rationnel, concis, gérable et négociable » à partir du document de 38 pages qui regroupe les différentes options soumises par les États dans la perspective d’un accord à Paris en décembre 2015. Nature juridique de l’accord, forme des contributions nationales, avenir des principes d’équité et de différenciation des pays font partie depuis plusieurs mois des nombreux points durs qui ont peu de chance d’être levés cette semaine.

    Nous nous alarmons du décalage grandissant entre ce que le GIEC recommande, ce que les négociations de l’ONU permettent et ce que les gouvernements font. Les mécanismes techniques toujours plus sophistiqués sont déconnectés de la réalité des dérèglements climatiques et des populations qui en subissent les conséquences. Et ils ne permettent pas de neutraliser les tensions politiques, ni de solutionner la crise climatique. À Lima, les États ont refusé de revoir à la hausse leurs engagements d’ici 2020 comme le préconisent les scientifiques. Au prétexte de la prise en compte des nouveaux (des)équilibres géopolitiques, les pays les plus puissants de la planète essaient de restreindre la portée des principes d’équité et de responsabilités communes mais différenciées. L’échelon national prime désormais dans la définition des contributions nationale, comme si l’objectif commun visant à rester en deçà des 2 °C de réchauffement global avait été abandonné.

    Non contraints au sein de l’ONU, et aiguillés par les intérêts des entreprises privées, les gouvernements s’activent par ailleurs pour libéraliser le commerce et l’investissement, encouragent la recherche et l’exploitation de nouvelles sources d’hydrocarbures et refusent de désarmer les marchés financiers, trois vecteurs majeurs de l’aggravation de la crise climatique.

    Face à l’urgence climatique, la passivité voire l’action irresponsable des dirigeants et des multinationales imposent donc à la société civile d’initier une bataille globale et de longue haleine, à laquelle Attac entend pleinement contribuer et nous le ferons en lien avec nos partenaires de la Coalition Climat 21 et nos partenaires internationaux.

    Informations complémentaires