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Climat

  • TAFTA : une nouvelle fuite révèle les ambitions climaticides de l’UE

    Logo Attac.jpgL’Aitec et Attac France ont obtenu la version du chapitre « Énergie et matières premières » qui sera proposée aux négociateurs américains lors du 14e cycle de négociation qui commence ce lundi 11 juillet à Bruxelles. Le texte, que nous avons analysé et confronté aux engagements de l’Union européenne en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, confirme nos craintes : le TAFTA priverait la puissance publique des instruments de contrôle et de réglementation nécessaires, tout en renforçant la dépendance de l’économie européenne aux importations d’hydrocarbures.
    Composé de neuf articles et de deux annexes, le document que nous publions ci-dessous atteste notamment de l’ambition de l’UE d’obtenir la levée de toutes les limitations des exportations de gaz naturel américain vers l’Union européenne. Au lendemain de la COP 21 et de la signature de l’Accord de Paris, encourager l’exportation des énergies fossiles, et donc inciter à leur extraction et leur commercialisation, sans considération des implications écologiques et climatiques, n’est pas acceptable. Le texte ne propose aucun mécanisme de sauvegarde ou de protection du climat et de l’environnement qui permettrait aux signataires du TAFTA de faire primer l’impératif écologique et climatique sur les considérations commerciales. Les pouvoirs publics seraient ainsi privés des leviers leur permettant de soutenir le développement des énergies renouvelables ou de véritables politiques d’efficacité et sobriété énergétique.
    Avec cette proposition, la Commission européenne et les États-membres réussissent le tour de force de proposer d’étendre la libéralisation de l’énergie sans ne jamais interroger cet objectif au regard du contenu de l’Accord de Paris, notamment son article 2 qui prévoit de tout mettre en œuvre pour contenir le réchauffement climatique en deçà de 2 °C, ou idéalement 1,5 °C : aucune référence à l’urgence climatique ne pourrait être invoquée pour prendre des mesures exceptionnelles et dérogatoires aux règles commerciales en vigueur. Cette proposition consacre la primauté du commerce sur l’urgence climatique, la primauté du « business as usual » sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris.

    https://france.attac.org/se-mobiliser/le-grand-marche-transatlantique/article/tafta-une-nouvelle-fuite-revele-les-ambitions-climaticides-de-l-ue-4893?pk_campaign=Infolettre-648&pk_kwd=france-attac-org-se-mobiliser-le

  • Coalition Climat 86 : prochaine réunion mercredi 27 avril !

    La prochaine réunion de la "Coalition Climat 86" aura lieu le mercredi 27 avril à 19 h dans les locaux de la FSU. Retenez bien l'heure : c'est plus tôt que d'habitude !

  • COP 21 : ratifier c’est bien, changer de politique, c’est mieux

    Trois mois après la clôture de la COP 21, Ségolène Royal soumet au Conseil des ministres, ce mercredi 9 mars, le projet de loi de ratification de l’Accord de Paris. Cette célérité contraste avec l’inertie et les reculades du gouvernement : refus d’abandonner l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, non-respect des objectifs fixés par loi de transition énergétique, incertitudes sur les hydrocarbures de schiste et de couche et le financement de la transition. Ces tergiversations illustrent le manque de sérieux climatique de ce gouvernement.
    Scellé aux forceps le 12 décembre dernier au Bourget au prix de l’élimination de toute contrainte, l’Accord de Paris n’entrera en vigueur qu’en 2020, à la condition que 55 pays représentant 55 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre le ratifient. La ministre de l’Environnement affirme « s’activer » pour « qu’un maximum de pays viennent signer l’accord » le 22 avril à New-York, lors d’une séance officielle à l’ONU. « La dynamique de l’accord de Paris doit se transformer en action » a-t-elle déclaré avant sa récente tournée express en Afrique.

    Agir est en effet urgent, comme le montrent les dernières études publiées : la montée du niveau des mers n’a jamais été aussi rapide, les anomalies de température en Arctique s’amplifient et nous venons de connaître l’hiver le plus chaud jamais enregistré. « Pour résoudre la crise climatique (…), les bons sentiments, les déclarations d’intention ne suffiront pas, nous sommes au bord d’un point de rupture » avait déclaré François Hollande en ouverture de la COP 21, souhaitant que la conférence de Paris pose les jalons d’une « révolution climatique ».

    Le gouvernement français n’en prend clairement pas le chemin : de Notre-Dame-des-Landes au torpillage du préjudice écologique en passant par l’allongement de la durée de vie des centrales nucléaires, les signaux envoyés sont ceux d’un gouvernement sans cap écologique ni volonté de sobriété énergétique. Si Ségolène Royal s’agite pour faire ratifier l’Accord de Paris, elle vient d’illustrer à nouveau l’inconsistance du gouvernement. Au Conseil européen de l’environnement du 4 mars, la ministre ne s’est pas prononcée sur la nécessité de donner plus d’ambition aux objectifs européens de réduction d’émission de gaz à effet de serre (-40 %) pour 2030. Ce que refuse la Commission.

    Communiqué Attac du 9 mars

    Pourtant, le point 2.17 de la décision de la COP 21 est extrêmement clair à ce sujet : « les niveaux d’émissions globales de GES en 2025 et 2030 estimés sur la base des contributions [nationales] ne sont pas compatibles avec les scénarios […] prévoyant une hausse de la température de 2 °C ». Avec le consentement du gouvernement français, l’Union européenne est sur le point de bafouer un engagement clef de l’Accord de Paris : réviser au plus vite les engagements de réduction d’émissions pour limiter le réchauffement de la planète en deçà de 2 °C, et si possible en deçà de 1,5 °C. En repoussant à plus tard ce qui devrait être fait aujourd’hui, elle inviterait tous les grands pollueurs de la planète, des États-Unis à la Chine, à faire de même !

    François Hollande et le gouvernement ont le choix : bifurquer pour revoir à la hausse les ambitions françaises et européennes en matière de lutte contre les dérèglements climatiques. Et éviter ainsi de ratifier un Accord de Paris vidé de sa (maigre) substance. Ou persévérer dans le déni.
    Comme l’ont montré les manifestations réussies de Notre-Dame-des-Landes et de Barjac, ils trouveront face à eux une population de plus en plus déterminée à bloquer les projets climaticides et inverser les priorités des politiques publiques : nous ne braderons pas notre avenir au nom de la compétitivité et du productivisme.
    Informations complémentaires

    Attac France appelle à bloquer le sommet « MCE Deepwater Development », le Davos des compagnies pétrolières, prévu à Pau (64) du 5 au 7 avril ainsi qu’à s’engager dans les mobilisations mondiales contre les projets de l’industrie fossile prévue en mai prochain dans le cadre de la campagne « Breakfree - Libérons-nous des combustibles fossiles ».

  • Coalition climat 21 : lundi 7 mars à Poitiers

    La COP21 est passée, mais les questions liées à la justice climatique sont toujours d'actualité, au milieu des autres urgences, l'état d'urgence, la remise en cause de la loi pollueur payeur, ...l'allongement de 10 ans des centrales nucléaires, la poursuite des projets inutiles, ... etc... 
    Le collectif climat 86 doit continuer d'une part de dénoncer, et d'autre part de proposer des alternatives accessibles à tous: 
     
    Nous nous retrouverons LUNDI à 20h à la FSU lundi soir pour échanger ensemble à propos de : 
     
    • la vélorution du samedi 12 mars à 13h30 : yourte, passage par la manif contre l'état d'urgence, maison en bois de Julie, le théâtre au clain et goûter partagé. 
    • le lieu pour le village des alternatives en octobre 2016 ( quartier de Poitiers, village, centre ville?). Il faut choisir maintenant un lieu pour envisager sérieusement ce projet. 
    • la prochaine vélorution en avril: quel thème, quelle équipe? 
    • le point sur quelques actualités et les soutiens des luttes: NNDL, le collectif état d'urgence, quelques actualités nucléaires ( Fukushima, Tchernobyl, Mururoa), actualités agriculture ( les pesticides dans la Vienne, que faire?)
    • Transition Poitevine: conférence de presse et démarrage du site. 

  • Ni aéroport, ni gaz de schiste ! Les 27 et 28 février nous nous mobilisons pour la justice climatique

    Deux mois après la clôture de la COP 21 et l’adoption de l’accord de Paris, les beaux discours ont cessé, et les projets climaticides reprennent de plus belle.
    Communiqué commun de : 350.org
    - Aitec
    - Agir pour l’environnement
    - Amis de la Terre
    - Attac France
    - Confédération Paysanne
    - Coordination Eau bien commun France
    - Union syndicale Solidaires

    À Notre-Dame-des-Landes (44) le samedi 27 février, les opposant·e·s au projet d’aéroport ont décidé d’afficher leur refus déterminé face à l’expulsion, prononcée par le Tribunal Administratif de Nantes le 25 janvier, des onze familles résistantes et encore présentes sur la ZAD. Ensemble, nous dénoncerons, preuves à l’appui, les malversations et mensonges de la Direction Générale de l’Aviation civile (DGAC), des élu·e·s favorables au projet et de l’État. François Hollande doit choisir : respecter les engagements pris lors de la COP 21 et abandonner le projet d’aéroport ou renoncer à toute action ambitieuse sur le climat. Nous rappelons que ce projet détruira fermes paysannes, pâturages, maraîchages, zones humides… un bocage fertile en biodiversité, pour les bétonner et générer davantage d’émissions de gaz à effet de serre, ce qui est en contradiction totale avec les engagements pris lors de la COP 21.
    À Barjac (30), le lendemain, dimanche 28 février, les collectifs contre l’exploration et l’exploitation des pétrole et gaz de schiste et de couche manifesteront leur détermination à exiger une abrogation définitive de tout nouveau permis ou tout renouvellement de permis délivré aux compagnies pétrolières et gazières. En effet, le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise a décidé le 28 janvier dernier d’annuler l’abrogation du permis de Montélimar accordé à Total, revenant sur l’abrogation annoncée par N. Sarkozy en 2011. Les collectifs demandent le respect des recommandations du GIEC, afin de tenir l’engagement pris à Paris de maintenir le réchauffement à 1,5 °C. Une seule solution pour cela : laisser 80 % des énergies fossiles en cours d’exploitation dans le sol et décider d’un moratoire général sur tout nouveau permis, existant ou en instruction - conformément à ce qu’a annoncé Ségolène Royal.
    Ces deux appels à résistance citoyenne s’inscrivent dans le mouvement de résistance mondiale sur le climat qui a déjà obtenu plusieurs victoires comme l’interdiction de la fracturation hydraulique en France en 2011, désengagement des trois plus grosses banques françaises sur les projets de développement basés sur le charbon du bassin de Galilée en Australie, l’abandon du projet de pipeline Keystone aux USA… Des victoires plus modestes gagnées localement par des mouvements citoyens, mais tout aussi importantes, comme l’abandon en 2014 d’un projet d’exploitation de gaz de schiste dans le village de Zurawlow en Pologne par Chevron, grâce à la mobilisation locale.
    Ces mouvements démocratiques citoyens exigent de ne pas laisser notre devenir entre les mains des seuls États et affirment que la seule voie possible est de nous mobiliser pour stopper les projets climaticides. Ces deux mobilisations ouvrent la voie aux mobilisations mondiales contre les projets de l’industrie fossile prévue en mai prochain dans le cadre de la campagne Breakfree - Libérons-nous des combustibles fossiles.
    Pour un futur juste et vivable, nous ne devons pas franchir les lignes rouges : ni aéroport, ni gaz de schiste - ni ici, ni ailleurs.

    Communiqué du 12 février 2016