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Financiarisation

  • Moins d’emplois en France et (beaucoup) plus de dividendes : vingt ans de soumission du CAC40 aux marchés financiers

    Attac.pngEn 20 ans, les dividendes des entreprises du CAC40 ont augmenté de 265%, presque quatre fois plus vite que leur chiffre d’affaires et dix fois plus vite que leur effectif mondial. Leur effectif en France a baissé dans le même temps de 12%, et elles restent très présentes dans les paradis fiscaux. Le sixième chapitre de l’édition 2020 de « CAC40 : le véritable bilan annuel » publié par l’Observatoire des multinationales en partenariat avec Attac France, présente des chiffres inédits qui montrent comment le CAC40, abreuvé d’aides publiques à l’occasion de la crise sanitaire, apporte de moins en moins à l’économie française.

    À l’occasion de la pandémie de Covid-19, les pouvoirs publics ont débloqué des aides financières massives pour soutenir l’économie et l’emploi, qui ont profité de manière disproportionnée, et sans aucune conditionnalité stricte, aux grandes entreprises. Une partie de ces aides ont été justifiées au nom de la “souveraineté économique” et du soutien à la “relocalisation”.

    Mais le CAC40 est-il au service d’autre chose que de lui-même et des marchés financiers ? Le nouveau chapitre de CAC40 : le véritable bilan annuel atteste, chiffres à l’appui, de la financiarisation croissante de la gestion des grandes entreprises françaises, aux dépens de l’emploi, de leur responsabilité fiscale et de l’intérêt général. Par comparaison avec l’an 2000, et alors que les aides publiques au secteur privé ont explosé, elles versent presque quatre fois plus de dividendes à leurs actionnaires, alors qu’elles ont rogné sur l’emploi en France.

    C’est précisément pourquoi, malgré les aides publiques obtenues pour faire face à la crise sanitaire, les grands groupes français ont globalement refusé de remettre en cause leur politique de dividendes, tout comme de s’engager sur l’emploi ou sur la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. C’est ce que montre Allô Bercy ?, le premier chapitre de CAC40 : le véritable bilan annuel.

    Ce nouveau chapitre révèle également que les groupes du CAC40 restent solidement ancrés dans les paradis fiscaux. Environ 15% de leurs filiales sont basées dans des pays et des territoires considérés comme des paradis fiscaux et judiciaires, qui ne sont pas seulement de petites îles lointaines, comme la liste officielle du gouvernement français voudrait le faire croire, mais aussi des pays comme le Luxembourg ou les Pays-Bas.

    LVMH est le champion français de la présence dans les paradis fiscaux, avec plus d’un quart de ses filiales basées dans ces territoires. Le groupe de Bernard Arnault, qui est aujourd’hui la première capitalisation boursière du CAC40, a multiplié ses versements de dividendes par neuf depuis l’an 2000. Les actionnaires de LVMH devraient bénéficier de 1 milliard de dividendes supplémentaires ce 1er décembre.

    Plus d'informations sur : https://multinationales.org/?pk_campaign=Infolettre-2622&pk_kwd=multinationales-org

  • VISIO-CONFÉRENCE des AMD 31 : La dette, où va-t-on ?

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    VISIO-CONFÉRENCE

    La dette, où va-t-on ?

    Le mardi 10 novembre à 18 heures,

    les Amis du Monde diplomatique de Toulouse vous invitent à une visioconférence suivie d’un débat sur « La Dette » avec Renaud Lambert et Éric Toussaint.

     

    Renaud Lambert est journaliste et rédacteur en chef adjoint du Monde diplomatique, il a coordonné le numéro de Manière de Voir « Faut-il payer la dette ? » - n°173, octobre-novembre 2020.

    Éric Toussaint est historien, il est le porte-parole du CADTM (Comité pour l’Abolition des Dettes Illégitimes), il a participé en particulier aux travaux de la Commission pour la vérité sur la dette publique grecque.

    Avec nos intervenants, nous verrons comment les institutions financières internationales associées à la libéralisation des marchés financiers ont contribué à faire supporter par les États les charges d’un endettement qui n’est pas toujours légitime.

    Dans le contexte de la crise du Covid, nous évoquerons enfin l’apparition de « l’argent magique » et de ses conséquences à venir...

    Pour participer, connectez-vous sur : https://us02web.zoom.us/j/6670697544

    ou directement dans votre navigateur (sans installer l’application Zoom) : https://us02web.zoom.us/wc/join/6670697544

  • Nouveau rapport - "Covid19 : les profits de la crise" - par Oxfam France

    Alors que les débats sur l’impact de la crise de la Covid-10 sur les entreprises battent leur plein, en France et partout dans le monde, dans le cadre des plans de relance qui vont être mis en œuvre par les Etats, Oxfam publie un nouveau rapport sur le partage des richesses au sein des grandes entreprises mondiales pendant la crise.

    Le rapport montre comment une poignée d’entreprises, essentiellement américaines, réalise des bénéfices exceptionnels pendant la crise, alimentant la fortune de leurs fondateurs et de leurs riches actionnaires alors même qu’une large partie de l’économie mondiale est encore à terre [1].

    Le rapport « Covid19 : les profits de la crise » révèle une économie à deux vitesses :

    • 32 entreprises [2], qui comptent parmi les plus grandes multinationales de la planète, devraient enregistrer cette année une hausse spectaculaire de leurs bénéfices, soit 109 milliards de dollars de plusque leur bénéfice moyen réalisé au cours des quatre années précédentes.
    • Une large partie de ces bénéfices a été reversée à de riches actionnaires, alimentant les inégalités mondiales. Les 25 milliardaires les plus riches du monde ont vu leur richesse augmenter de 255 milliards de dollars entre la mi-mars et la fin mai seulement, soit une augmentation moyenne de 10 milliards de dollars [2]
    • Jeff Bezos pourrait, avec les bénéfices qu’il a réalisés pendant la crise, verser une prime 105 000 dollars aux 876 000 personnes employées par Amazon dans le monde, y compris les quelques 10.000 salariés en France, tout en restant aussi riche qu’il l’était avant la pandémie de coronavirus.

    Résumé du rapport en français :

    Le rapport complet (en anglais) via le lien : https://www.oxfamfrance.org/wp-content/uploads/2020/09/Full_report_Oxfam_profits_and_pandemic_200920.pdf

  • Choose France summit, Forum économique de Davos : l’urgence de mettre au pas les multinationales

    Rapport Attac.jpgA l’occasion du Forum économique de Davos 2019 et de la deuxième édition du « Choose France summit », Attac France, en partenariat avec l’Observatoire des multinationales, publie un nouveau rapport « Les grandes entreprises françaises : un impact désastreux pour la société et la planète ».

    Dans ce rapport il est révélé qu’entre 2010 et 2017 : les impôts versés par les entreprises du CAC 40 ont baissé de 6,4% en valeur absolue, alors que leurs bénéfices cumulés ont augmenté de 9,3% et les dividendes versés aux actionnaires de 44% en valeur absolue sur la même période.

    Pour Dominique Plihon, porte-parole d’Attac et coordinateur du rapport : « en France et partout dans le monde les revendications de justice fiscale, sociale et climatique n’ont jamais été si fortes. A l’occasion du « Choose France summit » et du Forum économique mondial de Davos, Attac France fait une série de propositions concrètes qui, si elles étaient mises en œuvre par les pouvoirs publics, contribueraient à répondre aux exigences de justice sociale, fiscale et climatique. »

    Le rapport publié ce jour décortique et analyse le bilan des entreprises du CAC40 pour mettre en lumière les dimensions les plus insoutenables de leur fonctionnement, concernant les inégalités, l’évasion fiscale, leurs impacts écologiques, sociaux et démocratiques et propose des mesures concrètes pour y remédier :

    1. pour la justice sociale : plafonner les écarts de rémunération (salaires, primes et rémunération en capital) au sein d’une même entreprise, par exemple de 1 à 10, y compris pour les plus hauts dirigeants, afin de tirer vers le haut la rémunération du travail.
    2. pour la justice climatique : remplacer le marché carbone européen par une fiscalité carbone réellement dissuasive sur les sites industriels polluants et par des régulations publiques qui conduisent les entreprises à désinvestir massivement des énergies fossiles.
    3. pour la justice fiscale : mettre en place un reporting public pays par pays obligatoire des avoirs des grandes entreprises, logés dans les paradis fiscaux, et leur taxation selon les règles de la législation française. Ce sera l’application de la taxation unitaire des multinationales, seule méthode permettant de lutter efficacement contre l’évasion fiscale.

    Pour Pierre Grimaud, membre d’Attac et coordinateur du rapport : « les entreprises multinationales profitent d’un climat aujourd’hui favorable pour étendre leurs sphères d’influence. En France, les 40 multinationales qui composent le CAC 40 pèsent aujourd’hui plus de 1 300 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit l’équivalent de plus de la moitié du PIB de la France. Souvent présentées comme les « fleurons » de l’économie française, ces entreprises ne cessent d’être promues et soutenues, notamment à l’international, par les pouvoirs publics. Mais à qui profitent-elles vraiment ? Sont-elles exemplaires en termes d’emplois, d’égalité hommes-femmes, de salaires ? Que font-elles pour lutter contre le réchauffement climatique et réduire leur empreinte écologique ? Pratiquent-elles, et à quelle échelle, l’évasion fiscale ? Dans ce rapport nous montrons le véritable coût de ces entreprises pour la société et la planète.  »

    Au delà de la publication de ce rapport, Attac France, aux côtés de dizaines d’autres associations, syndicats et mouvements sociaux issus de plus de 15 pays européens, lancent une campagne et une pétition, mardi 22 janvier « des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales » afin de promouvoir une refonte de l’ordre juridique international relatif au commerce, à l’investissement et au respect des droits humains par les multinationales. Cette campagne vise à mobiliser largement les citoyens pour mettre fin au système d’arbitrage d’investissement et obtenir des avancées notables en droit international afin de pouvoir garantir l’accès à la justice pour les peuples et communautés affectés par les abus des entreprises multinationales.

    Communiqué du 20 janvier 2019

    Le rapport en fichier PDF ci-joint : les_grandes_entreprises_francaises_un_impact_desastreux_pour_la_societe_et_la_planete-a4-doubles.pdf

  • La macronie convertie à la justice fiscale, vraiment ?

    Attac.pngDepuis quelques jours, la majorité présidentielle semble s’être convertie à la justice fiscale. Ainsi, le guide adressé aux militants LREM pour défendre la politique du gouvernement au repas de Noël est catégorique : « Nous luttons pour plus de justice fiscale [1] ; et dans ses vœux du 31 décembre, Emmanuel Macron a déclaré vouloir « assurer la justice fiscale ». [2]

    Attac devrait se réjouir de cette belle victoire. Nous militons depuis des années pour la justice fiscale, c’est-à-dire pour que chacun paye des impôts à hauteur de ses moyens, ce qui suppose de mettre fin aux différents mécanismes qui permettent aux plus riches et aux plus grandes entreprises d’échapper à l’impôt. Depuis plusieurs semaines, le mouvement des « Gilets Jaunes » s’est emparé de cette thématique et l’a mise au cœur des débats. Les « Gilets Jaunes » ne réclament pas moins d’impôts (comme tente de le faire croire le gouvernement pour mieux justifier la baisse des dépenses publiques et donc le démantèlement des services publics), mais plus de justice fiscale : payer des impôts, oui, mais à condition que chacun paye sa juste part.

    Attac, le 4 janvier 2019

    La suite de l'article : https://france.attac.org/actus-et-medias/le-flux/article/la-macronie-convertie-a-la-justice-fiscale-vraiment

     

    Notes