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AGENDA

  • Fin du monde, fin du mois, même combat : le 15 et le 16 mars à Poitiers !

    Fin du monde, fin du mois, même combat : le 15 et le 16 mars à Poitiers

     

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    Les 15 et 16 mars auront lieu d’immenses mobilisations pour un printemps social et climatique.

    Le 15 mars, la première grève internationale de la jeunesse pour le climat sera une date historique : face à l’inaction des États quant aux dérèglements climatiques, plus de 150 évènements sont déjà prévus en France. Attac soutient ces mobilisations.

    Le 16 mars, dans le cadre de la journée mondiale d’actions pour le climat, nous nous mobiliserons massivement pour que cessent les politiques néolibérales qui sacrifient l’avenir de la planète sur l’autel du profit. Plus de 180 actions sont déjà prévues en France. Cette journée sera aussi l’occasion de convergences dans de nombreuses villes entre marches pour le climat, manifestations de gilets jaunes, et marches des solidarités contre les violences policières. En ce sens Attac appelle à réaliser un “acte commun”, dans toutes les mobilisations à 15h, samedi 16 mars.

    Ces mobilisations sont essentielles et se situent dans le droit fil des actions que nous menons depuis plusieurs années, pour un monde débarrassé de la finance, du pouvoir des banques, des multinationales et des énergies fossiles. Elles font aussi écho aux luttes dans lesquelles Attac est impliqué contre les grands projets inutiles et imposés, pour une justice fiscale, sociale et écologique, et pour la solidarité internationale.

    C’est pourquoi Attac appelle tous ses adhérent·e·s, sympathisant·e·s, à participer massivement aux mobilisations pour la justice sociale et climatique qui auront lieu les 15 et 16 mars.

     

    A Poitiers, participez samedi 16 mars à la marche mondiale d’action pour le climat

    - Rendez-vous au parc de Blossac à 15 h (près de la fontaine). Prenez vos panneaux, slogans, sonnettes de vélo, réveils, percussions et plus belles voix pour faire résonner l’urgence climatique et inciter toute la société à bouger.

    Ensemble, nous pouvons faire entendre le message du climat  !

  • 8 mars, 15h40 : l’heure des comptes

    Mobilisation internationale pour les droits des femmes (7 mars 2019)

    Cette année, la Journée internationale pour les Droits des Femmes est placée sous le signe de l’égalité salariale et du pouvoir d’achat.

    Les femmes gagnent toujours 26% de moins que les hommes, du fait du travail à temps partiel (30 % des femmes), des retards (ou absence) de déroulement de carrière, de la dévalorisation des métiers en majorité féminisés (santé, sociale, éducation, tertiaire…), de la part variable de la rémunération, de la discrimination inexpliquée, et de la diminution des femmes dans les métiers scientifiques.

    15 h 40, c’est donc tous les jours l’heure à partir de laquelle les femmes travaillent gratuitement.

    C’est pourquoi 37 associations féministes et syndicats appellent à cesser le travail à 15 h 40 le vendredi 8 mars 2019.

    Chaîne humaine à Toulouse, changement de nom des places à Nancy, défilé avec batucada à Marseille, marches dans les cités à Nanterre, Strasbourg et Villefranche… à Paris un rassemblement est prévu Place de la République à 15 h 40.

    Attac est signataire de cette initiative et se joindra aux rassemblements prévus partout en France.

    Comment agir le 8 ?
    ► En me mettant en grève à 15 h 40 ou toute la journée.

    ► En donnant RDV à mes collègues à 15 h 40 dans la cafétéria.

    ► En portant un foulard violet (le symbole international du féminisme !)

    ► En rejoignant les rassemblements prévus dans toute la France les 8 et 9 mars ou en organisant le mien si rien n’est prévu près de chez vous !

    ► En postant des photos des rassemblements avec le hashtag #8mars15h40 sur les réseaux sociaux et dans le fil WhatsApp dédié.

    On se retrouve où ?
    ► Rejoignez les actions, rassemblements et marches déjà prévues dans votre ville les 8 et 9 mars (et déclarez les vôtres si elles ne sont pas annoncées !)

    ► L’événement Facebook parisien (listant les autres événements en France) du 8 mars et du 9 mars

    Ensemble, nous sommes une force immense !

    Vous trouverez toutes les informations utiles pour vous impliquer dans cet événement sur le site https://8mars15h40.fr/

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  • Réunion Attac Poitiers du 19 février - Soirée Energie du 7 mars

    Attac.pngProchaine réunion du collectif poitevin d’Attac : mardi 19 février de 20 h à 22 h à la maison de la Gibauderie (salle 1). A l’ordre du jour : bilan de la formation ANV/COP 21 du 9 février, soirée-débat du 7 mars avec A. Bernier sur l’énergie, actions en cours et à prévoir.

    Ci-joint l'affiche de la soirée du 7 mars :

    Affiche Bernier mars 2019.pdf

     

  • Solidarité des universitaires, des intellectuels et des artistes avec les Gilets Jaunes !

    La présente pétition est ouverte à la signature de toutes les citoyennes et tous les citoyens qui en approuvent les termes et les idées.

    Nous ne serons pas les chiens de garde de l'État !

    Solidarité des universitaires, des intellectuels et des artistes avec les Gilets Jaunes !


    Qui aurait cru qu'un gilet suffirait à ébranler l'État ?


    Nous assistons depuis deux mois à un mouvement populaire de grande ampleur soutenu par une grande partie des Français. Ce mouvement a pris le gilet jaune comme symbole. Ce gilet de sauvetage qui signale le danger est devenu un cri de ralliement contre la casse sociale en marche : "ne nous écrasez pas" ! Il permet de rendre visibles ceux qui restent d'ordinaire invisibles. En occupant pacifiquement des ronds-points, les Gilets Jaunes s'inspirent à leur manière des occupations d'usines de Juin 36 et de Mai 68, et de mouvements de contestation plus récents comme les Printemps arabes, les Indignés espagnols ou Occupy aux USA.
    Le mouvement des Gilets Jaunes a montré à nouveau que, face à un pouvoir prêt à tout pour imposer ses "réformes", seule la lutte permet de gagner : occuper, bloquer, manifester, toucher les lieux sensibles de l'État, de l'économie, de la finance. Tisser des liens, inventer des solidarités, s'organiser pour tenir, fédérer les colères, rechercher des convergences, créer de nouvelles formes de résistance, penser de nouvelles manières de faire de la politique.


    Confronté à ce mouvement, l'État a choisi la voie de la répression policière et judiciaire. Il envisage désormais de ficher les manifestants pour pouvoir procéder à des interpellations préventives. Alors que les armes employées par la police ont déjà entraîné blessures et mutilations chez des dizaines de manifestants, de nouvelles consignes d'"extrême fermeté" viennent d'être données aux préfets et aux procureurs. Pour justifier cette politique de confrontation brutale, les autorités s'efforcent par tous les moyens de discréditer les Gilets Jaunes. Ainsi, Emmanuel Macron les a stigmatisés comme une "foule haineuse" qui serait à la fois xénophobe, homophobe et antisémite… L'État peut compter sur la complicité de certains médias qui montent en épingle le moindre incident pour faire passer les Gilets Jaunes pour des racistes et des fascistes. Il peut également compter sur ses chiens de garde, ces intellectuels médiatiques qui se sont empressés de les dénoncer comme des "barbares" et des "gilets bruns". L'un d'eux vient même de féliciter la police pour avoir "sauvé la République" !


    Beaucoup d'universitaires, d'intellectuels (enseignants, chercheurs, etc.) et d'artistes s'en sont tenus jusqu'à maintenant à un silence prudent, y compris ceux qui affichent leur sympathie pour la gauche et l'extrême-gauche. Sans doute parce que ce mouvement échappe aux catégories habituelles du jugement politique – imprévisible, inclassable, comme Mai 68 en son temps, comme tout événement historique digne de ce nom. Certains ont pris position en faveur de ce mouvement populaire, mais leur parole est ignorée par les médias dominants. C'est ce silence que nous voulons contribuer à briser, en affirmant publiquement notre solidarité avec les Gilets Jaunes et en appelant les intellectuels, les universitaires et les artistes à les rejoindre.


    Il s'agit certes d'un mouvement hétérogène, traversé de multiples contradictions, et qui fait l'objet de tentatives d'infiltration et de récupération de la part de l'extrême-droite. Il importe de demeurer vigilants face à toute dérive complotiste, raciste ou homophobe. Mais ces dérapages restent le fait d'une petite minorité et ne peuvent en aucun cas servir de prétexte pour déconsidérer l'ensemble des Gilets Jaunes. Tout en condamnant sans réserve les menaces de mort envers des élus ou envers des Gilets Jaunes accusés de "trahison", nous contestons l'usage indifférencié du terme violence qui confond les violences physiques contre les personnes, qui sont inacceptables, et les dégradations de biens (voitures brûlées, vitrines brisées ou porte de ministère enfoncée…) qui accompagnent toujours les soulèvements populaires. Sans oublier que, comme l'écrivait Brecht, On dit d'un fleuve emportant tout qu'il est violent / Mais on ne dit jamais rien de la violence / Des rives qui l’enserrent.


    Le mouvement des Gilets Jaunes est né d'une exigence d'égalité et de justice, d'une protestation contre la destruction du "modèle social français" et la précarisation de larges couches de la population, encore accélérées par les réformes d'inspiration néo-libérale menées au pas de charge et sans concertation par Emmanuel Macron. Ce mouvement témoigne d'une demande de reconnaissance, de la volonté d'être écouté et respecté, face à l'arrogance méprisante d'un gouvernement de technocrates qui se jugent "trop intelligents, trop subtils" pour être compris par un peuple d'"illettrés", de gens "qui ne sont rien".


    En partant d'une révolte anti-fiscale, le mouvement des Gilets Jaunes a connu une politisation rapide qui s'est effectuée en dehors de tous les partis. On a assisté à l'émergence de revendications radicales portant sur les institutions et l'exercice du pouvoir. En se référant aux traditions historiques de la Révolution française (cahiers de doléances, appel à des États Généraux, "marche des femmes"…), les Gilets Jaunes ont réveillé l'idée de citoyenneté active fondée sur la compétence du peuple. On commettrait une grave erreur en condamnant comme "populistes" ou réactionnaires leur revendication de "référendum d'initiative citoyenne" ou l'appel des Gilets Jaunes de Commercy à créer partout des "comités populaires" de citoyens et à les fédérer dans une "assemblée des assemblées". L’exigence d’une expression directe de la volonté populaire, la revendication d'un contrôle des élus par leurs électeurs qui les soumettrait à un mandat impératif et révocable : tout cela appartient à la tradition démocratique et révolutionnaire, depuis les Sans-Culottes, la Révolution de 1848 et les Communards jusqu'aux Conseils ouvriers du XX° siècle.Le refus de toute délégation de pouvoir qui caractérise la plupart des Gilets Jaunes s'inscrit dans la même tradition, celle de la démocratie radicale et libertaire, ravivée par la mémoire des révoltes trahies.
    Aujourd'hui, le mouvement des Gilets Jaunes est à la croisée des chemins. Même s'il ne doit pas être surestimé, le risque existe que l'extrême-droite arrive à lui imposer son orientation autoritaire, haineuse et xénophobe. C'est la responsabilité historique de la gauche de ne pas lui laisser le champ libre.
    Pour toutes ces raisons, nous appelons les universitaires, les intellectuels et les artistes fidèles aux idéaux d'émancipation à soutenir activement les Gilets Jaunes, à relayer leurs revendications et à les rejoindre dans la lutte.


    Liste des premiers signataires sur le site : https://www.change.org/p/le-peuple-solidarit%C3%A9-des-universitaires-des-intellectuels-et-des-artistes-avec-les-gilets-jauneshttps://www.change.org/p/le-peuple-solidarit%C3%A9-des-universitaires-des-intellectuels-et-des-artistes-avec-les-gilets-jaunes

  • Attac soutient l’acte 9 des gilets jaunes, samedi 12 janvier !

    Attac.pngEmmanuel Macron reste sourd face aux demandes légitimes des gilets jaunes qui réclament plus de justice fiscale et sociale !

    Pire, le gouvernement d’Édouard Philippe tente d’intimider le mouvement des gilets jaunes en mettant en place des mesures liberticides pour restreindre le droit de manifester.

    Attac appelle ses adhérent·e·s, ses comités locaux, à lutter aux côtés des gilets jaunes pour réconcilier justice fiscale, sociale et environnementale.

    Sur Viméo, la vidéo de Dominique Plihon en soutien aux "gilets jaunes" : https://vimeo.com/310801854

     

    Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme sur les mesures répressives annoncées par E. Philippe le 7 janvier.

     

    Le Premier ministre a ouvert, ce lundi 7 janvier une nouvelle surenchère sécuritaire face à des mouvements sociaux qui persistent. En visant les casseurs, les mesures envisagées portent de lourdes menaces sur la liberté de manifester et la liberté d’opinion de toutes et tous.

    Le poison de l’état d’urgence poursuit ces effets liberticides et le Premier ministre annonce le retour de la responsabilité collective qu’avait instituée la loi « anticasseurs », de sinistre mémoire. Les mesures adoptées par le Sénat, et qui seraient portées et aggravées par le gouvernement, s’en inspirent grandement. Plus de pouvoir administratif, moins de justice, moins de libertés.

    La Ligue des droits l’Homme (LDH) s’inquiète vivement de ce qui serait ainsi envisagé, avec notamment de nouveaux pouvoirs aux préfets qui pourraient décider qui peut, ou pas, manifester, et de faire d’un manifestant un délinquant, dès lors qu’un rassemblement auquel il participe par conviction politique ne serait pas déclaré.

    Au lieu de réponses sociales et politiques de nature à apaiser les tensions, le choix de l’autoritarisme est dangereux pour notre démocratie et nos libertés, qui ont au contraire besoin de force et vigueur.

    Paris, le 8 janvier 2019