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Ecologie - Page 4

  • Financement de la transition écologique : analyses et propositions d'Attac

    Logo Attac.jpgLe financement de la transition écologique est un des outils de la transformation des sociétés pour assurer la durabilité écologique et la justice sociale, dans une perspective de résorption du chômage et de la précarité. 

    C'est une question clé qui conditionne à la fois la nature de la transition et son efficacité écologique, l'acceptabilité des mesures en regard des exigences de la justice sociale, la pérennité des actions menées. C'est pourquoi Attac a répondu à la consultation ouverte par les Ministères de l'Economie et des finances et de l'Ecologie, du développement durable et de l'énergie concernant le Livre blanc sur le financement de la transition écologique.

    En l'état ce Livre blanc (1) nous paraît traduire l'abandon d'une politique de transition écologique à la hauteur des enjeux. Si les menaces analysées dans ce rapport sont prises au sérieux, il faudra autre chose qu'un accompagnement du marché et du secteur privé pour en venir à bout. Comme dans d'autres domaines, des expériences sociales témoignent à la fois d'une conscience et d'une capacité d'agir en avance sur celle de l'Etat ou du marché. Nous savons que ce n'est pas suffisant pour faire face aux catastrophes possibles et à venir. Telle est la raison de notre réponse à cette enquête alors qu'une loi sur la transition énergétique est en préparation ainsi que des discussions sur la fiscalité écologique.

     
    Lire la contribution d'Attac à la consultation sur le Livre blanc :
     
     
    Attac France, le 11 février 2014
     
  • Ce n'est pas l'écotaxe qu'il faut geler, c'est la TVA !

    Logo Attac.jpgLa mobilisation contre l'écotaxe en Bretagne manifeste sous une forme contestable et pour partie dévoyée la colère populaire qui monte contre une politique économique et écologique dramatiquement inadaptée aux enjeux actuels. S'il poursuit dans cette voie le gouvernement de François Hollande va dans le mur. Un premier signe de réorientation passerait par la suspension de la hausse prévue de la TVA au 1er janvier.

    La révolte bretonne contre l'écotaxe est elle une manipulation patronale ou une juste lutte pour l'emploi ? Selon certains, le Medef et la FNSEA, principaux responsables de l'échec du « modèle breton » avec leurs choix productivistes et polluants, réussiraient ainsi à se dédouaner tout en torpillant toute fiscalité écologique. Pour d'autres, le mouvement veut légitimement défendre l'emploi et le pouvoir d'achat contre la politique économique et fiscale désastreuse du gouvernement.
    Ces thèses apparemment contradictoires sont en réalité toutes deux exactes. Dans la récente manifestation de Quimper, où agriculteurs, patrons et ouvriers de l'agro-alimentaire défilaient ensemble contre l'écotaxe, c'est le recours aux symboles historiques et culturels (le bonnet rouge, le drapeau breton) qui a fait tenir ensemble, peut-être provisoirement, ces deux dynamiques.
     Le grand responsable de cette confusion, c'est le gouvernement de François Hollande. Il fournit sur un plateau à la droite et aux oligarques de Bretagne (et d'ailleurs) foison d'arguments pour capitaliser sur la colère populaire. En cause : une politique fiscale aberrante et une politique de transition écologique inexistante.
     François Hollande s'est rallié au credo du Medef sur la compétitivité : 20 milliards d'exonérations supplémentaires (le « crédit d'impôt compétitivité-emploi ») seront financés par la hausse de la TVA au 1er janvier prochain et par de nouvelles coupes dans les dépenses publiques. Pour réduire à marche forcée les déficits publics comme l'impose le Traité budgétaire européen accepté par la France, il a alourdi l'impôt sur le revenu (gel du barême, suppression d'avantages pour les familles) et va augmenter les cotisations sociales (réforme des retraites). Au moment où les salaires stagnent et où le chômage explose, les ménages aux revenus moyens ou faibles perçoivent toutes ces hausses comme une agression fiscale.

    Dans ce contexte l'écotaxe est le bouc-émissaire idéal pour le patronat. Elle avait pourtant au départ d'excellentes justifications : accroître le coût du transport routier pourrait aider une démarche cohérente de relocalisation des productions et de transition écologique. Mais l'écotaxe issue du Grenelle de Sarkozy n'est qu'une caricature de taxe écologique.

    D'abord parce qu'elle ne touche que les transports sur les routes et autoroutes gratuites, épargnant l'essentiel du trafic de longue distance qui passe par les autoroutes à péage – privatisés à bas prix par la droite en 2006. Ensuite parce que le partenariat public-privé confié dans des conditions douteuses à l'entreprise Ecomouv est une véritable spoliation, puisque 20% des recettes attendues iront au partenaire privé. Et ce, même si l'écotaxe n'entre pas en vigueur, du fait des pénalités prévues au contrat. Enfin parce que ces recettes n'iront pas au financement d'une politique de transition écologique dans le domaine des transports.

    Car l'écotaxe illustre aussi la démission du gouvernement en matière de transition écologique. On prétend vouloir décourager le transport routier, mais où est le plan de développement massif du ferroutage et de transport ferroviaire de marchandises ? Dans les faits la SNCF poursuit son désengagement accéléré du fret ferroviaire via sa filiale Geodis. En Allemagne au contraire la Deutsche Bahn le développe massivement : les modes alternatifs au routier représentent 11% du trafic de marchandises en France contre 30% Allemagne.

    Pour Attac la crise sociale et écologique impose une réorientation radicale :

    • une politique fiscale à la fois fortement redistributive (renforcer l'impôt progressif sur le revenu et les grandes fortunes, taxer la finance) et écologique (taxe sur les émissions de CO2 et les transports au long cours)

    • une politique de l'emploi axée sur la réduction du temps de travail et des investissements massifs dans la transition écologique : transport ferroviaire, énergies renouvelables, économies d'énergie...

    • un soutien à la relocalisation des productions

    Dans l'immédiat ce n'est pas d'abord l'écotaxe qu'il faut suspendre mais la hausse de la TVA au 1er janvier 2014, qui va amputer le revenu des catégories populaires et aggraver la récession.

     
    Attac France, le 6 novembre 2013
  • Le contrat insensé de l'écotaxe

    Site de Médiapart (pour les abonnéEs) : http://www.mediapart.fr/journal/france/311013/le-contrat-insense-de-lecotaxe (31 OCTOBRE 2013, par Martine ORANGE)
     
    Un contrat léonin souscrit au détriment des intérêts de l’État, des soupçons de favoritisme et de corruption, la menace de 800 millions d'euros à verser en cas d'annulation, une taxe qui ne répond pas aux objectifs de fiscalité écologique... La mise en place de l’écotaxe en France, imaginée et portée par la précédente majorité, tourne au scandale d’État.
     
     
    Qui a signé le contrat de l’écotaxe ? Au lendemain de l’annonce de la suspension de la taxe sur les transports de poids lourds annoncés par Jean-Marc Ayrault, la pression politique monte au fur et à mesure que le gouvernement révèle les termes du contrat de partenariat public-privé dans lequel il se retrouve piégé. L’État devrait verser 800 millions d’euros de dédit à la société privée Ecomouv, chargée de la mise en place de cette taxe, si jamais il revenait sur sa décision de l’implanter dans les conditions arrêtées par le contrat.
     
    800 millions d’euros ! La somme a sidéré l’ensemble des Français. « Il n’y a pas un scandale de l’ écotaxe, il y a un scandale Ecomouv », a dénoncé Joël Giraud, député radical de gauche lors de la séance des questions d’actualité. Le sénateur PS François Rebsamen demande une commission d’enquête parlementaire pour mettre au clair les conditions d'attribution de ce partenariat public-privé. Il avoue avoir des « doutes sur la création de cette société censée collecter l’écotaxe ».
     
    Jusqu’alors déterminée à utiliser sur tous les tons politiques le thème du ras-le-bol fiscal, prête à dauber sur le énième recul du gouvernement, la droite se tient silencieuse. C’est elle qui a imaginé, porté, choisi les modalités de la mise en œuvre de l’écotaxe, accepté les termes de la société Ecomouv. Même si le contrat a été officiellement signé le 20 octobre 2011 par le directeur des infrastructures, Daniel Bursaux, la signature a été précédée d’un accord écrit de Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre de l’environnement, Valérie Pécresse, ministre du budget, François Baroin, ministre de l’économie et des finances.
     
    Mais, brusquement, les uns et les autres se dégagent de toute responsabilité. Tout semble s’être passé ailleurs, sans eux. « Nathalie Kosciusko-Morizet a bien signé. Mais elle ne s’en est pas occupée. Tout était déjà bouclé », assure sa porte-parole, éludant la question de savoir si elle aurait pu remettre en cause le projet. « Moi, je n’ai rien signé. Le seul texte que j’ai approuvé est le décret pour l’application de l’écotaxe, le 6 mai 2012 (le jour même du second tour de l’élection présidentielle - ndlr) », semble presque se féliciter Thierry Mariani, alors ministre des transports et normalement chargé de la gestion du dossier. Lui aussi dit qu’il n’avait aucun pouvoir de modifier les choses, « tout avait été arrêté avant ».
     
    Tous les regards se tournent vers Jean-Louis Borloo, qui a occupé auparavant le poste de ministre de l’environnement. C’est lui qui a lancé l’écotaxe, seul résultat tangible du Grenelle de l’environnement. Très bavard au lendemain de la révolte bretonne, critiquant la mauvaise gestion gouvernementale, l’ancien ministre de l’environnement se tait désormais. Il n’a pas retourné nos appels. Quant à Dominique Bussereau, ministre des transports qui a supervisé lui aussi le lancement du projet, il a disparu des écrans radars.
     
    Le jeu de défausse des responsables de droite traduit leur inquiétude. Les uns et les autres flairent le danger. Tout est en place pour un scandale d’État. Car il n’y a pas que les 800 millions d’euros de dédit qui sont hors norme. Des choix du contrat aux conditions d’implantation en passant par la sélection de la société, tout a été fait dans des conditions extravagantes, au détriment de l’État. Sous couvert d’écologie, le gouvernement de Nicolas Sarkozy et l’administration ont accepté des mesures exorbitantes du droit commun, allant jusqu’à revenir sur le principe républicain que seul l’État perçoit l’impôt. Chronique d’un naufrage.

    (la suite, pour les abonnéEs sur le site de Médiapart)

  • Alternatiba : un immense succès pour relever le défi climatique et poser les jalons de la transition

    Alternatiba fut une journée magnifique et un immense succès. Attac France s'en félicite et salue les centaines de bénévoles et militants de Bizi ! qui l'ont rendue possible. Ce sont plus de 10 000 personnes qui ont occupé les rues de Bayonne ce dimanche 5 octobre, avec des centaines d'initiatives et expériences alternatives exposées, des dizaines de débats et conférences de qualité, et de très nombreuses activités artistiques et culturelles qui ont rythmé la journée. Il s'agit maintenant de consolider et étendre le mouvement pour la transition et la justice climatique et sociale. Comme l'annonce la déclaration finale, « ce sont 10, 100, 1000 Alternatiba dont nous avons besoin d'ici 2015 ! »

    Alors que les dérèglements climatiques s'aggravent, des milliers d'associations, de collectivités locales, d'individus inventent, expérimentent un large éventail d'alternatives concrètes, qui entament une bifurcation et donnent à voir ce que pourrait être la transition écologique et sociale dont nous avons besoin. Ces alternatives rendent visibles des activités créatrices d'emplois, un sens du travail retrouvé, une inventivité pour aller vers des sociétés conviviales, justes, solidaires et réconciliées  avec la nature. Loin d'être dérisoires ou secondaires, ces initiatives mettent en œuvre concrètement des points de rupture avec un modèle qui mène dans le mur. Elles opposent à l'inertie politique leur détermination à affronter concrètement les intérêts des lobbies et des transnationales qui ont décidé de ne rien changer. 

    A la sidération et au sentiment d'impuissance, Alternatiba et le processus qui s'ouvre désormais substituent l'implication et l'énergie citoyennes, la prise de conscience et la réappropriation individuelle et collective du présent et de l'avenir, l'exigence de la démocratie. La déclaration finale invite l'ensemble des organisations de la société civile, et chacun.e d'entre-nous, à se saisir de la réussite d'Alternatiba pour organiser d'ici 2015 d'autres villages des alternatives au changement climatique et à la crise sociale et écologique.

    Attac, le 8 octobre 2013

  • Attac participe à Alternatiba, le village des Alternatives

    A Bayonne, les 5 et 6 octobre, les citoyens s’emparent de la lutte contre le changement climatique !
    Parce que des solutions qui répondent au défi de la crise climatique existent. Favoriser la multiplication de ces alternatives au niveau des territoires, en les rendant accessibles à tous et réappropriées par chacun, les rendre visibles, c'est ce que nous ferons à Alternatiba, afin d'engager une véritable transition écologique.

    Attac est co-organisateur du Forum sur le changement climatique et du Village des alternatives au changement climatique et à la crise énergétique "Alternatiba", qui auront lieu à Bayonne le samedi 5 et dimanche 6 octobre 2013 à l'initiative du collectif Bizi !.


    Attac dans le programme d'Alternatiba

    Le stand d'Attac dans le village des Alternatives sera situé au 1 rue des Lisses (Espace économie soutenable, place Paul Bert, au bout de la rue des Cordeliers).

    Attac participe également à l'Espace climat.
    Programme de l'espace climat :


    Interventions de représentant-es d'Attac (voir programme ci-joint) :


    Samedi 5 octobre 
    Forum sur le changement climatique (grand amphi de la fac)
    10h -12h : Le défi climatique. Gilles Lemaire (Attac).
    14h30-17h : Le changement climatique, première question planétaire à solidarité obligatoire. Ne pas se tromper de solutions. Geneviève Azam (porte-parole d’ATTAC-France) et Gilles Lemaire (Attac).

    Dimanche 6 octobre
    10h -12h (grand amphi de la fac) : Du rapport du GIEC aux alternatives permettant de relever le défi climatique tout en construisant un monde meilleur. Geneviève Azam (Attac).
    11h-12h (Elkar, salle d’exposition) : Quelles retraites hors du productivisme ? La réforme des retraites et les alternatives possibles. Jean-Marie Harribey (Attac)
    15h30-16h30 (Elkar, salle d’exposition) : Un million d’emplois dans la transition climatique. Maxime Combes (Attac)
    16h-17h  (Musée Basque, salle Argitu) : Semences libres – Logiciels libres. Christophe Aguiton (Attac)
    16h30-17h00 (Salle exposition Elkar) : Accord transantlantique USA / Union Européenne. Maxime Combes (Attac)


    Tribunes

    03.10.2013 Tribune Attac - Bizi ! - Amis de la Terre - Confédération paysanne - Solidaire 
    Les engagements de François Hollande face au changement climatique : chiche ?

    02.10.2013 Tribune Attac
    Le GIEC ouvre la porte à la géoingennierie


    Et aussi, sur le site d'Alternatiba

    24 personnalités, dont Susan George, présidente d'honneur d'Attac, et Geneviève Azam, porte-parole d'Attac appellent à participer à Alternatiba
    Notre maison brûle et nous regardons ailleurs

    Le dossier de presse Alternatiba : http://www.bizimugi.eu/fr/dossier-presse/

    Conférences, stands, animations,… : tout le programme du village des Alternatives :