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Communiqué

  • 1ère fête des causes à défendre : communiqué de presse

    fête-des-causes-à-défendre-Visuel.jpgCommunique de Presse :

    Fête des causes à défendre

    Tout le monde constate que les précarités se développent (chômage, endettement, logement, alimentation, santé, casse des Services Publics …).

    Tout ceci n’est pas un hasard, mais une construction !

    Partant de ce constat, l’association Châtellerault Insoumise  organise une Première Fête des Causes à Défendre. Cette fête vise à faire venir en priorité celles et ceux qui ne font plus confiance aux politiques (« tous les mêmes », « tous pourris », …).
    Nous voulons que ce moment de partage soit empreint d’une volonté d’exprimer collectivement notre aspiration à changer d’organisation sociale en nous appuyant sur ce qui existe déjà : « la Sécurité Sociale » ! Pour mémoire, en France 1/3 de la population (20 millions de personnes) vit sans contrainte du capital.
    Ensemble, écrivons le récit de notre futur.
    Avec cet esprit de conquête, nous sollicitons les syndicats, les collectifs et les associations du département afin que toutes puissent y apporter leur contribution dans la tradition de l’Education Populaire : conférences gesticulées, scénettes, prises de paroles brèves doivent permettre d’aborder des sujets forts par la dynamique collective.
    La première fête se tiendra les samedi 12 en soirée et  dimanche 13 septembre 2020 à la salle du Verger à Châtellerault.
    Samedi soir se tiendra un moment festif sous la forme d’un repas apporté par chacun et pris en commun, et dimanche pique-nique dans le parc. Buvette.

    Entrée libre, participation au chapeau.

    Les membres du 1er Collectif des CAD

    Attac 86 s'est associé à cette initiative et invite ses adhérent.e.s et sympathisant.e.s à y participer le plus activement possible.

    Un co-voiturage est possible à partir de Poitiers, nous contacter pour cela : poitiers@attac.org

  • Plan de relance du gouvernement : ni social, ni écologique

    Avec 100 milliards d’euros, Jean Castex annonce une série de mesures pour relancer l’économie française après le confinement. Il ne fait en réalité que répondre aux demandes du MEDEF, sans répondre aux urgences sociales que connait le pays et à la nécessaire bifurcation écologique. Soyons clair, ce n’est pas un plan en faveur de l’emploi ... le premier ministre s’est en effet contenté de demander timidement au patronat ... 126000 emplois et leur donne... 100 milliards en échange !

    Ni social.png

    L’orientation générale de ce plan est donc un soutien aux entreprises, y compris les plus grosses qui n’ont pas toutes des problèmes de trésorerie. Ce sont donc 20 milliards, un cinquième du plan, qui seront consacrés à la réduction des « impôts de production ». Cette baisse d’imposition était déjà en gestation avant la crise du covid et est une demande déjà ancienne du MEDEF. Pourtant, les politiques antérieures de réduction de la fiscalité des entreprises ont rarement favorisé les investissements utiles, et ont surtout servi les profits des actionnaires.

    Ces aides ne sont assorties d’aucune conditionnalité sociale ou environnementale. Elles ne seront d’aucun secours pour sauver les salarié·e·s des centaines de milliers de licenciements en cours ou à venir et risquent d’abonder des activités incompatibles avec les limites planétaires. Couplée à une interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des profits, une sécurité sociale professionnelle associé à un nouveau statut du salarié pourrait a contrario assurer un maintien des droits et des revenus des salarié·e·s menacé·e·s. La relance de l’emploi par l’embauche d’agents publics n’est pas non plus envisagée, alors que le service public fait partie des "amortisseurs" de crise sociale dont l’effet est reconnu depuis la crise de 2008 et que la bifurcation écologique nécessite un accompagnement fort de l’État pour que la volonté politique affichée se décline en mesures concrètes.

    De même, les sommes allouées aux minimas sociaux et aux personnes les plus précaires sont ridicules par rapport à ce qui est offert aux entreprises : 1 milliard d’euros (hausse de l’allocation de rentrée et repas à 1 euro en restaurant universitaire, aide aux associations et à l’hébergement d’urgence)... soit 1% du budget du plan de relance !

    La baisse de la fiscalité sur les entreprises et l’absence de réforme fiscale qui s’attaquerait aux profits, est aussi un obstacle pour mettre en œuvre une transformation écologique de la société. Elle prive un peu plus les collectivités de fonds pour modifier en profondeur les modes de transports, de production, d’agriculture ou de logement, autant qu’elle empêche de développer les services publics qui ont pourtant montré leur importance ces derniers mois. Elle rend d’autant plus difficile la création des centaines de milliers de nouveaux emplois, non délocalisables nécessaires pour la transition écologique et les services non marchands.

    Aux côtés des mouvements populaires et citoyens, nos associations et syndicats ont des propositions à faire et des combats à mener. Oui, il y a des alternatives au capitalisme néolibéral, productiviste et autoritaire, et ces alternatives sont crédibles, désirables et réalisables. Les mesures d’urgence du collectif unitaire « Plus Jamais Ça » constituent des premières pistes en ce sens. Elles sont amenées à s’enrichir au fil des mobilisations que nous mènerons collectivement.

    Communiqué du 3 septembre 2020

  • Communiqué de presse Pique-nique STOP BASSINES

    Logo bassines.jpgCommuniqué de presse du "Collectif local contre les bassines" appelant au pique-nique du dimanche 23 août, sur l'ilot Tison à Poitiers :

    Communiqué de presse Pique-nique STOP BASSINES.pdf

  • Gisèle Halimi n’est plus, Attac est en deuil

    Attac.pngNous avons appris avec beaucoup de tristesse la mort de Gisèle Halimi qui s'est battue avec courage et acharnement pour des causes qui nous sont chères, en tant qu'avocate, députée et écrivaine. 
    Gisèle Halimi était une magnifique combattante. Combattante pour la libération des femmes, combattante pour la libération des peuples. Elle mettait toute son énergie et ses compétences au service de la lutte contre les injustices. Elle mettait son ironie mordante au service de ses défenses flamboyantes. Gisèle Halimi était intransigeante dans ses combats. Elle était aussi attentive et d'une grande gentillesse. 
    Nous saluons particulièrement Gisèle Halimi pour son engagement inlassable pour la cause des femmes, et la légalisation de l'IVG en 1975, mais aussi pour sa lutte pour la décolonisation, aux côtés du FLN.
    Parmi ses nombreux engagements, Gisèle Halimi a été en 1998 cofondatrice d'Attac qu'elle a soutenu dans ses luttes pour l'émancipation des peuples et des citoyen.ne.s. Elle était consciente que les luttes pour l'émancipation nécessitaient la lutte contre la mondialisation capitaliste. Elle acceptait avec humour de prendre sa part pour qu'Attac soit capable de surmonter les difficultés rencontrées. 
    Attac peut être fière d'avoir compté Gisèle Halimi parmi ses fondatrices et ses activistes. 
     
    Le bureau d'Attac France
     
     
     
    Gisèle Halimi n’est plus ; Attac est en deuil
     
    Connue surtout pour son travail admirable sur les droits des femmes, l’on sait peut-être moins que Gisèle était aussi internationaliste et particulièrement sensible à la pauvreté et aux injustices que supportent les peuples du « Tiers Monde » comme on disait alors. Née elle-même en Tunisie, elle défendait l’idée lancée dans un éditorial d’Ignacio Ramonet, Directeur du Monde Diplomatique, d'une taxe sur les transactions financières qui pourraient être collectée et transférée aux communautés du Sud.  Le « Diplo » a reçu un courrier record de lecteurs et lectrices qui voulaient s’y mettre et qui disaient en gros, « Qu’est-ce qu’on attend ? ». Le plus proche collaborateur d'Ignacio Ramonet, Bernard Cassen a pris le dossier en main et se mettait à contacter des représentants de nombreuses organisations progressistes, dont il connaissait parfaitement le paysage. 
    Mais derrière toute nouvelle organisation à but non-lucratif, il y a une architecture qu’il faut mettre en place avec soin en pensant à tous les problèmes qui peuvent survenir par la suite. C’est Gisèle qui a accepté cette charge et qui, avec le concours de Bernard, a rédigé nos statuts. Et c’est Gisèle que nous avons consulté en premier chaque fois qu’un avis sur une question de droit se présentait. Elle était notre collègue, notre conseillère, notre camarade. 
    Une femme qui luttait pour les femmes, oui, mais aussi qui luttait pour un monde plus juste pour tous.          
             
    Susan George, Présidente d’honneur d’Attac

  • Convention citoyenne : Emmanuel Macron écarte des mesures emblématiques (CETA, dividendes, aviation etc)

    Attac.pngCe lundi 29 juin, Emmanuel Macron a réuni dans les jardins de l’Elysée les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat afin de leur annoncer qu’il retient 146 de leurs 149 propositions, écartant notamment une taxe de 4% sur les dividendes. Mais, dans les faits, Emmanuel Macron fait bien plus que cela en confirmant que le CETA continuerait à s’appliquer, que la politique fiscale ne serait pas fondamentalement modifiée, que les vols intérieurs ne seraient pas drastiquement encadrés et que les mesures à venir devront être compatibles avec la politique économique du gouvernement. « L’économie restera au cœur du système productif » nous assène-t-il. Et l’écologie ? Elle est prête pour sa vente à la découpe par le travail gouvernemental et parlementaire à venir.

    Emmanuel Macron a tenu promesse. Contrairement aux engagements initiaux d’une application « sans filtre » des mesures issues de la convention citoyenne, il avait annoncé, le 11 janvier 2020, aux 150 membres qu’il agirait comme filtre en dernier ressort, comme celui qui déciderait des mesures susceptibles d’être appliquées par les ministères, transmises au Parlement ou soumises à référendum. Trois des 149 mesures de la convention sont ainsi déjà écartées. Outre les 110 km/h sur autoroute et la modification du préambule de la Constitution, Emmanuel Macron a vivement écarté la proposition visant à taxer de 4% les dividendes des entreprises qui en versent plus de 10 millions € par an.

    Pourquoi ? Parce que le Président de la République l’a décidé. De sa seule autorité, illustrant cet hyper-présidentialisme si nocif qui réduit à portion congrue la pratique démocratique dans le pays. Cette proposition ne sera donc ni transmise à Bercy, ni au Parlement, pas plus que soumise au référendum. Comme s’il n’était pas légitime de débattre d’une taxe visant à introduire plus de justice fiscale et dégager des financements nécessaires à la transition écologique. Ce faisant, Emmanuel Macron a également cherché à disqualifier toute possibilité d’accroître la fiscalité au nom de l’urgence écologique, tout en prolongeant la CRDS qui grève les budgets des plus modestes.

    Cela revient de fait à écarter les autres mesures portées par la convention citoyenne qui auraient pu contribuer au financement de la nécessaire révolution écologique et sociale tout en réduisant les injustices fiscales. Si l’on en croit Emmanuel Macron, il n’y aura donc point de rétablissement de l’ISF et de la progressivité de l’impôt sur les revenus financiers, pas de taxation des transactions financières ou de renforcement de la taxation des GAFA, et de grands doutes subsistent sur la suppression d’exonérations fiscales anti écologiques sur le fuel lourd ou le kérosène. Ne reste que la fiscalité incitative qui est la seule ressource qu’il cautionne, malgré tous les risques associés d’injustice sociale.

    Deux autres mesures emblématiques des politiques de rupture qu’il faudrait mettre en œuvre ont été écartées par Emmanuel Macron. Les 150 membres de la Convention proposaient que le CETA, l’accord de commerce entre l’Union européenne et le Canada, ne soit pas ratifié et qu’il soit renégocié. Ce n’est pas l’option retenue par Emmanuel Macron : le CETA va continuer à s’appliquer alors que le processus de ratification n’est toujours pas achevé. Par ailleurs, Emmanuel Macron a indiqué qu’il « avait stoppé net les négociations avec le Mercosur ». C’est inexact puisque des négociations sur la finalisation du texte ont encore eu lieu ce printemps et que l’Allemagne en a fait une priorité pour les six mois de présidence de l’UE qu’elle va exercer à compter de ce 1er juillet [1].

    Il faut aussi noter qu’Emmanuel Macron a écarté sans ménagement la proposition qui consistait à « organiser progressivement la fin du trafic aérien sur les vols intérieurs d’ici 2025 » lorsqu’il existe « une alternative bas carbone satisfaisante en prix et en temps sur un trajet de moins de 4h » leur indiquant que seuls les trajets alternatifs de moins de 2h30 la justifiaient. Il confirme ainsi que la vision de l’exécutif est de tout faire pour que le transport aérien, et Air France en particulier, retrouve à termes des parts de marché équivalentes à la période précédent la pandémie.

    Si Emmanuel Macron semble avoir donné des gages de sa bonne volonté sur des mesures touchant à certains secteurs (protection des terres agricoles et artificialisation des terres notamment), reste à savoir comment elles vont être reçues par les ministères et leurs administrations, d’un côté, et par le Parlement, de l’autre. Que va-t-il en rester alors qu’Emmanuel Macron a d’ores-et-déjà laissé entendre que ces mesures doivent être pleinement compatibles avec la politique économique que mène l’exécutif, insistant à plusieurs reprises sur la nécessité de travailler et de produire, et « non de décroître ». Comme s’il ne fallait pas faire décroître drastiquement toutes les activités nocives pour la planète et les populations en général.

    Pour Attac, voir le Président de la République décider seul du bien fondé et de l’avenir des mesures de la Convention citoyenne pour le climat n’est pas acceptable : on ne peut que s’inquiéter, en voyant ce premier filtre politique et idéologique opérer, sur le futur du travail mené par la Convention citoyenne. Face à cette inertie, il est urgent de revoir les modalités de mise en œuvre des propositions issues de la convention et de construire les mobilisations nécessaires pour obtenir une véritable révolution sociale et écologique. Enfin, il y a lieu de s’inquiéter qu’après avoir perdu une partie de ses financements, les mesures de la CCC perdent toute cohérence après avoir été revisitées par ce gouvernement qui a démontré son allégeance aux lobbies et aux catégories les plus riches.

    Communiqué du 29 juin 2020