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Démocratie

  • Rassemblement de convergence à Madeleine : le gouvernement entrave la liberté de manifester

    Communiqué Attac du 20 septembre 2019

    Attac.png

     

    Depuis mercredi 18 septembre, Attac et l’Union syndicale Solidaires ont lancé une demande d’autorisation de rassemblement à la Préfecture de Police de Paris pour un rassemblement « pour la justice sociale et climatique » à 9h ce samedi 21 septembre, afin de faire converger mouvements sociaux, écologistes, gilets jaunes et collectifs en lutte.

    Après nous avoir refusé le rassemblement à Madeleine en proposant comme lieu de substitution Stalingrad ou République, lieux très éloignés de notre demande, nous avons décidé de proposer différentes alternatives à la Préfecture : Trocadéro, Saint Augustin ou Saint Lazare.

    Par un arrêté d’interdiction publié ce vendredi 20 septembre à 13 heures, la Préfecture de Police vient de notifier l’interdiction de rassemblement sur tous les lieux proposés.

    Le gouvernement s’enfonce à nouveau dans une entrave dramatique du droit de manifester. Alors que nous souhaitions organiser ce rassemblement dans les meilleures conditions, la préfecture et le gouvernement font preuve d’une irresponsabilité totale.

    Nous déposons une requête en référé liberté contre l’interdiction de manifester et maintenons notre appel à rassemblement, pour marquer et construire la convergence entre nos mouvements. Nous invitons habitant.es, citoyen.ne.s, gilets jaunes, organisations environnementales, syndicales et mouvements sociaux à se retrouver demain, samedi 21 septembre à 9h Place de la Madeleine pour porter collectivement la convergence nécessaire entre nos mouvements.

    Nous combattons le même système, celui de l’hégémonie des multinationales et des plus riches.


    Fin du monde, fin du mois : même combat !

  • Lettre ouverte aux forces de l’ordre encore dignes de leurs fonctions : réagissez !

    Communiqué d'Attac :
     
    Nous avons appris une bonne nouvelle aujourd'hui dans l'affaire Geneviève Legay : le procureur de Nice qui a multiplié les mensonges va être muté et rétrogradé !
     
    Attac porte 4 revendications depuis le début de cette affaire et nous sommes sur la bonne voie (même si nous aurions préféré des vraies sanctions et pas des mutations) :
     
    - dépaysement de l'affaire : c'est fait
     
    - démission du préfet : il a été nommé dans le 93
     
    - démission du procureur : il est muté et rétrogradé
     
    - démission de Castaner : plus qu'une question de jours (!)
     

  • Emmanuel Macron n’a pas entendu la demande de justice fiscale, sociale et écologique

    Les mesures qu’Emmanuel Macron s’apprêtait à annoncer ont été dévoilées dans la presse ce mardi 16 avril. Ces annonces ne peuvent résoudre la grave crise sociale, écologique et démocratique actuelle, pas plus qu’elles ne répondent aux revendications et demandes exprimées par les Gilets Jaunes, le mouvement pour la justice climatique, ou dans le cadre du Grand débat. En clair, elles ne répondent ni aux urgences de fins de mois, ni aux urgences de fin du monde.

    Partout s’expriment des aspirations à plus de justice sociale et fiscale, une action déterminée des pouvoirs publics en matière de transition écologique ou encore l’exigence de services publics de proximité adaptés aux besoins des populations. A quoi bon faire débattre les français·es pendant des mois si c’est pour dévoyer la démocratie participative ?

    Pour Raphael Pradeau, porte-parole d’Attac : « le Grand débat a clairement mis en avant une exigence de « plus de services publics et de meilleure qualité » Emmanuel Macron prétend y répondre en annonçant un « moratoire » sur les fermetures d’écoles et d’hôpitaux d’ici la fin du quinquennat. Or le gouvernement maintient son projet de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires d’ici 2022 : même sans fermeture d’écoles et d’hôpitaux, la dégradation de la qualité des services publics va se poursuivre, avec plus d’élèves par classe et plus de malades à la charge d’un personnel soignant déjà au bord de la rupture.

    Selon Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac : « Emmanuel Macron s’apprêtait à annoncer : « pas de hausse d’impôt, des baisses pour ceux qui travaillent en réduisant significativement l’impôt sur le revenu ». Rappelons que les mesures prises depuis 2017 (notamment la suppression de l’ISF et l’instauration de la Flat tax) ont surtout profité aux plus riches. Le pouvoir d’achat des 1% les plus riches a augmenté de 6,4 % cette année quand les 0,1% les plus riches ont vu leurs revenus augmenter de 17,5%. Dans le même temps, le revenu disponible des 9% de français·es les plus pauvres a baissé du fait de ces mesures [1]. Pourtant Emmanuel Macron n’annonce aucune décision structurante pour revenir sur cette injustice fiscale criante. »

    Pour Dominique Plihon, porte-parole d’Attac : « Emmanuel Macron fait semblant de ne pas entendre la puissante aspiration à la justice fiscale qui traverse le pays : aucune remise en cause des cadeaux fiscaux faits aux plus riches et annonce d’une baisse de l’impôt sur le revenu sans préciser à ce stade qui sera concerné. Dans un souci de justice fiscale, il aurait été préférable d’augmenter la progressivité de l’impôt sur le revenu, de réduire la TVA sur les produits de première nécessité (ce qui aurait profité prioritairement aux ménages modestes), ou encore de rétablir l’ISF comme le réclament plus de 77% des français [2].

    Pour Maxime Combes, porte-parole d’Attac sur les questions climatiques, « il est effarant de constater qu’Emmanuel Macron s’apprêtait à ne faire AUCUNE annonce, ni d’urgence, ni structurelle, pour tenter de juguler la grave crise écologique que nous traversons ; le champion du slogan opportuniste vert s’est à nouveau mué en un cancre du climat qui nous fait perdre un temps précieux ; au questionnaire biaisé et orienté du Grand débat succède donc le refus de l’exécutif d’assumer la charge de la transformation sociale et écologique, préférant se défausser sur chacun.e d’entre nous. C’est proprement irresponsable. »

    Enfin, la réindexation des petites retraites sur l’inflation est une bonne nouvelle mais n’est en rien un progrès social : Macron ne fait que revenir sur une mesure qu’il avait prise en début de quinquennat. De même, la profonde aspiration à un renouveau démocratique exprimée par les gilets jaunes ne saurait être satisfaite par la mise en place de référendums d’initiatives citoyennes limités à des sujets « d’intérêts locaux ».

    Attac appelle à renforcer les mobilisations pour la justice sociale, fiscale et climatique, notamment au sein des mobilisations des gilets jaunes.

    Communiqué du 16 avril 2019

    Notes de bas de page :

    [1] Selon les calculs de l’Institut des Politiques Publiques

    [2] Sondage IFOP pour le JDD

  • Signez l’appel pour défendre la sagesse de Geneviève Legay

    Attac.pngSamedi 23 mars, Geneviève Legay, 73 ans, porte-parole d’Attac 06, a été grièvement blessée par une charge policière, lors de l’acte 19 des gilets jaunes à Nice. Lundi 25 mars, le procureur de la République de Nice a affirmé que Geneviève Legay «  n’a pas été touchée par des policiers  », une affirmation reprise par le ministre de l’Intérieur et le Président Emmanuel Macron. Tout au long de la semaine, cette version des faits a été remise en cause par plusieurs médias sur la base de témoignages concordants et de l’analyse des différentes images de la scène. Vendredi 29 mars, le procureur de la République a finalement admis que c’est bien un policier qui a provoqué la chute de Geneviève Legay en tentant de renvoyer la responsabilité à cette seule «  initiative personnelle condamnable  ».

    Nous, signataires de cet appel :

    • > dénonçons les contre-vérités et les contre-feux qui visent à dédouaner l’État, les autorités locales et les forces de l’ordre de leurs responsabilités dans les très graves blessures de Geneviève Legay ;
    • > souhaitons obtenir toute la vérité sur les circonstances de cette violente agression.
    • Comme de nombreuses organisations du mouvement social et citoyen, ainsi que plusieurs institutions internationales dont l’ONU, nous nous inquiétons des violences policières qui se multiplient depuis plusieurs mois en France à l’égard des manifestant·e·s. Des milliers ont été blessé·e·s, des dizaines ont perdu un œil ou une main, du fait des consignes et des armes mises à disposition des forces de l’ordre par les pouvoirs publics.

      Ces violences ne sont pas nouvelles et sévissent dans les quartiers populaires depuis de trop nombreuses années. Leur diffusion dans la gestion des manifestations est un prolongement d’une conception répressive du maintien de l’ordre. Elles prennent une ampleur considérable, accompagnée de décisions au plus haut niveau de l’État qui restreignent toujours plus le droit de manifester.

      C’est contre cette situation que Geneviève Legay souhaitait manifester, pacifiquement et avec sagesse, munie d’un drapeau arc-en-ciel «  Paix  ». Cela lui a valu plusieursfractures du crâne, des hématomes sous-duraux et cinq côtes cassées.

      Nous demandons aujourd’hui :

      • > la démission du procureur de la République de Nice , qui a menti en affirmant que Geneviève «  n’a pas été touchée par des policiers  » et qu’«  il n’y a eu aucun contact direct entre un policier et cette dame  » ;
      • > la démission du préfet des Alpes Maritimes , qui a donné l’ordre et a déclaré que Geneviève «  a été poussée dans le dos, non pas directement par un membre des forces de l’ordre mais par des personnes reculant dans un mouvement de foule  » ;
      • > la démission du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner , qui a donné les consignes et s’est félicité que les «  consignes de fermeté ont été respectées  » ;
      • > le dépaysement sans délais de cette affaire , car elle ne peut être instruite sereinement à Nice dans ce contexte ;
      • > et que soit garanties les conditions de l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion.
    • SIGNEZ L'APPEL

    https://france.attac.org/actus-et-medias/le-flux/article/signez-l-appel-pour-defendre-la-sagesse-de-genevieve-legay

  • Soutien à notre camarade Geneviève Legay. Tout ce qu’il faut savoir.

    Attac.pngCommuniqué d'Attac France du 26 mars

     

    Soutenons notre camarade Geneviève Legay, grièvement blessée samedi lors d’une charge policière, défendons sans relâche la liberté de manifester et dénonçons les violences policières. Retrouvez sur le site d’Attac toutes les informations actualisées en temps réel, ainsi que des ressources pour vos mobilisations.

    Samedi vers 11h, à Nice, les CRS ont procédé à une violente charge au cours de laquelle Geneviève Legay, porte-parole d’Attac 06 est tombée au sol, sa tête heurtant un poteau métallique. De nombreuses images montrent Geneviève, gilet jaune sur le dos et drapeau arc-en-ciel « Paix » dans les mains, non violente, scander « Liberté de manifester » peu avant la charge policière. Hospitalisée dans un état grave, elle souffre d’un traumatisme crânien, et de multiples fractures au crâne et aux côtes.

    Grâce à l’engagement et la solidarité exprimés de toute part, notamment des militant·e·s et sympathisant·e·s d’Attac, ce nouvel exemple de violence d’État est devenu un enjeu national. Menons le combat pour que justice soit rendue. Voici quelques nouvelles de Geneviève et les informations nécessaires pour vous mobiliser.

    Des nouvelles de Geneviève
    D’après les dernières informations reçues de sa famille, Geneviève se remet doucement de ses blessures. Celles-ci sont graves : nous espérons qu’elle n’aura pas de séquelles durables. Pour l’heure, elle est toujours hospitalisée et son état reste préoccupant.

    Pour agir

    Appel à rassemblements
    5 rassemblements ont eu lieu lundi soir : à Nice, mais aussi à Alès, Antibes, La Roche-sur-Yon et Antibes.
    Ce mardi 26, au moins 10 rassemblements sont organisés : à Bayonne, Bordeaux, Brest, Chambéry, Clermont-Ferrand, Dijon, Dunkerque, Montpellier, Nantes et Paris.

    Vous pouvez retrouver toutes les informations concernant ces rassemblements, ainsi que des ressources pour vos mobilisations, sur le site d’Attac France.

    Appel à dons
    Attac France héberge ici un appel à dons visant à couvrir les frais de justice de Geneviève Legay. Dans le cas où le montant récolté serait supérieur à celui nécessaire, en accord avec la famille, le surplus servira aux frais liés à la plainte déposée par Attac France, puis à couvrir des actions similaires.
    Vous pouvez contribuer sur cette page.

    Notre position

    Nous remettons en cause la version des autorités
    Lundi 25 mars, le procureur de la République de Nice a écarté la responsabilité des forces de l’ordre dans la lignée des propos d’Emmanuel Macron et du gouvernement tenus depuis samedi. Pourtant, de nombreuses images en attestent, la chute de Geneviève résulte bien d’une charge très violente des forces de l’ordre. Contrairement à ce que le procureur prétend, en attendant les pompiers, les "street medics" - premiers secours citoyens en manifestation - n’ont pas pu prodiguer les premiers soins, bloqués puis interpellés par les forces de l’ordre.

    Une charge disproportionnée et inutile
    Contrairement à ce qu’avance le procureur de Nice, la charge des forces de l’ordre apparait totalement disproportionnée et d’une inutile violence. Le groupe de manifestants où Geneviève se trouvait était pacifique et statique. Comme en attestent plusieurs vidéos, la violente charge au pas de course de policiers armés de boucliers, avec des gestes de poussées volontaires, est totalement injustifiée.

    Une interdiction de manifester injustifiée
    Depuis samedi, les autorités locales et nationales ne cessent d’affirmer que le lieu où se trouvait Geneviève Legay était interdit à la manifestation. Ces mesures d’interdiction, qu’Emmanuel Macron et le gouvernement veulent généraliser, ne peuvent normalement être prises que dans des circonstances graves. À Nice, les précédentes mobilisations des Gilets Jaunes n’avaient entraîné aucune dégradation. Cette interdiction de manifestation nous apparait donc injustifiée, et le dernier argument des autorités - l’arrivée du président chinois à Nice le lendemain - tout à fait inapproprié.

    L’indécence de Macron et de son gouvernement
    Méprisant, hautain et indigne de sa fonction, Emmanuel Macron s’est à nouveau prêté au jeu de la petite phrase insultante envers Geneviève qui, au même moment, était toujours sur sur son lit d’hôpital. Militante historique de nombreuses causes sociales, humanistes, écologistes depuis près de 50 ans, Geneviève n’a aucune leçon de "sagesse" à recevoir d’un Président de la République qui ne peut s’empêcher de mépriser tous ceux dont il parle. Par les voix de Christophe Castaner, Nicole Belloubet ou encore Marlène Schiappa, le gouvernement a tenu des propos similaires et déplacés, laissant entendre que les blessures de Geneviève étaient de sa responsabilité. Christian Estrosi, maire de Nice, avait pris les devants, multipliant approximations et contre-vérités quelques heures à peine après les violences subies par Geneviève.

    Trois plaintes déposées
    Trois plaintes vont ainsi être déposées : deux par la famille de Geneviève Legay, la troisième par Attac France. La famille a déposé plainte contre X pour « violences volontaires » et pour « subornation de témoin », ainsi qu’une plainte contre le préfet des Alpes-Maritimes pour « complicité de violences volontaires aggravées ». Pour la "subornation de témoins", Geneviève affirme en effet avoir subi des pressions de la part des policiers qui l’ont interrogée dès le dimanche, sur son lit d’hôpital, pour indiquer que sa chute avait été provoquée par un journaliste, et non pas par les forces de l’ordre. Attac France va de son côté porter plainte pour "violences volontaires en réunion, par personne dépositaire de l’autorité publique".

    Une dérive autoritaire face à la demande de justice sociale
    Plus généralement, nous observons une fuite en avant répressive et autoritaire du pouvoir exécutif en réponse à une crise sociale et politique. Le choix de la répression policière ne se limite pas aux mobilisations des gilets jaunes, comme en témoignent les nombreux cas observés dans les quartiers populaires et, plus généralement, contre celles et ceux qui se mobilisent pour plus de justice sociale. Nous appelons à ce que cela cesse immédiatement.
    Ce n’est pas par la répression et les violences policières qu’Emmanuel Macron répondra à la légitime demande de justice sociale qui s’exprime partout dans le pays.