30.11.2009
La vidéosurveillance, ce n’est pas la solution
A la suite du projet défendu par J.P. Abelin, maire de Châtellerault d'installer des caméras de vidéo-surveillance, un collectif s'est constitué sur la ville pour y répondre. Nos amis d'Attac Châtellerault, membre du collectif nous ont fait parvenir le courrier envoyé au député-maire de la ville. (Attac, Ligue des Droits de l’Homme, PCF, Parti socialiste, Les Verts, PRG, SUD)
Collectif "La vidéosurveillance, ce n’est pas la solution"
Monsieur le Député-Maire,
Nous avons appris dans les colonnes de la presse locale que la municipalité envisageait l’installation d’un système de vidéosurveillance qui comprendrait une quinzaine de caméras.
S’engager dans la vidéosurveillance, c’est s’engager dans une politique de surveillance qui suppose que tout citoyen, toute citoyenne soit coupable a priori, et non plus innocent. Vous le savez, « Surveiller, c’est punir », la politique de surveillance n’est pas une politique de sécurité. Par contre, elle finit par se substituer à la politique de prévention au lieu de la développer.
Or, nous n’avons trouvé nulle part ce qui justifiait une telle décision. Nous désirons donc nous entretenir avec vous des causes et des conséquences d’un tel projet. Nous énumérons ci-dessous quelques unes des questions dont nous voulons débattre avec vous.
Cette décision doit s’appuyer sur un constat de la situation de la sécurité à Châtellerault et de son évolution ces dernières années. Y-a-t-il une aggravation ? Laquelle, et de quel type ?
Quels objectifs se donne la collectivité publique châtelleraudaise et quels sont les résultats escomptés ?
Quels sont les coûts induits par un système de vidéosurveillance : prix de l’installation des caméras, de la maintenance, de la salle de centralisation et du personnel embauché pour une surveillance 24h sur 24 ?
Les exemples de certaines villes en France et à l’étranger sont inquiétants. Qui traitera les données ? Quelle part du budget de la prévention sera ainsi obéré ?
La vidéosurveillance existe depuis plusieurs années dans nombre de villes en France et à l’étranger, sur quels bilans vous appuyez-vous ?
C’est dans une démarche lourde d’interrogations et de dangers pour les Châtelleraudais et Châtelleraudaises que vous vous engagez et cela nécessite que nous nous en entretenions le plus rapidement possible.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Député-Maire, nos salutations citoyennes.
Pour tout contact : ldhchatel@ldh-france.org
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Dix ans après Seattle : l'OMC n'est toujours pas morte.
La crise globale, économique, sociale et écologique, s’approfondit. Dans ce contexte, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) se réunit du 30 novembre au 2 décembre à Genève. Elle affiche l’ambition de trouver des solutions pour combattre cette crise car elle demeure persuadée que le libre-échange est la panacée.
Or, l’OMC sévit depuis 15 ans et a activement promu la marchandisation de la société. Déniant le droit à la souveraineté alimentaire, promouvant la libéralisation du commerce contre le développement autonome des peuples, encourageant la libéralisation des services publics, des marchés publics, allant dans le sens de la brevetabilité du vivant, l’OMC a développé un dogme, celui du libre-échange, au service d’intérêts privés et circonscrits, ceux des firmes transnationales.
Cette réunion ministérielle de l’OMC se tient deux semaines avant le sommet sur le climat à Copenhague. Il faut réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, faute de quoi la situation sera irrécupérable. La crise climatique aggrave également les inégalités entre les peuples, notamment à cause des risques alimentaires qu’elle fait peser sur beaucoup d’entre eux. Jamais les enjeux climatiques et sociaux n’ont été aussi inter-connectés. Mais, face aux nouvelles velléités de régulation et « d’entrave au commerce », l’OMC réaffirme que le marché et la concurrence peuvent résoudre la crise climatique.
Attac estime que le libre-échange ne saurait être la solution. Au contraire, la promotion des biens publics mondiaux, le rétablissement d’une hiérarchie des normes internationales remettant l’OMC à sa place, la domestication de la finance, l’imposition de taxes globales constituent les seules options sérieuses.
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28.11.2009
Contre la privatisation de la poste
Communiqué de presse :
Les manifestations prévues le 28 novembre dans le cadre de l'action "j'écris au président" pour un référendum sur la poste sont reportées au samedi 12 décembre avec les mêmes modalités.
Le comité 86 contre la privatisation de la poste se réunira mardi 1er décembre à 18h à la FSU. (rue du parc d'artillerie)
Des cartes sont toujours disponibles : voir sur le site http://www.appelpourlaposte.rezisti.org/
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27.11.2009
Ensemble contre la taxation des accidentés du travail
« Ensemble contre la taxation des accidentés du travail » – Meeting unitaire le 1er Décembre
A l’initiative de la Fondation Copernic, nous vous invitons au meeting unitaire « Contre la taxation des accidentés du travail », mardi 1er décembre, à 19h, salle Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan (métro Sentier ou Les Halles).
Le meeting s’ouvrira par un mot de Jacques Boutault (maire du second arrondissement de Paris).
En 2007, 622 salariés ont péri dans un accident du travail, presque deux par jour. Sur les 720 150 accidents avec arrêts enregistrés, 46 426 ont entraîné une incapacité permanente. La plupart des accidents proviennent des métiers d’exécution.
Vendredi 13 novembre, l’amendement visant à soumettre à l’impôt sur le revenu les indemnités journalières versées aux victimes d’accident du travail a finalement été adopté à l’Assemblée Nationale. Une mesure proposée par le président du groupe UMP, Jean-François Copé, avec le soutien du président de la République, du premier ministre, du ministre du budget. Une mesure injuste, inacceptable, obscène, votée « au nom de l’équité » !
Elle rapportera 150 millions d’euros. La défiscalisation des heures supplémentaires en coûte 4 milliards. Les niches fiscales exonèrent 70 milliards d’euros. Sur les 11 milliards d’euros par an de réduction d’impôt décidés par le gouvernement, 70 % profitent aux 20 % des foyers les plus aisés.
Après les suicides à France Telecom et ailleurs, voici la réponse du gouvernement aux salariés qui subissent des conditions de travail toujours plus dégradées.
Par notre protestation collective, il est encore possible d’empêcher le vote de ce texte. Le Sénat l’examine le 7 décembre. Les accidentés du travail sont les premières victimes de l’organisation du travail. Les privilèges fiscaux sont ailleurs ! Contre cette « France de demain » façon Nicolas Sarkozy, qui s’en prend systématiquement aux plus vulnérables, il est temps d’agir. Et de gagner.
Alors qu’ils ne touchent déjà que 80 % puis 60 % du salaire journalier de base.
Alors qu’ils sont frappés par les franchises médicales et les déremboursements.
Alors que, très souvent, leur avenir est devenu incertain du fait du handicap qu’ils subissent.
La justice serait, au contraire, que les accidentés touchent davantage que la totalité de leur salaire, à titre de réparation.
Ne pas imposer jusque-là les indemnités journalières des accidentés du travail n'était qu'une frêle compensation.
La supprimer serait scandaleux. D'autant que le total des accidents du travail vient d’augmenter de 0,4 % depuis 2 ans. Et que les suicides à cause du travail, et pas seulement à France Télécom, ne sont pas reconnus légalement comme des accidents.
Il faudrait aller exactement dans la voie inverse et mieux prévenir, protéger, réparer les accidents et les victimes. Car il y a 2 morts par jour au travail dans le seul secteur privé, 16 % de plus entre 2006 et 2008. On dénombre 720 150 accidents du travail avec arrêt par an, 46 436 accidents avec incapacité permanente, 37 millions de journées d’indemnisation AT. Les rapports officiels reconnaissent, d'autre part, que le chiffre de 43 832 maladies professionnelles, avec 8, 7 millions de journées d’IT, est largement sous-déclaré.
Ce sont des chiffres? Non, ce sont des vies. Des dizaines de milliers de vie que l'organisation du travail brise.
Nous appelons à la mobilisation pour réagir, alerter, rassembler tous celles et ceux qui sont scandalisé-e-s, de façon à faire reculer, catégoriquement, cette mesure inique, intolérable, inhumaine.
23:56 Publié dans Action et soutien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.11.2009
Le climat dans la tourmente des marchés
Dix jours avant Copenhague et quelques jours avant la conférence ministérielles de l'OMC, Attac France publie aujourd’hui un rapport qui démontre, face au changement climatique, les risques engendrés par les fausses solutions du marché.
À la veille du Sommet de Copenhague, les propositions avancées par les grandes puissances pour lutter contre le changement climatique ont un point commun : le marché est censé apporter les éléments d'un dépassement de la crise climatique.
Marchés du carbone, mécanismes de compensation, REDD, libéralisation du commerce des biens et services environnementaux, tous les dispositifs proposés menacent en réalité de transformer l’air que nous respirons, les forêts, les sols en marchandises et titres de propriété échangeables sur les marchés. L'OMC, réunie en conférence ministérielle à Genève du 30 novembre au 2 décembre, tente ainsi de regagner une légitimité avec le changement climatique, et affirme sans preuves que la libéralisation des échanges contribuera à l'enrayer.
Dans son rapport rendu public aujourd'hui, Attac France montre l'ampleur des risques écologiques, sociaux, politiques qu'induisent les réponses de marché au changement climatique. Ni les marchés du carbone ni la libre concurrence et le libre-échange généralisé ne sont des remèdes efficaces, ils exposent même la planète à de nouvelles déstabilisations.
Pour Attac, les pays industrialisés doivent reconnaître leur dette écologique et s'engager sur des propositions de financement public beaucoup plus ambitieuses à l'égard des pays en développement, que l’ONU estime à 240 milliards par an minimum d’ici 2020. Le financement de la lutte contre le changement climatique doit être organisé par les Nations unies et reposer sur une fiscalité globale et contraignante. Il doit s’accompagner de la remise en cause du régime de propriété intellectuelle promu par l'OMC qui, tout en assurant le piratage des ressources du Sud, empêche les transferts de technologie nécessaires pour assurer une transition vers des modèles de production et de consommation sobres en carbone.
Attac France, Montreuil, le 26 novembre 2009
Télécharger le rapport : http://www.france.attac.org/spip.php?article10514
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OGM partout, étiquetage nulle part
Sur le site : http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/ un article intéressant sur l'importation d'OGM qui continue via les tourteaux de soja, qui sont dans leur quasi totalité OGM.
A lire et à faire circuler autour de vous.
Ce samedi matin 21 novembre, une centaine de Faucheurs Volontaires venus de différentes régions - dont une quinzaine de Rhône-Alpes - ont bloqué dans le port de Lorient le déchargement de l’ARISO, un cargo battant pavillon panaméen, avec un équipage philippin, chargé de 46 500 tonnes de soja transgénique venant du Paraguay.
Avec cette action, les Faucheurs Volontaires ont dénoncé les importations considérables de soja transgénique (avec le moratoire, la France ne produit plus de maïs pesticide Monsanto810, mais importe toujours de grandes quantités de soja), le manque de traçabilité qui interdit tout vrai choix au moment de faire ses achats, et exigé l’étiquetage des produits issus d’animaux nourris aux OGM.
Symboliquement, quelques litres de brou de noix - un colorant naturel - ont été versés dans la cargaison, pour la colorer en marron foncé.
Les Faucheurs Volontaires ont quitté le port vers midi, après avoir obtenu un rendez-vous la semaine prochaine avec la Direction Générale de l’Alimentation au ministère de l’agriculture à Paris.
07:12 Publié dans Action et soutien, OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.11.2009
Quand les méthodes de gestion deviennent du harcèlement moral
Intéressant article à lire en entier sur le blog : http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/20...
Une méthode de gestion peut constituer un harcèlement moral : une petite révolution sociale, très en phase avec les mouvements sociaux actuels. C’est une grande avancée, car auparavant le harcèlement ne se comprenait que dans une dimension interpersonnelle. D’où la défense des employeurs : «Mais, détrompez-vous. Je n’ai aucun compte à régler avec ce salarié. C’est du management. Je suis désolé si le résultat est que le salarié craque, mais je n’ai rien contre lui, et ce ne peut donc être du harcèlement ». Difficile à accepter pour le salarié qui craque, tombe en arrêt maladie, et se voit licencié du fait de la prolongation de son absence.
Tout change quand le droit accepte de caractériser le harcèlement moral par « les méthodes de gestion mises en oeuvre par un supérieur hiérarchique ». La mauvaise gestion peut être un harcèlement, et rendre nul le licenciement du salarié qui a craqué. Une belle avancée du droit à mettre au crédit de notre vaillant Darcos, ou de notre génial majorité UMP ? Et non, c’est de la jurisprudence que vient de droit très social, loin des rodomontades ministérielles dont personne n’a rien à fiche, et visent juste à faire illusion au jité.
Voici l’analyse de cet arrêt rendu par la chambre sociale de la Cour de cassation, ce 10 novembre 2009 (n° 07-45321).
Licencié après quatorze ans d’ancienneté…
Frédéric a été engagé le 10 janvier 1989 en qualité d'agent d'entretien, gardien de l'établissement et chauffeur par une association gérant des colonies de vacances. Le contrat de travail, ancien et sans embrouille, se poursuit avec en 2001 l’arrivée d’un nouveau directeur.
Tout se déclenche le 20 août 2003. Le directeur demande à Frédéric d'effectuer un transport pendant sa journée de congé du 25 août 2003. S’en suit une altercation, et Frédéric est placé en arrêt de travail. Par courrier du 29 août 2003 à la présidente de l’association, il dénonce le comportement du directeur depuis plusieurs mois comme « une forme de harcèlement moral ». Les griefs concernent tant l'organisation de son travail (non-respect des plannings, non communication des plannings, non fixation des congés annuels …) que le comportement du directeur à son égard. Certains jours, le directeur l'ignore, communique au moyen d'un tableau, ne lui donne aucune instruction, et exerce une pression destinée à lui faire quitter son travail. Le 13 septembre 2003, la présidente de l'association appelle au dialogue, mais fait par de ses remarques au directeur pour une meilleure organisation du travail. On a bien noté : pas de griefs de type personnel, mais une méthode de gestion qui casse la relation.
La suite sur le lien ci-dessus…
21:49 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
5 et 6 décembre : marché Bio et paysan
St Gervais les 3 Clochers - 86 (entre Richelieu et Chatellerault - D 749)
SAMEDI 5 (à partir de 14 h) et DIMANCHE 6 Décembre 2009 (de 10h à 18h)
WEEK END A LA FERME DE LA CROIX BLANCHE
chez Véronique et Claude SOURIAU Tel: 05.49.86.60.01
visite de l’élevage (oies, dindes, chapons) présentation du point de vente
Le Dimanche à partir de 10 h, Marché Bio et Paysan avec une dizaine de producteurs
Présentation du CIVAM de Châtellerault, de ses actions, de ses projets, en lien avec l’évolution de la ferme de la croix blanche
Dimanche midi : restaurez-vous sur place, « Poule au pot » (Réservez au 05 49 86 60 01)
21:43 Publié dans Action et soutien, AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.11.2009
L’Union européenne parie sur la fracture climatique
Le Conseil européen des 29 et 30 octobre 2009 se voulait décisif pour définir la position de l’Union européenne à Copenhague : il s’est soldé par un fiasco honteux, du fait du refus des Etats membres d’un engagement précis pour le financement de la lutte contre le changement climatique. L’Union européenne, qui, en l’absence des Etats-Unis, a joué il est vrai un rôle important dans les négociations climatiques, contribue aujourd’hui à rendre un accord quasi impossible. L’engagement financier vis-à-vis des pays du Sud, qui prendrait acte de la responsabilité historique des pays industrialisés dans le dérèglement climatique, est en effet le verrou essentiel des négociations entre pays du Nord et pays du Sud, actuellement en voie d’enlisement. A cela deux raisons essentielles.
La première provient de l’augmentation des émissions des pays du Nord (Canada, Australie, Etats-Unis) pendant la période du protocole de Kyoto. L’Union européenne atteindra vraisemblablement les engagements de réduction pris dans le cadre de Kyoto. Mais ses résultats s’appuient notamment sur une utilisation optimale des mécanismes de flexibilité et des crédits d’émission gagnés via des investissements propres au Sud, et sur le démantèlement du tissu industriel est-européen (sans reconversion écologique et sociale de ses activités). Mais, surtout, les engagements sur le futur (moins 20 % entre 1990 et 2020) restent très en deçà des préconisations du GIEC et des demandes des pays du Sud.
La deuxième raison de la perte de confiance est l’accumulation des promesses non tenues faites à Rio lors de la création de la Convention climat en 1992 et à Kyoto en 1997. Depuis, en effet, les PMA (pays moins avancés) ont mis en œuvre des plans d’action nationaux pour l’adaptation au changement climatique (PANA) : en octobre 2008, trente-huit pays avaient mis en place ces PANA et ont reçu pour cela seulement 115 millions de dollars US ! Somme en grande partie prélevée sur l’aide publique au développement, dont on connaît l’insuffisance et qui devrait être affectée à d’autres urgences.
Tribune de Geneviève Azam et Aurélie Trouvé, Le Monde le 20 novembre 2009,
La suite via le lien : http://www.france.attac.org/spip.php?article10511
20:32 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.11.2009
La face cachée des banques
Une vidéo de 10 mn disponible sur le site "Spéculand", réalisée initialement par Bakchich Tv.
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