30.09.2009
Nouveau référendum européen en Irlande : quatre fois non ?
Tribune publiée sur le site de Rue 89 (http://www.rue89.com/2009/09/30/nouveau-referendum-europeen-en-irlande-quatre-fois-non)

« Les gouvernements européens se sont ainsi mis d'accord sur des changements cosmétiques à la Constitution pour qu'elle soit plus facile à avaler » : voici ce que Valéry Giscard d'Estaing disait en 2007 du Traité de Lisbonne, frère jumeau du Traité constitutionnel européen (TCE).
Le 2 octobre prochain, les Irlandais iront voter sur un traité rejeté trois fois, par les Français, par les Néerlandais et par eux-mêmes. En France et aux Pays-Bas, ce traité a pu finalement être adopté en privant les citoyens d'un nouveau vote et en le confiant aux parlementaires.
Mais en Irlande, une disposition constitutionnelle oblige, pour toute modification significative des traités européens, à une consultation préalable du peuple par référendum. Voilà donc le gouvernement irlandais obligé de faire revoter des citoyens qui ont « mal » voté en juin 2008.
Une campagne largement financée par les grandes entreprises
Tous les moyens sont mis en œuvre pour tenter de faire changer d'avis les Irlandais, par crainte que ne se joue le même scénario. A commencer par les moyens de communication, à coup de campagnes largement financées par les grandes entreprises comme Ryanair et Intel, qui ont donné des sommes énormes pour la cause du oui.
Mais aussi, quand des centaines de travailleurs de Dell se voient licenciés suite à une délocalisation en Pologne, M. Barroso accourt immédiatement pour distribuer des carottes avant le référendum : quelques millions d'euros pour la formation et le reclassement. Ceci afin que ne soit pas soulevé le fond du problème, une Europe du libre-échange sans processus d'harmonisation sociale vers le haut et où les entreprises se délocalisent là où les règles sont les moins contraignantes.
De même, la Banque centrale européenne soutient par des subventions le NAMA (National Assets Management Authority), chargé de nettoyer les banques irlandaises des actifs toxiques.
Les partisans du oui mettent en avant ce soutien de l'Union européenne, mais se gardent bien de dire qu'il est conditionné à des coupes drastiques dans les programmes sociaux et les fonds publics, qui poussent des milliers d'Irlandais à manifester en ce moment.
Enfin, en pleine crise économique, les partisans du oui ne se gênent pas pour faire croire, si le non l'emportait, à la suppression des avantages dont l'Irlande a bénéficié après son adhésion à l'Union européenne.
L'alliance hétéroclite du oui
Autour du oui, s'est constituée une alliance aussi large qu'hétéroclite, constituée du parti majoritaire (au plus bas dans les sondages depuis 60 ans, 20 % d'opinions favorables), du principal parti d'opposition, des organisations catholiques et protestantes, des syndicats patronaux…
Côté non de gauche, le rassemblement d'une quinzaine de petites organisations citoyennes, politiques et syndicales se bat contre l'Europe néolibérale et pour une Europe sociale et démocratique. Il dénonce notamment le risque d'une militarisation inscrite dans le Traité de Lisbonne, dans une Irlande attachée à la paix.
Lors du dernier référendum, cette campagne pour un non de gauche au traité a eu un rôle bien plus important que ce qui a pu être rapporté dans les médias : ceux-ci ont préféré stigmatiser ce vote en le confondant avec le non nationaliste et conservateur.
C'est uniquement vers ce non que des promesses ont été faites par le gouvernement irlandais et le Conseil européen, qui ont pris des engagements (non contraignants) concernant la nomination d'un commissaire irlandais, la possibilité de poursuivre un dumping fiscal en Irlande ou encore celle de maintenir l'interdiction d'avorter. Mais les citoyens voteront sur le même texte que la première fois, sans qu'aucune avancée sociale n'ait été introduite.
L'opportunité d'ouvrir le débat
Depuis le non français au TCE, de l'eau a coulé sous les ponts. La crise a mis en lumière les impasses des traités actuels. Des articles réputés inattaquables, relatifs aux aides d'entreprises ou encore au Pacte de stabilité et de croissance, ont été allègrement piétinés, situation de crise oblige.
Au moment où une action politique forte était nécessaire au niveau européen pour endiguer le désastre économique, celle-ci n'a pas été empêchée par l'absence d'un nouveau traité, mais bel et bien par le carcan des traités européens et par l'idéologie néolibérale des instances communautaires, qui sera confortée par le Traité de Lisbonne.
Si les électeurs irlandais disaient non pour la seconde fois, cela pourrait au moins offrir l'opportunité de mettre en débat, avec l'ensemble des citoyens, le contenu d'un nouveau traité, qui puisse réellement résoudre les problèmes sociaux, écologiques et démocratiques auxquels est confrontée l'Union européenne.
Susan George (membre du Conseil scientifique d'Attac),
Aurélie Trouvé (coprésidente d'Attac), Michael Youlton (coordinateur de
la campagne irlandaise pour le non au Traité de Lisbonne
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G20 : trois fois zéro et gesticulations en vain
Pour la troisième fois en moins d’un an, le G20 vient d’administrer la preuve de son obstination à conforter le système financier mondial dans ses pires travers, ceux qui ont conduit à la plus grave crise depuis quatre-vingts ans.Les décisions
Bonus : l’arbre qui cache la forêt
Le G20 braque les projecteurs sur les bonus des traders : les bonus pourront être fixés "en pourcentage du revenu net bancaire", lorsqu’une banque "ne dispose pas de fonds propres suffisants". Les traders seraient récompensés quand ils font faire des bénéfices à leur banque et seraient pénalisés en cas de perte. Qu’est-ce que ce système, sinon une légitimation des profits d’une finance « socialement inutile » par définition, selon les propres termes de M. Adair Turner, président de l’Autorité des services financiers du Royaume-Uni ?
G20 et FMI : les nouveaux directoires de l’économie mondiale
Le G20 annonce le retrait du G8 pour se promouvoir nouveau gouvernement de l’économie mondiale, laissant de côté une grande partie de l’humanité, celle qui est la plus pauvre. La modification minime des droits de vote au sein du Fonds monétaire international en faveur des pays émergents n’est pas en mesure de changer véritablement la réalité du pouvoir ni les fondements de ses politiques d’ajustement structurel.
OMC : la libéralisation des marchés reste la seule solution
Encore une fois, le G20 a défendu une conclusion du cycle de Doha à l’OMC dès l’année prochaine. "Nous maintiendrons l’ouverture et la liberté des marchés et réaffirmons les engagements pris à Washington et à Londres : nous nous abstiendrons d’élever des obstacles aux investissements ou aux échanges de biens et de services ou d’en imposer de nouveaux" et "nous ne recourrons pas au protectionnisme financier, notamment à des mesures qui restreindraient les flux de capitaux à l’échelle mondiale". L’idéologie néolibérale est intacte, malgré les dégâts qu’elle a entrainés depuis 30 ans.
Les absences
Les paradis fiscaux seront-ils démantelés ?
Non, ils sont blanchis, alors qu’à peine 5% d’entre eux ont signé des accords de coopération qui ne les engagent à pas grand-chose tant que les banques et les fonds spéculatifs ne seront pas empêchés d’y faire des opérations marquées par la fraude et l’évasion fiscales. Et la plupart des secrets des banquiers resteront bien enfouis.
Les marchés de gré à gré et les hedge funds seront-ils interdits, et les produits dérivés et la titrisation fortement encadrés ?
Les banques de dépôts et les banques d’affaires seront-elles séparées ?
Non, tous les mécanismes financiers pratiquement incontrôlables sont maintenus et ils continueront à imposer des critères de rentabilité exorbitants et à générer des actifs financiers dont la valeur sera d’autant plus fictive qu’elle sera énorme.
Les transactions financières seront-elles taxées ?
Non, et pour donner le change, quelques voix gouvernementales parlent de la taxe Tobin, mais c’est aussitôt pour la rendre facultative, pour lui fixer un taux ridiculement bas, ou conditionner sa mise en œuvre à l’accord de l’ensemble des places boursières. De quoi rassurer les financiers.
Des mesures concrètes et efficaces seront-elles prises au niveau international contre le changement climatique ?
Non, l’appel des pays du G20 sur la question apparaît complètement creux, puisqu’aucune proposition concrète en terme de mesure et de financement n’est avancée. Leur intention affichée de "ne pas ménager leurs efforts pour conclure un accord à Copenhague" ne doit pas faire oublier que les positions actuelles des pays riches empêchent tout accord sérieux, à la hauteur des exigences écologiques.
Les conclusions d’Attac
Le G20, dans ses trois réunions de Washington (novembre 2008), Londres (avril 2009) et Pittsburgh, confirme que les gouvernements des pays les plus puissants considèrent que le système financier doit être remis en selle et non pas remis en cause : la foi en la capacité des marchés à s’autoréguler reste globalement intacte. Pourtant, la gravité de la crise, s’étendant de la finance à l’économie, au social et à l’écologie aurait dû servir de dernier avertissement.
Le sauvetage des banques et de l’ensemble du système financier sans aucune contrepartie pour la société, la relance de l’économie à coups de déficits publics sans imaginer un mode de développement écologique, et les atermoiements face au dérèglement climatique dont la régulation est confiée au marché créeront malheureusement les conditions d’une prochaine crise encore plus grave.
Les services publics, l’assurance maladie et les retraites continuent d’être privatisés dans les pays du G20, sous la pression des compagnies d’assurance et des fonds de pension, acteurs majeurs de la spéculation financière.
Les revenus du capital ne seront pas limités et ceux du travail attendront d’être revalorisés. Le G20 ne dit rien sur cette question d’autant plus cruciale que la montée extraordinaire des inégalités est l’une des principales raisons du caractère systémique de la crise.
L’association Attac réaffirme son opposition radicale à un système économique et financier prédateur et inégalitaire et son engagement en faveur :
d’une socialisation du secteur bancaire et financier avec un contrôle citoyen ;
d’une taxation internationale des transactions financières ;
d’une limitation stricte des revenus financiers ;
du placement hors marché des biens publics mondiaux ;
d’une régulation mondiale de la finance, de l’économie et de l’écologie (en particulier du climat) sous l’égide de l’ONU.
00:04 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.09.2009
Votation citoyenne pour le service public postal
Nous sommes à la veille du début de la consultation nationale pour la poste.Il nous faut bien sûr des collègues, citoyens, militants pour tenir les bureaux de vote :
SAMEDI 3 OCTOBRE
Merci aux adhérentEs, sympathisantEs d'ATTAC dans la Vienne de vous inscrire à l'aide des liens ci-dessous (mettez votre numéro de téléphone pour contact)
Adresses d'inscription pour la votation par arrondissement ci-dessous :
Arrondissement de POITIERS
Inscription : http://www.doodle.com/t2rbyknwtr28b4p9
Arrondissement de MONTMORILLON
Inscription : http://www.doodle.com/xra66g55h7iv4bcv
Arrondissement de CHATELLERAULT
Inscription : http://www.doodle.com/6mkavxnvk4t9zrdg
Plus des voix s'exprimeront dans notre département et dans tout le pays, plus nous pèserons pour obtenir un référendum national sur l'avenir de la poste et de nos services publics.
Collectif Départemental contre la privatisation de La Poste, pour le maintien et le développement du service public postal de la Vienne
Une permanence sera tenue de 10h à 22h le samedi 3 octobre à la FSU à Poitiers. 16 avenue du parc d'artillerie. Du matériel y est également disponible. (Tracts, affiches, bulletins de vote ...)
- Par téléphone : 05 49 01 37 07, 05 49 01 36 71, 06 33 55 66 17
- Par fax : 05 49 01 68 22 - Par mail : fsu86@fsu.fr
21:19 Publié dans Action et soutien, AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Notre modèle de consommation alimentaire n'est pas soutenable
Aurélie Trouvé, docteur en économie et ingénieur agronome, est enseignante-chercheuse à l'Agrosup Dijon et copréside la branche française d'Attac. Elle réagit aux déclarations de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) selon laquelle il y aura 2,3 milliards de bouches de plus à nourrir en 2050 - soit 9 milliards d'être humains - et qu'en conséquence une hausse de 70% de la production agricole est nécessaire.
Les chiffres fournis par la FAO vous étonnent-ils ?
Pour l'augmentation de la production agricole de 70%, non, il n'y a rien d'étonnant s'il n'y a pas de prise de conscience et de transformation de notre mode de consommation alimentaire, notamment dans les pays du Nord.
Pour des néophytes de la question il est difficile de comprendre qu'une augmentation de la population mondiale d'environ un tiers nécessite d'augmenter la production agricole de 70% pour pouvoir nourrir tout le monde.
Dans les pays du Sud, notamment en Asie et en Afrique, il y aura une augmentation des besoins pour des raisons démographiques et aussi parce qu'on assiste actuellement à une transformation du modèle alimentaire. Il tend notamment à imiter les pays du nord, notamment en ce qui concerne l'alimentation carnée. Et il ne faut pas oublier que pour produire une kilocalorie animale, il faut plusieurs plusieurs kilocalories végétales. C'est une des explications de la disproportion entre l'augmentation des besoins alimentaires de 70% et la hausse de la population qui n'est que d'un tiers.
Une telle augmentation de la production agricole en si peu d'années vous semble-t-elle possible ?
C'est une question qui fait couler beaucoup de salive et d'encre parmi les agronomes et les scientifiques. Cela doit surtout amener à une prise de conscience, parce qu'aujourd'hui le modèle de consommation alimentaire des pays du nord est non soutenable à une échelle mondiale. Si toute la population planétaire se nourissait comme un habitant des Etats-Unis, on ne pourrait nourrir que 2 milliards d'être humains au lieu des 6 qui peuplent actuellement la Terre.
Parmi les enjeux, il y a donc une question culturelle liée à la mondialisation, mais aussi des raisons politiques. Non ?
Evidemment, et ces raisons politiques ont induit des choix. Aujourd'hui, la plupart de la viande vient d'Amérique à des prix qui sont artificiellement très bas. Parce que cette viande provient de très grandes exploitations qui produisent massivement et qui, pour beaucoup, ont des coûts sociaux et environnementaux très faibles. Notre alimentation très carnée s'appuie aussi sur une production qui induit un accaparement de plus en plus important des terres dans ces pays et concurrence directement l'agriculture vivrière. Au Brésil, il y a ainsi des millions de paysans sans terre.
L'UE est-t-elle aussi responsable de cette situation ?
En Europe, on a mis des droits de douane proches de zéro sur la question de l'alimentation animale. L'UE a donc avantagé l'importation alors que l'on aurait pu avoir une production locale liée à l'herbe. Plus globalement, l'UE a développé une logique exportatrice, à l'opposé d'une logique d'autonomie alimentaire et de relocalisation des activités. Résultat: nous ne sommes pas autosuffisants sur le plan alimentaire, puisque nous importons plus que nous n'exportons, malgré des conditions agronomiques très favorables.
Que préconisez-vous ?
Il faut réinterroger profondément la libéralisation des marchés qui est le dogme actuel des négociations internationales. Cette libéralisation des marchés est orchestrée par le FMI, la Banque mondiale et l'OMC depuis les années 80. Elle est toujours en marche et est soutenue par les pays les plus puissants.
La crise alimentaire mondiale nous a montré que cette libéralisation des marchés était destructrice pour l'agriculture vivrière, notamment des pays du sud, et qu'elle induit une très forte volatilité des prix qui fragilise les petites exploitations et sélectionne les plus compétitives. Ces petites exploitations paysannes, ultra majoritaires, sont directement concurrencées par l'agriculture industrielle des pays du Nord et l'agriculture ultra compétitive des grandes exploitations du Sud qui commettent des dégâts humains et environnementaux considérables.
Pensez-vous qu'on puisse encore changer de modèle économique et politique agricole ?
Je pense surtout que c'est nécessaire et que nous n'avons pas d'autre choix. Un exemple instructif: pour l'année 2009, nous sommes en train d'exploser les chiffres de la faim dans le monde. Aujourd'hui, c'est davantage une question d'inégalités mondiales que de quantité, davantage un problème de juste répartition et de règles alimentaires.
Faut-il, comme pour le climat, agir dès à présent ?
L'agriculture a une place dans la crise climatique: elle est à la fois victime (les régions qui souffrent déjà de la faim seront les plus touchées par le réchauffement, les régions tropicales et subtropicales vont voir leur potentiel agricole touché) et responsable (essentiellement le modèle agricole intensif et industriel des pays du nord). N'oublions pas par ailleurs que l'agriculture intensive est dépendante des ressources fossiles, qui sont en cours d'épuisement.
En Asie et ailleurs, on a vu des stagnations des rendements agricoles, stagnations imputées au modèle intensif: à savoir, l'épuisement des sols et des ressources hydriques, la résistance aux maladies et aux ravageurs (animaux nuisibles aux cultures)... De même, sur les cultures OGM en Argentine, on a vu des retournements de rendements...
Y a-t-il quand même de quoi garder un peu d'espoir ou tout est d'ores et déjà foutu, surtout pour les pays du Sud ?
Ce qui est certain, c'est qu'il va y avoir une tension de plus en plus forte sur les terres. Si on ne change pas de mode de développement et de consommation, on va avoir besoin de terres à l'extérieur pour les besoins alimentaires et aussi pour la production d'agrocarburants par des grandes entreprises privées et les pays.
Mais si je suis une chercheuse engagée, c'est que j'ai de l'espoir, tout en sachant qu'il n'y a pas d'autre choix que de changer de modèle de développement et aussi les politiques qui les régulent. Il ne faut oublier qu'actuellement, trois quarts des personnes qui sont sous-nutries dans le monde sont des paysans.
Alors, quel modèle adopter ?
Des centaines d'experts en agronomie de l'IAASTD, un organisme qui, pour faire vite, peut-être comparé au Giec pour le climat, mettent en avant l'agro-écologie, les connaissances indigènes, le lien de la production et des connaissances agricoles avec le fonctionnement des écosystèmes.
Libération, 25/09/2009, Propos recueillis par Philippe BROCHEN
20:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.09.2009
Lancement de la campagne "Stop Paradis fiscaux"

Le G20 débutera dans quelques jours à Pittsburgh.
Les dirigeants des économies les plus puissantes se pencheront sur la question des paradis fiscaux. A la veille de ce rendez-vous, syndicats et ONG souhaitent rappeler l’importance d’éradiquer une fois pour toutes les paradis fiscaux, véritables "trous noirs" de la finance internationale. La CFDT, la CGT, Solidaires, le SNUI, le CCFD - Terre Solidaire, Oxfam France - Agir ici, Attac, ainsi que la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires s’associent pour lancer une campagne de mobilisation citoyenne et syndicale. Celle-ci vise à diffuser largement un appel contre les paradis fiscaux et invite chacun à agir sur ce sujet.
La lutte contre les paradis fiscaux ne doit pas rester une affaire de spécialistes ni une question laissée aux seules initiatives des gouvernants du G20. La participation de tous au démantèlement des paradis fiscaux doit être la plus large possible. Notre démarche de mobilisation citoyenne s’appuie sur l’idée que chacun, à son niveau, citoyen, militant syndical, élu de collectivité locale ou dirigeant d’entreprise, peut prendre une part active. Le site « stop paradis fiscaux » se veut à la fois un lieu de mobilisation, de ressources pour mieux comprendre les paradis fiscaux, d’échanges d’idées et d’expériences.
Rejoignez-nous, signez l’appel ! Et diffusez-le le plus largement possible !
00:42 Publié dans Action et soutien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.09.2009
La reprise est là…
Le BDI est le Baltic Dry Index. Le BDI est un indice des prix pour le transport maritime en vrac de matières sèches.
À la fin de mai 2008, le BDI a atteint son plus haut niveau : 11 793 points.
Le 3 juin 2009, le BDI était à : 4 291.
Le 13 juillet 2009, le BDI était à : 2 975.
Le 13 août 2009, le BDI était à : 2 612.
Le 18 septembre 2009, le BDI était à : 2 356.
http://stockcharts.com/h-sc/ui?c=$BDI,uu[h,a]daclyyay[pb50 !b200 !f][vc60][iue12,26,9 !lc20
Christine Lagarde commente ces chiffres : « Euh … Ces chiffres montrent … Euh … Ces chiffres montrent que la reprise est là. »
16:50 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Dans votre agenda
Soirée-débat sur le maïs irrigué au cinéma de Gençay le jeudi 24 septembre à 20 h 30
15:14 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Attac Infos 86 - Septembre 2009 N°2
1. Réunion d'Attac Poitiers du 8 septembre
1. Contre la privatisation de la poste
a. Ce que dit Attac-France et un commentaire. En ce qui concerne Attac France vous pouvez par exemple consulter http://www.france.attac.org/spip.php?article10268
L’action proposée au niveau national est la suivante : Le 3 octobre, le collectif national et les collectifs locaux contre la privatisation de La Poste organisent une votation citoyenne.
b. Ce que nous pensons : Qu’une action nationale se mette en place est un premier pas, puisqu’on sait que le problème est très sensible au niveau local. Cela dit, il y a en arrière plan l’Europe via l’AGCS : « AGCS (Accord général sur le commerce des services) - Attac France ».
On retrouve là un vrai problème, symbolisé par exemple par la réélection de Mr Baroso (seul candidat) à la tête de la commission Européenne. L’Europe pose les problèmes et impose les solutions. La classe politique et journalistique nous laisse penser que les problèmes sont nationaux. En France, de nombreuses communes se sont déclarées hors AGCS (mais l’Europe n’en a cure).
Des projets pour l’année :
2. Attac Campus.
Projet de création d’un Attac Campus. Nous la souhaitons. Il y aurait possibilité de travaux en commun. Nous soutenons toute initiative à ce sujet.
3. Travailler sur la thématique du sommet de Copenhague (en décembre)
Ceci est au programme de nos prochaines réunions.
4. Le revenu d’existence
Travailler sur cette question avec des invités est toujours au programme. C’est à concrétiser.
Les invités possibles : René Passet, Yolland Bresson, Jacques Maillard, Serge Latouche. Et les associations intéressées par cette question : Les Amis du Monde Diplomatique, A.C. Raison d’agir, Pour Politis,…
Bientôt sur le blog, des articles sur le sujet.
5. Les échanges Nord-Sud (voir les compte-rendu précédents)
2. Campagne contre la privatisation de la Poste : votation citoyenne le 3 octobre dans la Vienne
Conformément à l'engagement pris lors de la dernière réunion du Comité départemental, vous trouverez ci-dessous des Doodles permettant de vous inscrire et de participer à la tenue de lieu de votation devant les bureaux de poste le Samedi 3 octobre 2009.
Il y a trois listes correspondant aux trois arrondissements de la Vienne. Vous pouvez vous inscrire en cliquant sur le lien "inscription".
Arrondissement de POITIERS
Inscription : http://www.doodle.com/t2rbyknwtr28b4p9
Arrondissement de MONTMORILLON
Inscription : http://www.doodle.com/xra66g55h7iv4bcv
Arrondissement de CHATELLERAULT
Inscription : http://www.doodle.com/6mkavxnvk4t9zrdg
Lieux et dates sur Poitiers et environ déjà prévues :
- Bureaux de poste (9h-12h) : Bel-air, Libération (à l'Intermarché), Poste centrale, Couronneries, Clos gautier, Poitiers Notre-Dame, Beaulieu
- Rue piétonnes (samedi AM -->: Tivoli demandé à la mairie)
- Campus : mercredi 30 et jeudi 1er
- Braderie d'Emmaus aux arènes : Vendredi 25 à 16 h et Dimanche 27 à 15 h
- Marchés de Migné Auxances, Fontaine le Comte, Poitiers Couronneries le 27/9, Marché N.D le 3/10,
Prochaine Réunion : jeudi 24/09 à 18 h 00 à la FSU
14:52 Publié dans AGENDA, Attac Infos dans la Vienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Pour une véritable taxe Tobin
La profondeur de la crise qui s’est abattue sur le monde il y a deux ans est telle que de nombreux thuriféraires de la dérégulation et de la financiarisation hier font assaut d’imagination aujourd’hui pour colmater les brèches qu’ils ont eux-mêmes ouvertes. La volte-face des gouvernements français, allemand et britannique en très peu de temps illustre l’impasse dans laquelle sont enfermées les politiques néolibérales.
Ainsi, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, propose une « contribution volontaire sur les transactions financières au service du développement ».
Est-ce bien sérieux ? D’une part, le caractère volontaire qu’aurait une telle taxe rappelle étrangement la foi en la capacité des banques et des institutions financières à s’auto-réguler, la foi dans les mécanismes spontanés du marché à produire de la stabilité financière et de l’harmonie sociale. D’autre part, le taux minuscule qui serait appliqué aux transactions financières (0,005 %, soit cinq cent millièmes) est de nature à « rassurer les financiers », comme le dit M. Kouchner.
En réalité, les pays les plus puissants de l’Union européenne veulent arriver au sommet du G20 à Pittsburgh en affichant une proposition qu’ils savent inapplicable : l’obstruction des États-Unis devant une quelconque limitation des transactions est connue, et toutes les institutions européennes, auxquelles ils participent pleinement, refusent d’instaurer une taxe digne de ce nom.
Dans ces conditions, Attac, dont de nombreux représentants des pays européens sont réunis ce week-end à Paris, réaffirme que :
un contrôle strict des mouvements des capitaux est indispensable pour mettre un terme à l’instabilité et à la spéculation financières ;
une taxe de type Tobin doit être appliquée à toutes les transactions financières d’un taux suffisant (Tobin lui-même la proposait de 0,5 à 1 %), en prévoyant la possibilité de l’augmenter très fortement pour tuer dans l’œuf tout mouvement spéculatif naissant ;
cette taxe serait d’autant plus efficace qu’elle serait appliquée au niveau mondial, mais, d’ores et déjà, l’échelon de l’Union européenne serait parfaitement opérationnel, compte tenu du degré d’intégration des économies et de la place qu’occupe l’Union dans le monde ;
cette taxe devrait s’inscrire dans un ensemble de mesures cohérentes susceptibles de réduire l’emprise de la finance sur les sociétés : suppression des paradis fiscaux, limitation des revenus financiers, suppression des bonus, mise en place d’un pôle public du crédit contrôlé démocratiquement ;
enfin, vouloir aider les pays pauvres à se développer, c’est bien, leur laisser la possibilité de maîtriser ce développement serait mieux : souveraineté alimentaire, annulation de la dette publique, arrêt immédiat de tous les plans d’ajustement structurel, redistribution des richesses, libre circulation des connaissances et des techniques pour sortir de la crise, notamment écologique, sont des conditions absolument nécessaires.
Attac France, Montreuil, le 18 septembre 2009
14:09 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.09.2009
Dans votre Agenda
| L'ACEVE organise une projection débat du film "Nos enfants nous accuseront" : - Vendredi 18 septembre 2009 à 20h30 au cinéma L'Etoile à Lencloître Le débat avec la salle aura lieu autour de plusieurs participants en particulier Vienne Agro Bio, une AMAP, La Confédération Paysanne 86 et le CIVAM 86
Fête des cueilleurs de biodiversité |
| - Samedi 10 octobre 2009 de 9 h 30 à 23 h à Leigné sur Usseau (86) |
Cueillette de maïs, Marché de producteurs, Débats - Animations, repas paysanCi-joint le programme de l'événement :fete 2009.pdf Organisé par INPACT Poitou-charentes Renseignements / réservation repas : 05.49.51.03.13 / 05.49.29.26.43 |
21:05 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
