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  • Adhérer à Attac en 2013 : c'est (déjà) possible !

    Pourquoi ne pas commencer l'année 2013 en adhérent ou réadhérent à ATTAC ?

    C'est possible en utilisant le bulletin ci-joint. Vous pouvez dès maintenant faire ce geste de soutien à l'association. Il est vital pour nous de transformer le soutien dont Attac bénéficie en adhésion, pour faire prospérer le mouvement et donc traduire ce soutien moral en soutien matériel, en fonction des moyens de chacun. 

    Bulletin 2013.pdf

  • Soutenir la coopérative Andines

    Depuis 25 ans, la coopérative Andines travaille pour une économie équitable, respectueuse des hommes et de la nature. Confrontée à des problèmes permanents de trésorerie, ils ont décidé de lancer un Appel à de nouveaux sociétaires pour augmenter le capital social (personnes ou structures). Les banques ne prêtant pas, c'est la seule manière de retrouver de la trésorerie, puis l'équilibre et le développement de la coopérative.

    Sur le site : http://www.andines.com/spip.php?article881, vous trouverez courrier et informations supplémentaires pour les aider concrètement.

  • Analyse du projet de loi bancaire Une réforme inefficace et dangereuse : un « Florange » bancaire

    Logo Attac.jpgLe gouvernement a adopté en conseil des ministres ce 19 décembre un projet de loi bancaire supposé « remédier à certaines carences du dispositif de régulation du secteur financier », identifiées lors de la crise financière qui a débuté en 2007-2008. Contrairement à l’objectif annoncé, cette loi n’apportera « qu’un ajustement à la marge » comme l’écrit Finance Watch*. Succombant à la pression des lobbys bancaires, les auteurs du projet de loi ont retenu des dispositions qui vont permettre aux banques … de continuer à fonctionner comme avant la crise !

    Dans son discours du Bourget du 22 janvier 2012, le candidat François Hollande déclarait vouloir « maitriser la finance […] par le vote d’une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives ». Or le projet de loi dans son titre premier (articles 1 et 2) propose de séparer les « activités bancaires utiles » des « activités bancaires spéculatives ». Il n’est plus question d’ « activités de crédit ». Ce changement de vocabulaire n’est pas innocent : il permet aux auteurs du projet de loi de déclarer utile l’activité de « fourniture de services d’investissement à la clientèle », ainsi que celle de « tenue de marché sur instruments financiers ». Ces activités, qui relèvent de la banque d’investissement et dont une grande partie est pourtant spéculative, pourront rester au sein de la banque de détail car elles sont jugées « utiles » …

    Exit la promesse du candidat François Hollande de séparer la banque de détail de la banque d’investissement !

    Pour Attac, cette nouvelle loi bancaire est non seulement inefficace mais dangereuse. Inefficace parce que la notion d’ « activités bancaires utiles » pourra donner lieu à de multiples interprétations et contestations de la part des banquiers. Dangereuse parce qu’elle préserve le statu quo dans les banques et maintient des relations malsaines entre la banque de détail, tournée vers le financement d’activités réelles, et la banque d’investissement, tournée vers les profits purement financiers et la spéculation.

    Même la soi-disant interdiction d’opérations spéculatives, comme le trading à haute fréquence à partir d’ordinateurs et la spéculation sur les produits dérivés de matières premières agricoles, ne dépasse pas l’effet d’annonce. Car l’essentiel de ces opérations sont aujourd’hui en pratique menées au nom de la « tenue de marché », qui est justement décrétée « utile » par le projet de loi. Selon les estimations publiées par les banques elles-mêmes, cette nouvelle loi affectera moins de 5% de leur activité. Les banquiers peuvent être soulagés… 

    Le projet de loi prévoit dans son titre 2 un renforcement des pouvoirs des autorités de contrôle des banques et des marchés financiers. Mais que pèseront ces autorités publiques, composées pour une large part de banquiers ou de financiers, face à des mastodontes bancaires dont le poids financier et politique est considérable ? Le bilan cumulé des 3 plus grandes banques françaises est supérieur à 2.5 fois le PIB ! Seule une séparation complète de la banque de détail et de la banque d’investissement permettrait de commencer à réduire la taille des banques.

    Cette séparation a été imposée aux Etats-Unis en 1933 par le Glass-Steagall Act et en France par la loi bancaire de 1944. Ce qui a limité les crises bancaires pendant les décennies qui ont suivi. Jusqu’à ce que ces lois soient abrogées dans le cadre des politiques néolibérales dont on constate aujourd’hui les résultats dramatiques. Attac appelle le gouvernement à tenir ses engagements : une réelle séparation entre activités de détail et d’investissement représenterait un premier pas pour s’attaquer au pouvoir exorbitant des banques, qui leur permet de bloquer les réformes et menace toujours la démocratie. 

    Attac France, le 19 décembre 2012

    En ligne : http://www.france.attac.org/articles/une-reforme-inefficace-et-dangereuse-un-florange-bancaire

  • Le menhir d’Obélix cachera-t-il la forêt de l’évasion fiscale ?

    Logo Attac.jpgLe départ en exil fiscal d’Obélix-Gérard Depardieu suscite une légitime levée de boucliers. Mais la polémique entretenue par les déclarations du Premier ministre et du ministre du Travail ne risque-t-elle pas de faire oublier les éclaircissements attendus concernant l’affaire du compte suisse du ministre du budget, Jérôme Cahuzac, révélée par Médiapart ? En tout cas la polémique ne saurait dédouaner les autorités françaises, qui n’ont guère pris d’initiatives fortes contre l’évasion fiscale. Attac propose cinq mesures clés qui permettraient à la France de rétablir sa crédibilité dans ce domaine.
     
     
    Après l’affaire Woerth-Bettencourt, les soupçons qui pèsent sur le ministre du Budget Jérôme Cahuzac concernant son usage d’un compte à l’Union des Banques Suisses (UBS) entachent à nouveau la crédibilité de l’administration fiscale à son plus haut niveau. Pour montrer sa réelle détermination dans ce domaine la France doit sans délai  :

    - établir une liste crédible des paradis fiscaux, en lien avec les associations spécialisées

    -  exiger la communication de l'identité de tous les ressortissants français détenteurs de comptes dans les paradis fiscaux, à commencer par la Suisse : l'administration des États-Unis l'a imposé à UBS en 2010, démontrant qu'il suffit d'une volonté politique.

    - donner 12 mois aux banques opérant en France pour fermer leurs filiales dans ces territoires, sous menace de retrait de la licence bancaire. Selon l'étude de référence du CCFD-Terre Solidaire, les banques françaises ont 527 filiales dans les paradis fiscaux dont 360 pour la seule BNP Paribas !

    -  embaucher sous 12 mois au moins 1000 agents de contrôle fiscal pour renforcer les 5000 vérificateurs actuellement en poste: chacun d'entre eux rapporte 2,3 millions d'euros par an à l'Etat grâce aux redressements fiscaux opérés, soit 40 fois le montant de son traitement !

    - s'engager fortement auprès des organisations internationales (OCDE, G20...) en faveur du "reporting par pays"[1] pour les multinationales, seul outil efficace pour lutter contre l'évasion fiscale qui permet à Total ou Google de ne payer quasiment aucun impôt sur les bénéfices.

    [1] Le reporting par pays oblige les multinationales à rendre transparents le volume d’activité économique réelle, les profits et les impôts qu’elles payent dans chacun des pays où elles sont implantées. Il limite fortement les possibilités d’évasion fiscale.
     
     
    Attac France, le 17 décembre 2012

  • Univ'Attac 2013 : première soirée le 17 janvier

    - Jeudi 17 Janvier 2013 à 20 h 30 : "Les institutions européennes et la crise", avec Verveine ANGELIAu Local (rue St Pierre le Puellier)

    Verveine Angeli est militante syndicale, altermondialiste. Elle est également une des responsables nationales d'Attac France.

    Verveine Angeli abordera la question des institutions européennes dans le contexte de la crise actuelle : quelles sont les différentes institutions, quel est leur rôle ? Comment se prennent les décisions en Europe selon les traités et dans le contexte de crise ?

    Ces institutions sont elles compatibles avec les exigences démocratiques et citoyennes, et peuvent-elles être le lieu de la construction d'un avenir de justice sociale et de transition écologique ?