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  • Bruxelles veut fermer les yeux sur les petites contaminations…

    Bruxelles veut fermer les yeux sur les petites contaminations par des transgéniques interdits. Malgré les incertitudes pour la santé et l'environnement - Vendredi 27 juin 2008 - Ouest-France

    L'image de cargaisons de maïs consignées dans les ports, pour cause de contamination par des OGM interdits, devrait bientôt appartenir au passé. C'est ce que souhaite la Commission de Bruxelles. Elle est convaincue qu'il n'est plus possible de perturber des pans entiers de l'économie agricole pour de simples traces de transgéniques. Même si leur impact sur la santé ou l'environnement n'a pas encore été évalué.

    Elle compte proposer, « avant l'été » , aux pays de l'Union européenne, une « solution purement technique » pour éviter que de telles situations se reproduisent trop souvent. C'est ce qu'indique un document interne de l'exécutif européen.

    Un « seuil de détectabilité » serait fixé à 0,1 %. Il serait considéré comme le zéro des appareils de laboratoire. En outre, les services bruxellois indiquent qu'en raison des « incertitudes liées à l'échantillonnage et aux analyses », les Vingt-Sept devraient multiplier le seuil par 2 ou 3 avant de demander aux douanes de passer à l'action. Ce qui porterait le niveau de tolérance à 0,2 %, voire 0,3 %.

    Si limitée soit-elle, cette marge de manoeuvre permettrait aux États-Unis, au Brésil ou à l'Argentine de poursuivre leurs exportations sans trop de risque, au moins à court terme. La dépendance des élevages européens aux importations de maïs et de soja en provenance du continent américain est telle, justifie la Commission, qu'il ne sera bientôt plus possible de garantir leur approvisionnement sans fermer un peu les yeux sur les transgéniques.

    Elle rejoint donc la position des éleveurs et de l'industrie agroalimentaire, qui évaluent à plusieurs dizaines de millions d'euros les pertes liées à la « tolérance zéro » pratiquée par le Vieux continent à ses frontières, dès qu'il s'agit d'OGM. Et, fait remarquer une lobbyiste pro-OGM, « on accepte jusqu'à 2 % d'excréments de rat ou de cailloux dans les produits agricoles »...

  • Touche pas à mon ADN !

    Touche pas à mon ADN

    logo_conf.gifDes faucheurs volontaires d’OGM, suite à l’action non violente du 14 août 2004 avaient d'abord été relaxés lors du procès d’Orléans du 27 octobre 2005, avant d'être déclarés coupables lors des procès en appel et en cassation. Quelques mois plus tard, ils sont convoqués individuellement pour des prélèvements d’ADN.
    En clair, on veut les ficher à partir leur ADN (cette molécule qui se trouve dans nos chromosomes et qui spécifie l’individualité de chaque personne).
    Jacques Pasquier (l’un des 45 inculpés), secrétaire national de la Confédération paysanne, se rend au commissariat de Poitiers le mardi 22 avril et indique aux policiers qu’il refuse le prélèvement.
    Ce refus étant considéré comme un délit, il passe en procès le jeudi 31 juillet à Poitiers.

    Un tract en cours de finalisation sera distribué à Poitiers dans les semaines qui viennent. A suivre donc.
    Pour les personnes qui seront présentes à Poitiers le 31 juillet :


    Rassemblement jeudi 31 juillet 2008 à partir de 14h, place du palais de Justice de Poitiers.
    Table de presse et informations.

  • Et un, et deux, et trois « non » : maintenant on reconstruit !

    Référendum.jpgLe 12 juin, le peuple irlandais, seul autorisé à se prononcer, a rejeté par référendum le traité de Lisbonne, copie conforme du Traité constitutionnel européen. Les Français et les Néerlandais avaient rejeté celui-ci en 2005, pour les mêmes raisons : le refus d’une construction européenne néolibérale, militariste et anti-démocratique. Les réactions des dirigeants européens, dont Nicolas Sarkozy, indiquent qu’ils se préparent une nouvelle fois à tourner le dos à l’expression populaire

    Nous avons organisé une campagne de grande ampleur pour le « non de gauche » en 2005. Nous nous sommes mobilisés pour un référendum en France et contre le traité de Lisbonne il y a quelques mois. Nous avons mené de nombreuses autres initiatives face aux attaques de l’Union européenne contre les droits sociaux. Dans les mois qui viennent, le « non » irlandais doit être l’occasion de relancer notre action pour une autre Europe. Cela d’autant plus que débute au 1er juillet la présidence française de l’Union européenne. Dans cette perspective, nous appelons l’ensemble des militants d’Attac et les comités locaux à se mobiliser.
    Dès à présent, et durant toute cette présidence, nous ferons entendre d’autres voix, tout d’abord pour le respect de la décision souveraine du peuple d’Irlande. Le rejet du traité par tous les peuples qui ont pu se prononcer par un référendum doit être l’occasion d’un grand débat public sur la construction européenne. Nous demandons, avec les Attac d’Europe, qu’un nouveau traité européen soit élaboré par une assemblée élue directement par les citoyens, avec la participation effective des Parlements nationaux, et adopté par référendum dans chaque État membre. Ce traité devra permettre de tout remettre à plat et de fonder ensemble une Europe démocratique, écologique et solidaire, remettant le pouvoir monétaire et financier à sa place : subordonnée.

    En même temps que nous exigeons une remise à plat de tous les traités européens, il nous faut résister aux attaques contre les droits sociaux et imposer d’autres politiques, pour une Europe capable de répondre aux crises financière, sociale, écologique et alimentaire qui frappent le monde entier.

    Pour cela, de nombreux outils d’éducation populaire sont d’ores et déjà prévus :
    - un modèle de lettre à envoyer au président de la République pour exiger le respect du « non » irlandais (sur la page http://france.attac.org/spip.php ?article8677) ;
    - un 4 pages sur la présidence française de l’UE ;
    - un livre d’Attac France sur l’Europe et une brochure des Attac d’Europe faisant suite aux « Dix principes » ;
    - en projet, un observatoire sur la présidence française de l’UE, à l’inititiative de l’AITEC et avec le soutien, entre autres, d’Attac.

    Et des initiatives altermondialistes se tiendront sur les principaux dossiers de cette présidence :
    - « Rassemblement pour une PAC légitime et une agriculture paysanne durable dans un monde solidaire », les 20 et 21 septembre 2008 à Annecy ;
    - Sommet citoyen Migrations, « des ponts pas des murs », les 17 et 18 octobre à Paris ;
    - « Énergie et climat », fin novembre, en écho au sommet de Poznan en Pologne, où se tiendra le prochain sommet international sur le climat.

    Le collectif pour une autre Europe, initié par un ensemble d’organisations associatives, syndicales et politiques, dont Attac, travaillera notamment à une convergence du mouvement altermondialiste pour une autre Europe à l’occasion du contre-sommet européen du 6 décembre 2008 à Paris, ainsi qu’à la préparation d’un 4 pages pour mettre l’accent sur le grand oubli de la présidence française de l’Union : l’Europe sociale.
    Au niveau européen, le Forum social de Malmö, du 17 au 20 septembre 2008, sera l’occasion d’un rassemblement important en vue de poursuivre des campagnes jusqu’à un échelon européen, avec l’objectif, en particulier, d’une mobilisation sur l’Europe sociale en mars 2009.
    D’ici les élections européennes de juin 2009, tandis que s’intensifient la fracture entre la construction européenne et les citoyens et la crise systémique du néolibéralisme dans le monde, le mouvement altermondialiste fera entendre sa voix pour une autre Europe, dans un monde démocratique, écologique et solidaire.

    Le bureau d’Attac France

  • Attac dans "Le Monde"

    Aurélie Trouvé, coprésidente d’Attac France, estime qu’« il faut que les dirigeants de l’Union européenne, plutôt que de vouloir faire passer en force ce traité, reconnaissent qu’il y a un problème démocratique »
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    Quelques jours après le non irlandais au traité de Lisbonne, jeudi 12 juin, un collectif d’organisations de gauche et altermondialistes a lancé, mercredi 18 juin à Paris, un appel « pour une autre Europe ». Dans un document intitulé « Une autre Europe est possible », les signataires proposent de profiter de la présidence française de l’Union européenne, à partir du 1er juillet, pour « porter des exigences et des propositions alternatives » à la construction communautaire.

    Après le rejet irlandais du traité de Lisbonne, comment l’Europe doit-elle réagir ?

    Nous proposons que ce non en Irlande permette un grand débat public sur l’Europe. Cela implique que les responsables européens ne disent pas aux Irlandais : « vous avez mal voté, revotez ». Ce rejet doit être l’occasion de remettre à plat les traités européens, de repenser les politiques européennes. Pour cela, il faut que les dirigeants de l’Union européenne, plutôt que de vouloir faire passer en force ce traité qui a déjà été rejeté trois fois, reconnaissent qu’il y a un problème démocratique : la construction européenne actuelle n’est pas acceptée par les peuples.

    Comment trouver une issue à la crise que traverse l’UE ?

    Nous souhaitons mener une mobilisation populaire pour impulser un véritable débat sur la construction européenne. Nous allons commencer à réfléchir à des exigences communes sur l’Europe sociale, écologique, de la défense. Cela fera l’objet d’un document que nous présenterons au début du mois de juillet. Ensuite, un ensemble de conférences-débats sera organisé au niveau local avant la réunion publique du 6 décembre à Paris, en même temps que le sommet européen.

    Qu’espérez-vous de la présidence française de l’UE ?

    Le gros souci, c’est la façon dont Nicolas Sarkozy envisage d’aborder cette présidence. Contrairement aux autres pays qui ont été à la tête de l’Union européenne, nous allons prendre la présidence sans qu’un débat sur l’Europe n’ait été organisé, sans même que l’Europe soit au cœur de nos préoccupations actuelles. Nous sommes inquiets car les attaques actuelles de l’Union européenne, par exemple sur l’immigration ou sur le temps de travail, ont été appuyées par la position française. Nous nous saisirons donc de cette présidence française pour faire entendre notre désapprobation.

    Propos recueillis par Alexandre Roos pour lemonde.fr

  • L'état du développement durable en France

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    L'état du développement durable en France

    1211377488_HSP34.jpgGuide pratique n°34 - juin 2008
    12 chapitres thématiques (climat, énergie, consommation, entreprises, transports, logement et urbanisme, déchets, agriculture, santé, indicateurs de richesse, biodiversité, air et eau)

    Plus de 150 graphiques, cartes et tableaux commentés. Toutes les données clés pour savoir où en est la France. Des entretiens avec les meilleurs spécialistes