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  • La débâcle du capitalisme américain

    30 AOÛT 2008.
    Après plusieurs semaines de négotiations difficiles, le Président Bush signe la "Housing and Economic Recovery Act of 2008" ("HERA") en vue de mettre un terme au désordre monétaire découlant de la crise des subprimes et de porter secours aux emprunteurs en détresse. En ce qui concerne les banques, il s'agit de stopper la vague de faillites et de secourir les 2 agences "Freddy Mac" et "Fanny Mae" qui sont au bord de la faillite. En ce qui concerne les particuliers, il s'agit de proposer une solution alternatve à ceux qui, de bonne foi, ne peuvent s'acquitter de leurs mensualités d'hypothèque en raison de l'élévation des taux d'intérêt.

    Dans la préparation de cette loi, les oppositions furent violentes. Le président menaçait d'opposer un veto. Le secrétaire au Trésor, Henry Paulson (un ancien de Goldman Sachs) mit tout son poids dans la balance pour faire inclure dans le projet les mesures budgétaires qu'il jugeait indispensables. En fait le projet n'a pas fait l'unanimité dans les rangs conservateurs. 

    Les agences Fannie Mae et Freddy Mac sont deux organismes financiers privés, liés au gouvernement par des conventions.

    La création de Fanny Mae avait pour but l'organisation du second marché : les émetteurs primaires d'hypothèques créent des paquets (MBA: mortgage-backed securities) qui peuvent être achetés sur les places boursières du monde entier. FM ne bénéficie pas d'une garantie formelle du gouvernement, mais seulement d'une garantie implicite (too big to fail!). Plus de 50% des hypothèques domestiques sont gérées par Freddy Mac et Fanny Mae qui ont émis près de 2 000 milliards de dollards (2 giga$) de MBA détenus par des institutions financières. La crise des subprimes entraînant la dépréciation de ces actifs et la dé-capitalisation de leurs possesseurs. La crise du crédit qui s'en suivit accentua les difficultés de nombreuses institutions, y compris Fanny Mae et Freddy Mac.

    Ces deux institutions ont été l'objet de nombreuses critiques en raison de leurs activités de lobbying et de dons motivés politiquement.

    Principales dispositions de la loi HERA. 
    - Réorganisation de la supervision
    - Le plafond de la dette fédérale passe de 9,8 giga$ à 10,6 giga$ (1 giga = 1 000 miliards) - Crédit d'impôt de 7 500 $ pour les nouveaux accédents (sous conditions)
    - Possibilité d'annulation de l'hypothèque en cours et remplacement par une hypothèque sur 30 ans de 90% de la valeur estimée du bien
    - Réglementation de l'apport initial : le financement ne peut être assuré par l'organisme établissant l'hypothèque principale
    - Création d'un Trust Fund alimenté par une taxe sur les profits de Fanny Mae et Freddy Mac et intervenant en cas de défaut d'un assuré 
    - Autorisation accordée au gouvernement d'acquérir des actions de Fanny Mae et Freddy Mac en cas de difficultés graves
    - ......

    Le coût évalué de ces mesures fait débat : de 1 à 2 giga$ ! McCain soutint le projet la mort dans l'âme, trouvant difficilement acceptable que ce soit le contribuable américain qui fournisse les fonds necessaires au renflouement des deux FF. 

    Conclusion 
    La loi HERA constitue une rupture complète par rapport à l'idéologie néo-libérale qui prônait la non ingérence du gouvernement sur les marchés. Rares ont été les voix défendant la neutralité du gouvernement et prétendaient que le marché était capable de dénouer cette crise. La dernière mesure citée plus haut permet une nationalisation de fait des 2 agences Fanny Mae et Freddy Mac par une prise de contrôle progressive. Récemment Henry Paulson attaqua violemment la loi HERA et se dit déterminé à ne pas l'appliquer. Ceci nous montre l'amplitude des oppositions entre banquiers et politiques. La lutte risque de durer longtemps ! 

    Quelques liens:

    REUTERS 
    HOUSINGWIRE 
    SENATE 
    SENATE 
    BLOMBERG 
    Retrieved from WIKIPEDIA 

    R. PALLU DE LA BARRIERE
    email: pallu@noos.fr
    site: http://www.kybermath.com

  • A propos d'Edvige…

     

    siteon0-221f7.pngSans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

    A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

    En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

    Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …

    La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

    Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

    Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

    Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

    Pour obtenir l'abandon de ce fichage hallucinant :  http://nonaedvige.ras.eu.org/

     

  • 1re université d'été des Attac d'Europe

    1re université d'été des Attac d'Europe : une nouvelle étape est franchie

    Du 1er au 6 août s’est tenue à Sarrebruck la première Université des Attac d’Europe. Elle a rassemblé plus de 800 personnes venant de vingt-cinq pays d’Europe et du monde.

    Cette université marque une étape décisive dans la constitution du réseau des Attac d’Europe, de plus en plus actif depuis 2002. Cette université a été un grand moment de mise en commun de réflexions et d’expériences militantes, mais aussi l’occasion de lier éducation populaire et action, dans une ambiance festive où le rire et la culture avaient aussi leur place. Pour la première fois, des centaines de militants des différents Attac ont pu se retrouver pour discuter, définir des positions communes et décider des mobilisations à venir. Parmi la grande diversité des sujets abordés, on peut souligner les thèmes des principaux forums : l’Europe dans le monde, l’Europe sociale, l’Europe écologique et de la démocratisation de l’Europe et de l’économie.

    Un des objectifs visés était de construire des mobilisations communes à l’échelle européenne, tendant à peser durablement sur l’avenir de la construction de l’Europe. Deux campagnes principales ont été suggérées, qui vont être discutées par les Attac des différents pays en liaison avec leurs partenaires. La première a pour cible le désarmement des marchés financiers, au cœur d’une crise mondiale dont les dégâts sociaux les plus graves vont bientôt se faire sentir en Europe. La seconde campagne appelle au respect des règles démocratiques fondamentales, bafouées par la remise en cause des trois « non » au traité européen, expression de la volonté des peuples français, néerlandais et irlandais. Les Attac d’Europe participeront à une journée d’action unitaire le 11 octobre. Ils lanceront une vaste campagne pour une Europe démocratique et sociale, et formuleront des propositions communes avant les élections européennes de juin 2009.

    Attac France, le 6 août 2008

  • Avis de recherche : le bout du tunnel, après un an de crise

    rubon1061-04d8b[1].pngLa crise financière déclenchée aux États-Unis à la suite d’une politique du crédit aussi absurde que dangereuse n’en finit pas de s’étendre et de produire ses dégâts. Pourtant, ce ne sont pas les avis rassurants qui ont manqué, ni les tentatives désespérées des banquiers centraux pour voler au secours des banquiers ordinaires au bord du gouffre. Ainsi se vérifient trois axiomes de la finance mondiale : 1) la liberté de circuler du capital a un prix, celui de la baisse du « coût du travail », de la dégradation de l’emploi et de l’amputation des droits sociaux ; 2) les banques centrales abreuvent de liquidités un système financier spéculatif, pendant la montée d’une bulle et aussi après l’éclatement de celle-ci pour éviter les faillites en cascade ; 3) les gains sont pour les actionnaires, les pertes pour la collectivité.

    Il n’y aura pas de bout du tunnel tant que les dogmes néolibéraux n’auront pas été abandonnés. La loi du profit maximal, la concurrence débridée et le marché sans entraves conduisent inexorablement aux crises financières répétées, au délabrement social, à la crise alimentaire pour une fraction importante de l’humanité, à l’impuissance face à la crise écologique planétaire et finalement à des politiques sécuritaires et agressives pour pallier les contradictions d’un système délirant. Attac le répète depuis sa création, il y a dix ans : il est urgent de désarmer les marchés financiers, d’imposer des restrictions drastiques à la circulation des capitaux, de taxer toutes les transactions financières, de mettre le système bancaire sous contrôle démocratique, de placer les institutions internationales sous l’égide d’une ONU démocratisée, de supprimer les paradis fiscaux, d’annuler la dette des pays pauvres, d’assurer à tous les humains l’accès aux biens communs et de sortir enfin l’Europe du carcan libéral. Tant que cela ne sera pas fait, le tunnel n’aura pas de fin car les richesses continueront de se concentrer dans quelques mains, la pauvreté et la faim s’aggraveront, et la démocratie ne sera qu’un vain mot. Telles sont les vraies leçons à tirer d’une crise née des subprimes américains mais, au-delà, de la nature même du capitalisme néolibéral.

    Attac en appelle à la conscience citoyenne de tous pour préparer des mobilisations fortes à la rentrée qui, seules, pourront mettre au pas les acteurs financiers. Attac donne rendez-vous à tous ses adhérents et sympathisants pour en débattre lors de son Université citoyenne du 22 au 26 août à Toulouse.

    Attac France, Montreuil, le 13 août 2008

  • Le 22 août : Ensemble, concert pour les 10 ans d'Attac !

    A l’occasion des 10 ans d’Attac, Attac France a choisi la période de l’université citoyenne pour fêter ensemble cet anniversaire ! Cette soirée est organisée en collaboration avec le Tactikollectif que nous remercions vivement !

    RDV le 22 août 2008 à 20h au Bikini (Ramonville St Agne - 31)

    Musique et chansons engagées :
    LA VARDA : Folk alternatif (Site, Myspace)
    L’AIR DE RIEN : Chansons cuivrées (Site)
    EL COMUNERO : Chants de luttte de la république espagnole (Site, Myspace)
    BRUIT QUI COURT : Quintet de rock (Site)

    InvitéEs présentEs :
    José BOVÉ (Via Campesina), Bernard CASSEN (Président d’honneur d’Attac France, sous réserve), Juan CHAVEZ (Congrès National Indigène, Chiapas), Annick COUPÉ (Porte-Parole Solidaires), Lucile DAUMAS (Attac Maroc), François DUFOUR (Confédération Paysanne, Faucheur volontaire), Susan GEORGE (Présidente d’honneur Attac France), Sven GIEGOLD (Attac Allemagne), Jean-Marie HARRIBEY (Co-président Attac France), Régis HOCHART (Porte-Parole Confédération Paysanne), Daniel MERMET (membre fondateur d’Attac, sous réserve), Florence PROTON (Attac Suisse), Vandana SHIVA (sous réserve), Pierre TARTAKOWSKY (membre fondateur d’Attac), Eric TOUSSAINT (CADTM, sous réserve), Aurélie TROUVE (Co-présidente Attac France), Sophie ZAFARI (FSU), et pleins d’autres encore... à suivre !

    et vous toutes et tous, adhérentEs, militantEs, sympathisantEs... nombreuses et nombreux !!!

    PAF : 10€ / 6€ (chômeurs/précaires)