29.09.2008
Pour d'autres politiques agricoles et alimentaires en Europe : une nouvelle régulation internationale !
Les crises alimentaire et écologique, qui engendrent dans le monde toujours plus de pauvreté, de faim et de destruction des ressources naturelles, exigent d’autres politiques agricoles, tant au niveau international, qu’européen et national. Le changement des règles internationales est indispensable pour pouvoir élaborer des politiques agricoles et alimentaires satisfaisantes en Europe et dans toutes les régions du monde. L’Union européenne peut et doit jouer un rôle essentiel dans le changement de ces règles.
Dcument en PDF d'Attac et de la Confédération Paysanne : 4p_pol_agri.pdf
20:55 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.09.2008
700 milliards de dollars pour effacer une dette privée et augmenter la dette publique
Chaque jour apporte son lot de preuves du caractère inacceptable du système économique et financier mondial. Le gouvernement fédéral américain vient de décider de racheter les créances immobilières douteuses détenues par les banques et autres institutions financières jusqu’à hauteur de 700 milliards de dollars. Cette somme ne représente sans doute que la partie visible de l’iceberg de l’endettement pourri. Mais l’important est ailleurs. Ainsi, le Trésor public endosse les conséquences d’un système désastreux.
Premier temps : le crédit sert aux acteurs financiers à entretenir la montée d’une bulle sur des actifs de toutes sortes, l’immobilier hier, l’internet avant-hier, les matières premières et l’alimentation demain sans doute. La spéculation s’auto-entretient grâce aux techniques de titrisation.
Deuxième temps : après que les titres financiers douteux sont disséminés dans le monde entier, la bulle éclate, fondamentalement parce que la finance ne peut jamais faire naître la richesse du néant. Tôt ou tard, la fiction s’évanouit et le système bancaire et financier capitaliste est incapable alors de faire face au défaut de remboursement des créances qu’il détient, et donc à ses propres engagements.
Troisième temps : pour éviter l’effet domino de faillites bancaires en cascade, la Réserve fédérale et toutes les banques centrales jettent des centaines de milliards de dollars et d’euros dans les circuits financiers. Cela ne suffit pas à enrayer la crise, et le Trésor américain joue son joker en promettant de racheter tous les titres financiers pourris figurant au bilan des banques, sans qu’on sache si les ménages américains expulsés conserveront leur logement. Comment le Trésor public y parviendra-t-il, sachant que le budget de l’État américain connaît déjà un déficit colossal ? Il suffisait d’y penser : en empruntant sur les marchés financiers. Autrement dit, un endettement privé démesuré, complètement déconnecté des besoins de l’économie réelle, sera honoré par un endettement public. Auprès de qui ? Auprès des acteurs qui ont plongé l’économie mondiale dans la crise et qui, sauf si l’inflation est relancée, encaisseront les intérêts d’une dette ainsi accrue.
Le comble de l’absurde est atteint. Et le retour des crises ne sera pas empêché par ce type de régulation, car il ne vise qu’à redonner aux marchés financiers l’oxygène qu’ils utilisent pour mieux siphonner l’économie productive : toujours plus d’argent pour les actionnaires, pris aux pauvres, d’abord en tant que travailleurs, puis comme contribuables.
Attac réaffirme la nécessité de rompre radicalement avec l’emprise de la finance. Pour cela il faut restreindre drastiquement la circulation des capitaux, interdire la titrisation et procéder à une remise entre les mains de la puissance publique des principaux pôles du secteur bancaire et financier, à commencer par les banques centrales, dont celle de la zone euro aujourd’hui suspendue aux frasques du capitalisme financier. C’est parfaitement possible si l’on taxe toutes les transactions financières et si l’on écrête les revenus financiers par une fiscalité très progressive. L’heure n’est plus à corriger les « excès » du capitalisme, comme le disent tous ceux qui, hier, nous promettaient un monde merveilleux. Le temps est venu d’enlever le pouvoir aux financiers agissant pour le compte des détenteurs de capital. Dans l’urgence, un nouveau Bretton Woods s’impose pour mettre fin à un système aussi toxique.
Attac France, Montreuil, le 22 septembre 2008
22:03 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.09.2008
Le temps est venu : mobilisations des Attac d'Europe sur la crise financière internationale
L'ampleur de la crise qui frappe aujourd'hui le capitalisme financier valide toutes les analyses et propositions que nous portons depuis dix ans. Ces propositions ne seront bien sûr pas imposées aux élites financières sans mobilisation populaire. Dans le cadre de la campagne des Attac d'Europe sur la crise financière, plusieurs échéances sont aujourd'hui fixées pour le mois d'octobre, suite au Forum social européen.
Journées d'action :
Le mercredi 15 octobre, Nicolas Sarkozy convoquera un sommet des chefs d'État ou de gouvernement européens pour tenter de définir une réponse européenne à la crise sans précédent qui sévit aujourd'hui. Cette date a été retenue par les Attac d'Europe pour lancer notre campagne commune, en présentant notre déclaration à la presse, et en décidant des actions symboliques partout en Europe.
Le vendredi 24 octobre sera la date anniversaire du krach de 1929. Le 24 et le 25 sont proposés comme date de mobilisation européenne des comités locaux sur la question.
Matériel militant prévu :
La déclaration des Attac d'Europe sera disponible et traduite pour le 15 octobre.
Un tract sera bientôt disponible pour les adhérents.
Une plaquette européenne grand public sera disponible pour le 24 octobre.
D'ores et déjà sont disponibles :
Un 4 pages sur les crises publié par Attac France : http://france.attac.org/spip.php?article8890
La pétition « Spéculation et crises : ça suffit ! », qu'Attac soutient, et qui est toujours ouverte à signature. Nous vous invitons à la signer et à la faire signer sur vos marchés, dans vos quartiers, lors des réunions publiques que vous organisez. Mais aussi et surtout à faire remonter vos signatures papier au siège d'Attac France, afin de pouvoir recenser la dynamique du terrain sur le site www.stop-finance.org
23:48 Publié dans Action et soutien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.09.2008
La Poste, un bien qui doit rester public !
Attac s’engage dans le collectif national contre la privatisation de La Poste. Cette question, concerne en tout premier lieu les salarié-es de La Poste, mais pas exclusivement. Dans un village, un quartier, la poste est une pièce essentielle de la vie sociale et du lien communautaire, comme l’est l’école ou un moyen de transport collectif. Livrer La Poste aux intérêts financiers c’est menacer à court terme notre environnement social.
La privatisation de trop ! Exigeons un référendum !
Depuis cette annonce, nombreux sont celles et ceux, dans les associations de consommateurs, organisations syndicales, collectivités locales, journaux, partis politiques qui pensent que c’en est assez et que nous devons nous unir pour arrêter cette machine infernale à remettre en cause les droits.
La privatisation de la poste est notre affaire à tous. Après une commission sur l’eau, sur l’audiovisuel, sur l’électricité, nous ne nous contenterons pas de la commission sur La Poste inventée par les équipes de communication de Nicolas Sarkozy.
Tract Attac contre la privatisation de la Poste : Tract_Poste.pdf
23:47 Publié dans Action et soutien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Non à la privatisation de la Poste !
Voici une proposition d'action individuelle pour soutenir la grève de La Poste du mardi 23 septembre, contre la privatisation.Chacun-e d'entre nous peut coller sur sa boîte à lettres un bref texte (voir la proposition en document joint) montrant ainsi qu'en tant " qu'usagers " de La Poste, nous nous opposons à sa cotation en Bourse.De plus, si ce geste peut servir à aider à mobiliser (chacun-e) son facteur et à lui montrer "qu'il est soutenu" par une partie de la population, cela ne peut qu'aller dans le bon sens !Au delà de la grève du 23 septembre, pourquoi ne pas faire connaître cette initiative et faire fleurir sur nos boîtes aux lettres des messages comme celui proposé ?A vous la main !
23:36 Publié dans Action et soutien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.09.2008
Fête de la biodiversité
Fête de la biodiversité : samedi 18 octobre de 8 h à 23 h à Leigné sur Usseau (86), près de Châtellerault.
Co-voiturage possible au départ de Poitiers : nous contacter si vous êtes intéressés.
Journée à l'initiative de : Réseau Impact Poitou-Charentes
Infos complémentaires sur : http://www.inpactpc.org/
21:14 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Il est urgent de rompre avec l'emprise de la finance
Depuis que la crise immobilière des subprimes a éclaté aux Etats-Unis il y a plus d’un an, pour atteindre les principales banques et autres fonds de placement, beaucoup se sont demandé comment la contenir. Aujourd’hui, les nouvelles faillites de Lehman Brothers et de Merril Lynch montrent, s’il était besoin, que cette question est doublement dépassée.
Deux digues, en effet, ont été rompues. D’abord, en raison de la globalisation du capital, ce ne sont pas seulement les institutions financières américaines qui ont été touchées, mais une bonne partie de celles du monde entier, tellement la circulation des titres hypothécaires avait été grande. Ensuite, déjouant les pronostics de nombreux experts qui se voulaient rassurants, la crise bancaire et financière a franchi la barrière de l’économie réelle puisque l’économie américaine et celle de l’Europe sont au bord de la récession (- 0,3 % pour le PIB français au deuxième trimestre, - 0,5 % en Allemagne et - 0,2 % dans la zone euro) et que, au niveau mondial, le ralentissement de la croissance est désormais certain.
La raréfaction du crédit consécutive à la fragilisation de nombreuses banques a conduit les banques centrales, notamment la Réserve fédérale et la Banque centrale européenne (BCE), à injecter des centaines de milliards de dollars et d’euros et, pour la première à réduire son taux directeur, mais cela n’a suffi ni à sauver la mise de certaines institutions financières ni surtout à éviter que l’économie productive soit gangrenée.
Deux questions méritent d’être posées. Pourquoi la crise s’est-elle globalisée, au point qu’aux dires des voix les plus officielles, nous sommes en présence de la crise la plus importante depuis la fin de la seconde guerre mondiale, c’est-à-dire depuis 1929 ? Comment empêcher le retour des crises, et non pas comment contenir une crise qui a déjà répandu ses méfaits ?
La généralisation de la crise financière, ses répercussions sur la pratique spéculative des fonds qui ont réorienté leurs placements vers de nouvelles valeurs refuges comme les matières premières et les céréales, faisant exploser les prix de ces dernières, et la fragilisation du système productif sont imputables au capitalisme néolibéral qui a imposé sa logique implacable et ses normes à toutes les sphères de la société.
La libre circulation des capitaux, les procédures de titrisation, le développement des marchés à terme portant sur les produits dérivés, les politiques de dérégulation menées par les Etats sur leur territoire national ou bien dans un cadre communautaire comme en Europe et les facilités de crédit accordées au système financier pour participer aux restructurations gigantesques de l’appareil productif mondial, notamment par la technique du leveraged buy out (LBO, effet de levier), ont multiplié les secousses financières. Crises mexicaine (1995), asiatique (1997), russe (1998), argentine (2001), crise de la nouvelle économie (2000), crise des subprimes (2007) se sont succédé, une bulle chassant l’autre.
Comment pouvait-il en être autrement puisque la promesse d’enrichissement perpétuel des détenteurs de patrimoine financier était fondée en dernière analyse sur la détérioration de la condition salariale : chômage, précarité, déconnexion des salaires par rapport à la productivité du travail, augmentation de la durée du travail, laminage de l’assurance-maladie et des retraites vouées à être confiées à la Bourse.
La pérennisation d’un rapport salarial injuste n’est sans doute pas étrangère à la frénésie financière et à l’incapacité du capitalisme néolibéral de se construire une trajectoire stable : 100 000 personnes seulement, selon Merill Lynch, disposent d’avoirs financiers équivalents au quart du PIB mondial, soit près de 15 000 milliards de dollars (10 601 milliards d’euros).
L’instabilité chronique est renforcée par la stérilisation des instruments traditionnels de régulation. Les banques centrales alimentent les bulles financières en période de surchauffe et, plus tard, volent au secours des institutions ayant pris trop de risques : Northern Rock au Royaume-Uni, Bear Stearns, Fannie Mae et Freddie Mac aux Etats-Unis. En Europe, la BCE augmente son taux directeur, contribuant ainsi à la surévaluation de l’euro par rapport au dollar et aux variations erratiques du prix du pétrole, au risque de l’inflation qu’elle prétend combattre et malgré la récession imminente. L’« échec des négociations » de l’Organisation mondiale du commerce est l’aboutissement de l’incapacité de cette instance, dont le seul critère est la concurrence exacerbée, à réguler sur une base coopérative les rapports entre les Etats. L’aggravation des tensions géopolitiques (Moyen-Orient, Balkans et Caucase) et des politiques sécuritaires doivent être vues comme les conséquences du fait que le monde est livré à une logique mortifère.
Un nouveau Bretton Woods est donc indispensable. Mais pas n’importe lequel. N’oublions pas que la principale proposition formulée en 1944 fut rejetée : la monnaie mondiale et l’Union de compensation envisagées par Keynes ne virent jamais le jour pour laisser le champ libre au dollar et à l’hégémonie américaine. La taxation des transactions financières et des revenus financiers est devenue une nécessité impérieuse, non seulement pour rétablir un contrôle des mouvements de capitaux, mais aussi pour financer les biens publics mondiaux.
En outre, une nouvelle architecture monétaire et financière internationale n’aurait aucune chance d’améliorer la situation si, dans le même temps, les « réformes structurelles » des marchés du travail étaient poursuivies, Au contraire, elles auraient pour conséquence de renforcer la financiarisation des économies française et européenne puisqu’elles signifieraient une reprise de la détérioration de la part salariale dans la valeur ajoutée, aujourd’hui ramenée à un niveau très bas, comme le reconnaissent bien tardivement l’UE et le Fonds monétaire international (FMI).
Décidément, le capitalisme est indécrottable. Plus il se rapproche de sa « pureté » théorique analysée par Marx (le surplus de valeur pour l’actionnaire et rien que pour lui), plus il accroît le risque de délitement des sociétés et éloigne la perspective de régulation de la planète. Jamais nous n’avons été aussi proches du franchissement de limites, au-delà desquelles le saut dans l’inconnu pourrait être catastrophique. Contenir la crise financière, non, c’est trop tard. Faire reculer l’emprise de la finance qui en est la source, il est plus que temps.
Jacques Cossart, Jean-Marie Harribey et Dominique Plihon sont économistes, membres du conseil scientifique d’Attac.
Article paru dans l’édition du Monde du 17.09.08
19:18 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Briser l'engrenage des crises
La crise qui sévit dans le monde depuis plus d’un an, après d’autres qui se sont succédé depuis une décennie, n’est pas pour tout le monde. Car les inégalités, qui s’étaient considérablement accrues depuis l’avènement du néolibéralisme, se sont encore aggravées. Dans son rapport annuel, la banque Merryl Lynch dénombre 100 000 « ultra-riches » : ils détiennent chacun au moins 30 millions d’actifs financiers et, ensemble, 15 000 milliards de dollars équivalents à près du quart du produit brut mondial. Ce n’est plus seulement le système bancaire qu’ils contrôlent, comme les « deux cents familles » d’avant la Deuxième Guerre mondiale, qui dictaient leur loi à la Banque de France ; aujourd’hui c’est l’économie mondiale qu’ils prennent en otage et qu’ils plongent dans une crise aux multiples facettes, financière, écologique, alimentaire et sociale. Toutes ces crises et le système qui les engendre détruiront peu à peu l’humanité et la planète si les peuples laissent faire, parce que chacune d’entre elles renforce et exacerbe les autres.
19:15 Publié dans Articles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.09.2008
AIG : 85 milliards de dollars pour une nationalisation
Un bon dessin vaut mieux qu'un long discours.

21:13 Publié dans Dessin et BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Malmöe : Forum social européen

Ce 17 septembre, s’ouvre le cinquième Forum social européen (FSE) à Malmö, en Suède.
Durant cinq jours, responsables d’organisations et militants de toute l’Europe, dont beaucoup de membres d’Attac, approfondiront les analyses de la situation européenne et mondiale, ainsi que les propositions alternatives au néolibéralisme.
L’objectif est de construire des alliances et de préparer des mobilisations, autour de propositions concrètes qui poseront les premières pierres d’une autre Europe, solidaire, écologique et démocratique.
À l’heure où la crise financière et ses conséquences sur l’économie réelle s’aggravent, multipliant les drames sociaux, il est urgent que les États entendent les propositions des altermondialistes et que les citoyens se mobilisent en ce sens.
Le site des Attac d’Europe pour le FSE : http://openesf.net/projects/attac-europe-network/summary
La liste des séminaires où Attac est présente : http://openesf.net/projects/attac-europe-network/seminars
20:56 Publié dans Action et soutien, Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
