26.12.2008

Le sabre, le goupillon et le coffre-fort

 

rubon1.jpgDe nombreuses personnalités ont signé dans la presse (notamment dans Le Monde, 24 décembre 2008) un texte intitulé « Noël dans la crise : un rendez-vous pour l’espérance ». Parmi elles, Jean Boissonnat, Jacques Delors, Jean-Baptiste de Foucauld, Alain Juppé, Michel Rocard, etc.

Ces personnalités entendent saisir l’occasion de « la célébration de la naissance du Christ » pour « nous faire redéfinir le sens que nous donnons à l’économie ». Et, pour cette redéfinition, ils font appel à la traditionnelle doctrine sociale chrétienne : respect de la propriété privée, option préférentielle pour les pauvres, combat pour la justice et la dignité, devoir de solidarité, bien commun et principe de subsidiarité en sont, nous disent-ils, les six piliers. On pourrait croire que serait ensuite prononcé un verdict sévère et audacieux sur l’économie mondiale actuelle et sa crise. Non, « les chrétiens ne condamnent pas l’économie de marché ». Le profit n’est pas récusé à condition d’avoir une « régulation ».

Quelques questions à nos éminentes personnalités, quasiment des éminences.

Quelle est la différence entre ce qu’il faut bien appeler une profession de foi et le discours de Nicolas Sarkozy à Toulon, au mois de septembre dernier, demandant une refondation et une moralisation du capitalisme ? Quelle est la différence avec tous les commentaires entendus de la bouche des chantres du néolibéralisme pendant trois décennies qui s’empressent d’appeler à réglementer aujourd’hui ce qu’ils ont contribué à déréglementer hier ? Quelle est la différence entre cette refondation et celle que nous promettait le Medef avec sa « société du risque » ?

N’est-ce pas Jean Boissonnat et Jean-Baptiste de Foucauld qui, déjà dans les années 1980, ont trouvé des raisons pour réformer progressivement notre modèle social alors qu’était engagée la destruction de toutes les conquêtes sociales ?

N’est-ce pas Jacques Delors qui se vantait naguère d’avoir désindexé les salaires par rapport aux prix, imposé un plan de rigueur et convaincu ses amis socialistes que le marché était indépassable ? N’est-ce pas lui qui avait écrit un « Livre blanc » préfigurant l’Acte unique de 1986, son « traité favori », disait-il, qui allait achever de transformer la construction européenne en une machine néolibérale ?

N’est-ce pas Alain Juppé, droit dans ses bottes, qui avait tenté à l’automne 1995 de poursuivre la réforme catastrophique d’Edouard Balladur sur les retraites ? Certes il avait échoué, mais n’avait-il pas préparé le terrain pour les réformes Fillon ultérieures ?

N’est-ce pas Michel Rocard qui nous ressasse depuis plusieurs années que le capitalisme a définitivement gagné, remoulinant la « fin de l’histoire » de Francis Fukuyama ? Peut-on dire à Michel Rocard, venant de Mai 68 et de l’autogestion, qu’il confond capitalisme et marché (voir Alternatives économiques, Hors-série, « L’économie de marché », n° 77, 3e trimestre 2008) et que cette confusion est l’une des nombreuses manières qui ont permis à l’idéologie néolibérale de justifier la marchandisation de toutes les activités humaines et la remise entre les mains du marché omniscient la gestion des hommes et de la nature, lesquelles nous ont conduits à la crise globale majeure actuelle ? Est-il indifférent que, dans un texte qui se veut aussi « refondateur » de l’économie, le mot « capitalisme » ne soit pas prononcé pour en parler ? Qu’est-ce que la financiarisation du capitalisme, sinon l’exacerbation de la logique de la rentabilité maximale qui ne peut être obtenue que par le sacrifice des humains et de la nature ?

La logique du profit est une logique sacrificielle. Est-ce la raison pour laquelle des « éminences chrétiennes » en font la trame de leur prêche ?

« Noël dans la crise » ? Ne serait-ce pas plutôt crise de Noël et de toutes les représentations idéologiques d’un temps où, après le sabre et le goupillon, c’est le tour du coffre-fort de perdre sa légitimité ?

Décidément, il sera difficile de pardonner à ces éminences…

 

Jean-Marie Harribey, le 25 décembre 2008  

Ne vous faites plus avoir par le père Noël !

Bourse_de_Noel.jpg

25.12.2008

Attac, comité local de Châtellerault

rubon1.jpgAttac comité local de Châtellerault (Compte rendu de la réunion du 10 décembre 2008)

Ordre du jour : Chomsky et compagnie, Information et décisions diverses, Conférence-débat

1- Chomsky et compagnie.

Pendant la plus grande partie de la réunion nous avons visionné le DVD de Daniel Mermet :  « Chomsky et compagnie, la fabrique du consentement ». Un document intéressant qu’il nous faudrait revoir et peut-être diffuser !

 

2- Informations diverses

- Réunion du comité de soutien de la liste « Europe Ecologie » à Châtellerault. Comme convenu des membres du comité ont participé à la réunion, mais nous n’étions pas intervenant.

- Lettre du PCF : Copie d’une lettre adressée au Président de la République et localement pour lancer des assises de l’emploi de la formation et du développement à Châtellerault.

Fêtes des association de Châtellerault (FAC) : La municipalité relance l’idée de la FAC dans le cadre de la foire expo 2009. Comme quelques autres associations nous n’avons pas été invités. Cependant nous nous posons la question de notre participation pour nous  affirmer localement. A suivre..

Subvention municipale : Notre dossier est déposé comme chaque année. Nous attendons la décision du conseil municipal.

 

3- Conférence- débat le jeudi 19 mars 2009.

 Après un contact infructueux avec Frédéric Lordon,  Jean Marie Harribey a répondu favorablement à notre invitation. Le thème : la crise financière, ses conséquences, incohérence avec le projet européen. Quelle autre politique européenne ?

 Prochaine réunion : mercredi 14 janvier, 20h30 Salle Camille Pagé

 

24.12.2008

La Poste et les mensonges du Président

 

poste01-2.jpgLe président de la République nous a habitués à des mensonges plus gros les uns que les autres, sur lesquels les médias mettent trop rarement l’accent. En 2007, alors candidat à l’élection présidentielle, il voulait sauver la télévision publique en augmentant la part réservée à la publicité : en 2008, conseillé par TF1, il supprime la publicité sur France Télévisions. Toujours candidat, il promettait d’être le président du pouvoir d’achat et d’aller « chercher la croissance avec les dents » : on sait ce qu’il en est advenu !


Le 18 décembre dernier, concernant la Poste, il n’a pas hésité à accumuler les mensonges. Selon lui, le changement de statut du groupe était inévitable, il n’y pouvait rien, puisque l’Union européenne avait décidé l’ouverture totale à la concurrence des services postaux. Premier mensonge : oui, il y pouvait quelque chose, puisque la dernière directive postale (publiée en février 2008) a été votée par les représentants de son gouvernement au sein du Conseil des ministres de l’Union européenne. Deuxième mensonge : l’ouverture à la concurrence n’implique pas nécessairement l’ouverture du capital, encore moins la privatisation, rien dans les directives européennes n’y oblige. Troisième mensonge : l’ouverture du capital serait indispensable pour résorber les dettes de la Poste. Faut-il rappeler au Président que France Télécom n’a jamais été aussi endettée que lorsqu’elle a perdu son statut de société publique ?

Mais le plus gros des mensonges remonte à l’année 2004 : alors ministre de l’économie et des finances, Nicolas Sarkozy jurait, la main sur le cœur, que jamais l’entreprise Gaz de France ne serait privatisée. Quatre ans plus tard, sous sa présidence, l’État ne possède plus que 35 % du capital de GDF-Suez. Comment pourrions-nous le croire lorsqu’il nous assure que, malgré la transformation en société anonyme, le capital de La Poste restera à 100 % public ?

Plus que jamais, il importe de défendre le service public postal. Membre du Comité national contre la privatisation de la Poste, Attac France participera à toutes les actions qui seront menées pour mettre en échec le projet présidentiel de privatisation.

http://www.france.attac.org/spip.php?article9369 

Attac France, Montreuil, le 22 décembre 2008

 

22.12.2008

Directive sur le temps de travail : le Parlement européen réagit

 

rubon1.jpgL’accord sur le temps de travail trouvé le 9 juin 2008 au Conseil des ministres de l’Union européenne marquait une régression sociale considérable : 
- Autorisant "l’opt-out", il permettait aux salariés "qui le souhaitaient" de travailler bien au-delà des 48 heures maximales, poussant jusqu’à 60, voire 65 heures par semaine à titre individuel. 
- La période de référence pour le calcul de la durée moyenne de travail devait passer de trois mois à un an. Pendant cette période, le temps de travail doit être en moyenne de 48 heures, mais peut ponctuellement être porté à 60 ou 65 heures. 
- Par ailleurs, la notion de durée du travail était revue dans un sens restrictif, avec la définition de "périodes de garde inactives" qui pouvaient ne plus être considérées comme temps de travail.

Entre le temps de travail démesuré et les astreintes, la semaine de travail aurait pu s’étendre jusqu’à 78 heures. Le Parlement européen a refusé ce compromis trouvé par les ministres. À six mois des élections européennes, il a refusé de faire reculer l’Europe sociale d’un siècle. Si Attac se réjouit de ce sursaut, il demeure que ce projet est emblématique d’une présidence française qui, en pleine crise économique, avait réussi l’exploit de supprimer le social des priorités de l’Union européenne.

Ainsi, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy et de Xavier Bertrand, l’Europe sociale aurait pu être celle des 78 heures de travail par semaine. Le projet n’est pas enterré, puisque s’ouvre une phase de négociations entre le Parlement et le Conseil. Après la réussite de la mobilisation des syndicats européens le 16 décembre contre cette directive, Attac France, avec les Attac d’Europe, œuvrera à maintenir la pression pour une Europe de la réduction du temps de travail.

Attac France, Montreuil, le 22 décembre 2008

 

21.12.2008

Sauver les banques ou couvrir un système absurde ?

 

rubon1061.pngDécidément, la crise est une bonne école pour comprendre comment l’économie marche. Beaucoup s’étonnaient ces derniers mois quand nous étions quelques-uns à dire qu’il fallait rester prudent devant l’annonce des pertes des banques et autres institutions spéculatrices : les 4,9 milliards d’euros de pertes de la Société générale par ci, les 751 millions des Caisses d’épargne par là devaient être regardés avec circonspection. Même étonnement quand on évoquait Marx et Keynes qui avaient parfaitement compris la nature fictive de la capitalisation boursière et donc que le krach boursier ne faisait s’évanouir que la fiction et non pas une richesse réelle.

Avec l’approfondissement de la crise, ce sont les banquiers eux-mêmes qui se lâchent et finissent par reconnaître ce que, bien sûr, pas un livre de théorie financière ni aucun livre d’économie bien-pensant n’envisage. Ainsi, une semaine après que la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a annoncé avoir subi des pertes en 2008, Augustin de Romanet, son directeur général, déclare dans un entretien au Monde (19 décembre 2008) : « Nos résultats sont bons. Ils traduisent une bonne gestion et des choix pertinents. Mais, à cause des règles comptables, la baisse de la Bourse – notamment celle de l’action Dexia – devrait affecter nos comptes alors même que nous n’avons pas vendu nos titres. »

Cette phrase devrait figurer en tête de tous les cours de finance savante enseignée dans toutes les universités et grandes écoles pépinières de spéculateurs qui ne savent pas ce qu’ils font. Comment le sauraient-ils puisque les normes comptables inventées pour faire apparaître plus de profit qu’il ne peut en exister sont absurdes ? Je me trompe, ce ne sont pas les normes qui sont absurdes, c’est le système qu’elles servent.

Jean-Marie Harribey

 

16.12.2008

Le plan climat-énergie de l'Union européenne :

 

rubon1.jpgLe plan climat-énergie de l'Union européenne : 
une régression déguisée en progrès


http://www.france.attac.org/spip.php?article9355

La rencontre de l’ONU à Poznan et le Conseil européen de Bruxelles qui viennent de s’achever laissent un goût amer. D’un côté comme de l’autre, les décisions prises sont minimes au regard des urgences et des enjeux climatiques du XXIe siècle.
- À Poznan, rien n’a été prévu pour grossir le Fonds d’adaptation destiné à aider les pays du Sud  à surmonter le choc du changement de climat, rien non plus pour compenser la dette écologique du Nord à l’égard du Sud et assurer l’équité des efforts à accomplir contre l’effet de serre.
- À Bruxelles, le plan énergie-climat qui était censé préparer l’Union européenne à s’engager dans le « trois fois 20 % » (de réduction des gaz à effet de serre, d’économies d’énergie et de part des énergies renouvelables dans le total de l’énergie) est ramené bien en deçà des ambitions initiales pourtant insuffisantes. Sous la pression des industriels et de certains pays, de multiples dérogations et arrangements ont été consentis.  Ainsi, la fin de l’attribution gratuite des quotas de CO2 a été repoussée à 2020 pour la production d’électricité à base de charbon. Les sites émetteurs de gaz à effet de serre exposés à la concurrence seront largement exemptés d’obligations. Globalement, la plus grande partie de l’industrie européenne est exemptée d’achat de droits.
 
Et, au lieu de l’inciter à réaliser des efforts sur place, la possibilité lui est offerte d’obtenir à moindre coût des équivalents de réduction d’émissions de CO2, jusqu’à hauteur des deux tiers des objectifs, en investissant dans les pays pauvres. Un tel mécanisme dit de « développement propre » risque d’être un mécanisme de spéculation apparemment propre.

De façon générale, le choix, tant en Europe que dans le monde, est de ne pas contrecarrer les règles de compétitivité et de confier au marché le soin de mieux réguler l’écologie. Alors que la finance internationale vient de montrer son aptitude à plonger le monde dans une crise majeure, les gouvernements créent les conditions pour que le marché prenne en otage l’avenir du climat et de la vie sur la planète.

Des associations du monde entier, dont Attac, regroupées dans le réseau « Climate justice now ! », présentes à Poznan, continueront de se mobiliser pour faire entendre dès maintenant l’urgence de l’action et les exigences de justice sociale et parvenir à stabiliser les changements climatiques, en réduisant d’au moins 50% les émissions dans le monde et de 80% dans les pays riches d’ici 2050. (www.climatjustice.org).

Attac France, Montreuil, le 15 décembre 2008

 

13.12.2008

50 milliards la plus grosse fraude de Wall street

sortons-casino.gifOn croyait avoir tout  vu depuis quelques mois dans le monde de la finance. Mais ce qui vient d’être découvert  dépasse l’entendement et l’imagination. L’arrestation de Bernard (« Bernie ») Madoff pour une fraude de $ 50 milliards continue à poser des questions sur l’absence de réglementation  du secteur des hedge funds.

De quoi s’agit-il ? D’un système pourtant bien connu aux Etats-Unis, le « Ponzi scheme » qui consiste à recueillir des fonds de nouveaux investisseurs pour les distribuer… aux anciens. Je pense que le terme le plus courant utilise en français est la « cavalerie ». Là où l’investisseur croit que son argent fructifie et lui apporte des rendements, il sert en fait à alimenter cette roue infernale de la fraude. Ce petit jeu a une fin : la culbute.La fraude a été commise par une personne qui est une des gloires de Wall Street, puisqu’il a même été Président du Conseil d’Administration du NASDAQ, dont il a développé les activités de cotations auprès des sociétés de haute technologie. C’est à cette époque, où je cherchais à attirer les mêmes sociétés au NYSE, que je l’ai rencontré à plusieurs reprises.

Aujourd’hui, il a 70 ans et a convoqué, mercredi dernier ses enfants et ses proches collaborateurs pour leur avouer ce qu’il avait fait, sachant qu’il allait être arrêté incessamment. «  Je suis fini, je n’ai plus rien, tout ceci n’était qu’une fraude » aurait-il dit.

Mais il est impossible qu’il ait pu agir seul. Cette fraude se faisait a travers un fonds qui lui-même investissait en « hedge funds » et s’est etalee sur vingt ans. C’est la raison pour laquelle cette activité a échappé à toute forme de réglementation. Les tentatives de la SEC de réglementer cette activité en 2007 s’étaient heurtées a un jugement d’appel auprès d’un tribunal de Washington qui a donne raison aux gestionnaires de hedge funds, par ailleurs grands financiers du système politique.

On se demande cependant comment les commissaires aux comptes ont pu approuver ses comptes ou se laisser berner pour des montants de cette ampleur. Mais comme toujours, ce sont les investisseurs qui vont payer la facture. Selon les mots d’Arthur Levitt, un ancien Président de la SEC, « ils ne retrouveront pas un penny ». 

http://finance.blog.lemonde.fr/

 

08.12.2008

Attac Infos rapides : Agenda

 

rubon1.jpg- Mardi 9 décembre : 20 h 15, réunion mensuelle d'Attac Poitiers, Maison du peuple, salle Timbaud (rue Saint Paul)

- Jeudi 11 décembre : « Le paradoxe de l'Erika » : à 14 h 30 (pour les scolaires) à 20 h (séance tous publics)

- Vendredi 12 décembre : « Le radeau de la monnaie » à 20 h

Les tarifs sont de : 5 euros (étudiants, stagiaires en formation et chômeurs)  8 euros (tarif adhérent : Cemea + Attac)  10 euros (tarif plein) et 15 euros les 2 spectacles. 

Réservez vos place, il n'y en aura pas pour tout le monde. Tél : 05 49 01 05 89


- Rassemblement Vendredi 19 décembre à partir de 8h 45 place du palais de Justice de Poitiers.

En soutien à Jacques Pasquier, responsable de la Confédération Paysanne. Pour avoir refusé un prélèvement d'ADN en vue du fichage sur le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques, il est convoqué par la "Chambre des appels correctionnels de la cour d'appel". Lors du jugement de première instance le Tribunal l'a relaxé au regard des dispositions prévues à l'article 8 de la Convention européenne des Droits de l'Homme ; le Procureur général a fait appel de ce premier jugement, ce qui nous amène à ce nouveau rassemblement.

 

Le mouvement altermondialiste et la crise de la mondialisation

rubon1.jpgGustave Massiah, président du CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement) et membre du Conseil scientifique d’Attac-France, publie un article intitulé "Le mouvement altermondialiste et la crise de la mondialisation". 
Gus Massiah, militant actif du mouvement altermondialiste dès avant même sa naissance, montre que la convergence des combats pour "un autre monde" de nombreux mouvements constitue partout ce qu’il dénomme "un mouvement des mouvements". 
Le capitalisme néolibéral est en crise profonde, pour autant la suite n’est pas écrite quel que soit le discrédit qui pèse sur lui. Dans l’état actuel du monde, l’altermondialisme doit s’appuyer sur l’ONU, qui, à l’encontre des autres "instances" internationales jouit de la légitimité qui repose sur le principe "un pays une voix". 
Gus Massiah montre que la crise actuelle présente bien des dangers mais aussi autant d’opportunités. Parmi celles-ci, il signale notamment la réapparition de l’exigence de la régulation publique, celle d’une autre répartition des richesses et de rapports Nord-Sud totalement différents et hors du colonialisme, celle aussi de la démocratie. 
Il note enfin que l’altermondialisme a tout à gagner à éviter que ne se forment des alliances entre néo libéraux et néo keynésiens qui seraient une manière de freiner, voire de faire obstacle, aux opportunités évoquées. 

 

La suite de cet article sur le site d'ATTAC France : http://france.attac.org/spip.php?article9287

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