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  • Le G20 : pas plus légitime que le G8 ! Déclaration mondiale

     

    rubon1061-04d8b.pngAttac France s’associe à la "Déclaration relative à la proposition de « Sommet mondial » pour réformer le système financier international" prévu le 15 novembre à Washington. Ce G20, n’a pas plus de légitimité que le G8 pour présider aux destinées de notre planète et encore moins pour trouver de véritables solutions à la crise actuelle.

    Communiqué de lancement de la déclaration ci-dessous.

    Le nouveau et antidémocratique « Consensus de Washington » ne réglera pas la crise mondiale, selon plus que 550 groupes issus de 88 pays

    International, le 29 octobre 2008 – En cette veille d’une réunion convoquée par les Nations Unies (ONU) pour discuter de son nouveau groupe de travail de haut niveau sur la crise financière mondiale, présidé par le lauréat du prix Nobel Joseph Stiglitz, et deux semaines avant la rencontre des membres du Groupe des 20 aux États-Unis qui portera sur la même question, une coalition de 550 organismes provenant de 88 pays publiait aujourd’hui une déclaration réclamant une réponse vraiment mondiale à cette crise mondiale et exposant les grands principes pour ce faire.

    « De toute évidence, il est impératif de s’entendre rapidement sur les mesures à prendre pour faire face à la crise immédiate et protéger les travailleurs ordinaires, les ménages à faibles revenus et d’autres secteurs extrêmement vulnérables contre ses répercussions », a déclaré Lidy Nacpil, du Mouvement Asie/Pacifique sur la dette et le développement-Jubilée Sud.

    « Mais puisque les répercussions seront vraisemblablement plus importantes sur les personnes les plus démunies et dans les pays émergents et en développement, a poursuivi Mme Nacpil, les gouvernements et les citoyens de tous les pays ne devraient-ils pas avoir leur mot à dire, et non pas uniquement ceux qui sont responsables de cette crise ? »

    Les groupes signataires de la déclaration exigent que tout sommet mondial à venir respecte les principes suivants :

    - inclure la participation de tous les gouvernements du monde ; 
    - engager vraiment la société civile, les groupes de citoyens et les mouvements sociaux dans le processus de façon significative ; 
    - établir clairement un calendrier de consultations régionales avec les groupes les plus touchés par la crise ; 
    - avoir une portée assez large pour aborder l’ensemble des problèmes et des institutions ; 
    - être transparent, en mettant à la disposition du public les propositions et l’ébauche des documents finaux pour en permettre la discussion bien avant la rencontre.

    La déclaration confie également à l’ONU, à titre d’organisation représentative à l’échelle mondiale, le rôle de tenir un tel événement.

    « Les politiques poursuivies par les gouvernements du Nord, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international au cours des trente dernières années ont échoué lamentablement, a soutenu Vitalis Meja de l’organisme Afrodad. Et maintenant, on veut corriger la situation en réunissant les représentants de 20 gouvernements dans la capitale américaine pour établir un nouveau “Consensus de Washington”. »

    Selon Roberto Bissio de Social Watch, «  toute tentative de la part des pays les plus puissants d’imposer une entente qui ne reposerait ni sur la consultation publique ni sur la participation de la majorité des pays du monde dans un processus inclusif, ne pourra que miner davantage la confiance des populations. »

    Le texte intégral de la déclaration mondiale est disponible en ligne àhttp://www.choike.org/bw2

     

  • 310 fois le Smic chaque mois en 2007 !

     

    rubon1.jpgLe salaire moyen des 50 premiers patrons français, qui s'établit à 383.000 euros par mois, a augmenté de 20% en 2007, et représente 310 fois le Smic, selon une enquête à paraître jeudi dans le magazine Capital.

    Patron le mieux payé de France, Jean-Philippe Thierry, à la tête d'AGF Allianz, a empoché 23,2 millions d'euros de salaire, soit 1,9 million d'euros par mois, selon le classement du mensuel.

    Deuxième de ce palmarès, Pierre Verluca, patron de Vallourec, dont la rémunération a bondi de 32% en 2007 à 12,4 millions d'euros,«alors que le profit de sa société augmentait d'à peine 8%», relève le magazine.

    Suivent Gérard Mestrallet (Suez, 12,2 millions d'euros), Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain, 10,2 millions d'euros) et Xavier Huillard (10 millions d'euros).

    Ce classement prend en compte les salaires, les avantages en nature (voiture de fonction...) et les plus-values sur les stocks-options (des actions offertes par l'entreprise à un prix préférentiel, et revendues au prix du marché).

    Selon le magazine, ce cru 2007 pourrait être «le dernier jackpot avant le krach» pour les rémunérations des grands patrons.«L'effondrement des cours de Bourse aura un gros impact sur les levées de stocks-options», rendues «moins juteuses voire carrément impossibles».

    Ces rémunérations restent toutefois largement inférieures aux revenus que certains patrons ont tiré de leurs propres actions en Bourse, explique Capital.

    Bernard Arnault a ainsi touché 4,1 millions d'euros de salaire comme PDG de LVMH, soit «une goutte d'eau» dans ses 376 millions d'euros de revenus, qui comprennent les dividendes touchés comme actionnaire principal du groupe de luxe.

    Dans ce classement des plus gros dividendes, François Pinault, fondateur du groupe de luxe et de distribution PPR, arrive deuxième avec 259 millions d'euros, devant Lilianne Bettencourt, première actionnaire de L'Oréal, avec 256 millions d'euros.

    (Source AFP)

     

  • La raison s’évanouit

    rubon1.jpg« 25 000 milliards de dollars évanouis » titre Le Monde des 26 et 27 octobre 2008, sous la signature de Pierre-Antoine Delhommais, Clément Lacombe et Marc Roche.

    Le Monde aurait-il perdu la tête, à l’image du monde ? Rien, strictement rien ne s’est évanoui, puisque l’éclatement d’une bulle détruit la fiction précédente. Aucune richesse réelle n’a disparu. Le capital estimé par la valorisation boursière au jour le jour n’est que fictif, disait Marx, et il avait raison, et la liquidité des actifs financiers ne peut être vraie pour tous les actionnaires en même temps, disait Keynes, et il avait raison.

    Si la fiction du capital n’est pas comprise par les tenants du système et se prolonge dans le mythe de l’ “évanouissement”, c’est parce que, dans l’imaginaire bourgeois, le capital est fécond et est capable de se valoriser tout seul. Eh bien, non. Le capital ne peut être valorisé que par le travail.

    Les éditorialistes du Monde et ceux qui écrivent dans le monde entier devraient revenir aux sources. Ils retrouveraient leurs esprits.

    Speculand : le blog de la crise :

     http://www.france.attac.org/spip.php?rubrique1107

  • Afrique: comment Sarko va tronçonner les aides au développement

     

    nordsud.jpgLibération du 24/10/08

    LE CONTEXTE

    "En matière de développement, je souhaite que la France contribue plus activement à la lutte contre la pauvreté en Afrique. Elle le fera en continuant à soutenir la réalisation des objectifs de développement du millénaire. Elle maintiendra son engagement financier dans ce domaine".

    La phrase date du 28 février, et du "fameux discours" du Cap (Afrique du Sud), où Nicolas Sarkozy promettait (comme d'habitude) une révolution politique des relations avec l'Afrique, mais aussi la poursuite voire le renforcement de l'aide au développement du continent... Des "promesses" qui vont bientôt prendre un goût saumâtre pour une dizaine de pays.

    LES FAITS

    Car la France s'apprête à tailler dans une partie de ses aides au développement auprès de pays qui ne figurent pas précisément parmi les plus prospères du monde (République démocratique du Congo, Mali, Tchad, Bénin). C'est ce qui ressort d'un projet de télégramme diplomatique que l'ONG Oxfam s'est procuré, et qui représente une petite bombe.

    Le télégramme, qui est en train d'être fignolé avant expédition, explique aux ambassadeurs des pays concernés que "la limitation des autorisations d'engagement disponibles dans la loi de finances 2009-2001 va conduire l'AFD (agence française de Développement ndlr) à suspendre sine die l'instruction d'un certain nombre de financement de projets de subvention, dont l'octroi était prévu entre aujourd'hui et 2009". Et les ambassadeurs auront pour agréable mission d'en aviser les autorités nationales qui comptaient éventuellement sur une poursuite du soutien français, pour des choses aussi accessoires que les projets nationaux d'aide à la santé, l'agriculture oui l'éducation... Dans la liste des 55 principaux projets qui feront les frais de ce tour de vis, on trouve par exemple des appuis à la politique de santé à Madagascar ou au Congo, ou encore des appuis à l'enseignement en République démocratique du Congo ou au Mali...

    Pour la seule Afrique de l'Ouest, les suppressions de subventions entre 2008 et 2009 représentent 49 millions d'euros. Pour l'Afrique centrale, ce montant est de 19 millions d'euros. Le programme Fast track (initiative internationale pour la mise en oeuvre rapide accélérée du programme éducation pour tous) trinque aussi. Au total, les autorisations d'engagement de subventions passent de 320 à 134 millions d'euros en 2009.

    Et le télégramme de préciser, non sans un certain cynisme, que les ambassades, au moment d'annoncer la mauvaise nouvelle, devront insister sur le fait que l'AFD continuera à aider "sur un nombre limité de pays compte tenu de la limite des enveloppes disponibles, des petits projets de microfinances, d'ONG, ou à forte visibilité politique".

    Ironie de l'histoire, au moment où le télégramme s'apprête à partir, le secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet affirmait hier à Ouagadougou : "Les engagements qui ont été pris par la France de déployer un milliard d'euro supplémentaire en 2009 au travers de l'Agence française de développement (AFD) et de mettre en place un fonds de développement économique de 250 millions d'euros à destination des entreprises privées (africaines) seront maintenus et consolidés malgré la crise financière".

    Cette lecture enthousiaste du secrétaire d'Etat à la Coopération n’est pas vraiment un mensonge. Plutôt  un révélateur des nouvelles priorités choisies par Sarkozy. Dans un contexte de stagnation, voire de recul de l’aide publique au développement, la France a résolument pris le parti de "favoriser les aides au secteur privé au dépens du public ou du para-public", dit-on dans l'entourage de Joyandet.

     

  • il y a une grosse "faille" dans le capitalisme...

    Interrogé jeudi par le président démocrate de la commission de contrôle d'action gouvernementale à la Chambre des représentants, Henry Waxman, qui était particulièrement mordant, Greenspan a, comme l'écrit le New York Times"admis qu'il avait eu tort de faire confiance au marché pour réguler le système financier sans un contrôle supplémentaire du gouvernement".

    Les déclarations de Greenspan révèlent un homme totalement désemparé par la crise financière.

    "J'ai fait une erreur en comptant sur l'intérêt privé des organisations, principalement des banquiers, pour protéger leurs actionnaires."

    "Ceux d'entre nous qui comptaient sur l'intérêt des établissements de crédit pour protéger les actionnaires (en particulier moi-même) sont dans un état de choc et d'incrédulité".

    "La crise a pris une dimension beaucoup plus grande que ce que j'avais imaginé".

    "J'ai trouvé une faille dans l'idéologie capitaliste. Je ne sais pas à quel point elle est significative ou durable, mais cela m'a plongé dans un grand désarroi."

    "La raison pour laquelle j'ai été choqué, c'est que l'idéologie du libre marché a fonctionné pendant 40 ans, et même exceptionnellement bien".

    "J'ai eu en partie tort en n'essayant pas de réguler le marché des Credit Default Swaps"

    "Le modèle de gestion des risques tenait depuis des décennies. Mais l'ensemble de cet édifice intellectuel s'est effondré l'été dernier.

     

    Si même lui le dit…