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Activités Attac - Page 8

  • Les vœux de l’imposture

    Attac.pngLes vœux du Président de la République résument toute l’imposture de son mandat. Il galvaude les valeurs de justice et de progrès social, pour imposer en réalité un projet de transformation globale de la société, ultralibéral et autoritaire.

    Sur la méthode, d’abord : face au mouvement des gilets jaunes, se serait instauré selon lui un «  dialogue sans précédent dans une démocratie  ». Ce dialogue s’est soldé par des dizaines de mutilé·s parmi les manifestant·e·s, d’innombrables arrestations préventives et une répression policière sans précédent depuis des dizaines d’années. Il se solde également par une indifférence totale dans son discours pour tou·te·s les grévistes et manifestant·e·s et le mouvement social qui s’exprime actuellement contre son projet de retraites.

    Ce projet serait celui de la «  justice  » et du «  progrès social  », parce qu’un «  euro de cotisation reversé ouvre les mêmes droits pour tous dès la première heure de travail » . Mais justement, ceci implique une reproduction pleine et entière des inégalités dans le monde du travail, bien plus que le système actuel. Il entraîne une prise en compte de toute la carrière, y compris les périodes de chômage, temps partiels, salaires bas... pénalisant en premier lieu les femmes et les plus précaires, «  ceux que le système a déjà abandonnés  » et qu’Emmanuel Macron assure soutenir ! Dans le même temps, ces plus précaires sont aussi victimes de la loi assurance chômage, qui va encore paupériser plus d’un million de chômeurs.

    Emmanuel Macron voudrait que l’on ne trahisse pas «  nos enfants et leurs enfants après eux  » : est-ce à ce titre qu’il sacrifie les générations nées à partir de 1975, qui seront touchées par la réforme ? Car pour l’«  équilibre du système de répartition et sa solidité à travers le temps  », il s’agit bien de figer la part de richesses allant aux retraites, alors que le nombre de retraités va augmenter... donc d’appauvrir les futur·e·s retraité·e·s par rapport au reste de la population. Il s’agit aussi de pousser tout le monde à partir plus tard en retraite, avec le fameux âge pivot de 64 ans et le système de décote et surcote.

    Le Président de la République nous rappelle la baisse de l’impôt sur le revenu et la suppression, qui ne concernent pas une grande partie de la population : les plus pauvres. Par contre il oublie de rappeler la pérennisation des cadeaux fiscaux aux plus riches. Il rappelle qu’«  éduquer, soigner, instruire, former, sont des missions essentielles  » et dans le même temps poursuit la casse des hôpitaux et de l’école et la baisse de leurs moyens humains et matériels. Il affirme qu’un «  nouveau modèle écologique doit se déployer  », quand il signe des accords de libre-échange climaticides, poursuit les niches fiscales pour des activités ultra-polluantes et la suppression des lignes ferroviaires et des services publics de proximité.

    2020 serait vouée à «  l’unité retrouvée de la nation  » ; l’unité, nous la construisons tous les jours aux côtés des grévistes qui refusent la fin d’un régime de retraites basé sur la solidarité ; nous continuerons à la faire vivre tout au long de l’année 2020, contre ce projet ultralibéral et autoritaire, pour une société de la justice sociale et écologique. Nous appelons d’ores-et-déjà à poursuivre les mobilisations en cours et à rejoindre massivement les manifestations du 9 janvier et celles qui suivront.

    Communiqué d'Attac du 31 décembre 2019

  • Je fais un don à Attac !

    Attac.pngPour 2020 nous avons de grands projets. Nous serons toujours au cœur des mobilisations pour la justice sociale, fiscale et écologique. Nous voulons poursuivre nos actions pour désarmer les banques et les multinationales prédatrices. Nous souhaitons organiser une grande Université d’été des mouvements sociaux et citoyens à Nantes,fin août. Votre aide nous est aujourd’hui est indispensable pour nous permettre de concrétiser ces projets, produire des analyses, mener de nouvelles actions et organiser nos campagnes en toute indépendance.

     

    Au 26 décembre, la somme réunie est de 103795 € sur 110000 € ! 

     

    Pour contribuer à achever la collecte de fonds : https://france.attac.org/agir-avec-attac/faire-un-don

  • Réunion d'Attac 86 en janvier 2020

    Attac.pngProchaine réunion mensuelle d’Attac 86 : mardi 21 janvier à 20 h à la maison de la Gibauderie à Poitiers

  • 17 décembre : prochaine réunion d'Attac 86

    Attac.pngProchaine réunion mensuelle d’Attac 86 : mardi 17 décembre à 20 h 30 à la maison de la Gibauderie
    Compte-rendu succinct de la réunion du 19/11 avec 8 présents (et 3 excusé.e.s !)
    En discussion
    - nécessité d’être coordonné avec d’autres mouvements dont nous partageons nombre de préoccupations (ANV/COP21, les « Jeunes pour le Climat », Greenpeace, Extinction Rebellion, les Ami.e.s de la Terre,…). Ce pourrait être l’occasion de construire des actions communes ou (à minima) d’être présent sur des actions engagées.
    - accord pour être partie prenante du futur « Village des Alternatives 2020 » avec une proposition de mettre l’accent sur une action « culturelle » car nous faisons le constat que pour toucher un large public, "la mise en scène", l’humour, sont des armes efficaces (ce n’est pas nouveau…)
    - nous sommes très investis dans la campagne pour le référendum ADP et nous allons continuer,
    - La campagne au printemps sur le thème « Pour une autre PAC » devrait être relancée à condition que la nouvelle commission européenne lance la PAC 2020, ce qui n’est pas encore à l’ordre du jour… Des nouvelles dès que possible.
    Jean-Séb a créé une page « Facebook » pour le comité local Attac 86 : https://www.facebook.com/Attac86-Vienne-105732464236086 
    Allez-y faire un tour et n’hésitez pas à laisser des commentaires, des propositions, à partager autour de vous…

  • Décryptage des annonces du Premier ministre : le gouvernement modifie l’emballage sans toucher au contenu de sa réforme des retraites

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    Communiqué d'Attac du 11 décembre 2019

     

    Après 2 ans et demi de concertations menées par Jean-Paul Delevoye, Edouard Philippe a « dévoilé », ce mercredi 11 décembre au CESE le projet de réforme des retraites du Gouvernement. Ces annonces ne changent ni l’horizon du gouvernement sur la réforme des retraites, ni ses conséquences pour les retraité·e·s actuel·le·s et futur·e·s. Décryptage.

    Comme on pouvait s’y attendre, Emmanuel Macron et son gouvernement s’obstinent face à la colère et à la mobilisation de masse actuellement en cours. Pour briser la solidarité entre générations, Edouard Philippe n’hésite pas à avoir recours à l’argument le plus méprisable : ne vous inquiétez pas ces mesures ne vous frapperont pas ; elles ne toucheront que vos enfants.

    Quelle meilleure preuve que la réforme est néfaste, qu’elle n’est pas favorable aux actifs !

    Mais les personnes qui ne seront pas concernées par la réforme “à points” seront concernées par des nouvelles mesures de baisse, via l’instauration d’un âge “d’équilibre” à 64 ans dès 2027.
    Alors que E. Philippe affirme que le système “financera un haut niveau de solidarité”, ce qui nécessiterait un financement bien plus important qu’aujourd’hui compte tenu des inégalités actuelles à corriger, la part de solidarité sera simplement maintenue à son niveau actuel, au début de la mise en oeuvre. Comme elle sera sortie du système de retraite pour être financé par l’impôt, il y a fort à craindre que cette part soit rapidement rognée au nom des baisses de dépenses publiques.

    Nouvel “âge d’équilibre” pour les plus de 47 ans (nés avant 1975), réforme à points pour les autres, tout le monde reste perdant !

    Malgré les aménagements quant aux générations concernées par le système à points ou par des économies de court-terme, il n’y a pas d’évolution sur le plafonnement du financement des retraites à 14% du PIB... voire une baisse de cette part.

    Les personnes qui ne seront pas concernées par le système à point seront fortement touchées par l’autre partie de la réforme : les économies à court terme, et notamment par un nouvel âge d’équilibre fixé à 64 ans en 2027. Toute personne qui partira avant cet âge subira une décote, quel que soit son nombre d’annuités. La nouvelle décote sera calculée en prenant le plus défavorable de deux critères pour chacun, entre durée de cotisation, et écart à cet âge d’équilibre. Une perte qui peut se chiffrer en centaines d’euro par mois. Et ce dès les prochaines générations.

    Les générations nées après 1975 seront concernées par le nouveau système à point, calibré pour ajuster les pensions à la baisse à mesure que l’espérance de vie s’allonge. Ainsi, la réforme ne s’appliquera qu’aux personnes nées en 1975 et après, soit en 2037. D’ici là, dès 2022, les jeunes cotiseront au nouveau régime, ce qui veut dire que pendant 17 ans, les régimes existants vont être de plus en plus déficitaires, de plus en plus dans la main de l’État.

    La conséquence de ces choix : une baisse des taux de remplacements brutale et plus forte que celle prévue par les précédentes réformes.

    Des garanties en trompe l’œil :

    • > L’indexation du point ne garantit pas le niveau des pensions

    L’annonce de l’indexation de la valeur des points acquis sur les salaires se veut rassurante. Mais le niveau des pensions (niveau de la retraite par rapport au dernier salaire) n’est en aucun cas garanti. Ce qui importe n’est pas la valeur du point (qui n’est qu’un indice), mais le “taux de remplacement”, c’est à dire la part de pouvoir d’achat qu’on conserve lorsqu’on passe de l’emploi à la retraite. Et celui-ci va baisser, plus fortement qu’aujourd’hui. Ce que le gouvernement fait mine de garantir avec la valeur du point, il le reprend avec une décote variable.

    • > Un minimum de pension à 1000€ (pour une carrière complète) pour les uns, la capitalisation pour les autres ?

    Avec une baisse massive du niveau des pensions, une partie écrasante de la population française sera logée à la même enseigne : le nouveau « minimum de pension » à 1000€ (pour une carrière complète). Toutes les personnes n’atteignant pas l’âge pivot ou ayant une carrière incomplète auront beaucoup moins. C’est un des « alibis sociaux », les gagnants de la réforme : celles et ceux qui pourront prétendre au minimum après une vie de travail. Par ailleurs le gouvernement utilise les femmes comme alibi de la réforme en n’hésitant pas à les qualifier de “grandes gagnantes”, alors même que leurs droits et leur autonomie financière sont gravement menacés par de nombreuses dispositions (prise en compte de toute la carrière, pension de réversion dégradée, abandon des majorations de durée d’assurance pour les enfants). Pour les personnes pouvant se le permettre, il s’agira désormais de se tourner vers la capitalisation privée, grandement facilitée par le gouvernement et son Plan Epargne Retraite. Ce sont d’immenses opportunités pour les fonds de pensions, largement défiscalisés, et donc autant de manque à gagner pour les caisses de l’État.

    En clair, ces annonces confortent le coeur de la réforme qui concerne tou·te·s les actif·ve·s du pays, soit la réduction du niveau des retraites dans notre système solidaire et un effet d’éviction vers les solutions de capitalisation privée. Dans le détail beaucoup de flou persiste sur la réelle prise en compte de la diversité des situations et des carrières. Les centaines de milliers de grévistes et de manifestant·e·s réuni·e·s depuis le début du mouvement semblent plus que jamais déterminé·e·s à continuer le mouvement, dès demain jeudi 12 décembre, et ce jusqu’au retrait définitif de son projet de réforme.