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Europe - Page 10

  • La nomination de Jean-Claude Juncker : un désaveu des électeurs européens et un danger pour l’avenir de l’Union européenne

    Logo Attac.jpgL’élection par le Parlement européen de Jean-Claude Juncker pour présider la future Commission européenne est une mauvaise nouvelle pour l’avenir d’une Union européenne en pleine crise. Contrairement au discours officiel, il s’agit d’un désaveu des électeurs. Les élections européennes ont montré un profond désir de changement des politiques, et donc des responsables européens. Or Jean-Claude Juncker a été élu à une courte majorité, à la suite de tractations politiciennes entre les gouvernements et les partis politiques (y compris les socialistes) qui ont abouti à la désignation du candidat du PPE, le parti conservateur arrivé en tête mais qui n’a obtenu que 12% des suffrages des électeurs inscrits.

    La nomination de Jean-Claude Juncker constitue un danger pour l’Europe solidaire, sociale et écologique que nous défendons, pour au moins trois séries de raisons. Tout d’abord, Jean-Claude Junker a été pendant près de 20 ans premier ministre du Luxembourg, dont il a fait l’un des principaux paradis fiscaux européens, plaque-tournante de l’évasion fiscale et du blanchiment de l’argent sale. On peut être certain qu’il continuera de défendre les intérêts de la haute finance qui étouffe les peuples d’Europe et qu’il freinera des quatre fers pour mettre en œuvre le projet de taxe européenne sur les transactions financières.

    En second lieu, Jean-Claude Juncker a présidé pendant huit ans l’Euro-groupe, véritable gouvernement économique de l’Europe. A ce poste, il s’est érigé en promoteur en chef des politiques néolibérales qui ont conduit l’Union européenne dans une impasse et fait de la zone euro la région du monde développé où la crise économique et sociale est la plus grave.

    En troisième lieu, le programme économique que Jean-Claude Juncker a proposé pour se faire élire confirme qu’il s’agit d’un homme du passé, incapable de répondre aux défis économiques, sociaux et écologiques auxquels l’Union européenne va devoir faire face. En témoignent les points clés de son programme : « Respecter le pacte de stabilité » et donc poursuivre les politiques d’austérité qui engendrent le chômage ; « créer un environnement favorable aux entreprises » et donc accroitre la flexibilité du marché du travail ; « accéder à d’autres sources d’approvisionnement énergétique », et donc importer du gaz de schiste des Etats-Unis à bas prix; « Nous devons réduire notre forte dépendance en matière de financement bancaire » et donc donner un poids plus grand aux marchés financiers ; « négocier un accord de libre-échange raisonnable et équilibré avec les Etats-Unis », ce qui veut dire l’harmonisation vers le bas des normes sanitaires, sociales et environnementales pour le plus grand profit des multinationales et au détriment des peuples européen et états-unien.

    Avec la nomination d’un président qui symbolise les politiques du passé, l’Union européenne vient de manquer une occasion de changer de cap  et de renoncer aux politiques qui l’ont conduite au bord du gouffre.

    Communiqué d’Attac France – 16 juillet 2014

  • To be or not to be… dans l’Euroland ?

    L’élection prochaine du parlement européen relance le débat sur l’euro et la construction européenne[1] : plusieurs livres[2] se positionnent de manière assez radicale, au vu de l’ampleur de la crise qui frappe peu ou prou la plupart des pays membres de l’Union européenne, qui sont au bord de la déflation, et aussi au vu du refus de leurs dirigeants de se défaire des dogmes qu’ils ont imposés : pacte budgétaire[3], règle d’or, maintien de la règle interdisant à la Banque centrale européenne de prêter directement aux États, mécanisme européen de stabilité fondé sur les emprunts auprès des marchés financiers.

    La question est désormais ouvertement posée : la sortie de l’Union économique et monétaire, voire de l’Union européenne, faciliterait-elle la résolution des problèmes économiques et sociaux dans lesquels nous sommes englués ?

     

    La suite sur le blog de Jean-Marie Harribey : http://alternatives-economiques.fr/blogs/harribey

  • Déclaration du CA d'Attac France du 26 avril

    Logo Attac.jpgLe Conseil d'administration du 26 avril s'est tenu dans un contexte français marqué par un entre-deux élections, avec un redoublement des politiques d'austérité annoncées, une radicalisation à droite et à l'extrême droite. 
    Pour les semaines qui viennent nous poursuivons nos campagnes en les insérant dans 2 échéances particulières : 
    - celle des élections européennes pour lesquelles nous avons sorti du matériel (livre, brochure, questionnaire d'interpellation) et où de nombreuses initiatives publiques vont avoir lieu. 
    - celle des manifestations européennes (à l'appel des mouvements blockupy, agora 99..) de la semaine du 15 mai, avec la participation à l'encerclement du Business european summit à Bruxelles le 15 et la manifestation du 17 à Paris. 

    Dans ces échéances nous aurons à cœur de porter les thématiques : requins, celle contre le grand marché transatlantique (tafta), la TTF, le refus des politiques de la Troika, de l'extractivisme et la promotion des alternatives pour la transition écologique. 
    Ces thématiques ont guidé la rédaction de notre questionnaire aux candidat-e-s aux européennes, et la manifestation du 17 maidevrait regrouper divers organisations et associations porteuses de revendications sur leTafta, la souveraineté alimentaire, la lutte contre la spéculation foncière et l'austérité... 

    Nous sommes par ailleurs interpelés par divers forces ou courants d'idées dans ce contexte. Le CA avait décidé de participer à la manifestation du 12 avril, il a décidé de signer l'appel rédigé par la LDH et la Ligue de l'enseignement. Dans les deux cas, nous continuons à prendre part au débat d'idée sur les revendications et les moyens à mettre en œuvre, et de participer ponctuellement au regroupement de forces. 

    Le CA aura un débat en juin sur le contexte social et politique et précisera, après l'AG, les conditions de l'intervention de l'association. Nous avons déjà pour l'été deux préoccupations importante : la mobilisation de Notre Dame des Landes les 5 et 6 juillet et l'Université européenne des mouvements sociaux du 19 au 23 aout.
     

    Attac France, Paris, le 5 mai 2014

     
  • Intervention de Frédéric Viale (Attac) à Poitiers annulée le 5 mai

    La soirée sur le thème du "partenariat transatlantique" (TAFTA) initialement prévue à Poitiers aux Salons de Blossac, lundi 5 mai avec Frédéric Viale et Yves Jadot (EELV) n'aura lieu qu'en présence de ce dernier. Cette soirée n'est en fait qu'un débat d'EELV dans le cadre de la campagne des élections européennes.

     
     
  • Une victoire contre les détracteurs de la taxe européenne sur les transactions financières

    Logo Attac.jpgLa Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rejeté, ce mercredi 30 avril, le recours du gouvernement britannique contre la taxe sur les transactions financières (TTF) dont le projet est en discussion entre onze pays de l’Union européenne.

    Attac se félicite de cette victoire juridique contre les détracteurs de la TTF, à commencer par le gouvernement britannique, qui craint à juste titre que la taxe ne s’applique aussi à la place financière de Londres.

    C’est précisément l’objectif du « principe de résidence » que de taxer les transactions passées par des institutions financières domiciliées dans les onze pays appliquant la TTF, indépendamment de la place financière où ces opérations sont réalisées.

    Ce « principe de résidence » empêche le contournement de la TTF. Pour éviter de payer cette taxe, une banque française devrait déplacer son siège social à Londres et cesser ses transactions avec tout partenaires domiciliés dans les pays appliquant la TTF. Inimaginable !

    Et pourtant cela n’empêche pas le gouvernement français, qui s’inquiète d’une taxe « excessive » (selon les termes de Pierre Moscovici, alors ministre des Finances), de prétendre que la TTF provoquerait des délocalisations massives.

    En fait, selon un négociateur du gouvernement allemand, la France œuvre actuellement, après avoir renoncé à exclure les produits dérivés de l’assiette de la TTF, à remettre en cause le « principe de résidence », ce qui reviendrait à introduire une grave faille permettant à l’industrie financière d’échapper en grande partie à la taxe.

    La décision de la Cour de justice de l’Union européenne est donc aussi un revers pour le gouvernement français dans ses efforts pour réduire à tout prix l’ambition de la TTF européenne, et un espoir pour ceux qui espèrent que cette taxe voit le jour pour réduire la spéculation et mettre enfin la finance à contribution.

    Attac France, communiqué du 30 avril 2014