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Mondialisation - Page 4

  • BNP Paribas contre Attac : l’hôpital se fout de la charité

    Logo Attac.jpgPlus de 3 mois après à la réquisition citoyenne de chaises effectuée par les militant.e.s d’Attac dans l’agence BNP Paribas du boulevard Voltaire à Paris, la banque a finalement osé porter plainte pour « vol en réunion » contre Thomas Coutrot, porte-parole d’Attac. Jusqu’où la principale banque française, qui détient pas moins de 170 filiales dans les paradis fiscaux, s’enfoncera-t-elle dans le ridicule et le déshonneur ?

    Entendu par la police ce matin pour « vol en réunion » sur plainte de BNP Paribas, Thomas Coutrot a réfuté cette accusation : « j’ai rappelé aux enquêteurs que voler, c’est s’approprier le bien d’autrui. Or nous sommes tout disposés à restituer les chaises de BNP Paribas dès que la banque annoncera la fermeture de ses 7 filiales aux Îles Caïmans. En outre, nous ne disposons pas des chaises pour notre bénéfice propre puisqu’elles circulent au sein d’une chaîne d’usage et de solidarité. » Le porte-parole d’Attac France a laissé la police prendre ses empreintes digitales et sa photo mais a refusé le prélèvement d’ADN.
    Comme le montre le Livre noir des banques, les banques sont lourdement engagées dans l’organisation industrielle de l’évasion fiscale. Les scandales HSBC et UBS, révélés par de courageux lanceurs et lanceuses d’alerte, ne sont que la partie visible de l’iceberg. Depuis 18 mois, dans le cadre de sa campagne « les Requins » contre les banques et les multinationales prédatrices, Attac demande sans succès à BNP Paribas de fermer ses filiales aux Caïmans. Pour quelle autre raison que l’évasion fiscale la plus grande banque française dispose-t-elle de 29 filiales au Luxembourg, 10 à Hong-Kong, 7 en Suisse, 7 à Singapour et 7 aux Îles Caïmans ?
    Plutôt que de diligenter la police et la justice contre les militant.e.s, les pouvoirs publics feraient mieux de mettre un terme à cette situation intolérable. L’évasion fiscale coûte de 60 à 80 milliards d’euros par an au budget de la France, et les timides mesures de régularisation des comptes en Suisse (rapport : 2 milliards par an) n’en représentent qu’une petite partie. Plus généralement, comme le demande la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires, l’ensemble des entreprises doit être tenue de publier ses comptes pays par pays, pour faciliter la collecte de l’impôt et réduire la fraude, l’évasion et les injustices.
    Attac appelle à une mobilisation nationale sur les réseaux sociaux en incitant les citoyen.e.s à se prendre en photo et à les relayer avec la phrase « Toutes et tous #FaucheursDeChaises BNP et HSBC » pour dire stop à la fraude et à l’évasion fiscale.

     

  • Six ans après Copenhague : l’atterrante inertie du G7 s’apparente à un crime climatique

    Logo Attac.jpgBunkérisés dans un luxueux château à Garmisch-Partenkirchen, les dirigeants des pays du G7 sont invités à prendre des engagements en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, à moins de six mois de la conférence sur le climat de Paris (COP21). Mais le G8 avait déjà pris exactement ces mêmes engagements pour 2050 il y a six ans. Pire encore, les politiques menées chaque jour vont exactement en sens inverse. Il faut mettre à l’ordre du jour la création d’un tribunal international des peuples afin de les rendre justiciables de ces actes qui s’apparentent fortement à des crimes climatiques.

    La chancelière allemande Angela Merkel a invité samedi 6 juin 2015 les dirigeants du G7 à s’engager en faveur d’un plafonnement à 2°C de la hausse des températures moyennes mondiales par rapport à l’ère pré-industrielle. Quant à Laurent Fabius, il les invite à adopter l’objectif fixé par le GIEC, à savoir une réduction de 40 à 70 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) entre 2010 et 2050, et à revoir à la hausse leurs objectifs de financement.

    Loin d’être des avancées, ces annonces indiquent un immobilisme inacceptable : les pays du G7 (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada), qui sont responsables de plus de 50 % des émissions mondiales depuis la révolution industrielle, se contentent donc de renouveler des engagements qu’ils ont déjà pris il y a six ans, lors du G8 de l’Aquila en Italie, quelques mois avant la conférence de Copenhague !

    En 2009 déjà, le G8 s’était engagé à ne pas dépasser les 2°C de réchauffement climatique et à atteindre une réduction d’au moins 50 % des émissions mondiales d’ici à 2050, rejoignant ainsi pour la première fois les recommandations des scientifiques. Les pays riches s’engageaient même à réduire d’au moins 80 % leurs propres émissions d’ici 2050.

    Six ans plus tard, les pays du G7 n’ont rien entrepris qui permette de respecter ces objectifs. Bien au contraire, les politiques qu’ils mettent en œuvre, visant à retrouver le chemin de la croissance économique et à maintenir des modèles de vie insoutenables, conduisent à l’accroissement des émissions mondiales de GES. A l’heure des choix et au-delà des discours, les pays membres du G7 privilégient toujours la libéralisation du commerce et de l’investissement (TAFTA, CETA, OMC, Tisa etc) et le soutien aux énergies fossiles, au détriment de politiques audacieuses et résolues de sobriété et d’efficacité énergétiques. Ils se refusent également à doter le Fonds vert pour le climat de ressources suffisantes.

    Les conséquences des dérèglements climatiques actuels (typhons, sécheresses, inondations, fonte des glaces etc), dont les pays du G7 sont largement responsables, font déjà des milliers et des milliers de morts et dévastent des territoires entiers. Plutôt que de dépenser 200 millions d’euros pour se réunir dans un château surprotégé, il serait temps de créer un tribunal international pour juger les crimes climatiques. Nul doute que l’inaction irresponsable des dirigeants du G7 leur vaudrait une comparution immédiate.

    Attac le 8 juin 2015

  • Dans la rue, samedi 18 avril !

    A l'appel du comité Stop TAFTA/GMT, une centaine de personnes se sont retrouvées place Notre-Dame samedi 18 avril de 10 h à 12 h 30. L'occasion de faire connaître plus largement qu'à l'habitude ce que sont les traités CETA, TAFTA,…

    Cette première mobilisation, dans la rue, qui se déroulait un peu partout dans le monde est appelée à s'élargir, au fur et à mesure que la population découvre les projets de "libéralisation" des marchés, qui ne pourra à terme que se retourner contre celles et ceux qui sont censés bénéficier de ses "bienfaits".

    Dans la rubrique "Album" vous retrouverez des photos de la manifestation du 18 avril. Merci à Pascal pour ses photos inspirées !

     

  • Le 18 avril, journée mondiale d’action contre les accords de commerce et d’investissement

    Deux jours avant le lancement du 9e cycle de négociations de l’accord transatlantique à New York, le Collectif Stop TAFTA-Non au Grand marché transatlantique appelle à la mobilisation populaire dans toute la France.

    https://france.attac.org/newsletter/la-lettre-d-attac-286?pk_campaign=Infolettre-286&pk_kwd=voir-en-ligne

  • JOURNÉE MONDIALE le 18 avril 2015 * Stop TAFTA, CETA, TiSA* et tous les autres

    Cette journée aura lieu aussi à Poitiers ! Rendez-vous place du marché Notre-Dame, samedi matin à partir de 10 h 30, devant l'église Notre-Dame. Une initiative-surprise aura lieu, en cours d'organisation. Nous souhaitons être le plus nombreux possible, alors réservez votre matinée pour participer à cette mobilisation internationale.

    Venez nombreux !