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Agriculture paysanne - Page 5

  • APPEL A MOBILISATION : REJETONS LE PROJET DE FERME-USINE DES 1200 TAURILLONS !

    Aspect.jpgConsultation du public à la mairie de Coussay-les-Bois sur les capacités techniques et financières du porteur de projet du 11 juin au 1er juillet.

    Voici quelques-uns des arguments justifiant le rejet de ce projet :
    - Pollution de la nappe phréatique (fondations perforant la couche d’argile)
    - Manque d’investissement pour la bonne gestion des effluents d’élevage
    - Proximité immédiate de la décharge (site déjà pollué)
    - Projet industriel et non agricole
    - Le chiffre de 1200 bovins sera dépassé pour des raisons de rentabilité
    - Absence de compétence pour la méthanisation
    - Pas de locaux prévus pour le personnel, le vétérinaire ni pour l’indispensable mise en quarantaine et/ou le stockage des animaux morts.

    Nous avons là l’opportunité d’empêcher le projet de devenir réalité, profitons-en ! Une participation massive aura un impact fort sur la décision de la préfecture.

    Déposez vos observations sur le registre à la mairie de Coussay-les-Bois ou par courrier : Mairie, 7 rue de l’Eglise, 86270 Coussay-les-Bois

    ou sur le site de la Préfecture : pref-enquetes-publiques@vienne.gouv.fr

    - Informez-vous sur nos sites : http://asso-aspect.over-blog.com et www.collectifcoussay.fr

     

    Consultez le dépliant : dépliant consultation 11-6-2020.pdf

  • Pour stopper l'hémorragie et inverser la courbe, installons vite !

    Conf. Paysanne.png

     

     

     

     

    Pour stopper l'hémorragie et inverser la courbe, installons vite !

    La Confédération paysanne salue l'adoption de l'avis du CESE « Entre transmettre et s'installer, l'avenir de l'agriculture ! » dont elle partage les constats et les principales préconisations.

    Les premiers de ces constats sont vertigineux : 56 000 paysan.ne.s ont disparu ces 10 dernières années, 200 000 vont partir à la retraite d'ici 2026, dont les deux tiers pensent ne pas pouvoir transmettre leur ferme. Un quart des fermes risquent de disparaître dans les 5 ans à venir.

    La Confédération paysanne rappelle que cette tendance perdurera tant que le problème du revenu paysan ne sera pas traité concrètement par une réorientation massive des aides PAC, la fin des accords de libre-échange, la maîtrise et la répartition des volumes de production.

    Parmi les nombreuses préconisations de l'avis du CESE, nous soutenons en particulier :

    • l'adoption d'une loi foncière ambitieuse pour mettre fin au verrouillage foncier
    • l'accès à la formation très en amont de l'installation, dès la phase d'émergence du projet : trop de candidats jettent l'éponge faute d'un accompagnement adapté. Le désengagement de Vivea et la réforme de la formation professionnelle aggravent ce problème en multipliant les obstacles pour accéder à la formation durant la phase d'émergence
    • la revalorisation immédiate des retraites agricoles à au moins 85% du SMIC
    • le remplacement de la Dotation Jeune Agriculteur par une Dotation Nouvel Agriculteur, accessible jusqu'à 50 ans

    Nous avons plus que jamais besoins de paysan.ne.s nombreux.euses pour relever les défis climatiques, environnementaux, sociaux et de souveraineté alimentaire. Il faut stopper l'hémorragie et inverser la courbe tout de suite ! Nous voulons 1 million de paysannes et de paysans demain. Les candidats sont là, il faut se donner les moyens de les soutenir et les accompagner !

    Contacts :

    - Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne : 06 07 55 29 09

    - Véronique Marchesseau, secrétaire générale : 06 98 53 76 46

    - Roberto Limentani, chargé de communication : 06 95 29 80 78

  • La souveraineté alimentaire sera paysanne ou ne sera pas

    Tribune paru dans Libération le 12 mai 2020

    Contre la dictature économique des marchés qu'impose l’agroindustrie, l’agriculture paysanne doit être protégée et reconnue d'utilité publique face à la crise sanitaire. 

    Tribune. Pendant la crise sanitaire que nous traversons, nous entendons souvent parler de souveraineté alimentaire. Mais de quoi s’agit-il vraiment et comment se donner les moyens de la construire ? Cette expression est souvent utilisée de manière creuse par celles et ceux qui ont été ou sont nos décideurs politiques et qui n’ont jamais posé des actes permettant sa réalisation. Même l’industrie agroalimentaire et la grande distribution disent la défendre. Mais comment espérer qu’elles contribuent à la concrétiser alors qu’elles ont toujours préféré les marchés mondialisés, la mise en concurrence des paysan·ne·s, les exportations incontrôlées de produits à bas coûts, la fragilisation des agricultures locales… Ces acteurs comptent parmi les responsables de notre dépendance et de nos difficultés actuelles et, pour eux, la souveraineté alimentaire est tout d’abord la promesse d’un nouveau marché à conquérir.

    Pour nous, la souveraineté alimentaire est beaucoup plus qu’une simple réponse au besoin de nourriture (1). Elle se pense et s’initie collectivement, en solidarité entre les peuples, et peut devenir l’une des bases sur lesquelles refonder notre démocratie. Elle incarne l’aspiration, la capacité et le droit des populations d’un territoire à décider de leur alimentation, et donc à déterminer le système alimentaire depuis les champs jusqu’à la table, sans nuire aux agricultures des autres.

    La souveraineté alimentaire est une démocratie d’initiative qui écrit son propre destin alimentaire et agricole, en maîtrisant son lien au territoire, à la santé, à l’environnement, à l’emploi et au climat, avec la finalité claire de servir l’intérêt commun, en rendant accessible à toutes et tous une alimentation de qualité.

    Faire face aux crises alimentaires

    Pour écrire l’histoire d’une véritable souveraineté alimentaire et agricole ici et ailleurs, nous estimons qu’il est temps de reconnaître le rôle central des paysannes et des paysans. Ce sont elles et eux qui nous permettront de faire face collectivement aux crises alimentaires, climatiques et écologiques de nos territoires et de notre planète. Par leur savoir-faire, l’autonomie sur leurs fermes, le lien au sol et au vivant, ainsi que la résilience d’une polyculture-élevage diversifiée, du pastoralisme ou encore de l’agroforesterie et des systèmes herbagers, ils et elles produisent une alimentation de qualité et saine, qui permet une gestion des écosystèmes de notre planète adaptée à leur diversité et aux transformations du climat.

    Le métier de paysan·ne constitue en outre une réponse importante à l’urgence sociale ! Avec des paysannes et des paysans nombreux, installés sur des fermes de petites dimensions, de nouvelles dynamiques rurales se dessinent, une économie locale s’organise à l’échelle de tout un territoire. Ce sont des milliers d’emplois paysans qui reviennent, et en génèrent d’autres, de qualité, dans la transformation agro-alimentaire et la distribution. Ce sont partout des initiatives collectives, solidaires et coopératives qui se recréent. Toute une vie qui reprend dans des pays jusqu’ici délaissés et oubliés, avec des services publics, des écoles, des hôpitaux, la culture… Maintenant, construisons l’après de l’alimentation !

    Voilà pourquoi nous avons besoin de beaucoup plus de paysannes et de paysans. Nous en voulons un million demain, et certainement encore davantage après-demain. Pour arriver à cet objectif, nous exigeons que des décisions soient prises dès maintenant qui soient clairement en rupture avec la dictature économique des marchés que nous impose l’agro-industrie, et qui reconnaissent la valeur de l’agriculture paysanne et du métier de paysannes et de paysans. Nous avons besoin : de paysan·ne·s nombreux·ses qui dépendent d’une loi foncière qui préserve et répartisse les terres ; d’une politique d’installation massive ; d’une politique agricole commune qui soutienne les emplois plutôt que les hectares.

    Relier dans la durée

    De paysan·ne·s rémunéré·e·s dignement avec la mise en place d’une régulation des volumes et des marchés afin d’assurer des prix justes et stables, d’un arbitrage public des relations commerciales garant d’un droit au revenu des paysannes et paysans.

    De paysan·ne·s protégé·e·s et reconnu·e·s avec l’arrêt immédiat de tous les accords de libre-échange; l’arrêt des soutiens à l’industrialisation de l’agriculture, l’apport de soutiens financiers importants à la transition agroécologique vers des fermes autonomes et économes, la mise en place d’une politique agricole et alimentaire commune afin de relier dans la durée paysan·ne·s et consommateur·trice·s.

    Cette crise doit nous ouvrir les yeux sur l’importance du travail des paysannes et des paysans. Tout comme celle des métiers de l’éducation et de la santé, l’utilité publique du métier de paysan est une évidence qui s’impose. Ces métiers ont le pouvoir de structurer notre vie collective sur tous les territoires ; ils doivent être la base sur laquelle bâtir une société plus juste socialement et écologiquement: une société nouvelle.

    (1) Le concept a été développé par La Via Campesina et porté au débat public à l’occasion du Sommet mondial de l’alimentation en 1996. Depuis son origine, il présente une alternative aux politiques néolibérales appliquées au secteur agricole. La souveraineté alimentaire désigne en effet le droit des populations, de leurs Etats ou unions à définir leur politique agricole et alimentaire, sans détruire celle des pays tiers.

    Signataires : Nicolas Girod,porte-parole de la Confédération paysanne, l’association Abiosol,Khaled Gaiji, président des Amis de la terre France, Aurélie Trouvé,porte-parole d’Attac France, Sylvie Bukhari de Pontual, présidente du CCFD-Terre Solidaire, Fabrice Bouin, président Civam, Raphaël Bellanger et Virginie Raynal, co-président·e·s de la FADEAR, Alain Grandjean, président de la Fondation Nicolas-Hulot, Benoît Teste, secrétaire général de la FSU, Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, Évelyne Boulongne, porte-parole du Miramap, Marie Pochon,secrétaire générale de Notre Affaire à Tous, Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France, Slow food France, Clotilde Bato, déléguée générale de SOL, Michel Vampouille, président de la Fédération nationale terre de liens, Françoise Vernet, présidente de Terre & Humanisme, Éric Beynel,porte-parole de l’Union syndicale Solidaires, Arnaud Schwartz, président de France nature environnement.

  • Fête de la Confédération Paysanne 86 le 7 mars

    La Confédération Paysanne de la Vienne, syndicat agricole, s’est donné comme principal objectif de travailler et de sensibiliser au thème de l’engagement des femmes dans l’agriculture.

    Dans ce cadre, la première action sur l’égalité femmes-hommes sera la présentation d’un théâtre forum s’intitulant « Les cultiv’actrices » auquel nous vous convions :

    Le samedi 7 mars de 16 h 30 à 18 h 30 Salle des fêtes d’Aslonnes (86340)

    Garderie assurée (sur réservation), commençons par lever le frein de la contraintes domestiques

    Ce Théâtre forum, organisé la veille de la journée internationale des Droits de la Femme, est proposé en collaboration avec la compagnie du mauvais genre.

    A la suite de cette action, une progression collective sur l’année 2020-2021 est prévue,

    Nous vous proposons de continuer la soirée avec nous :  repas paysan suivi d'un bal folk animé par la boite à folk, 

     

    Affiche théatre forum.pdf

  • Cultivons la biodiversité : rendez-vous dimanche 28 septembre

    Dimanche 29 septembre à 10 h 00 :  » Fête des Cueilleurs de Biodiversité 2019 » . La fête des cueilleurs vise à promouvoir la biodiversité cultivée (semences paysannes). Douzième édition sur la ferme du GAEC « Le Pré Joly » à La Robichonnière 86230 ST GERVAIS LES TROIS CLOCHERS (élevage bovin, lait en Agriculture Biologique avec transformation à la ferme). Cette année l’accent sera mis sur l’autonomie et la qualité de l’alimentation : autonomie en semences, transformation à la ferme, développement des circuits courts pour une alimentation de qualité. La journée commencera à 10h par la cueillette du maïs population. Celle-ci sera suivie de l’ouverture du marché de producteurs et du village associatif. Ensuite les visiteurs pourront se restaurer auprès des producteurs locaux puis assister tout au long de la journée à des conférences, des ateliers, des visites…

    Infos complètes sur le tract ci-dessous :

     

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