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OGM - Page 3

  • Procès des faucheurs volontaires à Poitiers le 14 juin

    OGM.gifEn pièces jointes, le programme de la journée du procès des Faucheurs Volontaires, le 14 juin à Poitiers.

    Pour cette journée, les personnes pouvant donner un coup de main seront les bien venues. (Restauration, buvette et autres). Vous pouvez préciser les heures auxquelles vous êtes disponibles pour du bénévolat. (Entre 8 h et 18 h). L'organisation a besoin de deux personnes le 13 juin à 18 h, pour une heure ou deux, à la Maison de la Culture et des Loisirs (MCL) "Le Local", 16 rue Saint Pierre Le Puellier à Poitiers. Envoyez un mél à poitiers@attac.org, nous ferons suivre.

    Programme 14 juin à Poitiers.pdf

  • Une première scientifique : résidus de pesticides issus d'aliments transgéniques dans le sang des femmes

    par Inf'OGM (http://www.infogm.org/spip.php?article4784)


    OGM.gif

    Des chercheurs de l'Université de Sherbrook au Québec, Canada, ont montré la présence de pesticides (herbicides à base de glyphosate ou de glufosinate et de protéines insecticides Cry1Ab) et de leurs résidus dans le sang de femmes, dont certaines enceintes. Selon un article de la revue Reproductive Toxicology [1], sous presse, « c'est la première étude à mettre en évidence la présence de pesticides associés aux aliments génétiquement modifiés dans le sang de femmes enceintes, de foetus et de femmes non enceintes  ».

    Pour cette étude, les scientifiques ont effectué des prélèvements sanguins chez des femmes habitant la ville de Sherbrook. Ces femmes, ainsi que leur mari, n'ont jamais travaillé au contact de pesticides et leur régime alimentaire est annoncé comme typique d'une zone industrialisée du Canada. La présence de pesticides dans leur sang serait donc principalement issue de leur alimentation. D'ailleurs, les scientifiques précisent que si aucune analyse du panier alimentaire n'a été faite pour établir la quantité de résidus de pesticides présents dans les aliments, ils considèrent « concevable que la majorité de la population y est exposée via leur alimentation quotidienne », du fait de la forte présence d'aliments GM (soja, maïs, pommes de terre…). Dans le détail, les résultats d'analyse montrent que les chercheurs ont trouvé dans le sang de trente femmes enceintes : des résidus de glufosinate

    (chez 100% des femmes prélevées) et des protéines Cry1Ab (93% des femmes prélevées) ; dans le cordon ombilical : des résidus de glufosinate (100%) et des protéines Cry1Ab (80%) ; et dans le sang de 39 femmes non enceintes : du glyphosate (5%), du glufosinate (18%), des résidus de glufosinate (67%) et des protéines Cry1Ab (69%). Pour expliquer l'absence de glyphosate, de résidus de glyphosate ou de glufosinate dans certains cas (ou dans tous pour les résidus de glyphosate), trois hypothèses sont avancées : l'absence d'exposition à ces molécules des femmes prélevées, leur élimination efficace par l'organisme ou une limite de la méthode de détection utilisée. Les travaux pour répondre à ces questions restent donc à faire tout comme l'analyse des possibles conséquences de la présence de ces molécules.

    L'objectif des chercheurs était double : établir si l'alimentation quotidienne est vectrice de ces molécules chimiques et fournir des données nécessaires à de plus amples analyses d'impacts, notamment dans le domaine de la procréation chez la femme. Selon l'article, le glyphosate avait été l'objet d'une étude similaire dans des échantillons d'urine de femmes du monde agricole comparés à ceux de femmes extérieures à ce milieu [2]. Les auteurs appellent à des recherches plus poussées dans le domaine de « la nutrition, la toxicologie et la reproduction chez les femmes  », soulignant que « les désordres gynécologiques et obstétriques associés aux molécules chimiques présentes dans l'environnement ne sont pas connus ».

    La question de l'évaluation des risques liés aux herbicides, résidus d'herbicides ou insecticides est au centre de controverses depuis plusieurs années. Les travaux du Pr. Gilles-Eric Séralini dans le domaine des herbicides à base de glyphosate ont par exemple souvent été l'objet de vives discussions entre scientifiques. L'article sous presse des chercheurs canadiens devrait donc encourager l'expertise scientifique puisque, selon eux, c'est la première fois qu'une analyse des concentrations de telles molécules est effectuée ! Rappelons qu'après environ quinze années de commercialisation en Amérique du nord, près de 100% des plantes génétiquement modifiées commercialisées sont modifiées pour tolérer un herbicide, produire une protéine insecticide ou disposer des deux caractères.

    [1] « Maternal and fetal exposure to pesticides associated to genetically modified foods in Eastern Townships of Quebec, Canada », Aris A et al., Reprod Toxicol (2011), doi:10.1016/j.reprotox.2011.02.004

    [2] « Urinary pesticide concentrations among children, mothers and fathers living in farm and non-farm households in Iowa » Curwin BD. Et al., Ann Occup Hyg., 2007, 51, pp53-65

  • OGM : Bruxelles décidée à poursuivre le processus d'autorisation de culture

    BRUXELLES (AFP - 20 décembre 2010) - La Commission européenne est décidée à poursuivre les autorisations de culture des plantes OGM en Europe malgré l'opposition d'un grand nombre d'Etats et de l'opinion publique, a annoncé lundi son responsable en charge du dossier, John Dalli.

    "Nous n'avons pas l'intention de geler le processus d'autorisations en cours au sein de l'UE", a-t-il affirmé à l'issue d'un débat avec les ministres de l'Environnement à Bruxelles.

    La Commission sera confrontée à une opposition ferme de Paris si elle va de l'avant avec des autorisations, a averti la ministre française de l'Environnement Nathalie Kosciusko-Morizet au cours d'un point de presse.

    "Tout mouvement sur les procédures ne sera pas pertinent tant que la Commission n'aura pas mis en oeuvre les mesures" qui lui ont été demandées en décembre 2008 par tous les pays de l'UE pour améliorer le processus d'examen des demandes d'homologation des produits génétiquement modifiés, a-t-elle averti.

    "Pour nous c'est un préliminaire à tout mouvement sur les OGM", a-t-elle insisté.

    "J'ai personnellement négocié" les demandes faites fin 2008 "et deux ans après, elles ne sont toujours pas mises en oeuvre. C'est de l'obstruction", a-t-elle déploré.

    A l'époque, les gouvernements européens avaient demandé une réforme des méthodes d'analyse de l'Agence européenne pour la sécurité alimentaire (AESA) dont les avis fondent les décisions de la Commission.

    Seuls deux OGM sont actuellement cultivés dans l'UE: le maïs 810 du groupe américain Monsanto, qui attend depuis plus d'un an le renouvellement de cette autorisation de culture et la pomme de terre Amflora de l'allemand BASF. Ces cultures couvrent un peu plus de 100.000 hectares.

    Mais quinze autres plantes génétiquement modifiées, pour la plupart des semences de maïs, attendent une autorisation de culture.

    Le renouvellement de l'autorisation pour le MON 810 devrait être proposé en début d'année aux Etats et si aucune majorité ne se dégage entre les Etats, la Commission délivrera cette autorisation, comme elle l'a fait en mars 2010 pour la pomme de terre Amflora.

    Pour débloquer le processus d'autorisation des semences OGM, la Commission européenne a proposé un système à la carte.

    Elle suggère de laisser aux Etats la décision d'autoriser ou non la culture sur leur territoire. En échange l'exécutif européen attend leur accord pour les homologations réclamées par les géants de l'agroalimentaire, dans les pays qui le souhaitent.

    Les gouvernements ont toutefois de sérieuses réserves, répétées lundi. Ils veulent pouvoir autoriser des OGM en toute connaissance de cause et être certains que leur décision d'interdire leur culture sera inattaquable à l'OMC, ont souligné la grande majorité des délégations.

    Les ministres ont donné lundi un sursis à la Commission qui s'est engagée à leur soumettre rapidement, début 2011, "une liste non exhaustive de motifs invocables pour interdire ou restreindre la culture" et "un rapport sur les conséquences socio-économiques de la culture des semences OGM".

    "La majorité des délégations s'est déclarée en faveur de la poursuite des discussions, mais la Commission européenne doit remplir un certain nombre de conditions", a averti la présidence belge de l'UE.

    "Si la Commission veut essayer de sauver sa proposition elle doit présenter des motifs juridiquement étayés permettant d'interdire les cultures, ce qu'elle n'a pas pu faire jusqu'à présent", a insisté Nathalie Kosciusko-Morizet.

  • Journée de soutien" au chercheur Gilles E. Seralini

    … qui a osé défier les données sanitaires de Monsanto sur les OGM et sur le Round Up....

    - Mardi 23 novembre 2010, procès en diffamation qu'il a dû faire à l'encontre de ses "chers" collègues chercheurs qui ont attaqué publiquement ses travaux et ses conclusions.
    De Angoulême et de Poitiers (9h33) départ en TGV n° 8420, avec des membres du Collectif contre les OGM, qui comprend aussi Attac Charente, pour passer la journée à l'Ile de la Cité à Paris, et suivre le procès.
    Retour avec le TGV 8479, 19h45, de Paris Montparnasse. Ca sera une belle journée militante pour une recherche "citoyenne" et indépendante !
    Si vous êtes intéressés, contactez Pierre Nibaudeau,  pierre.nibaudeau@orange.fr
  • Aux Etats-Unis, du colza transgénique prend la clé des champs

    OGM.gifDeux millions d'hectares de colza transgénique sont cultivés aux Etats-Unis. Il était inévitable que des plants prennent la clé des champs, pour se propager hors des zones cultivées. Le phénomène avait déjà été étudié, en champs ou en parcelles expérimentales, en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie et en France.

    Il vient seulement d'être documenté aux Etats-Unis, mais il y apparaît particulièrement spectaculaire : 86 % des plants de colza collectés au bord des routes du Dakota du Nord par une équipe dirigée par Cynthia Sagers, de l'université de l'Arkansas, se sont révélés être porteurs d'au moins un gène conférant une capacité de résistance à un herbicide total.

    L'équipe, qui présentait ses résultats vendredi 6 août, a parcouru 5 400 kilomètres de routes, avec un arrêt tous les 8 kilomètres, pour examiner une bande de 50 mètres carrés sur les bas-côtés et y compter les plants de colza.

    "DOUBLE RÉSISTANCE"

    Deux de ces plants revenus à l'état "sauvage" portaient chacun deux gènes de protection contre le glyfosate (herbicide que l'on trouve dans le Roundup commercialisé par Monsanto), mais aussi contre le glufosinate, un herbicide produit notamment par Bayer.

    Or un tel colza "double résistance" n'existe pas dans le commerce. Cela signifie que des croisements dans la nature ont "inventé" un nouvel OGM.

    Ces découvertes, qui ne surprennent pas les spécialistes, ne sont pas de bonnes nouvelles. Le colza conventionnel disperse facilement ses graines et a tendance à faire des repousses, ce qui est un inconvénient pour la rotation des cultures – il est vrai moins pratiquée aux Etats-Unis qu'en Europe.

    "On peut alors considérer le colza lui-même comme une mauvaise herbe", note le biologiste Pierre-Henri Gouyon. Sa forme transgénique aurait plus de latitude encore pour coloniser d'autres territoires, surtout là où glyfosate et glufosinate tuent les plantes concurrentes.

    Mais il y a plus préoccupant : le colza peut s'hybrider naturellement avec une dizaine de mauvaises herbes présentes sur le sol américain. Il paraît inévitable que des croisements confèrent à ces indésirables une protection contre les herbicides. Ces considérations avaient conduit, en 2003, la Commission du génie biomoléculaire à donner un avis défavorable à la culture de colza transgénique en France.

    "La multiplication des formes de résistance aux herbicides, tant dans les champs cultivés qu'en dehors, va devenir problématique pour les agriculteurs, prévient Cynthia Sagers. Parce que le contrôle de ces mauvaises herbes demandera l'utilisation d'une combinaison d'herbicides."

    Hervé Morin, Le Monde du 10.08.10