Déclaration du CA d'Attac suite aux évènements des 7, 9 et 11 janvier
Vendredi 16 janvier, les instances d'Attac France (CA, fondateurs, Conseil scientifique) ont débattu de la situation créée par les récents attentats. Participaient également à cette réunion des militants d'associations actives dans les quartiers populaires, notamment du collectif Pas sans nous. Bien au delà et malgré l'indécente présence de dirigeants portant de lourdes responsabilités dans la situation de la France et du monde, la marche du 11 janvier a exprimé une puissante volonté collective de revivifier et d'actualiser les valeurs de la République à la lumière des défis actuels.
Les manifestants ne défendaient pas seulement la liberté d'expression, ils portaient largement l'exigence de conjuguer liberté et égalité.
Car les événements ont aussi révélé l'ampleur des fractures au sein du peuple avec la montée inquiétante de l'antisémitisme et de l'islamophobie.
La relégation sociale et symbolique d'une fraction importante de la jeunesse des quartiers populaires s'est aggravée depuis les émeutes de 2005 y compris au sein du mouvement social. Il est dans la vocation d'Attac de contribuer à retisser des liens entre le mouvement associatif et syndical et les organisations et collectifs agissant dans les quartiers populaires.
La réunion du 16 janvier a débouché sur deux propositions : l'organisation à court terme d'une grande réunion publique dans une ville de banlieue (Saint Denis a été évoqué) avec notamment les organisations et réseaux actifs dans les quartiers populaires pour exiger ensemble l'égalité des droits. Et la préparation d'une initiative de débat approfondi entre les mouvements pour confronter les analyses et décider des suites.
Le CA d'Attac fera rapidement à ses partenaires des propositions en ce sens.
Attac France, Paris, le 20 janvier 2015
Lobbyistes au service d’une entreprise ou d’un secteur industriel, PDG de transnationales dont le chiffre d’affaires est supérieur au PIB de plusieurs des pays dans lesquels elles sont implantées, instances quasi-étatiques dont les réseaux tentaculaires se déploient bien au-delà des frontières nationales : toute une cohorte d’individus ---qui n’ont pas été élus, ne rendent de comptes à personne et ont pour seul objectif d’amasser des bénéfices— est en train de prendre le pouvoir et d’orienter en leur faveur des décisions politiques majeures, qu’il s’agisse de santé publique, d’agroalimentaire, d’impôts, de finance ou de commerce.
Du 12 au 14 janvier 2015, les associations engagées pour la Taxe sur les transactions financières (TTF) ont rencontré le Ministre des Finances Michel Sapin dans le cadre des négociations sur la TTF européenne, portée par onze pays membres de l’Union européenne, dont la France, et défendue par la société civile.