23.10.2009

Mobilisation contre la privatisation de La Poste

 

Poste.pngLes prochaines étapes de la mobilisation :

Nous étions plus de 2,3 millions à nous prononcer sur la privatisation de La Poste lors de la votation citoyenne, soyons encore plus nombreux à écrire au Président pour lui demander un référendum sur le changement de statut de La Poste !

- jusqu’au 2 novembre : interpellation des sénateurs pour qu’ils adoptent la motion référendaire lors de l’examen du projet de loi au Sénat (du 2 au 6 novembre).

-26 octobre 2009, lancement officiel de la campagne "J’écris au Président" : distribution partout en France des 5 millions de cartes postales à envoyer au Président pour demander l’organisation d’un référendum sur le service public postal. Nous vous indiquerons dans les prochains jours les points ou les collectifs départementaux distribueront les cartes postales, notamment durant la journée du 31 octobre.

- 31 octobrejournée nationale de rassemblements devant les bureaux de Poste semaine de mobilisation

A Paris, le 2 novembre rassemblement des comités départementaux devant le sénat de 11 heures à 14 heures au cours duquel nous rappellerons les résultats de la votations du 3 octobre. Le même jour de 18h à 20h, le rassemblement se poursuivra avec la présence de sénateurs autour de la bataille parlementaire et de la motion référendaire.

 

20.10.2009

Jean-Salvy, Samuel, Patrick, ...

LA MOBILISATION CONTINUE !

Après le rassemblement pacifique qui a réuni 1000 personnes samedi 17 octobre,

Après la manifestation solidaire organisée le lundi 19 par le Collectif anti-répression de Poitiers,

Le mouvement doit absolument se poursuivre et s'amplifier :

- pour la libération de Jean-Salvy et Samuel

- pour la révision de toutes les condamnations qui font suite aux évènements graves du 10 octobre.

Avec eux, jeudi matin

Jeudi matin, à 9h, Samuel, Jean-Salvy et Patrick seront présentés devant la Cour d'appel de Poitiers qui examinera la demande de mise en liberté présentée par leurs avocats.

Si leur demande de mise en liberté est rejetée, ils pourraient rester incarcérés jusqu’au procès en appel (dont nous ne connaissons pas encore la date).

Jeudi matin, nos amis doivent savoir que nous sommes avec eux, solidaires et nombreux.

En une semaine, ce sont plus de 2000 signataires qui ont rejoint notre appel sur internet (http://5237.lapetition.be/)

Notre blog de soutien compte désormais plus de 10 000 visites. (http://soutiensametjeansalvy.over-blog.org)

Nous recevons chaque jour des dizaines de messages de soutien, qui nous encouragent à ne pas baisser les bras.

Du bruit pour la Justice

Cet élan de solidarité autour d'une telle injustice doit continuer à résonner dans tout le pays... Nous aimerions former une grande chaîne humaine autour du Palais de Justice, emmenés par des musiciens, avant d'avancer jusqu'à la Place de la Liberté.

Il faut que notre désir de Justice soit entendu !

C'est pourquoi, après le rassemblement silencieux de samedi dernier, nous appelons à un nouveau rassemblement pacifique et musical :

Samedi 24 octobre, à 14h00, devant le Palais de Justice

Quelle que soit l'issue de la demande de mise en liberté de jeudi, nous devrons rester mobilisés, et informer toujours davantage, jusqu’à l'ouverture du procès en appel.

Il nous faudra également veiller au sort des autres inculpés.

Au delà, nous devrons continuer à informer, à encourager un engagement citoyen et une vigilance de chacun si de telles injustices venaient à se multiplier dans le pays.

Nous considérons que la situation est très grave. Nous encourageons chacun à relayer l'information et à mobiliser toujours davantage.

Pour Jean-Salvy, pour Samuel, pour les autres inculpés,

Pour tous les citoyens qui croient encore en la justice de notre pays,

Restons mobilisés !


16.10.2009

"Sarkozy, c'est le népotisme nouveau riche"

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, auteurs, entre autres, des "Ghettos du gotha" (Seuil, 2007), passent au crible de leur regard de sociologues les codes sociaux de la grande bourgeoisie. Bons connaisseurs de l'Ouest parisien, ils analysent la polémique née de la candidature de Jean Sarkozy à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de La Défense (EPAD).

Jean Sarkozy, fils du président de la République, est propulsé candidat de la présidence de l'EPAD. Ce type de cooptation est-il représentatif des pratiques de la grande bourgeoisie de l'Ouest parisien ?

Monique Pinçon-Charlot : Nicolas Sarkozy est un homme politique qui représente la classe dominante avec ses liens, ses réseaux, ses cercles et ses clubs. Toutefois, il marque une différence avec ce milieu : avec lui , son appartenance se voit. Il vend la mèche, il donne à voir comment cette classe sociale fonctionne.

Pierre Bourdieu a théorisé que pour que le pouvoir puisse fonctionner, il devait être méconnu. Les classes dominées ne doivent pas connaître les mécanismes du pouvoir. Avec Nicolas Sarkozy, nous sommes dans un mode de fonctionnement original. Dès la nuit du Fouquet's, au soir de son élection, il choisit ses invités et envoie ce message : désormais le monde des affaires sera au cœur du système politique français. Nous sommes face à un népotisme de nouveau riche.

Nicolas Sarkozy joue-t-il volontairement avec les codes sociaux de la grande bourgeoisie ?

Michel Pinçon : Nicolas Sarkozy a vécu à Neuilly sur Seine, dans les Hauts-de-Seine. Il en a été maire pendant près de 20 ans. Il connaît donc parfaitement les codes de cette société. Néanmoins, durant la première période de son quinquennat, c'est l'argent que Nicolas Sarkozy a mis en avant. On lui a conseillé de faire machine arrière sur ce point et il l'a fait.

Dans le cas de son fils Jean, il brûle les étapes dans son ambition de créer une lignée. D'autres avant lui, dans le milieu politique, ont construit une dynastie comme les Debré ou les Poniatowski. Mais là, il veut aller trop vite. Encore une fois, il se comporte en nouveau riche. Il n'a pas la bienséance d'attendre que les choses soient mûres.

Monique Pinçon-Charlot : L'ascension du fils à marche forcée ne respecte pas le temps de la légitimation, de la légitimité, de l'installation de l'individu dans le champ politique. Lorsque Jean Sarkozy dit qu'il a été élu, c'est vrai ! Mais il n'avait pas vraiment de concurrent à ce poste et les élections étaient gagnées d'avance. Cela ne le rend pas plus crédible.

Michel Pinçon : Dans cette bizarrerie, car c'est une bizarrerie d'avoir un garçon âgé de 23 ans à la tête d'un établissement aussi important, Nicolas Sarkozy marque sa différence avec ceux qu'il sert. Les grands patrons initient leurs enfants au monde des affaires, via les meilleures écoles, des stages dans les filiales du groupe familial. Les héritiers ne sont pas lâchés comme ça dans un milieu aussi complexe. Ce qui se passe pour la présidence de l'EPAD est ahurissant.

L'affichage, le manque de précaution marquent-ils la différence entre les Sarkozy et la grande bourgeoisie traditionnelle ?

Michel Pinçon : Les propos tenus cette semaine par Nicolas Sarkozy à l'occasion de la réforme du lycée sont emblématique de son fonctionnement. Il a dit : "Ce qui compte en France pour réussir, ce n'est plus d'être bien né, c'est de travailler dur et d'avoir fait la preuve, par ses études, par son travail, de sa valeur". Il suit alors une stratégie de communication qui l'amène a prononcer les mots que les Français veulent entendre : mérite, diplôme, travail... Le même jour, il illustre exactement l'inverse en voulant que son fils prenne la tête de l'EPAD , un népotisme mis en évidence sans complexe.

Monique Pinçon-Charlot : Il nous reste à voir si lors des prochains rendez-vous électoraux, le "vieil argent", avec ses codes et ses valeurs, sanctionnera l'attitude de Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui, je suis d'avis qu'il ne sanctionnera pas.

Le Monde, 15/10/2009, Propos recueillis par Eric Nunès

14.10.2009

Déchets, le cauchemar du nucléaire

Déchets, le cauchemar du nucléaire.

Pour ceux qui auraient raté la diffusion de ce mardi 13 octobre à 20 h 40 sur ARTE.

Rediffusion le jeudi 15 octobre 2009 à 9 h 55

Un film évènement, une enquête coup de poing de 98 mn. Voir des extraits vidéos et plus d'infos sur ce reportage en cliquant sur :

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dechets--le-cau...

La face cachée du nucléaire et son déficit démocratique à travers son point faible : les déchets radioactifs.
En pleine prise de conscience des menaces de réchauffement climatique, les industriels et certains politiques nous présentent l’énergie nucléaire comme la solution d’avenir, une énergie propre, maîtrisée, sans impact sur l’environnement et la santé. Parfois même, une énergie qui s’inscrit dans le « développement durable ». Mais l’énergie nucléaire est-elle aussi propre qu’on nous le dit ?